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Couverture du roman UN BAISER ENSORCELÉ

UN BAISER ENSORCELÉ

À quinze ans, Sèdami est délaissée par son père au profit d'une seconde épouse malveillante. Réfugiée avec sa mère dans une bâtisse inachevée, la jeune femme de vingt-deux ans étudie le stylisme pour s'en sortir. Malgré leur précarité, leur courage porte ses fruits, attisant la jalousie de la coépouse. Cette dernière manipule alors son mari pour l'inciter à vendre leur unique refuge. Sous emprise, le père ressurgit, menaçant l'équilibre fragile de celles qu'il avait oubliées.
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Chapitre 2

Sèdami, qui n'aimait pas beaucoup parler, ne faisait que pleurer. Elle voyait que la seule personne qui lui restait, en dehors de sa mère qui était son père, à qui appartenait la maison, n'avait même pas le courage de dire un mot. Il était complètement anéanti par le sort que Kpèdétin lui avait jeté. Sèdami prit son courage à deux mains, comme à son habitude, et demanda à sa mère de se relever.

SÈDAMI : Maman, lève-toi et cesse de pleurer. Nous nous en sortirons, car le bon Dieu est avec nous. N'aie aucune crainte. Je vais appeler Dodji pour lui demander de chercher une chambre à louer. Nous y arriverons, et n'oublie pas que je vais bientôt obtenir mon diplôme pour trouver un bon travail. Maman, ne t'inquiète pas du tout, nous partirons de cette maison bien avant deux semaines.

HOUÉFA : Ma fille, comment allons-nous faire avec tous nos clients qui viennent chez nous ? Oh mon Dieu, pourquoi moi ? Si j'avais su, j'aurais suivi les conseils de ma copine Mahuna et poursuivi ton père en justice. Mais pour éviter les problèmes, j'ai décidé de ne rien faire. Mais...

SÈDAMI : Maman, tu n'as rien fait de mal, et je te remercie énormément pour cela. Ils agissent pour eux-mêmes, et non pour Dieu. Je suis maintenant ton mari, et je ferai tout pour te rendre heureuse, maman. Quant à nos clients, Dieu pourvoira, et nous trouverons une chambre à louer dans le même quartier.

HOUÉFA : D'accord, ma fille, je t'aime beaucoup.

SÈDAMI : Je t'aime aussi, ma chère maman. Maintenant, repose-toi. Je vais m'occuper des choses, car mes clients commenceront à arriver.

HOUÉFA : D'accord, ma fille.

La mère de Sèdami partit se reposer, et Sèdami commença à préparer ses affaires. Le riz avait brûlé, mais elle fit de son mieux pour satisfaire ses clients.

Quelques heures plus tard...

Monsieur Sourou, le père de Sèdami, et sa femme Kpèdétin rentrèrent enfin chez eux. Kpèdétin n'était pas du tout satisfaite de lui car il n'avait rien dit quand ils étaient allés voir Sèdami et sa mère.

Une fois à l'intérieur de la maison, après avoir garé la voiture, Kpèdétin descendit du véhicule en murmurant. Monsieur Sourou descendit également et entra dans la maison. Il n'eut même pas le temps de s'installer que Kpèdétin commença à lui parler.

KPÈDÉTIN : Sourou, quel est ce comportement que tu as adopté là-bas ? Oh, je vois, tu es toujours amoureux de cette sorcière, n'est-ce pas ? Maintenant je comprends pourquoi tu refusais. Je me demande bien ce que tu as en tête, si ce n'est pas parce que je suis venue te rejoindre dans cette maison. Tu es...

SOUROU : Kpèdétin, j'ai entendu suffisamment de paroles venant de toi, qu'est-ce qui ne va pas chez toi exactement ? Tu as déjà obtenu ce que tu voulais, alors qu'est-ce qui ne va pas ? Je veux avoir la paix, n'oublie pas que Sèdami est aussi ma fille, ma fille aînée et la grande sœur de tes enfants. Alors, je t'en prie, épargne-moi toutes ces paroles.

KPÈDÉTIN : Humm ! C'est bien à moi, ta femme, ta reine, que tu parles ainsi, n'est-ce pas ?

SOUROU : C'est bien à toi, car je suis fatigué.

KPÈDÉTIN : Ah bon ? Tu es fatigué de moi, c'est ça ?

SOUROU : Pense ce que tu veux.

Sans plus attendre, Kpèdétin quitta la présence de Sourou et monta dans sa chambre. Monsieur Sourou se posa des questions et décida même d'aller revoir Sèdami et sa mère pour leur louer une autre maison. Il semblait avoir changé d'avis après avoir posé les yeux sur Sèdami et sa mère.

Il était assis sur le canapé lorsque Kpèdétin vint le voir, un sourire aux lèvres. Monsieur Sourou affichait une mine renfrognée, et elle s'assit à côté de lui.

Elle commença à flatter monsieur Sourou et doucement, elle l'embrassa. Après s'être embrassés, Monsieur Sourou s'excusa immédiatement auprès de Kpèdétin, comme si elle était celle qui avait été offensée. Kpèdétin sourit et lui demanda d'oublier tout et de la suivre dans la chambre à coucher. Ce qu'il fit.

Sèdami était au bord de la route, en train de vendre avec son amie Sènan, quand sa mère vint la voir. Elles discutaient lorsque la mère de Sèdami commença à se tenir la poitrine et à crier de douleur. Sans attendre, avec l'aide de certains clients, Sèdami l'emmena à l'hôpital, laissant son amie s'occuper des clients.

Houéfa, la mère de Sèdami, a été conduite à l'hôpital. Une fois dans l'une des chambres de l'hôpital, les médecins ont commencé à lui prodiguer des soins. Pendant ce temps, Sèdami, restée à l'extérieur, faisait des allers-retours devant la chambre de sa mère, les larmes coulant de ses yeux. Elle ne cessait de prier, demandant à Dieu de protéger sa mère, car elle était la seule personne qu'elle avait.

Elle était là, debout, quand Dodji, son petit ami, l'a rejointe. Après s'être enquéri de l'état de santé de la mère de Sèdami, il a commencé à s'excuser de ne pas être arrivé à temps et de ne pas avoir répondu aux appels de Sèdami qui cherchait à l'informer de la situation.

DODJI : Mon amour, tu dois m'excuser pour tout. J'avais laissé mon téléphone au travail et il était complètement déchargé. C'est après l'avoir mis en charge que mon patron m'a envoyé chez un client. C'est seulement à mon retour que j'ai vu tes appels et tes messages. Dis-moi ce que les médecins ont dit concernant la santé de maman.

SÈDAMI : Ils n'ont pas encore quitté la chambre depuis leur entrée. Dodji, j'ai vraiment peur qu'il arrive quelque chose de grave à ma mère. Elle est la seule personne qui me reste sur cette terre, ma seule raison d'être.

DODJI : Arrête de pleurer, rien ne lui arrivera. Il s'agit peut-être d'un malaise. Tu sais très bien que maman ne tombe pas malade comme ça, alors ne t'inquiète pas. Je suis sûr qu'elle n'a rien de grave. S'il te plaît, arrête de pleurer. Ce qu'il faut faire, c'est prier et non verser des larmes, car ce n'est pas encore le moment de pleurer. Rien ne va arriver à maman.

SÈDAMI : D'accord, prions pour que cela se réalise. Sinon, je mourrai si elle meurt. Parce qu'elle n'a pas encore récolté les fruits de ses efforts et c'est grâce à elle que je trouve la force de surmonter les obstacles.

DODJI : Rien de tout cela n'arrivera, ma chérie. J'ai également lu dans tes messages que vous cherchez à louer une chambre. Est-ce bien toi qui m'a envoyé ce message, ou me suis-je trompé ? Je demande cela parce que vous êtes dans la maison de ton père, n'est-ce pas ?

SÈDAMI : Mon chéri, je ne veux plus parler de cela. C'est justement à cause de cette histoire de maison ou je ne sais quoi que ma mère est allongée dans ce lit d'hôpital maintenant. Mais Dieu fera ce qu'il doit. Sache juste que le message vient bien de moi et que je n'ai plus de père, ce qui signifie que la maison ne nous appartient pas. Fermons ce sujet, s'il te plaît. Si possible, informe tes amis du service immobilier pour qu'ils puissent nous trouver une chambre dans notre quartier.

DODJI : D'accord, j'ai compris. Je ferai de mon mieux, mon amour.

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