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Couverture du roman un amour maudit (le cycle des ames)

un amour maudit (le cycle des ames)

Sam et Avery partagent une existence maudite : frère et sœur alternent leur présence au monde chaque année. Alors qu'Avery vit sa période, elle s'éprend de Sergey, un puissant magnat hanté par l'assassinat de sa famille. Leur passion dévorante se heurte bientôt à une vérité atroce : le meurtrier que Sergey a juré d'abattre est Sam. Puisque leurs âmes sont liées, tuer le frère condamnerait Avery. Sergey pourra-t-il renoncer à sa vengeance pour sauver la femme qu'il aime ?
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Chapitre 1

4 ans plus tôt

Je regarde encore le parquer sur lequel se trouve une grosse flaque de sang, je ne savais pas que le corps humain pouvait contenir tant de sang, ou peut-être que c'était le fait que ce soit deux corps, sa chevelure blond platine qui autrefois m'avait séduit est aujourd'hui tinté de rouge par son propre sang ou celui de sa fille, je ne saurais le dire. L'enfant est un dommage collatéral et je ne pouvais pas permettre qu'il y ait des témoins et cette petite fouine, c'est une fois de plus trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Je devrais peut-être ressentir quelque chose de voir ce petit être innocent sans vie baignant dans tout ce sang, mais ce n'est pas le cœur d'ailleurs, c'est à se demander si j'ai un cœur, il est difficile d'en avoir un avec une existence panachée comme la mienne. Ça n'excuse pas mes actes, je suis ce que beaucoup qualifieraient d'être ignoble, je suis foncièrement mauvais, je me complais dans ça, je ne suis pas une âme qu'on peut sauver et de toute façon, je n'en ai pas envie. La logique humaine voudrait qu'il y ait du bon en chaque homme, mais sur cette règle, je fais l'exception, il n'y a aucun plaisir à tirer à être quelqu'un de bien, et il n'y a aucune once de bien en moi, je suis mauvais et j'aime ça.

Un coup d'œil sur ma montre fut me fit réaliser que je devais partir, j'avais encore beaucoup à faire avant le saint Graal à commencer par quitter le pays. Je regardai encore les deux cadavres et avec un grand plaisir, je réalisai que le sang avait arrêté de couler et je me décidai enfin de quitter les lieux, un grand sourire aux lèvres.

Aujourd'hui...

POINT DE VUE SAM AVERY

Mes yeux s'ouvrirent, et bien évidement j'étais nue comme un verre, je les refermai avec force, j'essayais de deviner dans quoi j'allais me retrouver aujourd'hui, je me donnais à ce jeu depuis bientôt six ans ou douze ans, le tout dépend du point de vue de tout un chacun. Vu l'odeur, c'était sans doute un hôtel miteux, avec une salle de bain tout à fait traceuse, et dégoutante, dans un quartier pas net, je suis presque sûr qu'en sortant, je trouverais des jeunes en train de se shooter dans un coin de la rue et des petits dealeurs dans un autre. Okay allons y, j'attrapai la couverture qui cachait mon corps de mes deux mains et j'ouvris d'abords mon œil gauche, et le mur blanc sales avec des graffitis noirs dessinant des choses qui n'avaient pas vraiment de sens, j'ouvris le second œil et je me levai en sursaut putain Sam ne pouvait-il pas faire d'effort, c'est comme ci chaque fois, il s'arrangeait de me laisser dans un endroit pire que le précédent ça commençait vraiment à me saouler, la pièce ne ressemblait littéralement à rien, le plancher était cassé à certains endroits, la commode était faite d'un vieux bois, donnant l'impression que si je m'appuyais un peu trop dessus ça tomberait sur le côté, je suis sûr que les termites y avaient logé tout un monde. Je regardais la porte qui mène sans doute à la salle de bain et pour ma propre santé mentale, je ferais mieux d'éviter d'ouvrir cette porte. Dans le coin du lit, je vis des vêtements pliés, je me précipitai vers ceux-ci et par chance, c'était un ensemble jogging capuche que je m'empressai d'enfiler, laissant tomber le drap sur le sol. Bien évidement monsieur n'avait même pas laisser un dollar trainer quelque part. Dans un souffle, j'enfilai ma capuche laissant mes cheveux à l'intérieur. Quand je mis mes mains dans ma poche, je trouvai un billet et ça me fit sourire au moins, j'avais quelques choses. Je gardai à tête baissée alors que je longeais le long du couloir qui me mènera je l'espère vers la sortie. L'odeur du tabac, de la sueur, et du vomi polluait l'air. Ce n'était pas éclairé, je ne sais pas si ce lieu avait un jour été lavé, il y avait des déchets de verres en plastiques, des mégots le long du couloir. Je fermais les yeux de dégouts quand la semelle de cette babouche trop grande pour moi que portait mon pied gauche se posait sur une capote déjà utilisée et quelques gouttes de spermes jaillir sur le sol, c'était quoi cet endroit sérieux ?

- Hé, mais monsieur, vous n'avez pas réglé la note. Entendis-je alors que je traversais la réception du moins si on pouvait appeler ça ainsi. Je continuai de marcher l'air de rien. Hé ! ou comptes-tu aller ainsi ? cette fois-ci, je fus tiré en arrière de force et en me retournant ma capuche retomba sur mes épaules. Et je vis le visage de celui qui me tenait un costaud barbu un air de vikings sauf que ces tatouages ressemblaient plus à un gribouillage d'enfant qu'à autre chose.

- Quoi ? quelle note ? demandais-je les sourcils froncés

- Calme-toi petit chiwawa, on t'a pris pour quelqu'un d'autre. Et les mains en l'air en signe de capitulation, il fit quelque pas en arrière, je m'empressai de remettre ma capuche et de quitter les lieux.

Je me mis à marcher tout en regardant de gauche à droite, j'avais besoin de trouver une cabine téléphonique, au 21ᵉ siècle ? oui, je sais que c'est le cas, mais je n'ai pas le choix, je ne sais même pas dans quel coin pourris du monde, je suis et la seule personne qui peut me sortir de cette situation c'est Nelsa, il fallait que je l'appelle pour qu'elle m'envoie mes papiers afin que je puisse la rejoindre. Je crus halluciner quant au bout de presque une heure de marche, j'aperçus une cabine, il y avait un groupe de jeunes sur le côté, j'hésitai fortement avant de m'approcher de celle-ci, ils avaient l'air de fumer tout et n'importe quoi bien que j'aurais parié sur le cannabis vu la forte odeur de terre, d'herbe et de putois qui polluait l'air. Je soufflai trois fois, j'avais bien fait la rue donc je pouvais me défendre, essayais-je de me rassurer intérieurement, car de ce que je sais des groupes de personne pintée comme ça sont des problèmes sur pattes qu'il vaut mieux éviter, mais je n'ai pas le choix là. Je m'avançai donc vers la cabine, que les divinités me protègent, car le coin était déserté, je pourrais bien me faire tuer ici que personne ne le remarquerait.

- Hé frère, si tu veux passer un coup de fil, je peux te passer mon tel, tu le fais et tu me donnes les pièces. Ce n'est pas une bonne idée les gars ?

- Weh, weh tu as raison. Répondirent le petit groupe. Pour éviter les problèmes, je m'avançai vers eux et je tannai la main sans parler, s'il se rendait compte que j'étais une fille, ils pourraient bien profiter de ma position de faiblesse pour me duper ou abuser de moi.

Quand mes doigts entrèrent avec l'objet métallique, je fis quelque pas en arrière alors qu'ils reprirent leurs débats, je composai rapidement le numéro de Nelsa et prie toutes les divinités pour qu'elle décroche ?

- Very (se prononce vri) ?, chuchota-t-elle à l'autre bout du fil à mon plus grand soulagement

- Oui. Chuchotais-je à mon tour

- Putain tu es ou ? je pensais que tu revenais hier

- Non, c'était aujourd'hui et je ne sais pas où je suis, toi, où es-tu ?

- À New York, je cherche un moyen de savoir où je suis et s'il est possible, je te rejoins dès que possible. Mais qu'est-ce que tu fous à new york ?

- Longue histoire

- Pourquoi tu chuchotes ?

- Je suis au travail et toi pourquoi tu chuchotes ?

- Je ne sais pas, parce que tu le fais ? d'ailleurs depuis quand tu travail de jour toi ?

- Longue histoire, je t'ai dit, bon, fais un effort d'arriver à Brooklyn et quand tu y es appel moi si j'ai fini le travail, je passe te récupérer sinon je t'indiquerai un lieu de rencontre.

- D'accords. Chuchotais-je à mon tour

- Bon faut que je te laisse. Et Very, elle fit une petite pause et reprise. Je suis contente que tu sois de retour.

- Moi aussi. Souris-je et elle raccrocha.

J'envoya ma main dans ma poche et sortis le billet qui s'y trouvait et après avoir raclé ma gorge, je m'approchai du petit groupe et je tendis le billet et le téléphone, quelque seconde plus tard, ils me tendirent d'autres billets, j'étais décidément chanceuse ?

- La gare, c'est par où ? demandais-je avec ma voix la plus grave.

- Continue sur la route, tu traverses le pond, tu tournes à droite et tu traverseras un second pond, continue surtout droit et sur quelques mètres, tu verras les escaliers sur ta gauche tu les suis ils te mèneront à la gare.

- Merci.

- Quoi c'est tout ? rigola une voix juste à côté. Tu t'es cru chez les bonnes sœurs ? file un billet pour le renseignement.

Sans faire d'histoire, je fis ce qui était demandé et je m'en allai sans demander mon reste.

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