
Un amour à l'eau de vinaigre
Chapitre 3
Sandy est enfin dans son bureau. Elle pense à ce que son père lui a dit concernant sa mère et sourit lorsque Monsieur Grégory frappe à la porte. Elle l'invite à entrer.
Qui est Monsieur Grégory ? C'est le directeur général d'une grande entreprise et un partenaire d'affaires du patron de Sandy.
Âgé de trente ans, célibataire et sans enfant, il est brillant et intelligent. Depuis qu'il a rencontré Sandy dans l'entreprise de son ami, il ne cesse de la courtiser. Mais Sandy ne veut rien entendre, car elle est follement amoureuse de Bobby.
Ses collègues lui répètent qu'elle est chanceuse, car Monsieur Grégory ne s'intéresse jamais aux femmes. Son seul souci, jusqu'à présent, était son travail. Pourtant, elle a réussi à conquérir son cœur. Mais Sandy répond simplement qu'elle n'est pas intéressée.
Monsieur Grégory prend place.
- Bonjour, Mademoiselle Sandy. Comment allez-vous en ce beau matin ?
- Je vais très bien, Monsieur, et vous ?
- Moi aussi, et plus que ça même ! Aujourd'hui, tu as une bonne mine. Dis-moi, qu'est-ce qui te donne ce si beau sourire ce matin ?
- Rien du tout, Monsieur. Que puis-je faire pour vous ?
- Ton patron m'a dit qu'il t'a remis certains documents que je dois récupérer. Je me trompe ?
- Non, mais il m'a dit que c'est votre chauffeur qui viendrait les chercher pour vous.
- Mais c'est moi-même qui suis venu. J'ai ainsi l'occasion de voir la femme qui fait battre mon cœur. Tu deviens de plus en plus belle.
- Merci beaucoup, Monsieur. Voici les documents.
- D'accord. Tu me renvoies déjà, c'est ça ? Ce n'est pas grave. Mais sache une chose, ce que je ressens pour toi n'a pas de nom sur cette terre. Même l'amour n'est pas à la hauteur de ça. Je t'aime, Sandy. Je suis fou amoureux de toi et je n'arrive même pas à contrôler cet amour.
- Monsieur Grégory, arrêtez, s'il vous plaît. J'ai déjà un petit ami.
- Juste un petit ami ? Je pensais que c'était ton fiancé. Dans tous les cas, je serai patient. Si tu m'es destinée, tu seras à moi. Et une chose, s'il te plaît, j'aime pas trop que tu me vouvoies. Bonne journée à toi. Je t'aime.
Monsieur Grégory quitte le bureau, laissant Sandy complètement dépassée par tout ce qu'il vient de lui dire.
- Mais qu'est-ce qu'il a, au juste ? Qu'a-t-il trouvé en moi ? Oh mon Dieu...
Pendant ce temps, Lily et Bobby viennent de faire l'amour. Allongés dans le lit, ils profitent de leur étreinte avant que Lily ne se lève, embrasse Bobby et file sous la douche.
Bobby prend son téléphone et sort de la chambre. Une fois à l'extérieur, il appelle Sandy.
Sandy est plongée dans son travail, les yeux rivés sur son ordinateur, quand son téléphone commence à sonner. Elle le prend et voit que c'est Bobby. Elle décroche immédiatement.
- Allô, mon amour !
- Allô, ma fleur ! Excuse-moi pour tout. J'ai vu tes appels, mais je ne pouvais pas décrocher, j'étais en réunion. Je voulais t'appeler avant de partir, mais j'ai complètement oublié. S'il te plaît, ma fleur, je suis vraiment désolé.
- Ce n'est rien, mon chéri, ce n'est pas grave. Le travail est important. J'avais juste peur quand tu ne répondais pas. Je me suis dit qu'il t'était peut-être arrivé quelque chose de grave.
- Non, ma fleur. Mes partenaires d'affaires ont débarqué sans prévenir. S'il te plaît, pardonne-moi.
- Ne t'inquiète pas, maintenant que j'entends ta voix, tout va bien.
- Comment as-tu fait pour aller au boulot ?
- C'est mon père qui m'a déposée. J'espère que ça ne te dérange pas ?
- Non, mon amour. Bon, je dois te laisser. Je t'appelle dès que je suis libre, d'accord ?
- D'accord, mon chéri. Prends bien soin de toi. Je t'aime.
- Toi aussi, prends soin de toi pour moi, my love. Je t'aime très fort. Bonne journée.
- Merci beaucoup, mon chéri. Pareil pour toi. Bisous.
Sandy raccroche et, un sourire radieux sur le visage, se sent heureuse d'avoir entendu la voix de son amoureux.
Bobby remet son téléphone dans sa poche et rentre dans la chambre. Il y trouve Lily en train de s'habiller.
- Ma princesse, tu as déjà fini ?
- Oui, mon chéri. J'ai appelé ton bureau pour dire que tu avais un empêchement. Donc, cette journée sera pour nous deux, rien que pour nous deux.
- C'est parfait. Viens, je veux goûter encore à tes délicieuses lèvres.
Lily se rapproche et ils commencent à s'embrasser à nouveau...
Quelques heures après...
Sandy est prête à rentrer chez elle. Elle a attendu l'appel de Bobby, mais toujours rien. Finalement, elle décide de ne plus l'appeler, se disant qu'il est sûrement toujours occupé.
Elle sort de son bureau, son sac en main, et une fois à l'extérieur de l'entreprise, elle se dirige vers le bord de la route pour chercher un taxi.
Alors qu'elle attend, une moto s'arrête devant elle. Une femme est assise dessus, un casque sur la tête. Sandy continue de chercher un taxi, sans prêter attention à la motocycliste. Soudain, la femme enlève son casque et l'appelle par son prénom.
Intriguée, Sandy s'approche et n'en croit pas ses yeux.
- Fanny ? C'est bien toi ?
- Oui, c'est moi, Sandy ! Comment vas-tu ? Tu es devenue la plus belle de nous toutes, hein ! Tu vas où comme ça ?
- Fanny, tu ne changeras jamais ! Comment va la famille ? Et maman, elle va bien ?
- Tout le monde va super bien, et maman aussi se porte à merveille. Et chez toi ?
- Ça va, grâce à Dieu. Ça fait longtemps ! Je n'ai plus eu de tes nouvelles depuis ton départ au Mali.
- Ma chérie, j'ai perdu ton numéro, et j'ai remarqué que ton compte Facebook était bloqué. Je me suis même demandé si tu m'avais supprimée.
- Comment peux-tu imaginer une chose pareille ? Mon compte a été piraté. Et comme je n'ai plus trop le temps, j'ai décidé de laisser tomber Facebook. Tu m'as vraiment manqué !
- Toi aussi, ma chérie. Et Papa, ainsi que Daley?
- Ils vont très bien. Et toi, que fais-tu maintenant ?
- Je suis styliste ! J'ai une boutique au Mali et j'en ai ouvert une ici aussi, il y a à peine cinq mois.
- Waouh ! Tu as réalisé ton rêve, je vois ! C'est super, ma chérie !
- Et toi ?
- J'ai obtenu ma maîtrise en comptabilité, alors maintenant, je travaille dans une entreprise en tant que comptable.
- Waouh, ma sœur ! J'espère que tu gagnes bien ta vie ? Et ce n'est pas une petite entreprise, j'espère ?
- Ça va, ce n'est pas mal. Et oui, c'est une petite entreprise, mais petite ou grande, l'important, c'est que je travaille et que je sois indépendante.
- C'est vrai, ma chérie. Je suis vraiment heureuse qu'on ait pu réaliser nos rêves.
- Moi aussi ! Dis-moi, comment va Malick ?
- Mon mari ?
- Attends... Tu t'es mariée avec Malick ?
- Oui, ça fait déjà deux ans. Tu n'étais pas au courant ? Il est même ici avec moi.
- Donc, vous avez déjà un bébé, si je ne me trompe pas ?
- Non, pas encore.
- Pourquoi ? Vous attendez quoi alors ?
- Tu sais bien que Malick est un homme d'affaires. Il voyage tout le temps et moi aussi, mon travail me prend beaucoup de temps.
- Je vois...
- Et toi, tu as un petit ami au moins ? Parce que dans le temps, tu étais la sainte qui ne parlait jamais d'hommes !
- Ma chérie, arrête avec ça, s'il te plaît.
- Oh, je vois ! Donc tu as un petit ami. C'est déjà ton fiancé ou bien... tu vis déjà sous le toit d'un homme, comme moi ?
- Non, ma chérie. On est juste en couple pour l'instant. Ça ne fait même pas cinq mois que je me suis lancée dans cette aventure.
- Et alors ? C'est doux ?
- C'est quoi cette question, Fanny ?
- Non, rien, je voulais juste savoir si tu as déjà...
- Mais non, ma chérie ! Juste cinq mois et tu veux que je fasse quoi ?
- Je te taquine ! Bon, où vas-tu ? On aura le temps de bien discuter.
- Je rentre à la maison.
- Ah bon ? Vous habitez où maintenant ?
- Pas loin de notre ancienne université.
- Ah, c'est bien ça ! Mais dis-moi, pourquoi tu n'as pas encore acheté au moins une moto pour tes déplacements ?
- Mon père me dépose au travail et vient parfois me chercher. Et puis, Bobby est là aussi. Donc, pour l'instant, je ne me préoccupe pas trop de ça.
- Bobby ?
- Mon petit ami.
- Ah, je vois. Il fait quoi comme travail ?
- Ma chérie, on dirait qu'on ne va plus jamais se revoir, avec toutes tes questions !
- Excuse-moi, mais ça fait des années qu'on ne s'était pas vues !
- Juste trois ans, ce n'est pas énorme. Et maintenant que tu es ici, on a tout le temps du monde.
- Tu as raison. Allez, monte, je vais te déposer devant l'université. De là, tu pourras prendre un taxi-moto pour rentrer. Je veux bien savoir où tu habites, mais j'ai un rendez-vous avec une copine qui se marie la semaine prochaine. Elle veut voir mes modèles.
- D'accord, je comprends. Allons-y.
Sandy monte sur la moto. À ce moment-là, le téléphone de Fanny se met à sonner. Elle décroche et, après quelques minutes de conversation, annonce à Sandy que son rendez-vous est annulé.
- Dans ce cas, ma chérie, je passerai la soirée chez toi. Malick ne rentrera pas tôt ce soir.
- Waouh ! Je suis trop contente, Fanny !
Fanny démarre la moto, et les deux amies prennent la route, heureuses de leurs retrouvailles.
Vous aimerez aussi





