Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman Apprivoiser le tyran

Apprivoiser le tyran

Jeanne Millet, jeune femme modeste et innocente, intègre enfin la prestigieuse Université d'Arcadie, un sanctuaire réservé à l'élite fortunée. Son destin bascule lorsqu'elle croise Vincent Rousset, l'héritier d'un empire industriel. Brisé par une rupture amoureuse, ce dernier sombre dans la noirceur et menace de faire de sa vie un calvaire. Sollicitée pour soigner l'âme tourmentée de ce tyran, Jeanne parviendra-t-elle à le sauver sans se perdre dans sa violence ?
Chapitres
Partager

Chapitre 1

Point de vue de Jeanne Millet

« Jeanne Jeanne. »

« La table 4 est prête à commander! La table 7 a des cafés prêts », a crié Lise.

« J'arrive », ai-je répondu en criant.

Lise a toujours été ma meilleure amie. Sa mère gérait un petit café. La mère de Lise a toujours été une seconde mère pour moi. Depuis presque un an, je travaillais à temps partiel dans ce café.

Lise m'aidait quand elle était libre. J'économisais de l'argent pour les frais de l'université dans laquelle je vais aller. L'université de Vieuxbourg.

J'ai toujours rêvé de m'y rendre. J'ai entendu dire que c'était l'une des meilleures universités du monde. Ma famille ne pouvait pas se permettre d'y payer facilement mes frais de scolarité.

La situation financière de ma famille était très mauvaise. Je ne m'en plaignait pas…. mais maman et moi étions si dépendantes de mon père.

Il était ouvrier dans une usine sidérurgique. Il travaillait dur tous les jours pour que je puisse avoir un bon avenir. Je détestais lui créer des charges supplémentaires.

Son salaire n'était pas suffisant pour nous permettre de mener une vie luxueuse. Mais nous étions une famille heureuse, peu importe notre condition. Nous remercions toujours Dieu sans nous plaindre de notre vie.

J'aimais tellement mon papa. Il était un homme pieux et jovial, un mari aimant et un père attentionné. J'aimais tellement ma tendre famille.

Ma mère souffrait d'une maladie cardiaque. Elle devait subir une opération. Nous avons lutté pour sa vie. Nous avons perdu nos économies et notre chalet, juste pour faire face aux dépenses de médicaments et à l'opération bien sûr.

Heureusement que par la grâce de Dieu, elle a survécu. Elle avait encore de légères douleurs après l'opération. Le médecin lui a conseillé de ne pas faire d'activités fatigantes. Et pour cela, on ne l'a jamais laissée travailler à l'extérieur. J'ai donc dû travailler à temps partiel pour faire face aux dépenses familiales.

La mère de Lise me payait bien, pas tellement bien mais c'était suffisant pour couvrir mes dépenses quotidiennes et même pour faire quelques économies afin de payer mes frais d'études.

Lise et moi avons fréquenté la même école. Nous avons terminé le lycée ensemble.. Nous avons eu nos 18 ans cette année. Cela signifiait que nous étions prêtes pour l'université. Yayyy!

Nous avons passé l'examen d'entrée à l'université ensemble en espérant que nous serions sélectionnées ensemble par une bourse d'études.

Bon, je dois avouer que... J'étais en quelque sorte un intello. Je n'y pouvait rien, j'ai dû étudier dur pour entrer dans cette université par une bourse. C'était très dur, trop de concurrents, et la concurrence pour entrer dans la fameuse Université de Vieuxbourg était acharnée.

Si je suis diplômée de cette université, la situation de ma famille s'améliorera et je pourrai mieux en prendre soin, dès que je trouverai un emploi décent. C'était la principale raison pour laquelle je voulais entrer dans cette université.

Je ramassais des assiettes et les pourboires laissés par les clients. Soudain, Lise m'a bloquée. Elle était sublime dans sa robe.

« Attends, pourquoi es-tu en robe? » J'ai levé les sourcils.

« Euh… désolée de ne pas pu te l'avoir dit, mais c'est de ta faute. Tu étais tellement occupée que tu m'as complètement ignorée », a-t-elle dit en faisant la moue.

« Bien, dis-le maintenant. »

« Maman et moi allons à un bal, le frère de ma mère nous a invités alors… »

« Alors…? »

« Nous allons donc partir tôt.. désolée, désolée que tu aies tant de travail à faire », a-t-elle dit dans un seul souffle en fermant les yeux.

« Oh allez, je m'en occupe, t'inquiète. Va profiter de la fête. » J'ai ensuite souri.

« Es-tu sûre? »

« Bien sûr Lise, allez. Nous avons un jour de congé demain. »

« Ok, mais fais attention en rentrant à la maison », a-t-elle dit en me serrant fort dans ses bras.

« À plus Jeanne, sois prudente », l'ai-je entendue crier de l'extérieur.

Je l'ai regardée monter dans sa voiture. Attrapant la vaisselle, je me suis dirigée vers l'évier pour commencer à la nettoyer. Il sonnait 23 heures. Soudain, j'ai entendu la petite cloche au-dessus de la porte tinter, ce qui signale l'arrivée ou le départ des clients.

Le café devenait hyper silencieux.

Qu'est-ce qui a arrêté l'agitation dans le café?

Attendez! Les clients arrivaient-ils ou partaient-ils?

Je me suis retournée brusquement, puis j'ai haleté. Un homme était en face de moi. Je ne savais pas si c'est le bon terme, un homme, parce qu'il avait l'air d'un garçon de la fac.

Il me regardait fixement. J'avais l'impression qu'il me déshabillait avec son regard. Comme je reculais, il a fait un pas en avant.

Mon cœur battait la chamade.

« Est-ce que… je.. peux vous aider, monsieur? » Je me suis tue. J'étais sacrément nerveuse.

Paniquée, j'ai senti ses grandes mains sur mes bras vides, me tirant plus près de lui.

« Comment as-tu pu me faire ça, Emma? » a-t-il demandé d'un ton dangereux.

Sa voix m'a fait frissonner. Elle est si rude et rauque. Au point où mon cerveau a cessé de fonctionner.

« Je… ne suis... pas Elaine. » J'ai fermé les yeux. Son regard furieux me donnait des frissons. Ses yeux étaient bouffis et rouges, comme s'il avait déjà beaucoup pleuré.

Est-il un psychopathe ?!!

« Pourquoi est-ce que tu me mens toujours…? Est-ce que tu me détestes à ce point. As-tu oublié tout ce que nous avons vécu ensemble? », a-t-il crié en me serrant toujours contre sa poitrine.

« Je suis désolée monsieur, je ne sais pas qui vous êtes !! S'il vous plaît, laissez-moi. » J'ai essayé de me libérer de son emprise.

« Tu m'as trompé, putain. Est-il meilleur que moi? Réponds-moi, Elaine. » Il était bien plus qu'en colère maintenant.

« Je n'ai jamais trompé personne, en fait je suis célibataire toute ma vie… Je n'ai jamais eu de petit ami avant... », ai-je crié.

Il m'a repoussée et, avec une force inhumaine, m'a giflée si fort sur la joue que j'ai trébuché et suis retombée sur le sol. J'avais des vertiges maintenant.

Personne ne m'avait giflée comme ça avant. Je le regardais, choquée par tous ses gestes. J'avais envie de pleurer…. mais je ne devais pas lui montrer ma faiblesse. Il ne devait pas savoir que j'étais sans défense.

Je pouvais voir la colère dans ses yeux…. la froideur…. la haine… envers moi? Mais qu'est-ce que j'ai fait? Je ne le connaissais même pas!

Les larmes menaçaient de tomber sur le sol. J'ai pris une grande inspiration et j'ai retenu mes larmes. Il avançait en faisant de grands pas vers moi. Il avait l'air d'un maniaque.

J'ai commencé à reculer en remuant sur le sol. Je me suis poussée loin de lui à l'aide de mes mains.

« S'il vous plaît….. ne vous approchez pas… Qui êtes-vous? », ai-je bégayé.

Soudain, il m'a relevée et m'a plaquée durement contre le mur.

J'ai été effrayée par son comportement….

« Laissez… moi s'il vous plaît, je ne vous connais pas monsieur. » J'ai pleuré de douleur, ayant tellement peur de lui.

« Où étais-tu durant tout ce temps? Je ne te manque pas..? » Il était tout près de moi. Son souffle éventait mon cou. J'ai essayé de le pousser mais il n'a pas bougé d'un poil.

« Ce ne sont pas vos affaires. Et pour la dernière fois, je vous préviens, si vous ne partez pas, je pourrais être amenée à porter plainte contre vous auprès des flics. »

« Quoi? », a-t-il dit d'un ton choqué.

Oui! Je suppose qu'il a peur de la police.

« Oui, s'il vous plaît, laissez-moi tranquille, ne m'obligez pas à appeler les flics », ai-je dit en me mordant les lèvres.

Pourquoi était -il en colère? Pourquoi serrait-il les dents? Et s'il a serré les dents, pourquoi avais-je mal ?…. au bras?

J'ai regardé mon bras et j'ai vu l'emprise de ce maniaque déposé dessus. Il tenait ma main avec trop de force.

« Tu ne peux pas m'échapper, bébé, peu importe combien de fois… ou quoi que tu essaies », a-t-il chuchoté à mes oreilles en mordant le lobe de mon oreille. Ça m'a donné des frissons dans le dos. Mes yeux se sont agrandis de peur.

« Ahhhh.... s'il vous plaît… Ça fait mal », ai-je crié quand sa main s'est resserrée autour de ma mâchoire.

« Ne t'inquiète pas….. Je ne te ferai pas de mal, ma chérie. » Il ressemblait à un psychopathe.

C'était la fin de ma vie !!!! Aidez-moi, s'il vous plaît! Que quelqu'un m'aide! ......

J'avais envie de crier et de hurler. Mais ma voix n'arrivait pas jusqu'à ma bouche. Tout mon corps s'était figé. Mon cerveau se dérobait.

Il a incliné sa tête pour m'embrasser….

Non… Non… Mon tout premier baiser.. Ça va arriver! !

J'allais faiblir à cause de la pression, soudain, quelqu'un l'a attrapé par derrière et l'a tiré. J'ai senti que sa prise se relâchait. Je respirais lourdement à présent.

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel? Laissez-moi tranquille », a crié le maniaque alors que deux garçons, peut-être de son âge, le tiraient.

« Mec, elle n'est pas Elaine… pour l'amour de Dieu, tu réagis de manière excessive », a dit l'un des gars avec un regard inquiet sur son visage.

Ma tête s'était mise à tourner. Je faisais une crise de panique. J'ai vu une fille tendre la main vers moi….

« Non… ne me touchez pas. »

« S'il vous plaît, sortez… ne me touchez pas… partez », ai-je crié en me tenant la tête. Ils tenaient ce maniaque avec leurs deux mains.

Il criait et s'agitait pour se libérer de leur emprise.

« TU ES À MOI! ET JE T'AURAI BIENTÔT. »

Une fille m'a lancé un regard inquiet, mais je lui ai fait signe de me laisser tranquille. Ils sont partis en emmenant le maniaque loin du café. Ils l'ont fait monter dans une voiture SUV et ils ont quitté l'endroit.

Mes jambes n'arrivaient plus à tenir debout. Alors je suis tombée. Je pleurais très fort à présent. J'étais brisée et blessée.

Je ne devais pas rester ici plus longtemps. Et s'il arrivait qu'il revenne !!!

J'ai attrapé mes affaires dans mon casier et je me suis dirigée vers la porte, en tremblant encore et encore. J'ai réussi à fermer le magasin et j'ai couru dans la rue.

Vous aimerez aussi

Couverture du roman 1 mètre 50
8.7
Justin, un milliardaire d'un mètre cinquante, subit les moqueries de sa compagne qui n'en veut qu'à sa fortune. Brisé par ce rejet cruel lié à sa taille, il sauve plus tard une femme en détresse dans la rue. Après des mois de soutien, elle dévoile une beauté éclatante du haut de son mètre quatre-vingts. Bien qu'épris d'elle, Justin est paralysé par la peur d'être à nouveau humilié. Cette rencontre changera-t-elle son destin ? Osera-t-il braver ses complexes pour enfin trouver l'amour ?
Couverture du roman Brûler son empire pour ma sœur
8.5
Ma sœur a péri car Max, mon mari, a envoyé l'hélicoptère médicalisé secourir le chien de sa maîtresse au lieu de nous. Après ce drame, il m'a abandonnée dans une carcasse de voiture pour sauver Chloé. J'ai alors découvert que nos cinq ans d'union reposaient sur un faux acte de mariage. Brisée mais déterminée, je reviens deux ans après ma disparition. Max a bâti sa fortune sur mon héritage, mais je suis prête à tout ravager pour venger ma famille et détruire son empire.
Couverture du roman Fille vengeuse avec son PDG
9.3
Éloignée des siens dès sa naissance, Linda revient avec la ferme intention de punir ceux qui l'ont trahie. Sur son chemin, elle défie Charles, un puissant héritier habitué à dominer le monde des affaires. Bien que liés par des fiançailles forcées, une passion sincère finit par naître entre eux. Pourtant, le destin bascule : enceinte et blessée, Linda est jetée dans les eaux d'un fleuve après un enlèvement. Qui est l'usurpatrice prenant sa place ? Qui a voulu sa mort ?
Couverture du roman Je t'aime comme tu es
9.3
Après une nuit passionnée avec un inconnu, Noelia découvre avec stupeur qu'elle est mariée à Cristofer, le richissime PDG de New York. Terrifiée, elle prend la fuite. Mais quand un drame familial la laisse sans ressources et à la rue, elle se résout à accepter l'offre de cet homme puissant. Son retour déclenche alors une rivalité fraternelle inattendue : le frère de Cristofer s'éprend d'elle, attisant une jalousie féroce. Entre secrets et trahisons, sera-t-elle acceptée avec son fils ?
Couverture du roman Juste 5ans , pour t'oublier
8.9
Héritier de l'empire Longuti, Ryan est un homme froid, marqué par le deuil et les exigences paternelles. Pour servir les intérêts familiaux, il doit épouser Adeola, la fille effacée d'un entrepreneur nigérian. Coincée dans ce mariage forcé, la jeune femme accepte le pacte surprenant de son époux : rester unis durant cinq ans avant de retrouver leur liberté. Mais entre secrets et cohabitation, ce délai suffira-t-il à contenir l'éveil de sentiments imprévus ?
Couverture du roman La femme PDG : Le Coeur de la milliardaire
9.1
À vingt-sept ans, la riche Mariella règne sur le monde des affaires, mais sa réussite masque une solitude profonde. Sa vie bascule lors d'une conférence à Harvard où elle rencontre John, un jeune homme naïf dont le charme opère immédiatement. Alors qu'une menace de mort plane sur la femme d'affaires, un lien inattendu se tisse. Entre passion et danger, Mariella devra choisir d'ouvrir son cœur et d'accorder sa confiance à John pour démasquer l'ennemi qui souhaite sa chute.