Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman Une grossesse qui a tout changé

Une grossesse qui a tout changé

À l'ombre des falaises, Aurora, poétesse modeste, mène une vie tranquille dédiée à l'écriture. Son destin semble scellé dans sa ville natale jusqu'à l'arrivée d'Elias, un éditeur énigmatique. Leur lien professionnel dévie vers une passion profonde, bouleversant ses certitudes. Quand Elias repart, Aurora découvre qu'elle attend un enfant de lui. Face à ce secret, elle hésite : doit-elle préserver ses racines ou tout abandonner pour suivre l'homme qu'elle aime ?
Chapitres
Partager

Chapitre 3

Quelques heures plus tard, Aurora entra dans la librairie de Madame Armand, toujours son carnet à la main. La libraire, comme à son habitude, était occupée à ranger une pile de livres, mais elle leva les yeux en voyant la jeune femme arriver.

"Ma chère, tu as l'air préoccupée," dit-elle en ajustant ses lunettes.

Aurora soupira et posa son carnet sur le comptoir. "C'est cet homme. Elias Vaillant. Il me poursuit presque."

Madame Armand haussa un sourcil, intéressée. "Et qu'est-ce qu'il te veut ?"

"Il veut que je publie mes poèmes. Il dit que j'ai du talent et que mes mots devraient être lus par d'autres."

La libraire fit une pause, un sourire malicieux se dessinant sur ses lèvres. "Et pourquoi pas ?"

"Parce que ce n'est pas ce que je veux !" s'exclama Aurora, visiblement frustrée. "Je ne veux pas que mes écrits soient jugés, critiqués, ou pire... qu'ils deviennent quelque chose qui ne m'appartient plus."

Madame Armand posa une main réconfortante sur celle d'Aurora. "Je comprends tes craintes. Mais parfois, partager ce que l'on a en soi peut apporter plus de bien que de mal. Peut-être que cet homme voit quelque chose en toi que tu n'as pas encore remarqué toi-même."

Aurora resta silencieuse, son regard fixé sur les étagères pleines de livres.

"Réfléchis-y," ajouta la libraire doucement. "Tu n'as rien à perdre à au moins écouter ce qu'il a à dire."

---

Pendant ce temps, au Saint-Céleste, Clara Dumont observait Elias depuis son bureau. L'homme était assis dans le salon de l'hôtel, une pile de documents devant lui, mais son attention semblait ailleurs.

Clara, toujours en quête de nouvelles opportunités pour attirer l'attention, décida de s'approcher. Elle portait une robe ajustée qui soulignait ses courbes et un rouge à lèvres éclatant qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

"Alors, Monsieur Vaillant," commença-t-elle en s'asseyant à côté de lui, "comment se passe votre séjour ?"

Elias leva les yeux, clairement agacé par l'interruption, mais il cacha son irritation derrière un sourire poli. "Bien, merci."

"Vous semblez très occupé," continua-t-elle, ignorant son ton distant.

"Je le suis."

Clara ne se laissa pas décourager. "Si jamais vous avez besoin d'un guide local, je serais ravie de vous faire visiter les environs."

"Merci, mais je préfère explorer par moi-même."

Elle plissa les lèvres, vexée par son manque d'intérêt. Mais son attention fut soudain attirée par la feuille de poème qui dépassait légèrement de sa veste posée sur le fauteuil.

"Ce papier... C'est l'un de ces poèmes, n'est-ce pas ?" demanda-t-elle avec un sourire curieux.

Elias fronça les sourcils. "Comment le savez-vous ?"

Clara haussa les épaules, l'air faussement innocent. "Oh, Saint-Clément est une petite ville. Les rumeurs circulent vite."

Elias, maintenant sur la défensive, rangea rapidement la feuille dans sa veste. "Aurora mérite qu'on respecte sa vie privée."

Clara éclata d'un rire cristallin. "Aurora ? Cette fille est beaucoup trop renfermée pour comprendre ce que vous lui offrez. Mais vous savez, moi, j'ai toujours rêvé d'écrire quelque chose."

Elias se redressa, clairement impatient de mettre fin à la conversation. "Clara, si vous avez un projet en tête, je serais ravi d'en discuter une autre fois. Pour l'instant, je dois travailler."

Clara se leva, piquée au vif mais déterminée à ne pas abandonner. "Très bien, Monsieur Vaillant. Mais souvenez-vous, je peux être une alliée précieuse ici."

Elle partit en lançant un dernier regard appuyé, laissant Elias seul avec ses pensées.

---

De retour chez elle, Aurora observait la carte de visite d'Elias posée sur sa table de chevet. Ses doigts hésitèrent à la toucher, comme si elle brûlait. Ses pensées étaient un chaos de doutes et de questions.

Madame Armand avait peut-être raison. Mais ouvrir son univers à quelqu'un comme Elias, avec son assurance presque arrogante, lui semblait terrifiant.

Elle prit son carnet, le serra contre elle et se laissa tomber sur son lit. Ses poèmes étaient son refuge, son monde. Les partager reviendrait à se dévoiler, à se rendre vulnérable.

Elle regarda la carte une dernière fois avant d'éteindre la lumière, décidant de laisser cette question pour demain.

Dehors, la lune brillait faiblement à travers les nuages. Elias, dans sa chambre d'hôtel, observait lui aussi la nuit, pensif. Il avait croisé des talents difficiles, des personnalités complexes, mais Aurora Moreau était différente.

Et il savait qu'il ne pouvait pas la laisser disparaître.

La nuit était tombée sur Saint-Clément, enveloppant la petite ville côtière d'une brume légère. Les lampadaires diffusaient une lumière vacillante qui se reflétait sur les pavés humides. Dans l'obscurité paisible de sa chambre, Aurora contemplait la carte de visite laissée par Elias. Le nom "Elias Vaillant" inscrit en lettres noires élégantes semblait la narguer, lui rappelant qu'elle ne pouvait pas ignorer cet homme indéfiniment.

Au rez-de-chaussée, le téléphone sonna. Aurora sursauta légèrement avant de descendre en peignoir, ses chaussons traînant sur le parquet. Sa mère, Louise, déjà installée devant une tasse de thé, décrocha.

"C'est pour toi," dit-elle, tendant l'appareil à Aurora.

Aurora prit le combiné, perplexe.

"Allô ?"

"Bonsoir, Aurora," dit la voix grave et assurée d'Elias. "Je m'excuse de vous déranger si tard, mais j'ai quelque chose d'important à vous proposer."

Aurora soupira. "Je vous ai déjà dit que je ne suis pas intéressée."

"Ecoutez-moi juste une minute," insista-t-il. "Demain soir, il y a une lecture publique à la Maison des Arts. C'est une soirée dédiée aux nouveaux talents littéraires. J'aimerais beaucoup que vous veniez."

"Pourquoi ?" demanda-t-elle, méfiante.

"Pour écouter, observer... et peut-être réaliser que vos mots ont une place dans ce monde."

Aurora hésita. "Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée."

"Madame Armand y sera. Et Paul Laurent, le journaliste dont je vous ai parlé. Vous n'avez rien à perdre."

"Je... Je vais réfléchir," finit-elle par dire avant de raccrocher.

Louise la regarda avec curiosité. "Encore ce monsieur Vaillant ?"

"Oui," répondit Aurora, songeuse.

"Il semble déterminé," ajouta sa mère.

"Un peu trop, peut-être," murmura Aurora en remontant les escaliers.

---

Le lendemain, Aurora se rendit à la librairie, espérant trouver un refuge dans l'odeur familière du papier et l'atmosphère tranquille des rayonnages. Mais dès qu'elle franchit la porte, Madame Armand l'accueillit avec un sourire énigmatique.

"Alors, ma chère, vous avez décidé d'y aller ?"

Aurora haussa les épaules. "Je ne sais pas. Cet homme est... persistant."

"Et il a raison de l'être," répondit Madame Armand en croisant les bras. "Tu es bourrée de talent, Aurora. Il est temps que le monde le découvre."

"Je ne suis pas prête."

"Personne ne l'est jamais vraiment," dit la libraire en posant une main sur son épaule. "Mais parfois, il faut juste sauter le pas."

Paul Laurent entra à ce moment-là, vêtu d'un manteau usé et portant son inséparable carnet de notes.

"Tiens, Aurora !" s'exclama-t-il. "Tu seras là ce soir, j'espère ?"

Elle fronça les sourcils. "Vous aussi, vous êtes au courant ?"

"Bien sûr. Elias a fait circuler l'invitation dans tout le cercle littéraire local. Ce sera une belle soirée."

"Je ne suis pas sûre de vouloir y aller," répondit-elle, mal à l'aise.

Paul la fixa avec un mélange de sérieux et d'encouragement. "Écoute, Aurora. Il n'y a rien de mal à écouter. Et peut-être que tu seras surprise par ce que tu apprendras."

Continuez à regarder !
L'histoire devient intense ! Passez sur l'application pour continuer la lecture
Débloquer tous les épisodes
Ouvrir le site officiel

Vous aimerez aussi

Couverture du roman Du serviteur au sauveur
8.6
Depuis quinze ans, Kira sert de remède vital à Dorian de Ferrière, un vampire dont elle apaise les crises par son sang. L'arrivée d'Alix, sa fiancée, change tout. Méprisée et humiliée, Kira est traitée comme une servante indigne alors qu'on la vide de ses forces pour soigner les maux imaginaires de sa rivale. Trahie par les promesses de protection de Dorian, elle décide de fuir ce calvaire. Pour s'échapper, elle accepte un mariage sacrificiel avec Émile, le fils de la famille Dumont plongé dans le coma.
Couverture du roman Le Secret de la Nounou, la Vengeance de l'Épouse
8.0
Un appel de l'école de mon fils Jules fait basculer ma vie : son groupe sanguin révèle une impossibilité biologique. Un test ADN confirme l'horreur : Christian, mon mari, et Cassandre, notre nounou, ont échangé mon bébé à la naissance. Depuis sept ans, j'élève l'enfant de leur adultère. Trahie par l'homme que j'aime, je découvre un espoir suite à une erreur de Christian : mon fils biologique est vivant. Je le retrouverai et j'anéantirai ceux qui m'ont volé ma vie.
Couverture du roman L'enfant que j'ai porté en secret
8.8
Après avoir bâti un empire avec Adrien, je découvre son infidélité alors que je suis hospitalisée. Sa maîtresse, Kandy, m'agresse violemment, provoquant la perte de l'enfant que je portais secrètement. Malgré son sacrifice héroïque lors d'un incendie pour me sauver, mon mari ose me supplier d'épargner sa complice. Face à cette trahison ultime, mon amour s'éteint. Je ne compte pas seulement le quitter : je vais méthodiquement anéantir tout ce qu'il possède.
Couverture du roman L'épouse délaissée est une héritière secrète
8.6
Durant trois ans, Isabella a joué l'épouse soumise pour financer ses études. Le soir de leur anniversaire, Hamilton l'abandonne froidement pour rejoindre son ex. Humiliée sous l'objectif des paparazzis, Isabella chute violemment sur le verglas. Ce choc brutal dissipe son amnésie : elle n'est pas une orpheline démunie, mais une riche héritière et chirurgienne de génie. Celle qui s'est sacrifiée n'existe plus. Désormais lucide, elle réclame le divorce pour reprendre son empire.
Couverture du roman Mariage arrangé par la mafia
8.2
Arturo Vasquez, chef de la mafia espagnole, comptait marier sa fille Aiyana au Russe Ivan Volkov. Cependant, une offre supérieure de Marco Dominic Valentino change la donne : elle épousera finalement Amren, l'héritier italien. Malgré une unique rencontre avant leurs noces, l'alchimie est là. Pourtant, entre complots et périls constants, le jeune couple peine à transformer cette union forcée en un amour véritable au cœur d'un univers criminel impitoyable.
Couverture du roman Monsieur le Millionnaire, je réclame notre divorce
9.2
Après des mois d'absence, Raphaël réapparaît dans une vidéo compromettante. Mon mari s'y donne sans retenue à une autre femme : ma propre sœur, Bella. Face à cette trahison familiale atroce, ma décision est prise. Je réclame le divorce, mais ce millionnaire arrogant refuse de m'écouter, balayant mes propos avec mépris. Malgré sa colère et son refus de rompre, je dépose mon alliance et quitte notre demeure, valise à la main, déterminée à mettre fin à ce mariage toxique.