
Après ma mort, mon frère est devenu fou
Chapitre 5
Mon frère ne m’a pas rappelée.
C’est normal.
Pour lui, un appel téléphonique était le signe de la dernière patience avec moi.
La première fois où mon frère et moi nous sommes disputés violemment.
Il était en colère et il montrait la porte, où s'étendait la nuit noire.
« Louise, fous le camp de cette maison. »
« Je n’ai pas de sœur comme toi. »
Je lui ai crié dessus en essuyant les larmes de mes yeux.
« Je ne veux pas de frère comme toi aussi. »
« Gabriel Durand, je te déteste. »
Il m’a giflé et sur mon visage a enflé une tache rouge et brûlante.
J’ai quitté la maison et je me suis recroquevillée sur la route devant la porte, m'attendant à ce que mon frère sorte et me trouve.
L’air de la nuit était frais et je portais un pyjama en soie.
Bientôt, mes lèvres sont devenues violettes et j’ai commencé à frissonner de manière incontrôlée.
Finalement, j’ai réalisé avec tristesse que mon frère ne viendrait pas me chercher.
Il n’est pas sorti de la maison.
Plus tard, alors que j’avais froid et que je n’avais pas d’argent, j’ai dû aller chez un camarade de classe avec qui j’étais encore en bons termes.
J’y suis resté quelques nuits.
Finalement, il m’a appelée.
J’ai pensé qu’il se souciait enfin de moi et j’ai attendu avec impatience que mon frère vienne me chercher.
Je pensais qu’il me prendrait dans ses bras la première fois qu’il me verrait.
Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est à une gifle encore plus forte qu’auparavant.
Je n’ai pas pu rester en place et je suis tombée par terre.
Couvrant mon visage, les larmes aux yeux, j’ai levé les yeux vers lui avec un certain effort.
Il me dominait, le regard dégoûté.
« Louise, si tu quittes à nouveau la maison et ne reviens plus jamais. »
« Si ce n’est pas pour papa, je ne voudrais pas t’élever. »
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