
Unfaithful woman
Chapitre 3
Suite 1 du chap 2:
Deux semaines écoulées, Arnold et moi sur facebook, c’est la passion que tu veux voir dans nos messages ? je passais mon temps à sursauter quand quelqu’un passait derrière mon écran,nous avions envie l’un de l’autre à un point…Mon homme me laissait indifférente, quand nous faisions l’amour,je pensais à Arnold, Mon mari a ressenti mon éloignement, je ne gérais même plus ses rentrées tardives,je ne l’appelais plus en plein boulot pour lui dire des « je t’aime » à tout va, il m’offrit un super parfum, une robe, des sandales fines et dorées, en moins de 10jours,mais je ne pensais qu’à Arnold. J’étais au lycée.Et j’attendais impatiemment notre prochain rendez vous, qui ne tarda pas.
Arnold devait venir pour la finale vétérans de basket ball qui devait avoir lieu au collège De La Salle,et ce weekend là, Pat devait se rendre à un deuil, normalement je devais l’accompagner, mais une collègue en congés et des urgences à rattraper, j’étais prise tout l’après midi de samedi.
J’exultais,je pris les devants, réservai une chambre dans un hôtel , mon corps le réclamait,j’avais déjà tout prévu, mes filles iraient chez leur tante à Bonabéri passer le weekend avec leurs cousines,on était vendredi soir,il était arrivé à 18h, embouteillages aidant, à hôtel à 20h,Pat lui partit plus tôt l’après midi de vendredi pour le village avec le cortège juste après la mise en bière… Du coup, j’avais carte blanche pour me concocter un super rendez vous avec Arnold, sans souci, sans accroc…une nuit de vendredi et une matinée au lit de samedi, le programme était tracé.
Comme il y avait près de cet hotel un complexe sportif, avec une salle de sport,j’avais prévu qu’après l’effort primaire, je ferais un effort secondaire, du coup, je pris avec moi, ma tenue de sport et l’équipement qui allait avec ! Bien entendu, je laissai ma voiture à la maison, et pris un taxi-course comme à mon habitude.
Me voici devant la porte, je suis si heureuse de le retrouver enfin, je vais pouvoir discuter avec lui de tout, de rien, avant de… Pat ouvre :
-Lui : j’ai ressenti ta présence…
-Moi : Carrément ! toi alors…(gênée, comme d’habitude…)
Il me laisse entrer tranquillement cette fois, il était entrain de défaire ses bagages sur le lit, ses affaires de sport jetées pêle-mêle sur le lit,une douce musique , du jazz s’il vous plait (jonathan butler) en fond sonore, le genre de musique qui te ramène droit dans les souvenirs, qui te fait savoir que le moment que tu passes est unique, précieux, magique, et çà l’était… Arnold esquisse un pas de danse et se retrouve face à moi, soulève mon menton, m’effleure les lèvres des siennes, me cambre la taille de ses mains,me fait tourner sur moi-même et nous nous mettons à danser un slow langoureux. Je ne sentais plus mes pieds,le sang battait contre mes tempes et mes mains moites glissaient entre les siennes, il embrasse chacune de mes oreilles, le cou, la naissance de la poitrine, je ressens contre mon ventre son désir grandir, il me fait arriver dans la salle de bains, toujours en dansant et en m’embrassant,défait lentement mon chemisier et ma mini culotte de lin bleu et…je pousse un cri de surprise,il a ouvert l’eau et nous sommes sous la pomme de douche !!!!!
Le genre de baisers qu’on fait sous la douche là, avec mon homme je ne l’avais jamais fait, tout espace apparemment est propice à l’amour, je le découvrais…çà avait un goût…massaaahhhhh !!!!
Le temps que je me rende compte qu’il m’avait portée et coincée contre les carreaux de la douche,sans même enlever ma petite culotte, j’ai eu juste le temps de m’agripper à ses épaules, enrouler mes jambes autour de sa taille, qu’un ballet digne des piroguiers Sawa pendant le Ngondo sur leur pirogue commença… les carreaux là entraient même déjà dans mon dos,mais à l’heure là, je ne sentais plus rien,je n’avais jamais eu le genre de sensation ci, j’étais dans un autre monde je m’envolait et je redescendais sur terre, j’ai commencé à trembler et à pleurer, mon corps ne m’obéissait plus, tous mes muscles ne m’appartenaient plus, j’ai ressenti un liquide chaud m’envahir de l’intérieur,j’ai vu comme des étoiles et un éclair, et j’ai crié de plaisir, je venais pour la première fois, de jouir, complètement, graduellement, sans être stoppée par un faux geste, un faux mouvement ou un changement de cadence… j’étais aux anges, et le plus beau, c’est que lui, a pris son plaisir,juste après, tellement heureux que j’aie eu le mien avant lui !
C’était donc çà avoir un plaisir de femme !! Jusque là je n’avais eu qu’une infime partie de cette sensation je pensais y être déjà, mais non je venais de me rendre compte qu’il y avait une partie cachée de l’iceberg que je n’avais pas encore vue, et Arnold était prêt à me la montrer… Alors, pendant qu’il me serrait contre lui, j’ai pleuré, pleuré de joie et de tristesse ! oui, tristesse parce que je ne l’avais jamais ressenti avec l’homme avec lequel j’avais décidé de passer le restant de mes jours, et çà, c’était flippant !!!!
Nous avons mangé, pris un verre de champagne envoyé par l’hôtel comme bienvenue,encore dansé,et épuisés, nous nous sommes endormis. Lui il avait un match à livrer le lendemain et moi je venais de l’épuiser…
CHAPITRE 3 :
On s’est retrouvés le samedi matin, super soleil qui filtrait au travers des rideaux de la chambre, un coq mal intentionné s’est mis à chanter pour briser l’instant magique où je m’étirais dans les bras…
Et la malchance ne s’est pas arrêtée là, ah non, pas du tout, elle s’est même rapprochée dangereusement de moi !!! See me Balock, n’est-ce pas voilà mon téléphone qui sonne ? je suis moi zen, je regarde : Pat ! Tu as tenté le diable non ? tu vas récolter…
C’est une fille paniquée que tu veux voir ? je sautais partout comme une puce, je me tordais les mains,répondre ? pour dire quoi ? ne pas répondre, c’est encore pire…
Arnold me regarde, je lui fais signe que c’est mon mari, il ne se décompose pas, il se retourne simplement pour me laisser l’intimité nécessaire pour lui parler tranquille.
Je décroche
Avoir une voix ensommeillée, celle qui vient à peine de sauter du lit, mon cerveau fonctionne à mille à l’heure, le tour ci, c’est cuit, j’ai du mal à mentir dans le genre de situation où je ne sais pas exactement à quoi m’attendre…je suis dans la m….
-Allô, chéri ? tu as bien dormi ?
-Pat : Oui çà va, tu es où ? (mama ! vite vite comme çà ? laisse moi-même le temps de réfléchir non ?) j’ai appelé au fixe de la maison, personne pour répondre, le gardien me dit que tu n’es pas rentrée depuis hier soir et que ta voiture est au parking ! à quoi tu joues là, tu es où ?
-Moi : Mais…(je réfléchis au quart de seconde, je me rappelle que j’ai pris mes équipements de sport) je suis sur la route pour aller au sport là…(je me rends compte qu’il n’y a pas de bruit autour de moi, je guette Arnold qui me fait signe d’aller vers le balcon, pour le bruit des voitures) ékié qu’est ce qui t’arrive Pat ? (il n’y a pas assez de bruit au balcon, Arnold ouvre la porte de la chambre me montre le hall qui donne sur un espace plus ouvert, je me rends compte que je n’ai que le drap du lit sur moi, je jette le téléphone sur le lit, j’essaie de m’habiller, je tombe)
-Pat : Allô ???
Je raccroche, pour faire genre la communication est mauvaise.
Arnold m’aide à retrouver mes fringues, me tend le téléphone,c’est à ce moment que le sien sonne aussi, il regarde, je comprends dans ses yeux, c’est sa femme !! il va dans la salle de bain, je cours dans le hall, je compose le numéro de mon homme :
-Pat : Allô ? mais tu me prends même pour qui ? tu me raccroches au nez ?ne t’amuse pas avec moi, j’attends que tu me répondes, vas-y, ment j’écoute !
-Moi : Mais…je viens de te dire, je suis entrain d’aller au sport, et pour la coupure c’est le réseau qui dérange, toi-même tu connais MTN non ? (il y avait franchement les bruits de klaxons de quelques voitures qui filtraient,je sentais combien Pat était attentif au moindre bruit autour de moi, je croisais les orteils pour qu’il me croie…)
-Pat : Depuis quand tu laisses ta voiture pour aller au sport, hein ? et pourquoi le gardien ne t’a pas vu de toute la soirée ? tu peux me dire ? cesse de me prendre pour un con, ok ?
-Moi :J’ai voulu faire le trajet à pied pour me mettre en forme, c’est une faute ? (là je me fâchais moi déjà, hein ?) et ton gardien saoulard que tu as pris là, je t’ai déjà dit qu’un jour on va nous braquer, tu le laisse toujours, non ? je suis revenue sans la voiture puisqu’elle me dérange depuis hier après-midi, une collègue m’a déposée et je suis entrée avec mes clés, le bon monsieur dormait lui,je l’ai même réveillé est ce que le bili bili des toupouri là voulait alors sortir de ses yeux ? ce matin je suis sortie très tôt comme les filles sont à Bonabéri en weekend… tu veux encore que je te dise quoi ? hein ? c’est même comment avec toi ce matin ? (j’étais contente, je retournais la situation,et les voitures faisaient de plus en plus de bruit dehors…)
-Pat : En tout cas, on se voit à la maison,je rentre à 13h dès qu’on fait l’enterrement.
Vlan ! il raccroche !!!
Massahhhh !!! La sueur froide partout sur moi ! tu penses que j’étais encore par rapport à Arnold ? je faisais moi mes affaires comme BipBip, il me disait seulement :
-Calme toi, calme toi, çà va s’arranger…
Me calmer hein ? Hum, il sait même de qui il parle ? Papaaaaahhh mon homme a 1m90, baraqué la magie, s’il attrape seulement mes deux poignets avec sa main, je ne peux même plus bouger… s’il se doute un seul instant que je le trompe, mieux je back chez moi faire une fois mes affaires parce que s’il me trouve il va sauf QUE me tuer !!!
-Moi : Pardon Arnold, quand c’est comme çà on fait comment ? je suis morte ooohhh !! le gars là ne me crois pas, je te jure…toi qui est un mec tu penses que je dois faire quoi pour qu’il me croie ?
-Lui : déjà, je t’ai dit de te calmer. Ne réponds plus à ses appels, tu es au sport ! enfile ta tenue de sport que tu as « vraiment » amenée, fais tes affaires,rentre chez toi, et silence radio pour nous deux, jusqu’à ce que tout se calme un peu dans son cœur… tant qu’il n’a pas de preuves, il ne peut rien contre toi. A toi d’être convaincante…
Il sourit, il me prend le visage dans les mains :
-Est-ce que tu te rends compte que ma femme aussi vient de m’appeler ? elle voulait savoir si j’ai bien dormi…mais je sentais bien qu’elle épiait chaque bruit suspect !
-Moi : tu vois alors ce que je t’avais dit ? on ne va pas s’en sortir à ce rythme là, je préfère qu’on arrête tout, on va se faire du mal pour rien…
Les larmes faciles que j’ai là ont alors commencé à couler, mon nez coule, mes yeux coulent, les sanglots coupent ma poitrine, il me tient contre lui, caresse mes cheveux, mon visage et m’embrasse chastement sur la bouche.
-Vas-y Glo, ma princesse, on a tous les deux une relation à préserver avec nos moitiés, je suis désolé pour tout, mais je ne regrette pas un seul instant passé avec toi, je garderai le contact avec toi, mais je ne te garantis pas que je saurai me passer de ta peau et de ton corps, je vais lutter, mais mon cœur et mon corps te réclameront toujours…
Je cours comme une folle, la réceptionniste a dû croire que quelqu’un a essayé de me violer, car je pleurais en cachant mon visage, qu’on ne me reconnaisse surtout pas !!! Je marche, en essuyant mes larmes, mon pas s’accélère, je transpire, en fait je fais du sport là !!!
Je marchais à l’aveuglette, avec colère comme pour me punir d’avoir cédé, comme pour enlever avec ma sueur toutes ces étreintes, cette passion, cette découverte. Je ne regardais pas devant moi, j’ai juste senti le choc derrière moi, me voici au sol, une belle Yaris bleue vient de me cogner, je suis étalée, secouée, mais pas blessée ! je me relève très en colère prête à très mal insulter le chauffard qui a réussi l’exploit de me renverser en plein trottoir…
Le bon Monsieur sort lui, en tenue de sport,il vient vers moi mais les curieux étaient déjà autour de moi pour voir si j’allais bien, je n’arrive donc pas à voir son visage :
-Faites là s’asseoir, ne la laissez pas marcher seule !!!
Je sens des mains qui m’empoignent de force, on m’emmène à côté d’une vendeuse de pastèques là,on m’asseoit, on me ventile même ! Tsiuppp on vous a dit que j’étouffe ? laissez je termine avec le chauffard là dis donc !
Le chauffard en question, arrive, quand je lève les yeux pleins de colère, je rencontre ceux, ténébreux et profonds de…non, c’est pas possible !! Marc !!!
Marc !! Mon amour d’université, celui qui m’a permis doucement d’oublier Arnold, celui qui m’a guidée dans ce Douala où je ne connaissais rien, il a veillé sur moi comme un grand frère jusqu’au jour où, l’intimité aidant, m’a rendue femme. Et là l’amour est né, timide, fragile, apeuré par la déception pour moi, tendre et protecteur pour lui, car j’étais sa cadette de 7 ans…
-Marc : Mais…Gloria,c’est toi ? Mon Dieu, j’espère que tu n’as rien de grave… je suis désolé, tu as mal ? allons, je t’emmène à l’hôpital…
-Moi : Non, çà va, j’ai juste un peu mal à la cheville là, mais çà ira
C’est à ce moment que j’entends quelqu’un dire :
-Hey Gloria, çà va ?
Je vois au dessus de ma tête, Gael, le cousin de mon mari, en tenue de sport.
-Gael : J’étais juste en face de toi quand c’est arrivé,j’ai même essayé de te faire signe quand tu allais dangereusement vers la chaussée, mais rien heureusement que le type ci t’a même évité hein ?
Hum, voyez-moi les choses, donc j’étais moi comme une Bertha la folle en route entrain de marcher, et Marc m’a même seulement esquivée hein ? Tu me vois alors le ballock ? c’est surement un signe de Dieu pour que j’arrête mes histoires là avec Arnold hein ? mais est-ce que c’est alors bien, Dieu, quand tu fais tout çà pour me protéger, et que ensuite tu t’arranges maintenant à mettre sur ma route Marc ? je connais le djo ci, il ne va plus me laisser maintenant, depuis que j’ai réussi à l’éviter là, je m’en sors, maintenant qu’il m’a retrouvée, je vais encore vivre ?
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