
À l'ombre d'un doute
Chapitre 3
Partie 3 : Une entrée en la matière...
Cela fait deux mois que Cora et moi entretenons une relation secrète, j’ai du me réorganiser ; nous avons du Cora et moi, accorder nos emplois de temps. La vie ou les problèmes que Celanie et moi rencontrions à la maison ne sont plus qu’un lointain souvenir, j’accomplis machinalement mon devoir tout en pensant aux formes voluptueuses de Cora.
J’apprécie par-dessus tout, les attentions qu’elle me porte. J’aime bien la cuisine qu’elle me fait, l’ordre et l’accueil de son toit. Ce soir là, Celanie et moi avions décidé d’aller danser en boite de nuit. Nous y étions depuis plus de deux heures lorsque je sens un regard insistant sur ma personne, je lève les yeux et tombe sur le regard noir de Cora.
Celanie qui n’a rien raté du spectacle, me demande s’il y avait un problème, ce à quoi je dis non. Je me lève pour faire un tour aux toilettes et laisse Celanie avec mes effets, Cora m’y rejoins quelques minutes plus tard, je croise une Cora qui semble courroucée.
Cor : tu as une copine ?
Moi : tu n’as aucune question à poser, tu n’en as pas le droit.
Cor : mais cela fait plus de deux mois que nous avons des relations sexuelles
Moi : et alors ? Avons-nous signé un contrat d’exclusivité ?
Cor : non, mais pour moi c’était tout comme.
Moi : tu m’as bien dit « pas d’implication émotionnelle juste une relation physique me semble t’il.
Cor : c’est vrai mais…
Moi : il n’y a pas de « mais » qui tienne
Cor : Angel, pourquoi le fais-tu ? Pourquoi te comportes-tu ainsi avec moi ?
Moi : navré mais je n’ai rien à me reprocher
Cor : ok, dit-elle en essuyant rageusement les larmes qui coulent sur son visage
Je vais rejoindre Celanie qui discute avec des amies et quelques heures plus tard, nous sommes de retour à la maison. Avec Celanie tout a changé depuis ce soir là, je ne l’ai constaté que peu de temps après. Le changement s’est fait certes avec beaucoup de retard, à petits pas mais il était quand même là.
Celanie s’attelait à devenir la femme parfaite, la femme que tout homme souhaite avoir, la chambre à coucher était désormais bien rangé, la cuisine malgré tous les efforts consentis, non mangeable ; je ne savais à quoi tout cela était du mais je me frottais juste les mains.
Deux semaines après, nous étions vendredi matin ; j’étais juste entrain de me garer lorsque mon téléphone vibre, je regarde discrètement le numéro qui s’inscrit, c’est celui du Cameroun. Je décroche avec beaucoup de réticence mais je décroche tout de même.
Moi : allo
« Bonjour Angie, c’est tata Louise »
Moi : ah oui, bonjour tata comment ça va ?
« Je vais bien, n’est ce pas tu nous as oublié ? »
Moi : eukiéééé, comment tu peux dire ça, je suis là mais le travail me fatigue ; j’ai à peine le temps de respirer et me reposer.
« Même pas un coup de fil à ta tante, 5 ans aujourd’hui mon petit ; tu n’es pas sérieux, tu penses seulement à appeler ta mère. »
Moi : pardon ooo tata, pardon seulement, il faut m’excuser.
« Hummm »
Moi : comment vont ton mari et les enfants ?
« Ils vont bien, merci »
Moi : ok
« Bon, il faut que je parle sinon mon crédit va finir maintenant. »
Moi : tu veux que je te rappelle ?
« Oui, rappelle alors »
Elle raccroche, je respire un bon coup et lance l’appel.
Moi : c’est moi, tata
«Dit moi, »
Moi : oui, tata
« Tu as un peu de temps libre demain ? »
Moi : pourquoi ?
« Il faudrait que tu montes à paris dès ce soir, il faut que tu t’arranges comme tu peux et y être demain au plus tard à 7 heures du matin.
Moi : pourquoi, je travaille demain soir.
« Ta mère prend le vol de 23 heures ce soir et arrivera vers 7 heures. »
Moi : pourquoi ne m’a-t-elle rien dit ?
« C’est sensé être une surprise, tu n’es pas sensé le savoir »
Moi : ok
« Je t’enverrais tous les renseignements utiles par sms mais il faut aller chercher ta mère à l’aéroport. »
Moi : ok
« Angel, »
Moi : oui, tata
« Tu es un grand garçon, je sais que tu sauras prendre la décision qui s’impose. Je sais qu’il est parfois difficile d’accepter, de concevoir certains aspects de la vie mais il faut savoir ouvrir son esprit et ratisser large. »
Moi : tata, je ne comprends rien à ce que tu racontes
« Cela viendra, mon petit. Garde juste à l’esprit que ce n’est pas forcement négatif, tu m’as écouté j’espère. »
Moi : oui tata, tu ne peux être plus explicite ?
« Non, c’est à ta mère de t’en parler si elle le souhaite. Il aurait été souhaitable que tu te déplaces mais cela ne fut pas possible, tu t’es montré un brin laxiste. »
Moi : maman m’a fait une proposition mais j’ai déjà dit non
« Je sais, j’ai essayé de te comprendre ; j’ai essayé de me mettre à ta place, je sais que c’est difficile mais nous ne voulons que ton bien.
Moi : humm
« Tu es le seul fils, la seule trace sur terre que nous a laissé mon feu frère. C’est toi qui pérennisera le nom de notre frère, nous ferons tout pour que soit faite selon sa volonté. »
Moi :…
« Promet moi juste que tu essaieras de jouer le jeu, je ne sais pourquoi du comment mais j’espère juste que tu essaieras de jouer le jeu. »
Moi : tata, je suis un peu fatigué de tout ça. Je ne demande qu’à avoir une vie simple, une vie sans complications.
« Angel, du courage. »
Moi : humm, merci tata.
« N’oublie pas d’aller récupérer ta mère à Paris. »
Moi : ok et bonne journée tata.
Je sens une migraine poindre, ma journée commence vraiment mal, j’ai juste envie de me défouler. La vie s’évertue parfois à nous jouer des tours vous ne savez surement qui je suis, c’est aussi vrai que je ne me suis pas présenté ; je vais le faire, donnez moi juste le temps de respirer.
Je vais prendre la relève de l’équipe de nuit et travaille de façon automatique car mes pensées sont auprès de ma chère mère. Je ne sais exactement à quoi tout ceci rime mais je sens que tout cela aura une certaine incidence sur ma vie. J’arrive et commence à peine à jouir des bienfaits de la vie qu’il faille déjà sacrifier ma tranquillité.
Je travaille et à midi, Celanie me rejoint au restaurant Universitaire. Je suis fière d’elle, je fais mine de ne pas voir les regards envieux de certains collègues et de certains de ses camarades. Elle me rejoint à ma table et me fait un bisou sonore sur la joue, ce qui a le don de me faire sourire ; je pose ma main sur la sienne.
Moi : je ne sais à quoi est du tout ce changement mais j’en suis heureux
Cel : de quoi parles-tu ?
Moi : des efforts que tu fais pour me faire plaisir
Cel : c’est normal chéri, je ne suis peut-être pas une fée du logis ou une cuisinière hors pair mais je t’aime.
Moi : je t’apprécie moi aussi.
Je vois une lueur de tristesse dans son regard, vous pouvez me traiter de sans cœur mais je dis ce que je pense ; je ne peux dire ce que je ne ressens vraiment pas. Je fais une pression sur sa main, je crois voir son regard s’embuer ; j’ai juste un pincement au cœur.
Cel : ta matinée a été bonne ?
Moi : oui, merci et toi ?
Cel : ca peut aller. Angel,
Moi : oui, bébé
Cel : m’aimes-tu ?
Moi : Celanie, je t’apprécie et apprends à t’aimer.
Cel : peut-être faudrait-il prendre nos distances
Moi : pourquoi ?
Cel : je ne sais pas moi, tu ne sais apparemment pas ou tu en es.
Moi : Celanie, donne nous un peu de temps ; cela fait à peine deux ans que nous nous connaissons, je trouve que c’est encore trop tôt.
Cel :…
Moi : tu es en 3ième année de fac de médecine, on a encore la vie devant nous, à quoi bon courir ?
Cel : humm
Moi : au fait chérie,
Cel : oui
Moi : ma mère effectuera un séjour parmi nous
Cel : ah bon ? Mais c’est bien, je vais enfin la rencontrer
Moi : voilà, je vais aller sur paris dès ce soir. Je vais dormir chez un ami sur place et je la récupère demain matin.
Cel : ok, je vais donc faire un petit ménage à la maison et vider notre chambre ; nous dormirons au salon.
Moi : ok et chérie,
Cel : oui
Moi : merci
Cel : je vais devoir y aller, tu fais un bon voyage
Moi : merci mon cœur.
5 heures plus tard après avoir fait un détour par la maison pour prendre des vêtements de rechange, je me mettais enfin en route pour la ville-lumière.
Si seulement je savais que c’était là, le début d’une tumultueuse aventure…
Vous aimerez aussi





