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Couverture du roman Une Femme Imbrisable

Une Femme Imbrisable

Infirmière altruiste, Natalia se rend au Mexique avec une ONG pour aider les démunis et explorer ses racines maternelles. Ouverte à l'amour, elle croise le chemin d'Andres, le chef impitoyable du gang Ouroboros. Cet homme sombre et possessif exige une soumission totale des femmes. Cette rencontre fortuite entre deux mondes opposés déclenche un conflit intense. Andres a désigné Natalia comme sa proie : il est déterminé à la posséder, quel qu'en soit le prix.
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Chapitre 2

Natalia est réveillée par les rayons de lumière. Elle se relève tant bien que mal, encore un peu dans les nuages. Elle sent une petite douleur au niveau de son estomac, mais rien d'alarmant. Un peu plus réveillée, elle commence à réaliser que la pièce dans laquelle elle se trouve ne ressemble en rien à sa chambre à l'hotel. Elle commence à stresser en se rappelant peu à peu les évènements avant son évanouissement. La grand-mère, son agresseur, la course poursuite, l'homme effrayant, le mort..

Elle ne comprend strictement pas ce qu'il se passe. Pourquoi est-elle toujours vivante ? Pourquoi est-elle ici ? Que veulent-ils faire d'elle ? Est-ce que quelqu'un la cherche ? Parce qu'elle n'est toujours pas rentrée. Sa réflexion est interrompue par l'entrée dans la pièce d'un homme qu'elle ne connait. Il lui sourit tranquillement, en lui apportant un plateau repas.

- Enfin réveillée, caramela. Tu as dormi longtemps.

Natalia tique sur le surnom. Elle connait la signification de ce mot : bonbon.

- J'ai cru que Ivan t'avait tuée par mégarde. Le patron n'aurait pas apprécié du tout.

- Pourquoi vous me gardez ici, demande-t-elle d'une petite voix. Vous ne me tuez pas ?

Il s'approche d'elle encore plus et vient s'asseoir sur le lit. Il retire les liens qui retenaient ses poignets à la tête du lit.

- Caramela, ton sort dépend de toi ici. D'à quel point, il va vouloir te garder. Mange.

- Si je ne veux pas ?

- Je te déconseille de me laisser ressortir de la pièce sans que tu ais mangé. Je suis venu pour t'assurer un bon réveil, mais le prochain visiteur ne risque pas d'être aussi compliant.

- Laissez-moi partir s'il vous plait... Je ne dirais jamais rien.... Je vous jure....

Sa voix se casse et pour la première fois, elle se met à pleurer. La situation en est de trop pour elle.

- Pour le moment, nous n'allons pas te tuer. Mange.

Natalia se sert d'un des couverts présents et se met à manger. Elle se rend compte que les couverts ne sont pas en plastique. Elle pourrait essayer de l'attaquer avec, mais elle ne sait pas ce qu'il se passe derrière la seule porte de la chambre. L'entrée par laquelle il a pénétré ici. Mais surtout, il ne semble même pas la considérer comme une potentielle source de danger. Il regarde dans le vide, lui faisant dos et la laissant manger tranquillement.

- Qu'est-ce qui va m'arriver ?

Elle ne peut rien faire de plus pour le moment que de suivre les ordres. Elle vient de finir de manger.

- A cela je ne peux pas vraiment te répondre. Il viendra lui-même t'expliquer ce qu'il attend de toi. Il la regarde cette fois-ci avec une lueur de tristesse. Il ouvre la bouche avant de la refermer. C'est mieux que tu ne saches pas encore. Le seul conseil que je puisse te donner est d'obéir. De lui obéir.

- Il veut me violer ? Je ne suis plus vierge. Elle lance cette information sans savoir si ça changera grand chose ou pas. A quoi cela lui servirait ? Qui est-il ?

- Tout ce que je peux te dire, c'est que le viol n'est pas ce qu'il y a de pire.

Ils entendent une vibration. Il sort son téléphone et décroche, le regard soudainement plus fermé et dur. Il discute quelques minutes avec son interlocuteur. Quand il raccroche, il jette un dernier regard à Natalia, avant de se diriger vers la sortie, après lui avoir annoncé que son diner lui serait apporté ce soir.

- Merci. Elle sait qu'elle aurait pu tomber sur pire. Comment vous vous appelez ?

- Lorenzo.

Il sort juste après et elle l'entend parler devant sa porte. Elle perçoit d'autres voix d'hommes, elle en conclut qu'il y a des gens devant la porte. Elle n'a aucun moyen de sortir pour le moment. Son cœur se serre en se disant, qu'elle ne reverra peut-être plus jamais sa famille et ses amis. Elle pleure en silence, avant de s'endormir.

Deux jours sont passés depuis le passage de Lorenzo. Personne n'est rentré dans la pièce, et même ceux qui lui apportent son repas, le dépose juste dans la pièce sans lui adresser la parole. Les couverts sont en plastique évidemment. Ils sont plus prudents que dans le cas de Lorenzo. Elle n'avait strictement aucune chance contre lui. Elle comprend qu'il doit avoir une certaine influence ici. Même si elle n'a aucun moyen de confirmer.

Elle ne sait pas quelle heure il est, mais quand elle entend du bruit devant sa porte, elle se dit que c'est l'heure du déjeuner. Elle se relève, attendant que l'un des gorilles devant sa porte entre et dépose le repas avant de repartir. Mais pour une fois, il dépose le repas devant elle et un sac à coté.

- Mange. Le patron veut te voir. Déshabille-toi et mets uniquement cette tenue. Je viens te chercher dans 30 minutes.

Il sort de la pièce directement après. Natalia ouvre le sac en papier et trouve une nuisette dedans complètement transparente. Il n'y a même pas de sous-vêtements dans le sac. Il est hors de question, qu'elle ne s'habille que de cela. Tout le monde pourra la voir toute nue. Elle jette le sac au fond de la pièce. Elle mange et se recouche sans hésitation.

Au bout du temps imparti, le garde revient dans la pièce. Il ne fait aucun commentaire, avant de ramasser le plateau et le sac de vêtements et de ressortir. Natalia qui respirait difficilement, est soulagé de le voir partir. Au moins elle sait maintenant, qu'ils n'ont pas le droit de la toucher ou de la violenter par exemple. Cinq minutes plus tard, la porte s'ouvre en fracas, elle se retrouve face à l'homme de la ruelle. Celui qui a tué son potentiel agresseur. Celui qui l'a assommée.

- Il parait que tu ne veux pas suivre les ordres.

Natalia change de position immédiatement. Il ne prend même pas la peine de fermer la porte derrière lui. Elle voit peut-être une occasion de s'enfuir. Elle se met débout, prête à courir comme si sa vie en dépendait. Il s'agit surement d'une tentative dangereuse, mais elle ne sait pas quand elle en aurait encore une et surtout elle n'en peut plus d'être enfermée.

- Je ne compte pas mettre cette tenue, je ne suis pas une pute.

- Tu as de la chance qu'il ait donné des ordres clairs à ton sujet pour le moment.

Il s'approche d'elle et essaie de l'attraper, quand elle se libère et évite sa prise. Elle le dépasse avant de se mettre à courir en sortant de la pièce. Elle court mais tous les couloirs se ressemblent, elle a l'impression de se trouver dans un véritable labyrinthe. Le plus surprenant c'est que la maison semble vide. Il n'y a plus personne, elle ne rencontre personne. L'impression la met de plus en plus mal à l'aise. Elle s'arrête devant une fenêtre donnant sur une partie du jardin. Elle ouvre la fenêtre et s'apprête à sauter, quand de grandes mains l'attrapent par le haut du corps, avant de la tirer à l'intérieur. Elle n'arrive pas à bouger et la voix du tueur retentit dans son dos. Il la tient, putain...

- Tu es rapide, mais cela tu vas le regretter. Natalia essaie de se détacher de son emprise mais c'est sans succès. Sa poigne est supérieure à la sienne. Il attrape ses mains et les attache avec un bout de corde, qu'il n'avait pas sur lui plutôt. Ensuite il la pousse dans une certaine direction. Ton temps est dépassé caramela, il t'attend.

Encore ce surnom, qui ne fait que plus irriter Natalia. Elle ne peut que le suivre, tout en essayant de trouver des tentatives pour fuir, mais rien. Ils traversent un couloir désert, avant de s'arrêter face à une grande porte en bois massif. Il cogne à la porte et ouvre la porte, une fois qu'il reçoit la permission. Natalia se retrouve à genou, après que son assaillant l'ait poussée dans la pièce.

- Relève-la Ivan, dit la voix qu'elle reconnait entre mille. La voix de l'homme de la ruelle. Sa voix lui semble encore plus impressionnante et claquante maintenant. Natalia apprend en même temps le nom de l'homme qui l'a amenée ici. Ce dernier l'aide à se mettre debout sans ménagement. Je peux savoir pourquoi elle est vêtue de la sorte ?

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