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Couverture du roman   VENGEANCE II : Le retour du Cheikh !

VENGEANCE II : Le retour du Cheikh !

Dans ce second tome, le poids des souvenirs agit comme une malédiction tenace. Alors qu'elle espérait se reconstruire loin de ses tourments, les ombres de son passé ressurgissent pour briser son âme déjà fragile. Des vérités cruelles menacent d'éteindre l'ultime lueur d'espoir qui l'habitait encore. Face à cette haine dévastatrice, le puissant Prince parviendra-t-il à la protéger et à la sauver de l'abîme ? Une lutte intense commence entre vengeance et rédemption.
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Chapitre 1

Quatre mois.

 Voilà le temps qu'il a fallu à Akmar pour gagner son combat contre la mort et c'était loin d'être une partie de plaisir. En ouvrant les yeux il avait beaucoup de mal à lever les bras. C'était les séquelles qu'avait laissé la balle. Mais c'était un guerrier, et s'il avait pu ouvrir les yeux alors il serait de nouveau capable de tenir son épée.

 Un an s'était écoulé depuis son réveil aussi étonnant que réjouissant. Farès avait géré le reste en attendant ou du moins en espérant qu'il se réveille. Il avait eu plus de soutien qu'il aurait cru. Ilyas le servait sans réserve et les conseillers ne contestaient pas ses décisions. Il était le souverain-désigné par Akmar lui-même tout de même.

Qui oserait ! Nabila et son fils étaient sur le point de ruiner totalement les relations du royaume avec les pays étrangers. Farès Il était absolument prudent face aux décision qu'il s'apprêtait à prendre. Il avait tenu bon et a présenté ses débuts de projet à Akmar qui avait dû faire six mois de rééducation. L'enfer, il l'avait déjà vécu. Il était encore en vie et vraiment, il se demandait pourquoi. Il a dû réapprendre à se servir de ses mains et il n'y avait vraiment rien de marrant. De plus, son médecin avait plusieurs fois risqué la mort car faut dire qu'avec le tempérament du Cheikh...

Ce n'était pas une partie de plaisir ni pour l'un ni pour l'autre ! Dès qu'il a été en mesure de tenir son épée, Farès a dû avec le plus grand soulagement Lui rendre sa place. Ses traitements lui mettaient toujours de mauvais poils et Les migraines continues ne l'aidaient pas beaucoup à garder son calme. Il venait de remettre son pays sur les rails et ce n'était pas avec des réjouissances ! Il n'a pas eu le temps de profiter d'une royale convalescence. Il avait beaucoup trop à faire et chaque jour il maudissait un peu plus Ces tyrans qui avaient mis autant le pays en danger ! Enfin capable de régner, il avait dû modifier quelques lois comme la décapitation. Le livre des décapités s'arrêtait aux premiers décapités de Akmar et bien entendu les derniers ! Il ne voulait plus que le sang coule de cette façon. Pas que son cœur s'était soudain adouci, Loin de là! Simplement il trouvait ces méthodes d'exécution archaïques. Il était le nouveau souverain, il devait apporter une Dose nouveauté dans tout ce qu'il faisait. Il se plongeait littéralement dans le travail pour éviter de penser, évider de réfléchir, éviter de Regretter car même si son attitude montrait le contraire, à aucun moment Alayaäna n'était sortie de sa tête ! Sa petite protégée... Cela faisait plus d'un an. Elle avait peut-être commencé une nouvelle vie, elle l'avait peut-être oublié et complètement effacé. Mais lui en avait t'elle voulu de l'avoir laissé partir ? Lui avait-elle pardonné ? Ses questions restées en suspend le tourmentaient jours et nuits, il n'y avait qu'une seule façon de trouver la réponse pourtant il se l'interdisait. Elle était sûrement plus heureuse sans lui... Il se leva immédiatement sourcils froncés et poings serrés. Il n'y avait rien qui pouvait le rendre Plus incontrôlable que d'imaginer Cette femme heureuse aux côtés d'un autre.

Non!

Les conseillers autour de la table ne comprirent pas mais personne n'osa en placer une. Akmar était devenu facilement irritable et extrêmement dangereux. S'éloigner d'Alayaäna Avait été une grande et douloureuse épreuve pour lui. Qui y'aurait cru? C'était incroyable comment il avait été affecté par son départ. Chaque nuit, s'il ne revoyait pas Nabila et Kaïs perdre la vie, et bien ses pensées s'orientaient inévitablement vers Celle qui pénétrait avec une extrême facilité son Cœur en titane. Il s'était juré de la retrouver mais après des récentes épreuves, il se demandait si finalement elle n'était pas mieux sans lui et son indifférence! Il grogna tel un animal, les yeux rivés sur la mère de sable...

Farès- Monseigneur, Vous souhaitez, que cette pièce reste isolée? La voix de Farès orienta ses pensées vers ce plan de rénovation sur la table.

Akmar- Je veux que toute la zone reste isolée. Répondît-Il d'une voix tranchante Avant de sortir.

Depuis son réveil, il n'avait pas bougé du désert. Il ne ressentait pas l'envie de retourner au palais, alors il gouvernait depuis sa royale tente. Peut-être parce que le palais lui rappelait des mauvais souvenirs, ou parce ce désert... cette tente lui rappelait sa bien-aimée Alayaäna...

Vivre avec des souvenirs est une terrible malédiction.

 Il voulait rénover entièrement le palais du sol au plafond. Il voulait que cet endroit change d'aura. Mais suffisait-il de quelques travaux pour y effacer toutes les atrocités ? Il l'espérait, mais n'arrivait Toujours pas à se résoudre à redonner vie à l'aile Est. Il avait l'impression qu'il effacerait les souvenirs qu'il avait d'elle, bons ou mauvais il ne voulait pas qu'ils quittent son esprit.

Les travaux touchaient pratiquement à sa fin et il avait finit par accepter qu'on rénove les chambres de cette Aile, ainsi que les couloirs mais la zone du drame, il ne voulait ni qu'on y touche, ni qu'on s'en approche. Pour ça, il était toujours aussi catégorique.

Il s'approche de l'enclos et siffle à Shaykh.

Quelques jours seulement après son rétablissement, il était parti à sa recherche. Ce Cheval était comme une partie de lui : Sombre et indomptable. Ça n'avait pas été facile de dompter de nouveau cet étalon sauvage mais il avait réussi car ils étaient comme connectés.

Il caresse sa crinière avant de repenser de nouveau à Alayaäna. Shaykh l'avait probablement sauvé la vie, mais pourtant il était allé le chercher lui... plutôt qu'elle. De quoi avait-il peur? Qu'elle ne veuille pas de lui? Qu'elle le rejette ?Après tout, c'est comme ça qu'elle avait dû se sentir quand il l'avait renvoyé chez sa sœur ...

Chef- Tu semble toujours aussi perturbé! Remarqua t'il.

Akmar- Arrêtez de jouer au médecin, le jeu est fini depuis bien longtemps.

Chef- Eh bien je n'ai pas cette impression, Tu dors au moins? Depuis que tu t'es réveillé j'ai la nette impression que tu n'as plus jamais fermé l'œil et cela ne me donne pas la satisfaction de savoir que je t'ai guéri.

 Akmar se retourna en évitant son regard.

Chef- J'ai l'impression de t'avoir aidé à t'enfoncer!

Le Cheikh lui lança un regard qui renvoyait des éclaires mais Yader ne se tût pas.

Chef - Tu n'as plus jamais remis les pieds au Palais, tu ne t'ai même pas présenté au peuple, tu retarde volontairement ton intronisation, tu refais tout le palais en conservant soigneusement cet espace de prédilection.  

Akmar- Qu'est-ce que tu veux Yader! Grinça t'il.

Chef- Je veux comprendre pourquoi tu continue à te punir.

Akmar  - J'ai du mal à trouver le sommeil, je suis assez convaincant ? S'emporta t'il.

 Yader Expira.

 Évidemment qu'il n'était pas du tout convaincant! Il en était même loin. Il était encore tourmenté et ce, par beaucoup de choses! S'il avait réellement du mal à dormir, il aurait demandé une aide médicale, des pilules ou n'importe quoi mais à la place, il se noyait dans son travail, camouflant et refoulant toutes ses émotions !

 Chef- Ce que vous faites est loin d'être la solution Akmar.

 Akmar - Votre avis sur la question m'intéresse peu! Il passa à côté de lui mais sur le point de s'éloigner :

 Yader- Si vous voulez commencer à guérir vous devriez commencer par ramener cette jeune femme que vous avez laissé partir.

Akmar sentît tout son corps se rétracter. Il serra les dents pour éviter de s'énerver et se retourna mais ne pu pas porter la main sur lui. Pas parce qu'il était son aîné, mais parce qu'il avait beaucoup de respect pour ce chef et il se refusait de bafouer ou même insulter son autorité de cette façon.

 Akmar - Ne t'avise plus de parler d'Alayaäna! Gronda t'il le regard noir.

 Avec cette attitude, il ne fît que confirmer les craintes de Yader. Il ne se rendait sûrement pas compte à quel point le départ de cette jeune femme l'avait fait plonger. Il avait soudainement basculé et pas en mieux. Tout ce qu'il faisait, la torture qu'il s'infligeait c'était pour essayer de se convaincre qu'il n'avait pas besoin d'elle. Mais c'était raté! Ce manque énorme, ce vide immense s'était transformé en une violente Frustration. Il ne parvenait pas à la sortir de sa tête. Il avait besoin d'être Rappelé à l'ordre.

 Chef- Vous avez besoin d'elle, vous êtes très attaché à elle c'est évident ! Beaucoup plus que ce que vous croyez et cela vous dépasse et je peux le comprendre. Mais si vous voulez réellement vous faire une idée, vous avez besoin d'elle, vous avez besoin de la voir et de la retrouver. Je sais que vous en brûlez d'envie !

 Akmar ne se contrôla pas.

Il avait du mal à accepter la vérité qui était qu'il l'avait probablement perdu. Sa convalescence avait été plus longue et plus pénible qu'il y'aurait cru. Il sait qu'il ne pouvait pas demander à Alayaäna de l'attendre mais du moins... au fond de lui, il espérait qu'elle l'attende. Il ne répondît rien et se contenta de retourner à la tente et vît immédiatement le cahier d'Alayaäna. Grâce à ce tas de feuilles, il se sentait proche d'elle même le temps d'un instant. Il lui avait fait une promesse ... Une promesse qui n'en était pas vraiment une mais une promesse!

 Seulement, valait-il la peine qu'il la tienne ? Il prît le cacher dans sa main avant de le ré-déposer. Sa rage et sa frustration devait redescendre. Il ne voulait pas prendre de décision à la hâte.

Mais s'il s'avérait qu'elle soit comblée aux côtés d'un autre homme ? Il serra les poings. Cette idée l'effleurait un peu trop souvent et à chaque fois il se demandait comment il réagirait. Mais il le savait déjà car depuis le début, ce sentiment de possessivité qu'il avait envers Alayaäna lui obstruait son air. Il battrait sûrement cet autre homme à l'agonie ! La jalousie ronge mais la possessivité elle, rend fou et parano et manifestement le Cheikh était les deux...

 Nul ne savait de quoi il était absolument capable. De quoi il serait capable pour Récupérer Alayaäna.

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