
Âme déchu
Chapitre 2
Huguette la poursuivie derrière, tandis que Michael fit coucher lys sur le canapé.
HUGUETTE : maman c’est quelle réaction ça ? Je ne m’attendais pas à ça venant de toi. Tu te comportes là on dirait ma belle-mère !
ASSIMBA : tu voulais que je me comporte comment ? Comment est-ce que tu voulais que je me comporte ? C’est l’enfant de qui ? Tu crois que je suis ton pygmée, que je vais te croire qu’en deux ans tu ne m’aies pas fait savoir que tu étais enceinte ?
HUGUETTE : justement mama et pourquoi tu t’enflamme donc ? Je n’ai pas fini de parler que tu sois déjà devenue toute hystérique. Je voulais te dire que Lys est entrée dans ma vie et elle sera ma fille désormais.
ASSIMBA : elle sera ta fille désormais que c’était d’abord la fille de qui ?
HUGUETTE : calme toi mama. Assieds-toi d’abord.
Elle s’assoit.
HUGUETTE : toi-même tu sais que j’ai cherché partout sans trouver. Je n’ai pas eu cette chance malheureusement. Mais ce n’est pas la fin du monde. Heureusement Dieu m’a donné un mari formidable et malgré le fait qu’il ait épousé une femme incapable de procréer, il m’a quand même soutenue et a permis qu’on adopte un enfant… Lys.
ASSIMBA : tu es sûr que tu es partir partout ? Je t’ai montré la maison de ma’a mengue, tu es parti là-bas ?
HUGUETTE : mamaaaa ! C’est un marabout mama.
ASSIMBA : c’est une voyante. Elle saura voir qui t’a bloqué.
HUGUETTE : toi-même tu sais que je ne crois pas en ces histoires. La maladie existe mama et il faut que je l’accepte une fois pour toute pour surmonter.
En effet, l’hystérie de mama Assimba était lié au fait qu’elle n’arrivait pas à concevoir comment sa fille unique ne pouvait lui faire des petits enfants réels. Elle avait mal elle aussi.
ASSIMBA : donc tout ça est vrai… Lys est ton seul espoir…
Ces propos choquèrent Huguette
HUGUETTE : mama je t’interdis de dire cela. Lys est une merveille.
ASSIMBA : Je ne sais plus quoi te répondre. Je n’ai jamais eu à faire avec les histoires d’adoptions. Est-ce que tu la connais ? Non. Est-ce que tu connais sa famille ? Non. Est-ce que tu connais la raison pour laquelle elle se retrouve dans un orphelinat ? Non plus. Donc ceci peut être un esprit que tu aies amené chez toi. Qui te dit si c’est un bon esprit ?
HUGUETTE : si je te l’ai présenté ce n’est pas pour que tu répondes quoi que ce soit mama. Accepte la, c’est ta petite fille désormais. Nous serons sa famille. Et en parlant du bon ou mauvais esprit, mama laisse-moi courir ce risque.
ASSIMBA : toi-même tu sais ma fille que je ne veux que ton bonheur.. si ça te vas ainsi, ok, d’accord. Mais si ce n’est que moi, on irait chez mengue.
HUGUETTE : lys est tout pour moi maman.
Lys s’était réveillé il y’a 2 minutes et elle criait ‘’maman’’ dans le salon. Stone la porta et la vint avec elle derrière.
HUGUETTE : Lys, vas saluer grand-mère. Dis bonsoir grand-mère…
Lys fit ce que sa mère lui demanda.
C’était à peine que mama Assimba avait sourire, jusqu’au moment où Michael luis donna 3 billets de 10.000FCFA.
MICHAEL : belle maman, nous allons rentrer.
Un large sourire aux lèvres, Assimba sert fort la main de son gendre en le bénissant.
ASSIMBA : bonne route papa, vous rentrez bien.
HUGUETTE : au téléphone mama
ASSIMBA : ahan ma fille. Bye hein mbombom (s’approchant de Lys, lui faisant une bise à la joue.)
HUGUETTE : tu pourras venir la rendre visite des fois maman…
LYS : bye grand-mère.
Le cœur d’Huguette s’allégea.
À 5 ans, Lys faisait la classe de CE1. Les journées d’Huguette étaient prisent entre son travail et l’éducation de Lys. Elle allait la laisser à l’école et revenait le soir la prendre.
MICHAEL : bébé, tu ne trouves pas que c’est mieux qu’on trouve une nounou à Lys ?
HUGUETTE : pourquoi faire ? Je n’ai pas de soucis à m’en occuper…
Huguette avait complètement refusé d’avoir une ménagère. Elle voulait le faire pour son enfant. La seule chose qu’elle avait accepté, c’était d’avoir un chauffeur pour Lys, même si parfois c’était Michael qui s’en occupait.
Assimba n’hésitait pas, presque chaque dimanche après la réunion, de venir rendre visite à son homonyme. Elle ne rentrait très souvent pas les mains vides, ce qui lui plaisait bien.
Stone aimait sa petite nièce. Il venait souvent la rendre visite, et d’autres fois il l’emmenait balader.
#by_larrime
À 10 ans Lys faisait la classe de 4ième. Son entourage n’arrivait pas à croire comment une petite fille de son âge puisse être si intelligente.
HUGUETTE : quand je pense qu’une famille ait une perle comme elle… je me dis que je suis très chanceuse.
MICHAEL : elle est peut-être très intelligente, mais il ne faut pas l’exposer.
HUGUETTE : je ne peux plus dire aux gens que c’est ma fille ?
MICHAEL : tu ne te rends pas compte que ça pourrait attirer des mauvais yeux sur elle ?
HUGUETTE : je vois que maman et toi aviez tisser les plans pour moi hein ? Des jaloux on s’en fout … c’est pas de ma faute si ça n’arrive qu’à moi…
MICHAEL : je le dis pour la petite, c’est tout. Tu n’as pas besoin de faire toutes ces railleries.
On sonne au portail et Lys va ouvrir. Elle revient aussitôt.
LYS : mama c’est tata dodo
Michael se lève, prends ses clefs et sort avec un visage neutre
MICHAEL : j’arrive.
Elle n’a pas eu le temps de demander où il allait.
DORINE : bonjour Mich…
MICHAEL : bonjour dorine.
HUGUETTE : Dorine ! ma copine c’est comment ? (faisant un câlin)
DORINE : ça va ma mère. Et toi-même ? Je sens qu’il y’a la forme.
HUGUETTE : ah mama ça essaye.
DORINE : comment tu vas bébé Lys ?
LYS : je vais bien tata.
HUGUETTE : stp lys apporte de l’eau à tantine Dorine.
Dès que lys part, dorine chuchote à sa copine.
DORINE : je demande hein ? Mon beau a quoi ?
HUGUETTE : comment ça ?
DORINE : je ne l’ai pas reconnue dans sa façon de me saluer tout à l’heure. Il avait l’air un peu… nerveux là…
HUGUETTE : c’est rien t’inquiète. Il a un peu mal à la tête.
Lys est revenu avec de l’eau et Huguette lui servit quelque chose à manger.
Quelques minutes après, Dorine lance.
DORINE : tu as toi dis que Lys n’aura pas de petit frère hein…
Huguette eu un pincement de cœur. Elle détourna sa face de sa copine et pris 5 secondes avant d’essayer de balbutier quelques mots…
HUGUETTE : Euh… Lys, va dans la chambre stp.
Lys exécuta…
HUGUETTE : pourquoi cette question ? … est-ce que c’est moi qui décide ?
DORINE : qui décide ?
HUGUETTE : c’est Dieu qui donne les enfants.
DORINE : c’est ce que vous voulez dire…. Tu accouches c’est après 20 ans que tu veux encore accoucher massah ? En tout j’attends mon homonyme.
Huguette voulait parler mais elle n’arrivait pas. Elle voulait lui dire qu’il est impossible pour elle d’accoucher mais non, elle n’avait pas eu ce courage. Alors elle changea directement de sujet.
HUGUETTE : sinon comment va Albert ? Et les enfants ?
DORINE : hummm si j’ouvre la page de celui-là, je ne saurais par où commencer. Parce que ce qu’il me fait voir non ?
HUGUETTE : quoi encore ?
DORINE : je ne sais pas comment il est, franchement. C’est lui qui veut les enfants mais il est incapable de les assumer. On a deux enfants à la maison, il sort il laisse 2500f la ration. Ma grossesse ci même, il ne m’a jamais donné de l’argent pour les consultations…
HUGUETTE : pourquoi ce comportement ? Il ne t’a jamais traité ainsi au paravent.
DORINE : et tu crois qu’il a deux problèmes ? Si ce ne sont pas sur les fesses de la petite fille bassa’a là tu crois que c’est quoi ?
HUGUETTE : comment ça ? Quelle fille ?
DORINE : tu ne connais pas sa secrétaire ? La fille jaune là. Je t’assure qu’Albert ne m’a jamais traité ainsi. Ce n’est plus celui à qui j’ai dit Oui il y’a 12 ans.
HUGUETTE : et comment ça tu viens penser ça de lui subitement ?
DORINE : comment tu expliques qu’un homme qui te gérais bien et dont tu avais toute son attention puisse disparaître en un seul claquement de doigt ? la conclusion est simple !
HUGUETTE : tu l’as vu en flagrant délire ?
DORINE : tsuip regarde alors… toujours naïve ! J’ai lu la petite fille là de loin. Tu ne sais pas voir quand ton homme a des changements d’humeurs inhabituels ? Tu devrais commencer à prêter attention hein… parce que même Michael là… hummm…
Vous aimerez aussi





