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Couverture du roman Une Nuit dans l'Ombre

Une Nuit dans l'Ombre

Sanila a commis l'irréparable : une nuit passionnée avec un étranger alors que son union diplomatique approche. Ce mariage est pourtant l'unique espoir de paix entre deux nations rivales. Si sa trahison éclate, la sentence de son père sera sans appel : la mort. Coincée entre le devoir et la peur, la princesse fait face à une réalité terrifiante. Son ventre s'arrondit, rendant sa grossesse impossible à dissimuler. Le secret qui la ronge menace désormais de tout embraser.
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Chapitre 3

PARTIE 3

Le souffle court, je colle mon dos contre un arbre pour me dissimuler. Je me penche légèrement pour regarder derrière le tronc ; je veux m’assurer qu’il ne m'a pas vu.

C’est la première fois que je reviens ici après presque trente lunes.

Une, deux, trois grandes inspirations… Soudain, une main se pose sur mon coude.

Je hurle de terreur.

Lui: je t'ai vu depuis le début.

Le cœur battant, je le regarde s'éloigner un peu de moi.

Lui: cela faisait longtemps.

Ce faisant, il penche la tête en arrière, et je vois enfin son visage. Je retiens mon souffle et si j'avais eu le moindre doute sur ses origines il disparaît à ce moment précis.

La beauté de l’inconnu n’est pas celle d’un homme. Les nuages avaient beau assombrir le ciel, je vois la symétrie parfaite de ses traits. Sa mâchoire est forte, ses lèvres ont une ligne sensuelle, et ses pommettes sont hautes et emplies de noblesse. On aurait pu croire que la main précise d’un artiste avait dessiné son visage sans laisser à la nature la possibilité d’y ajouter ses imperfections.

Avec des yeux sombres et perçants, des sourcils droits et noirs et la carrure d’un guerrier, l’inconnu me donne l’impression que les hommes les plus beaux de mon village ressemblent à des lépreux.

Lui : tu veux faire de ça une habitude en venant ici espérant m’y voir ?

Moi : je… je suis ici, pour… m’évader, m’oublier

Lui : qu’est-ce qui peut autant tourmenter une jeune femme ?

Moi : humm si vous saviez.

Lui : dis moi en plus, peut-être je comprendrai.

Moi : j’en doute.

Lui : dommage.

Moi : pourquoi être aussi mystérieux ?

Lui : que voudriez vous savoir à propos de ma personne?

Moi : déjà votre nom.

Lui : autre chose ?

Moi : vous faites partis des guerriers ?

Lui : on peut dire ça.

Tchipp, est-ce une réponse ça ?

Moi : êtes vous marié ?

Il semble crispé un instant avant de tourner le regard vers ma direction.

Lui : pourquoi cette question ?

Moi : juste comme ça.

Lui : non

Moi : bien.

Je ne sais pas ce que je pourrais ajouter après ça. Je ne sais même pas pourquoi j’ai posé cette question. Je suis de plus en plus perdu dans cette histoire. Au début je cherchais un moyen d’en savoir plus sur lui pour pouvoir me venger mais maintenant je ne sais plus pourquoi je suis revenu ici.

Un coup de tonnerre me fait sursauter de surprise, mais lui reste calme avant de se retourner pour me dire.

Lui: tu ferais mieux de rebrousser chemin puisqu'il va pleuvoir très bientôt.

À peine avait-il terminé qu'un tonnerre résonne de nouveau et un éclair déchire les cieux, une pluie battante tombe avec violence.

J'essaie de me réfugier sous les arbres mais il n’y a pas assez de place pour m’abriter tout entière et des gouttes froides s'abattaient sur ma peau.

Je m'aperçois avec inquiétude que la pluie risque de devenir plus dévastatrice. Je me mets automatiquement à courir sans réfléchir tellement la pluie bat fort.

Immédiatement, ma tenue fut trempée par la pluie et une branche faillit me faire tomber.

J'en perds le souffle, mais parvient à me retourner. En luttant contre le vent, je me mets à grimper, déterminée à échapper à la pluie qui fait rage.

Aveuglée par la pluie, je tends la main vers un escarpement, mais au lieu du froid de la nuit, je rencontre quelque chose de chaud, quelque chose qui se referme sur ma main avec une force extraordinaire.

Une main masculine.

J'en perds le souffle, j'ouvre plus grands les yeux et malgré la pluie aveuglante, je le vois Lui penché sur moi , il me regardait.

Mon cœur tambourine à la cadence d’un hymne de combat dans ma poitrine, et j’ai l’impression que ma peau brûle de partout. Je ne vois que ses lèvres, à la forme si élégante, à l’air si douces…

Waouh.

Il me prend dans ses bras et bondit de plusieurs mètres en arrière en me serrant bien en sécurité contre sa poitrine. Il est pressé contre moi, et c’est enivrant. Je peux sentir les effluves sensuels et la chaleur provenant de son grand corps.

Je commence à me débattre en comprenant le risque de cette proximité et lui aussi se rend compte qu’il me tient toujours dans ses bras. Il me relâche de son emprise pour me permettre de mieux respirer. Je le vois se mettre à m'examiner et je me rends compte que je suis presque nue avec ma tenue trempée et ajustée.

Lui: il faut nous en aller, quitter la forêt.

Je continue à me débattre, mais il n’en tient aucun compte et me garde serrée dans ses bras tout en marchant vers les collines qu’il voyait au loin.

Moi (d’une voix tremblante) : où m’emmenez-vous ?

Je ne suis nullement calmée malgré les efforts qu'il fait pour me rassurer.

Lui: Je vous emmène au chaud et en sécurité. Vous n’auriez pas dû sortir.

Moi: Tout ira bien si vous me lâchez.

Je le repousse une nouvelle fois et essaye de me dérober à son emprise. Il pousse un soupir et presse le pas sans tenir compte de ma faible résistance.

Moi: Je vous en prie, posez-moi par terre.

Je semble retenir son attention.

Lui: vous avez peur ?

Bien évidemment que oui, il me terrifie, il fait deux fois mon poids, bon Dieu.

Moi: euh...non

Il rit et son rire se mêle au bruit du tonnerre, je sens alors qu’il cesse de marcher pour se mettre à courir.

Il faut que je sache où il pense m’emmener.

Après quelques minutes, je comprends qu’il se dirige vers les collines qui se trouvent à l’est de mon village. Il y a une grotte à cet endroit. Peut-être espère-il s'abriter ?

Que veut-il faire de moi ?

J'ai mal au ventre et je sais que c‘est autant par anxiété qu’à cause de la vitesse à laquelle il courait. Mes servantes devaient déjà s’inquiéter pour moi.

Lui: Nous y voilà, dit-il en me faisant sortir précipitamment de ma rêverie, et je vois que nous étions déjà arrivés devant la grotte. Il s'arrête et me posa par terre.

Il ne m'avait toujours pas lâchée, ses grandes mains me tiennent la taille et ma respiration s'améliore quand je me penche la tête en arrière pour croiser son regard sombre. Debout devant lui, je ne lui arrive qu’au torse.

Je suis stupéfaite de constater que je ne ressens pas uniquement de la peur. Il y a une étrange sensation qui est en train de se diffuser au plus profond de mon être, une source de chaleur qui accélère mon pouls et me fait mal aux entrailles de la plus étrange manière.

Moi: Pourquoi m’avoir amenée ici ? Que voulez-vous faire de moi ?

Je tente de garder une voix ferme tout en continuant de le repousser. Sa chair est dure sous mes mains, mais sa peau douce et chaude au toucher.

Je suis soulagée de constater qu'il m'avait relâchée et avait reculé de quelques pas.

Lui: Pour le moment, je veux que nous allions nous sécher et nous réchauffer.

Sa voix semble tendue, comme s’il souffrait. Mais avant que je ne puisse demander pourquoi, mon regard tombe sur le bas de son corps et je suis si choquée que j'en perd le souffle.

Il est en pleine érection et son énorme verge dur se dresse sur son ventre plat et musclé.

Le souffle coupé, je recule à mon tour, mais il s’était déjà détourné.

Mes genoux commencent à trembler et je recule d’instinct de peur mais est stoppée par l’écorce humide de pierre auquel je me retrouve adossée, et me retourne pour m'enfuir en courant, souhaitant m'échapper.

Je ne fais pas plus de deux pas que ses mains resserrent leur étau sur mon bras et m’obligent à me retourner.

Lui: N’ayez pas peur

Moi: Q-qu’est-ce que vous me voulez ?

Je claque des dents et ne sais pas si c’est de peur ou de froid à cause de la pluie et du vent.

Lui: Chut, tout va bien. Entrons nous réchauffer.

Et en posant un de ses bras musclés sur mon épaule, il m'attire contre lui et m'entraîne vers la grotte.

Je tente de résister, mais en vain. Je ne peux pas davantage m’opposer à sa force qu’à un raz de marée. La terreur m'a glacé, mais il me guide déjà vers l’entrée. Dès que nous sommes à l’intérieur, je réalise que nous sommes abrités du vent et de la pluie.

Il s’avance vers moi, me prend dans ses bras et s'assit par terre en me prenant sur ses genoux. Je me raidis immédiatement et le repousse, mais il continue de me maintenir en douceur, sans me menacer, en espérant sûrement que je m’ apaiserai en voyant qu’il ne me voulait pas de mal.

Lui: Tout va bien, vous n’avez rien à craindre.

Il me disait cela si doucement en me caressant les cheveux alors que je me débats pour échapper à son emprise. Sentir mon derrière remuer sur ses genoux me dérange encore davantage.

Après deux, trois minutes je suis épuisée et cesse de me débattre ce qui lui permet de m’asseoir plus confortablement sur ses genoux.

Lui: Je m’appelle Hamid.

Je le fixe en haletant. J'avale ma salive, ma gorge fine se met à bouger.

Lui: Comment vous appelez-vous ?

Je me lèche les lèvres avec nervosité.

Moi : Je m’appelle Sanila.

Lui: Sanila. Bien, vous habitez près d’ici, Sanila ?

Je hoche la tête sans cesser d’être méfiante.

Moi: Mon royaume est à l’est d’ici.

Lui (se remettant à me caresser les cheveux) : D’accord, c’est ce que je pensais. Avez-vous faim ?

Je relève la tête en clignant des yeux.

Moi: Non

Je ressens maintenant de la curiosité et un soupçon d’ardeur féminine.

En réalisant que je le désire et en me laissant griser par le parfum de ce désir croissant, je me contracte. Tout à coup, l’air doux à l’intérieur de notre abri me semble brûlant, je ne sais pas avec quelle audace, je me mets à bouger les mains sur sa poitrine, j'ai posé les paumes sur lui sans plus tenter de le repousser.

De nouveau, je me lèche les lèvres, je vois ses yeux s’assombrirent et il semble alors incapable de se contrôler plus longtemps.

Il glisse la main dans mes cheveux puis baisse les yeux et nos regards se croisent. Ses pupilles sont dilatée, lentement, il penche la tête et s'empare de ma bouche en m’embrassant

Il a envie de moi, à en juger par la grosse verge en érection qui s'appuie sur mon derrière.

Je suis vierge, mais je n'ignore pas les mécanismes de la sexualité. J'ai souvent vu s’accoupler des animaux et Mère m'avait appris qu’il en allait de même chez les humains. Je savais aussi que je ne devais m'accoupler qu’avec mon mari. C’est une règle que j'ai toujours eu l’intention de suivre, sauf qu’il semble désormais difficile à faire en face de cet homme exotique et énergique qui me plait beaucoup trop.

En fait, cette idée me plait tellement que lorsqu'il baisse la tête pour m’embrasser j'oublie peur et tradition en m’abandonnant simplement à mes sensations.

Quand ses lèvres touchent les miennes, elles sont étonnamment douces, son haleine est chaude et légèrement sucrée comme s’il venait de mordre dans un fruit. Sa langue effleure le bord de mes lèvres et je les ouvre d’instinct. Il prend immédiatement le dessus, sa langue pénètre dans ma bouche et sa main serre plus fort mes cheveux si bien que la sensation que j'ai au plus profond de moi s’intensifie et se transforme en une étrange et intense pulsation. Je sens que mes seins sont gonflés et qu'ils deviennent plus sensibles, que mes tétons se dressent comme s’ils avaient été frottés et je sens quelque chose de chaud et de mouillé entre mes cuisses quand il approfond son baiser, presque comme s’il allait me dévorer avec sa langue.

Je laisse tomber ma tête en arrière et m’abandonne à la force de cette bouche, et je me mets à gémir tout en levant les mains pour agripper ses larges épaules. Quand il bouge sous moi et me serre plus fort dans ses bras, mon ardeur s'accroît. Sous mes fesses, je sens sa verge en érection, dure comme le fer, et savoir qu’il me désire autant me ravisse tout en me terrifiant.

J'ai entendu dire que la première fois fait toujours mal et je redoute de souffrir.

Et pourtant même cette inquiétude ne suffit pas à refroidir le feu que je sens sous ma peau. Tout en moi désire les caresses debHamid. Je suis consumée de désir pour lui et ne reconnait plus mon propre corps. Pour la première fois.

Avant que je ne puisse y réfléchir davantage, Hamid m’allonge sur le sol et me couche sur l’herbe encore humide.

Je parviens à dégager ma bouche de son emprise assez longtemps pour reprendre mon souffle puis il est sur moi et son grand corps m’empêche de voir la tempête qui continue à se déchaîner au-dehors. Il reprend ses baisers et je ne me préoccupe plus de rien.

Ses mains se promènent maintenant sur moi, de grandes mains vigoureuses et sans hésitation. Ses caresses sont savantes et expérimentées. Il ne m'attrape pas les seins tout de suite, à la place, Hamid me pétrit mon petit buste à travers ma robe et donne des petits poussés à mes tétons raidis tout en s’appuyant sur les coudes. En même temps, il m'ouvre les jambes du genou afin de se glisser entre elles et je sens sa cuisses s’appuyer sur mon sexe en appuyant à un endroit de telle manière que la tête me tourne. La pulsation douloureuse que je sens, s'intensifie encore, j'en perds le souffle sans cesser de l’embrasser, je lui serre les flancs tout en sentant la tension en moi devenir sans cesse plus violente.

Lui: Oui, voilà, jouis pour moi, chérie.

Sa cuisse bouge rythmiquement entre mes jambes et se frotte contre mon sexe à travers l’étoffe grossière de et la tension que j'éprouve s’intensifie encore. Je sens la chaleur de son haleine dans mon cou, je suis assourdie par les battements de mon cœur, je suis aveuglée et la vibration monte encore en moi. J'ai l’impression que je vais mourir, comme si quelque chose allait exploser en moi. Prise de panique, je crie le nom de Hamid, puis tout explose.

Toute la pression qui était montée semblait se détendre d’un seul coup en provoquant un plaisir intense venu du plus profond de mon être. Mes muscles intimes se contractent, je replie les orteils. Le souffle coupé, je relève les hanches pour continuer à ressentir ce plaisir, mais il s'éloigne déjà, me laissant étourdie et essoufflée.

Avant d’avoir le temps de comprendre ce qui se passait, Hamid se dégage, se lève et m’aide à me lever aussi. Une fois debout, je vacille sur mes jambes tremblantes, alors il m'enlève la tenue et la jette par terre. Je suis nue et pleinement consciente de faire face à ce grand homme en pleine érection…

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