
Âme déchu
Chapitre 3
DORINE : tsuip regarde alors… toujours naïve ! J’ai lu la petite fille là de loin. Tu ne sais pas voir quand ton homme a des changements d’humeurs inhabituels ? Tu devrais commencer à prêter attention hein… parce que hummm…
HUGUETTE : il ne s’agit pas là d’une question de Naïveté, mais de confiance envers son homme. Un comme ma part ci, je boirais son cadi.
Dorine éclata de rire.
DORINE : tu veux mourir roussi ? Bon je ne vais pas te contredire hein…. Chacun connait sa chose, mais je te conseillerais de faire très attention. Parce qu’on ne sait jamais.
HUGUETTE : n’accuse plus Albert sans preuves stp.
DORINE : tu veux avoir les preuves ? ok .
PDV_HUGUETTE
Dorine était ma copine de longues années. On s’était perdue de vu mais 5 ans après la venue de Lys, nous nous retrouvions en train de faire la même réunion. Sa question sur les petits frères de Lys me fit penser à quelque chose. Je ne vais pas vous mentir que voir son ventre devant m’avais rendu très jalouse. Je ne pouvais juste pas l’afficher devant elle. J’avais eu une idée qui allait bouleverser les émotions de Michael.
Nous étions couchés une nuit, après nos ébats, et là je lui pose une question.
HUGUETTE : bébé ?
Il ne répond et caresse juste mes cheveux.
HUGUETTE : Mich…
MICHAEL : oui… ???
HUGUETTE : je voulais demander ton avis sur quelque chose.
MICHAEL : Vas-y mon amour
HUGUETTE : depuis j’y pense, et me dit que ce serait bien si on allais à nouveau chez le médecin.
MICHAEL : pourquoi faire ? Tu es malade ? Ou c’est lys ?
HUGUETTE : non elle va bien. Pour moi tu sais, mon problème d’agénésie. Ça fait déjà 8 ans que ça dure… je me dis qu’en 8 ans les choses se sont beaucoup métamorphosées en moi. J’ai espoir que…
MICHAEL : que tu peux enfanter ?
HUGUETTE : c’est mon vœu le plus cher bébé.
Il fit un bisou dans ses cheveux et pris la parole.
MICHAEL : tu sais bébé ? Il y’a des rêves qu’on ne peut réaliser mais qui viennent d’une certaine manière. Vois lys. Elle te comble non ?
HUGUETTE : c’est vrai qu’elle fait ma joie… et si elle avait un petit frère ?
MICHAEL : tu veux qu’on adopte un autre enfant ? dis-moi, tu veux une fille ou un garçon ?
HUGUETTE : tu ne m’as pas comprise. Je veux qu’on aille à nouveau chez le médecin.
Michael soupire et dit : d’accord,
HUGUETTE : j’irai demain.
MICHAEL : demain ? euh… je voulais déjà appeler Albert pour qu’il te reçoive.
HUGUETTE : il avait déjà eu à me consulter. Testons ailleurs pour voir ce qu’en est le résultat.
MICHAEL : oui mais Albert te recevras directement, tandis qu’un autre médecin tu t’aligneras.
HUGUETTE : dans ce cas on prend donc un rendrez avec lui avant.
MICHAEL : d’accord laisses moi m’en charger princesse…
HUGUETTE : merci chérie, merci beaucoup.
Le lendemain comme promis, Michael se rendit à l’hôpital prendre un entrevue avec le gynécologue.
Une semaine plus tard, elle fit les examens demandés, mais le résultat était la même.
Au travail, Huguette essayait au maximum de se concentrer sur son boulot pour ne plus y penser.
Son chef de service vint à son bureau et elle fut discrète par les bruits qu’il avait faits inconsciemment.
PAULIN : bonjour madame Huguette. J’espère ne pas vous déranger.
Elle cesse d’écrire, le regarde et esquisse un sourire…
HUGUETTE : Bonjour Paulin comment tu vas ?
PAULIN : non, plutôt toi, comment tu vas ? Tu m’as donné un sourire forcé tout à l’heure…
HUGUETTE : ahbon ?
PAULIN : et tes paupières sont humides on dirait
HUGUETTE : c’est… la fatigue…
PAULIN : ah je comprends. Assiah.
Il ressort de son bureau. Quelques minutes après, elle reçoit un mail de Paulin qui dit : et si on prenait un bout à la pause-café ?
#PDV_HUGUETTE
Je ne sais pas pourquoi mais le message de Paulin me fit sourire. Je me suis dit j’en aurais certainement besoin de cette pose pour essayer de me changer d’idée. Alors je lui répondis, oui pourquoi pas ?
Lorsque l’heure de la pause sonna, il se pointa devant mon bureau. Il m’amena dans un restaurant pas très loin de l’entreprise.
PAULIN : (il sourit) merci encore d’avoir accepté mon invitation.
MOI : oh je t’en prie. J’ai beaucoup travaillé la matinée, j’en avais grand besoin. C’est à moi de te dire merci.
PAULIN : comment ça ?
MOI : je n’aurais jamais songé à prendre une pause pour me détendre.
PAULIN : ahah ! Je vois.
Nous restions là, sans parler… on buvait ce café en mangeant les croissants, puis il me dit :
PAULIN : tu seras au voir bébé de Ghislaine ?
MOI : Ghislaine ? (étonné)
PAULIN : oui, la femme de Samy tu savais qu’elle a accouché non ?
MOI : euh… l’oublie… et c’est quand ?
PAULIN : dans deux semaines. Tu iras ?
MOI : si on me choisit parmi ceux qui iront.
PAULIN : considère que c’est déjà fait. En passant, comment va Lys ?
MOI : elle va super bien.
Nous causâmes de tout et le rien jusqu’à ce que finisse notre pause.
#by_larrime
J’avais déjà démarré ma voiture lorsque du coup mon téléphone sonna.
C’était un appel de Rosine. J’arrivai rapidement au lieu qu’elle m’avait indiqué.
Je gare et elle entre dans la voiture.
MOI : qu’est-ce qu’il y’a encore ?
ROSINE : tu as demandé les preuves non ? Voilà.
MOI : voilà quoi ?
ROSINE : regarde devant toi, un peu plus loin.
MOI : je ne vois rien.
ROSINE : après la voiture grise là, regarde. Ce ne sont pas deux femmes làbas ?
MOI : et elles me servent à quoi ?
ROSINE : voilà mon mari, et voilà ton mari.
MOI : euil. Comment ça ?
ROSINE : Michaël n’est pas allé au travail en chemise rouge ?
MOI : si mais….
Je voulais douter que ce soit lui, mais il fit un geste qui me permit de voir qu’effectivement c’était lui.
MOI : mais qu’est-ce qu’ils font là ?
ROSINE : va savoir pourquoi… tu as donc vu ce que je te disais…. Tu as vu Albert non ? Voilà même sa jaune fille à côté.
MOI : ne nous faisons pas d’illusion… c’est sûr qu’ils sont en train de travailler.
ROSINE : donc genre Albert c’est son gynécologue hein…
MOI : ahaha calme toi ah ah… il va rentrer tu lui parle donc… Je te laisse chez toi ??
Je ne voulais pas croire que Michael soit en train de me tromper. Il m’avait prouvé plus d’une fois qu’il m’aime, alors quelle intérêts à me tromper aujourd’hui ?
Jusqu’ici je pouvais mettre ma main au feu pour Michael, jusqu’à ce qu’il ne rentre ce soir-là.
Il était rentré vers 21h.
Après avoir étudié avec Lys, il chercha directement à se coucher.
MOI : chéri j’ai fait la table, allons manger…
MICHAEL : je ne mange pas.
Je fronce les sourcils.
MOI : pourquoi ?
MICHAEL : je n’ai pas très faim.
Je le laisse aller se doucher et lorsque je vais dans la chambre, il est couché. Je m’allonge tout près de lui, lui donnes de petits baisers dans le cou et le caresse le torse.
Il se tourne vers moi en enlevant ma main.
MICHAEL : chérie je suis fatigué stp. J’ai besoin de dormir. (Bisou à la joue)
Il se retourna et ajusta la couette sur lui.
Je ne me fis aucune idée et retenta après trois jours. Il mangeait à peine mes repas et ne me faisait plus l’amour.
Avec cette attitude comment ne pas penser à ce que Rosine supposait ?
Vous aimerez aussi





