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Couverture du roman Au nom de l'amour je l'ai choisi

Au nom de l'amour je l'ai choisi

Portés par la force d'un sentiment sincère, deux êtres décident d'unir leurs destins lors d'un engagement solennel. Ce récit explore le moment charnière où la passion se transforme en une promesse éternelle. En choisissant de se dire officiellement « Oui », ils scellent leur union face aux défis du monde moderne. C'est l'histoire d'un choix guidé uniquement par la puissance de l'affection, marquant le début d'une vie commune dédiée à la tendresse.
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Chapitre 2

Chapitre 1

Mon réveil a sonné une 1ere fois à 5h15. J'ai roulé sur le lit et je l'ai éteint. Il a sonné une 2e fois à 5h30. Cette fois ci je me suis assise sur le lit avant de me recoucher en me disant que j'allais me lever dans 5 min. J'avais d'ailleurs largement le temps de dormir encore 10 minutes avant de me lever, de m'habiller et d'aller faire le sport de 6 à 7h. Forte de cette analyse que je faisais tous les matins, j'ai fermé les yeux. Je les ai ouvert quelques minutes plus tard et j'ai machinalement regarder l'heure: 7h! J'ai soupiré et cette fois je me suis levée. Je pouvais me permettre de ne pas aller bruler ma graisse mais je ne pouvais pas me permettre d'être en retard au boulot.

A 8h j'étais en poste pour l'ouverture. Une certaine fébrilité régnait. Aujourd'hui il y avait une grosse réunion. D'ailleurs à peine arrivée on m'avait transmit une liste de produits à acheter. J'ai foncé à Calafatas (Boulangerie) et j'ai regardé la liste. 20 croissants, 20 pains au chocolat et autant de chouquettes. Je fais savoir à Dieu que je note la tentation à laquelle il me soumet et que je vais bien sur y céder. J'ai pris 21 croissants, 21 pains au chocolat et 20 chouquettes. Le temps d'arriver en route pour prendre un taxi, le 21 croissant n'était plus qu'un souvenir et 21e pain au chocolat était en passe de l'être. J'ai donc fait demi tour pour en racheter tout en faisant taire la petite voix dans ma tête qui me disait de ne pas le faire. Ce n'est pas de ma faute si ces trucs étaient bons comme le pêcher. Cette petite voix me donnait tellement de conseils que je n'écoutais pas que j'avais fini par me l'imaginer comme étant une version mince et jolie de moi même. J'avais pensé que ça m'aiderait à l'écouter (parce que cette pimbêche a toujours raison) mais ce fut tout le contraire. Moi une GLQ, avoir une BMC dans ma tête? Un comble.

De retour au bureau je suis directement allée en salle de réunion. J'ai disposé les croissants, pains au chocolat et chouquettes dans des corbeilles. Puis j'ai mis le jus d'orange dans une carafe et j'ai rempli des petits gobelets en plastique de café. Je suis reparti travailler pendant que les cadres s'empiffraient. J'étais régulièrement appelée à l'intérieur pour remplacer la boisson. A 11h45 la réunion s'est terminée et devinez qui fut chargé de nettoyer la salle de réunion? Moi bien sur.

Je fais le tour de la grande table pour récupérer les gobelets vides et les viennoiseries à moitié mangées quand j'aperçois sur une chaise, un Ipad. Je le prends entre mon pouce et mon index comme si c'était un déchet et je le dépose sur la table. Le nom gravé sur la pochette me fait savoir que c'est l'Ipad de Franck G. Bile. C'est hors de question que j'aille le lui rendre. Il n'aura qu'à venir le chercher lui même. Parce que c'est hors de question que j'aille dans son bureau et que je lui parle. Rien qu'en y pensant, je commence à transpirer, alors imaginez ce que ce sera si je le fais vraiment.

Je termine donc mon nettoyage en mettant les déchets dans un grand sac poubelle Puis je prends le bol de la cafetière à moitié plein et je me dirige vers la sortie. Alors que je suis à 30cm de la porte celle ci s'ouvre et Franck déboule dans la salle comme une tornade. Bien sur ce qui devait arriver, arriva. Je prends le temps d'ajouter ce cliché à la liste déjà bien longue des clichés que je trimballe puis j'adresse un regard de reproche à Dieu. C'est quoi Ton problème avec moi ce matin? Enfin je baisse les yeux sur Franck.

Il porte un pantalon bleu avec une chemise blanche et une cravate bleue. Enfin il portait. Le pantalon s'en est sorti, mais une impressionnante tâche marron s'étale sur la chemise. Je m'inspecte également et je constate que seules mes ballerines ont étés touchées. Un vrai miracle. Une main aux longs et beaux doigts se pose sur mon épaule.

-Franck: Anna? Anna? Ca va?

Anna....ANNA? Attends Anna c'est moi! C'est mon prénom. Comment il connait mon prénom? Hein?

Je lève les yeux vers lui.

-Moi: excusez moi.

Déjà que ma voix est naturellement basse, là...elle est à peine audible. Mais il m'a entendu.

-Franck: Oh non ne t'excuse pas. C'est moi. Je suis entré là comme un taureau et voilà le résultat. En fait je cherchais mon Ipad, tu ne l'aurais pas vu?

Je me retourne et je pointe l'Ipad posé sur la table. Il me remercie et va le prendre.

-Franck: Anna? Tu es sure que ça va?

Mais pourquoi il continue à m'appeler Anna? C'est quoi son problème? La voix dans ma tête me donne une réponse. En fait il connait mon nom parce que il m'a remarqué depuis, je lui ai tapé dans l'œil. Mais il ne savait pas comment m'aborder parce que je l'intimide. Mais là le destin lui envoi un signe et il va tenter sa chance. Donc est que je voudrais bien qu'on mange ensemble à la pause de midi? Moi magnanime j'accepte et le déjeuner se passe bien. On se met à sortir ensemble. Après quelques mois, amoureux et subjugué par mes formes et ma fantastique personnalité, il me demande de l'épouser. Moi j'accepte . Sa famille m'adore, on se marie, on a beaucoup d'enfant dont le 1er est une fille. La voix a débité tout ça d'une traite et est en train de reprendre son souffle quand Franck m'appelle encore.

-Franck: Anna?

-Moi: oui on peut manger ensemble.

Puis je ferme ma bouche horrifiée. Mon Dieu, mon Dieu Anna! La voix me regarde ébahie. Si elle n'avait pas fait de plans sur la comète je n'aurais pas sortie cette malheureuse phrase. Bordel!

-Franck: mais oui bien sur. C'est la moindre des choses vu que je vais prendre une partie de ton temps. Ca me dérange vraiment de te demander ça, mais est ce que tu pourras porter ma chemise au pressing? Stp Anna? Comme ça sur le retour tu pourras t'arrêter au Moulin de France pour prendre nos repas. Ca te va? Viens on va commander.

Il me prend la main et m'entraine vers son bureau. Je me laisse faire tirant le sac poubelle derrière moi et tenant toujours le bol de la cafetière. J'essaie de lui dire que je n'ai pas vraiment fini de nettoyer la salle de réunion mais aucun son ne sort de mes lèvres.

On entre dans son bureau et il ferme la porte derrière lui.

-Franck: vraiment, merci de me rendre ce service.

Il dénoue sa cravate. Puis il commence à déboutonner sa chemise. Hein père?! Je recule, muette de saisissement. Quand il arrive au milieu de la boutonnière j'ai le dos collé à la porte et j'entame un désespéré "Notre père" sans jamais m'arrêter ni reprendre mon souffle.

"Notrepèrequiestsauxcieuxquetonnomsoitsanctifiéquetonrègneviennequetavolontésoitfaitesurlaterrecommeauciel.Donnenousaujourd'huinotrepaindecejourpardonnenousnosoffensescommenouspardonnonsaussiàceuxquinousontoffensés.

Franck ouvre le dernier bouton et écarte les pans de sa chemise.

-Maisnenousosumetpasàlatentation...Seigneur pas "nous" mais moi. Ne me soumets pas la tentation, pardon seulement!

Dieu, fidèle à sa ligne de conduite de la matinée, permet à Franck d'ôter sa chemise. Mes yeux se remplissent de pectoraux bien dessinés et de "pack de 6" abdos.

-Franck: d'habitude j'ai des chemises et des cravates de rechange ici, mais je les ai amenées à la maisons pour les faire laver et bien sur il a fallu que je me salisse aujourd'hui. La vie parfois vous joue de drôles de tours.

Je ne te le fais pas dire Franck. Il se retourne et se baisse et j'ai le temps de voir 2 magnifiques fossettes dans la bas de son dos. Seigneur pourquoi moi?

Que celle qui est capable de résister aux fossettes dans le dos me jette la première pierre! Personne? alors arrêtez de dire que j'exagère!

Franck passe enfin un tee-shirt blanc et me tend la chemise.

-Franck: merci Anna. Tu me rends un grand service. J'ai une autre réunion à 16 h et je ne peux pas y aller en tee-shirt. Tu prends quoi?

Toi, accompagné d'un lit et de préservatifs.

-Moi: ce n'est rien, c'est mon travail monsieur.

-Franck: Franck!

Je le regarde interrogative.

-Franck: je m'appelle Franck et non monsieur

-Moi: je sais comment vous vous appelez. Bon j'y vais.

-Franck: attends tu prends quoi au Moulin de France?

"Dit lui que tu ne prends rien parce que tu as des viennoiseries planquées dans ton sac et tire toi d'ici avant que ça ne devienne vraiment embarrassant". Pour une fois je suis d'accord avec la voix.

Franck me regarde avec le combiné dans la main.

-Moi: rien. Je ne prends rien.

-Franck: qu'est ce que tu raconte, il faut bien que tu mange. Je vais nous prendre 2 salades.

Il prend de l'argent dans son portefeuille et à peine me l'a-t-il remis que je suis hors de son bureau. Je sens de la transpiration couler le long de mon dos et sous mes aisselles. Dis donc, c'était quoi ça? Je fonce vers mon sac et en trois bouchées je fais un sort au pain au chocolat. Je me sens tout de suite plus calme.

Je sors de la banque et je saute dans le 1er taxi, direction Luc's Pressing, Elig- Essono. Au retour je m'arrête au Moulin de France pour prendre la commande de M. Bile et je reviens enfin au bureau.

Je suis devant la porte de Franck me demandant si je ne dois pas poser son repas devant la porte et filer sans demander mon reste. Oui c'est une bonne idée. Je commence à me baisser quand la porte s'ouvre.

-Franck: ah il m'avait bien semblé entendre quelqu'un. Entre.

Je n'ai pas d'autre choix que de le suivre dans la pièce. Il pose la nourriture sur une table dans le coin de son bureau et tire 2 chaises. Et c'est là que toute la réalité me frappe de plein fouet, moi Anna, GLQ de son état, je vais passer 45min-1 heure a manger avec Franck le GBM par excellence? Tous les 2 , tous seuls? Ca va vraiment arriver. Mon Dieu, aidez moi!

La GLQ!

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