
UN MARI POUR LA PRINCESSE, UNE PRINCESSE EN VILLE.
Chapitre 3
Palais royal.
Les gardes de la princesse amenèrent les prisonniers et Krist au palais royal. Ce dernier était toujours inconscient. Le chef des gardes le posa à terre. La princesse alla se changer avant de revenir s’asseoir près de lui. Les gardes firent agenouillés les prisonniers et se courbèrent pour saluer le roi.
–que se passe-t-il ? Demanda le roi.
–longue vie au roi, répondit le chef des gardes. Mon roi, il s’est passé quelque chose de terrible.
–racontes-moi !
–ces six hommes ont tenté d’enlever la princesse pendant qu’elle se baignait au fleuve.
–quoi ! S’exclama le roi. Comment cela est-il arrivé ?
–ces hommes nous ont surpris et assommé, on ne sait pas ce qui s’est passé.
–ma princesse, est-ce que tu vas bien ? Demanda la reine.
–oui je vais très bien maman, grâce à cet homme. Il m’a sauvé la vie. Répondit la princesse.
–comment ? Demanda le roi.
–il a réussi à battre ces hommes tout seul, il était vraiment incroyable. Il est si fort et beaux.
–que lui est-il arrivé dans ce cas ?
–mes gardes sont arrivés et ils ont cru qu’il me voulait du mal alors ils l’ont fléché avec un tranquillisant.
–qui est le chef de ses gens, demanda le roi.
Les six prisonniers ne voulurent rien dire et le chef n’osa se dénoncer alors le roi se leva et ordonna qu’on les amène dans la chambre de torture pour les interroger et essayer d’apprendre les raisons pour lesquelles ils voulaient enlever la princesse. Les gardes du roi amenèrent alors les prisonniers. Pendant ce temps, Krist se réveille enfin.
–oh Krist, tu te réveilles enfin ! S’exclama la princesse.
–qu’est-ce qui s’est passé, où est-ce que je suis ? Demanda-t-il.
–tu es chez moi, dans le palais royal. Répondit-elle.
Krist réalise alors qu’il est prêt du roi et de la reine. Il se lève, met un genou à terre, baissa la tête et posa la main droite sur la poitrine pour saluer le roi et la reine.
–longue vie au roi et à la reine.
–tu peux te relever jeune homme !
Krist se relève et s’assied à la droite du roi. La princesse ne faisait que le regarder avec sourire. La reine compris alors que sa fille est amoureuse, contrairement au roi qui était occupé à parler avec Krist.
–jeune homme, ma fille m’a appris ce que tu as fait pour elle. Tu lui a sauvé la vie et je t’en suis très reconnaissant. Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai.
–mon roi, ne prononcez pas de telles paroles parce que vous ne pouvez pas me donner tout ce que je veux.
–bien sûr que si, tu as sauvé ma fille et aucune récompense ne pourrai être à la hauteur de cet acte mais je tiens à te remercier alors je t’en prie, demande-moi ce que tu veux.
Krist regarda la princesse qui sourit en baissant la tête.
–mon roi, ce que je veux, vous ne pourrez me donner. D’ailleurs, je n’ai pas sauvé votre fille pour obtenir quelque chose en retour.
–je sais jeune homme, mais de tels actes doivent être récompensés, c’est pourquoi je tiens à te donner quelque chose. Ne sois pas modeste, demande-moi ce que tu veux.
–très bien mon roi, puisque vous insistez, je… regardant encore une fois la princesse, je veux la main de la princesse.
Le cœur du roi manqua un battement. Il avait dit au jeune homme de lui demander tout ce qu’il veut mais il n’avait pas inclus dans tout ce qu’il veut sa fille. Cependant, il trouva les mots justes pour pouvoir apaiser le jeune homme.
–jeune homme, je… je suis désolé. Ce que tu as fait pour ma fille prouve à quel point elle serait en sécurité avec toi. Si cela ne tenait qu’à moi, alors je n’hésiterai pas à te la donner pour femme. Mais malheureusement, j’ai accepté les cadeaux d’une multitude de prétendants alors si je te la donne, une guerre éclatera et vous ne serez jamais en paix. C’est pourquoi, je regrette sincèrement mais je ne peux pas faire ce que tu me demandes, tu avais raison, je ne peux te donner ce que tu demandes, pardonne-moi !
–je vous comprends mon roi et je n’ai rien à vous pardonner. Permettez-moi juste de participer à la compétition pour avoir la main de la princesse.
–aucun souci jeune homme, tu peux y participer. Merci beaucoup jeune homme. Comment t’appelles-tu ?
–je m’appelle Kristian mon roi.
Le chef des gardes arriva et salua le roi puis celui-ci lui demanda des comptes.
–mon roi, les prisonniers on parlé, c’est le prince du royaume de Beroh qui a envoyé ses gardes pour enlever la princesse. Dit le garde !
–le prince de Beroh, avec la complicité du roi ?
–non majesté, le roi n’avait pas connaissance des agissements du prince.
–apportez-moi une feuille et une plume.
On lui apporta ce qu’il demande et il écrivit une lettre qu’il chargea son coursier d’aller la livrer au roi de Beroh. Il chargea ensuite ses gardes de mettre les prisonniers en prison. Pendant ce temps, Krist demanda à partir.
–majesté, si vous me le permettez, j’aimerai me retirer. Je suis le fils de Cédric…
–Cédric, le frère d’André ? Demanda le roi.
Oui, répondit Krist. Le roi regarda la reine qui baissa la tête.
–y a-t-il un problème mon roi ? Demanda Krist.
–non, tout va bien, on ne va pas renouer avec les blessures du passé. Répondit le roi.
–d’accord mon roi, j’ai été absent pendant très longtemps dans ce village alors pouvez-vous permettre à quelqu’un de m’accompagner chez mon père ? Demanda-t-il.
–je peux t’y amener, je connais la maison. Répondit la princesse.
–non, un de mes gardes va t’accompagner.
–père, je ne risque rien avec lui.
–mon roi, laisse-la se détendre un peu. Dit la reine.
–qui va la ramener dans ce cas ? Demanda le roi.
–je vous promets de la ramener saine et sauve mon roi.
Le roi donna alors l’autorisation à la princesse de conduire Krist chez lui, elle était très heureuse. Elle rejoint Krist et ils partirent ensemble. Ils discutèrent en chemin et Krist posa des questions à la princesse pour savoir s’il y avait des problèmes entre le roi et son père dans le passé mais la princesse n’en savait rien. Ils arrivèrent enfin chez Cédric mais il n’était pas à la maison, ni sa femme. Krist entra dans la chambre et la princesse le suivit.
–Krist, j’ai une solution pour que toi et moi soyons ensemble. Dit-elle.
–ah oui, c’est quoi ? Demanda Krist.
La princesse commençait immédiatement à retirer ses bijoux et ses ornements.
–qu’est-ce que tu fais ? Demanda-t-il.
–dans notre tradition, si une femme connu un homme avant son mariage, elle est déshonorée et aucun autre homme ne voudrait d’elle comme femme alors je me disais que si toi et moi on couche ensemble, je ne serai qu’à toi. Suggéra-t-elle.
–tout ce que je veux, c’est que tu devienne ma femme, mais pas comme ça. Je ne vais pas te déshonorer avant de t’épouser. Nous n’aurons pas la bénédiction des ancêtres. Ne t’inquiètes pas, rien, ni personne ne peut se mettre en travers de toi et moi. Je gagnerais la compétition et tu seras à moi.
–même si tu ne connais pas nos coutumes ?
–ne t’inquiètes pas, mon père m’a suffisamment parlé de mon village. Et puis, quand je vois celle qui m’attend à la fin de la compétition, rien ne pourra m’empêcher de gagner.
–ça me rassure.
Krist l’embrassa sur les lèvres et lui dit ensuite je t’aime. Elle était sans voix, elle ne comprenait pas ce qui vient de se passer. C’est étrange mais c’est doux. Elle se demanda ce que c’est.
–je… c’était quoi ? Demanda-t-elle.
–ça s’appelle s’embrasser. Les amoureux le font tout le temps.
–je n’ai jamais vu quelqu’un le faire.
–c’est parce que, ici au village, les gens le font en cachette ou ne le font presque pas. Tu as aimé ?
–je… oui. Tu peux le refaire ?
–je vais te montrer.
Krist lui apprend comment bien embrasser et voilà que sa mère arrive et les surprit.
Pendant ce temps, de l’autre côté, le roi de Beroh donnait la lettre du roi de Kobo à un de ses sages qui la lit.
Lettre : roi Jonas, cet après-midi, des hommes ont tenté d’enlever ma fille au bord du fleuve mais ils ont échoué. Mes hommes ont réussi à les capturer et après être interrogés, ils ont avoué qu’ils avaient été envoyé par le prince, votre fils pour enlever ma fille. Alors, pour éviter un conflit entre nos deux royaumes, je vous demande de me livrer le prince afin qu’il soit exécuté pour servir d’exemple à toutes les générations. Si vous ne faites pas cela, alors nous entrerons en guerre avec votre royaume.
Après avoir fini de lire la lettre, le roi donna une gifle à son fils.
–comment as-tu osé faire ça, qu’est-ce que tu espérais ?
–je voulais faire d’elle ma femme, je ne voulais pas lui faire du mal.
–le mariage n’est pas forcé. C’est le fruit du consentement de deux familles. Maintenant tu nous a mis à dos le royaume de Kobo qui est le plus puissant de tous les royaumes. Je vais devoir te sacrifier pour sauver beaucoup d’autre.
–papa, tu ne vas pas faire ça ?
–c’est un mal nécessaire.
–papa, je suis ton seul héritier.
–ce que tu viens de faire prouve que tu n’es pas digne du trône.
–papa, j’ai commis une erreur et si je meurs, je ne pourrai jamais apprendre de cette erreur. Les sages disent toujours que nos erreurs nous rendent meilleur, papa donne-moi une chance. Je me retire de la liste des prétendants, essaie de négocier avec le roi Samuel.
–très bien, je vais essayer.
Le roi écrivit une réponse qu’il donna au coursier du roi Samuel qui repartit vers son royaume.
Pendant ce temps, dans le royaume de Kobo, Krist et Isabelle ont été surpris en train de s’embrasser par la femme de Cédric qui revenait du marigot.
–qui êtes-vous, que faites-vous chez moi ? Demanda-t-elle.
La princesse se cacha le visage, elle avait honte, mais tellement honte.
–comment osez-vous venir dans ma maison pour faire vos bêtises, vous allez voir !
Elle ferma la porte sur eux et courut appelé ses enfants. Hervé, Achille, Cyril, venez vite ! Krist et la princesse sortirent et Krist la supplia de se calmer. Ses frères arrivèrent avec des machettes et des bâtons en mains.
–madame, calmez-vous s’il vous plaît, ce n’est pas ce que vous pensez. Supplia Krist.
–que se passe-t-il maman, demanda Hervé ?
–ces individus allaient couché ensemble dans la chambre de votre père, répondit-elle.
–quoi, comment avez-vous osé ? Demanda Achille.
Isabelle avait toujours les mains qui couvraient son visage et la tête baissée. Mais elle fut reconnue par son habillement.
–mais attendez, c’est la princesse.
–quoi, la princesse, quelle abomination ! S’exclama Florence. Tout le village doit être au courant.
Elle voulait crier quand Krist mis sa main sur sa bouche. Il reçut immédiatement un coup de bâton au bras de la part de Hervé.
–ne touchez pas à ma mère ! Ordonna Hervé.
–je suis venu voir Cédric, dit Krist.
–pourquoi, demanda Achille.
–c’est mon père. Répondit Krist.
Il eut un grand silence. Leur mère avait les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Elle n’avait pas revu son fils depuis 17 ans. La seule image qu’elle avait de lui, c’est celle d’un petit garçon de 8 ans. Hervé n’avait qu’un an quand il est parti et les autres sont nés après son départ. Elle s’approcha et passa ses mais sur le visage de son fils.
–mon fils, mon chéri, c’est toi ? Krist, c’est vraiment toi ? Demanda-t-elle.
–oui maman, c’est moi. Affirma-t-il.
Hervé se senti mal d’avoir frappé son grand frère.
–tu… tu as grandi. Dit sa mère.
Elle souriait mais des larmes de joie coulèrent se ses yeux. Il serra sa mère très fort contre lui et les deux pleurèrent. Ses frères étaient aussi contaminés par l’émotion ambiante. Krist connaissait leur nom et leur ordre de naissance grâce à son père alors il les appelait par leurs noms et les serra très fort contre lui. Hervé lui présenta ses sincères excuses qu’il accepta. Sa mère lui demanda des nouvelles d’André et de son voyage. Hervé leur apporta un banc sur lequel il s’assit avec la princesse. Leur mère leur servit à boire puis elle demanda ce qu’il fait avec la princesse et il leur raconta tout ce qui s’est passé.
–merci d’avoir amené mon fils à la maison princesse. Dit-elle, c’est très humble et très gentille de votre part.
–de rien maman, je suis encore là grâce à lui. Si vous me le permettez, je vais retourner chez moi et s’il vous plaît, faites que cette histoire ne s’ébruite pas.
–je maudirai quiconque osera en parler princesse. Lui rassura Olivia.
–je vais la ramener maman, je l’ai promis au roi. Dit Krist.
–d’accord.
Krist ramena donc la princesse au palais et en même temps, le coursier du roi arriva avec la réponse du roi de Beroh. Le roi prit la lettre et la donna à un de ses sages qui la lit.
Lettre : mon roi, oh grand roi. Je suis sincèrement désolé pour cette nouvelle si malheureuse. Je n’étais pas au courant des agissements de mon fils. Ce qu’il a fait me déshonore tellement. J’aimerais tout faire pour éviter une guerre entre nos royaume alors accéder à votre demande de vous livrer mon fils pour être exécuté sera la meilleure des solutions mais avant, mon roi, accordez-moi une audience. Je vous attendrai demain sous le grand arbre qui sépare nos deux royaumes quand le soleil sera sur nos têtes. Je vous en prie, accordez-moi cette audience !
–n’y allez pas mon roi, c’est un piège. Dit un sage.
–mon roi, le roi Jonas sait qu’il n’est rien face à vous alors il ne peut rien contre vous. Il sera incapable de vous tendre un piège. Je vous suggère donc de lui accorder cette audience. Dit le plus vieux des sages.
–très bien, nous irons demain dans ce cas le rencontrer. Répondit le roi.
–Krist peut t’accompagner papa, dit la princesse.
–non princesse, non. Dit Krist tout bas.
–j’aimerai d’abord voir de quoi il est capable. Mass, tu es le plus fort de tous mes guerriers, affronte-le !
Le soleil s’apprêtait déjà à se coucher. Tous les gardes royaux formèrent un cercle et Krist affronta Mass. Ce dernier était vraiment le plus fort mais malheureusement il ne connait rien aux arts martiaux et il n’était que du gâteau pour Krist même s’il était vraiment résistant. Après qu’il l’ai battu, le roi ordonna à six autres de ses gardes de l’attaquer et Krist les vainquit toujours. À présent, ils l'attaquèrent avec leurs lances mais ça n’a pas changé grand-chose. Le roi était impressionné et la princesse encore plus.
–comment s’appelle ta technique de combat ? Demanda le roi.
–ce sont des techniques combinées qu’on apprend dans une école d’arts martiaux. Répondit Krist.
–tu vas devoir former mes hommes, ainsi, nous n’aurons pas besoin d’armes pour aller au combat. Demain tu m’accompagnes à la rencontre avec le roi Jonas avec mes gardes.
–dans quoi est-ce que je me suis mis, dit Krist dans son cœur. À vos ordres mon roi, répondit-il. Si vous me le permettez, j’aimerais repartir chez moi.
Le roi lui donna la permission et il repartit chez lui. Son père fut déjà rentré. Ils se serrent très fort et discutèrent en famille pendant que leur mère leur prépara à manger.
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