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Couverture du roman Au nom du temps

Au nom du temps

Nul ne peut maîtriser le cours du temps. Force imprévisible, il sème parfois la rancœur ou, au contraire, le plus pur des bonheurs. Lorsque tout s'effondre durant une période difficile, il devient essentiel de puiser dans ses ressources intérieures pour progresser. Avancer malgré l'adversité reste la seule voie, car l'avenir demeure une énigme totale. Personne ne peut prédire les surprises que la vie nous réserve encore dans cette romance moderne.
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Chapitre 3

-Quelques jours plus tard-

Il est 18h22 et je viens de publier une photo sur Instagram après plusieurs mois (mon placement de produit).

Chaque fois que je publie une photo je m’empresse de lire les centaines de commentaires et critiques.

Maintenant encore plus car je n’ai pas envie qu’un mauvais commentaire joue sur mon humeur.

Lorsque je n’aime pas ce que je lis je supprime le commentaire !

Ce soir Armand Pascal doit dîner avec des amis à lui et ça tombe bien, je vais enfin les rencontrer.

Tzs Tzs

Moi : allô?

Armand Pascal : je suis en route dans moins d’une heure.

Moi : ok.

Lui : tu peux déjà te préparer.

Moi (rigolant) : je vais être à l’heure amour.

Lui : hum, à toute.

Il raccroche et je laisse tomber mon téléphone sur le lit.

Je vais près de ma valise et je cherche une tenue. J’aime autant cette partie que je la déteste.

Je passe toujours plusieurs minutes à chercher quoi mettre pour au final choisir une tenue simple.

Tzs Tzs

Je me lève et je vais voir qui m’appelle. Je vois qu’il s’agit d’un numéro privé alors je réfléchis.

Moi (répondant) : allô?

La personne : bonsoir.

J’ai des frissons dans le dos.

Moi : bonsoir Pierre.

Lui : je cherche à te joindre depuis des mois.

Moi : je n’étais pas au Gabon.

Lui : je sais, tu étais sur Paris. Mais tu pouvais au moins me contacter.

Moi : ...

Lui : depuis que tu es de retour, pas un seul coup de fil, ni même un message.

Moi : je...

Lui : enfin bref, où es tu?

J’éloigne le téléphone de mon oreille et je respire un bon coup.

Moi : pour?

Lui : le chauffeur doit te remettre une enveloppe.

Moi : ça ne va pas être possible.

Lui : pourquoi?

Moi : je ne t’ai pas demandé de l’argent Pierre.

Lui : mais est-ce cela signifie que tu n’en as pas besoin?

Moi : oui.

Lui : que se passe-t-il ?

Moi : c’est à moi que tu le demandes? Tu es bien drôle.

Lui : tu fais plus de 6 mois hors du pays, sans m’appeler, me laissant payer ton appartement, ton staff et tu me trouves drôle?

Moi : cet appartement, je n’y suis plus depuis longtemps.

Lui : et? Est-ce que je le savais? Jusqu’à ce jour une enveloppe est remise au proprio.

Moi : ...

Lui : je veux juste savoir où tu es pour l’enveloppe.

Moi : je t’ai dit que je ne voulais pas de cet argent.

Je l’entends donner des ordres à une personne et :

Lui : il va remettre l’enveloppe à ton gardien.

Avant même que je ne puisse dire quoique ce soit il raccroche.

Je balance mon téléphone sur le lit avec une telle rage !

J’ai l’impression que tout le monde me pompe l’air dans ce pays.

Je reste assise sur le lit une bonne dizaine de minutes avant de me diriger à la salle de bain.

Je prends une douche rapide et je vais me maquiller.

Une fois de plus j’opte pour quelque chose de simple car je n’ai pas de temps.

Alors que je mets du gloss sur mes lèvres j’entends quelqu’un entrer dans la chambre.

Lui : bébé?

Moi : oui?

Lui : tu es prête?

Moi : pas encore.

Lui : je prends une douche et on y va.

Moi : ok.

Je le laisse se doucher tandis que moi je vais m’habiller.

J’opte pour une robe portefeuille bleu canard, des opyum sandales Yves Saint Laurent (11cm) de couleur noir et un sac bandoulière YSL noir.

Tout ce qu’il y a de plus simple !

Une fois prête, je me mets sur le lit et je regarde Armand s’habiller.

Il porte une chemise blanche bexley, un pantalon chinos bexley (noir) et une chaussure de ville bexley noir.

Moi : je suis prête depuis 8 minutes !

Lui : on y va.

Il prend son portefeuille et attend que je sorte de la chambre pour fermer la porte derrière nous.

Moi : j’arrive je vais vérifier la porte de derrière.

Lui : ok.

Je vais vérifier la porte et je le rejoins dans la voiture.

Le trajet se passe bien, il me parle de sa journée et moi de la mienne.

Lui : du coup il te suffit de prendre des photos avec?

Moi : aussi simple que ça !

Lui : bah dis donc !

Moi : c’est génial n’est-ce pas?

Lui (regardant le rétroviseur) : je t’envie là bébé.

Moi : je m’envie moi-même parfois.

Parfois, il m’arrive de bosser pour des gens et gagner des grosses sommes + goodies (gâteries, cadeaux).

Ce côté là fait envier tout le monde et je le sais.

20 minutes plus tard il se gare devant un restaurant gastronomique Gabonais.

Je connais bien ce restaurant, je viens très souvent manger ici d’ailleurs.

À Libreville comme dans chaque ville, il y a des restaurants réservés à une certaine classe sociale.

Dans ce type de restaurant il est difficile de croiser n’importe qui.

Il y a très souvent des membres du gouvernement ou tous les autres riches du pays.

Ce restaurant est un lieu de distinction sociale.

Carte sans prix, il ne faut pas s’aventurer sans une carte bancaire ou chéquier.

Je descends du véhicule et me rapproche de mon chéri tout naturellement.

Il passe sa main autour de ma taille et me glisse quelque chose à l’oreille.

Lui : magnifique, comme toujours.

Je lui rends son sourire et j’avance.

Une fois devant la porte, un serveur vient nous ouvrir et nous fait un sourire.

Le serveur : bonsoir monsieur et madame.

Armand Pascal : on rejoint deux personnes.

Lui : deux hommes?

Armand : oui.

Il nous mène à eux avec le même sourire aux lèvres.

Une fois près de la table je vois un ami à mon chéri se lever pour nous saluer.

Ils se disent bonsoir (avec la tête) et Armand me présente.

L’un : Ted, enchanté.

L’autre : Joris, enchanté.

Je reste souriante jusqu’à prendre place.

Ted : je vais te laisser à côté de ta chérie.

Il se lève et se met face à moi, laissant la place à Armand Pascal.

Il ressemble même à ses amis !

Joris, vantard mais très souriant !

Ted, le genre qui se joue de tout !

En tout cas c’est le constat que je peux faire pour l’instant.

Ted (me regardant) : tu me dis quelque chose.

Moi : moi pas du tout.

Mon chéri : toi tu connais tout le monde Ted !

Ted : non mais son visage me dit quelque chose.

J’ouvre la carte et je la referme aussitôt, je sais déjà de ce que je veux manger.

Armand : je veux quelque avec des épinards.

Je lui conseille un plat et :

Joris : je vais prendre ça.

Moi (à mon chéri) : tu devrais tester.

Lui : ok, je vais tester.

Le serveur vient prendre nos commandes et revient en moins de 10 minutes avec nos boissons à Armand et moi (les deux autres en avaient déjà).

Tzs Tzs

Je regarde et je vois le numéro de mon gardien.

Moi : excusez-moi.

Je me lève et je vais aux toilettes.

Moi : allô?

Lui : bonsoir madame, bonne arrivée.

Moi : merci qu’est-ce qu’il y a?

Lui : j’ai une enveloppe pour vous.

Moi : il y a combien à l’intérieur?

Lui : je ne sais pas madame.

Moi : je veux savoir.

Lui : ok madame.

Je raccroche et je vais les retrouver.

Armand Pascal (chuchotant) : tout va bien?

Moi : oui mon amour.

*Dans la tête d’Armand Pascal*

Ted est convaincu qu’il « connaît » Dayane et il me fait rire à chercher d’où.

Joris : du coup tu fais quoi dans la vie Dayane?

Elle : je travaille pour les nouveaux métiers du web.

Lui : c’est-à-dire?

Elle : je suis influenceuse lifestyle.

Lui : cela consiste à quoi?

Je l’écoute expliquer et j’en apprends davantage sur son métier.

Avant d’être avec Dayane je ne connais pas ce métier. Du moins je n’y accordais pas autant d’intérêt.

En Europe, Amérique oui je peux comprendre mais en Afrique je ne vois pas comment influencer niveau lifestyle.

Lorsqu’on s’est rencontré elle m’a dit qu’elle faisait une pause car elle voulait aller suivre une formation en France.

Joris : je vois ! Je ne savais pas que ce métier était aussi intéressant pour le coup.

Elle : ça l’est.

*Dans la tête de Dayane*

J’ai souvent du mal à expliquer ce que je fais à la gente masculine.

Je sais qu’ils ont beau faire croire qu’ils comprennent qu’ils ne considèrent pas ce que je fais.

Toutefois la suite du repas se passe bien jusqu’à ce que je reçoive à nouveau un appel.

Je m’excuse mais reste à ma place.

Moi : oui?

Le gardien : madame je n’avais plus de crédit c’est pour cela que j’ai mis du temps.

Moi : je t’écoute?

Lui : 10 millions en liasse de 1 million.

Je marque une pause pour faire un petit sourire à Armand puis :

Moi : ok.

Je raccroche et j’arrête mon téléphone.

Je vois Ted jeter un coup d’œil sur mon téléphone puis regarder Armand Pascal.

Je regarde par la suite le serveur débarrasser mon assiette tandis qu’un autre dépose mon dessert.

Moi : merci.

Je sens qu’ils me regardent tous les deux.

Ce n’est pas méchant mais cela reste gênant.

Au moment de partir, Armand fait un chèque et se lève.

Je le suis dehors et avant de monter dans la voiture on dit tous les deux au revoir à ses amis.

Joris : un plaisir de te rencontrer.

Moi : plaisir partagé.

Ted (montant dans son véhicule) : à la prochaine Dayane.

Moi : à la prochaine !

Je vais monter dans la voiture et on quitte les lieux.

Mon amour : alors?

Moi : ils sont sympas.

Lui : en effet !

Pendant le trajet je réfléchis puis j’hésite à lui demander de me déposer à la maison car en y pensant je n’ai pas de voiture chez lui.

Ce qui signifie que pour sortir demain je vais devoir commander un taxi privé.

Mais je décide de ne rien dire et de le laisser nous conduire chez lui.

Une fois à la maison, il trace dans sa chambre et :

Lui : qui t’a appelé tout à l’heure?

Moi : qui, comment ça?

Lui (me regardant droit dans les yeux) : tu as reçu deux appels au restaurant. Tu t’es déplacé pour un et pour l’autre tu es restée assise.

Moi : mon gardien.

Lui : ok.

Je fais trois pas en sa direction et :

Moi : jaloux?

Je lui fais un joli petit sourire avant de caresser son visage.

Moi : je ne te savais pas jaloux.

Lui (baissant ses yeux vers moi) : je ne le suis pas.

Il me soulève et :

Moi (agrippant mes bras à son cou) : ahhh

Lui : j’aime ce bruit !

Il me fait un clin d’œil et m’embrasse langoureusement puis fougueusement.

Une nuit torride m’attend, comme je les aime !

*Dans la tête d’Armand Pascal*

Tic Tic Tic

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