
Adieu, huit ans de promesses
Chapitre 3
J’ai calmement réglé toutes les affaires avant mon départ et j’ai vendu notre maison à prix réduit.
Le jour où j’ai remis les clés à l’agence, j’ai découvert dans le bureau les dossiers des projets de l’entreprise d’Alex.
Après un instant d’hésitation, j’ai décidé de les lui apporter.
À peine arrivée devant son bureau, j’ai entendu des rires et des conversations à l’intérieur. Il n’y avait pas que Julie et Alex, mais aussi un ami d’Alex.
Alors que je m’apprêtais à frapper, la voix de l’ami d’Alex s’est faite entendre : « Alex, les autres amis savent que toi et Léa vous êtes disputés au mariage, et ils me demandent en secret : vous êtes séparés ? »
Julie m’a aperçue à la porte. D’un ton coupable mais avec un regard provocateur, elle a dit : « M. Thomas, c’est ma faute. C’était la première fois que j’assistais à un mariage, je n’avais pas d’expérience et j’ai attrapé le bouquet, ce qui vous a fait vous disputer avec Mlle Dubois. »
La voix d’Alex s’est faite entendre ensuite : « Ce n’est pas de ta faute, c’est Léa qui est susceptible. »
Son ami a tenté de le provoquer : « Alex, cette fois tu es sérieux ? Tu as même déménagé. Tu comptes rompre avec Léa et être avec Julie ? »
Alex a fait une pause, sa voix devenant plus froide : « Qu’est-ce que tu racontes ? J’aime Léa tellement, comment pourrais-je rompre avec elle ? Je suis parti pour qu’elle réfléchisse sérieusement. Elle ne peut pas toujours faire preuve d’autant de possessivité. »
Alex n’a pas remarqué que Julie était toute jalouse à ses paroles.
« Quand elle aura fini de réfléchir, je retournerai vivre à la maison. »
L’assistant d’Alex, hésitant et prudent, a dit : « M. Thomas, voulez-vous vraiment continuer la guerre froide avec Mlle Dubois ? Hier, j’ai vu Mlle Laurent acheter une robe, et je l’ai entendue dire à la vendeuse qu’elle serait demoiselle d’honneur de sa meilleure amie dans une semaine. Sa meilleure amie n’est-elle pas Mlle Dubois ? »
L’atmosphère s’est soudainement figée.
Alex a blêmi un instant, « Pas de marié, pas de mariage. D’ordinaire, je me montre très accommodant avec elle. Cette fois, elle doit comprendre que je suis le PDG du groupe et je ne peux pas laisser toutes les décisions dépendre de ses envies ! »
J’ai posé doucement les dossiers sur le sol à l’entrée et je suis partie sans me retourner.
Le lendemain, j’ai pris mon avion pour Eryndor avec mes bagages.
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