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Couverture du roman Trouver le chemin de l'amour

Trouver le chemin de l'amour

Pour honorer la volonté de ses parents, Mayna s'est engagée dans un mariage sans amour avec un homme bien plus âgé. Rapidement, elle regrette cette décision irréfléchie qui la condamne à un quotidien morne et sans joie. Alors qu'elle pense le bonheur définitivement perdu, sa route croise celle d'Amath. Cette rencontre inattendue bouleverse ses certitudes et transforme radicalement son existence, lui offrant enfin l'espoir d'une vie nouvelle et épanouie.
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Chapitre 1

Mayna était à présent mariée avec Baye Modou. Tout était allé si vite qu’elle n’avait rien vu venir. Ce dernier était en voyage pour cinq jours mais s’assurait d’appeler la jeune femme tous les jours.

Il lui avait envoyé une importante somme d’argent afin qu’elle puisse s’acheter de nouveaux vêtements. Il lui avait dit qu’à présent, elle était sa femme et donc elle devait être présentable n’importe quand.

Mayna s’était sentie vexée mais elle n’en fit pas cas longtemps car Henriette était là pour lui remonter le morale.

Henriette : il t’a donné combien ?

Mayna : 500 000f pour que je m’achète des choses… mais j’ai donné la moitié à ma mère.

Henriette soupira : bon il faut qu’on parte acheter des habits. Il a raison, tu dois te faire belle, tu as 3 rivales.

Mayna : rire henri, tu sais que je n’ai pas ce genre de chose en tête.

Henriette : mais il va falloir que tu te manages Mayna, baye modou n’est pas le diable quand même. Tu ne vas pas rester chez toi comme ça attendant anxieusement son retour alors qu’on peut faire les boutiques…

Mayna sourit : tu as raison, allons-y.

Il n’y avait que sa meilleure amie qui pouvait lui remonter le moral et elle l’en remerciait intérieurement. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir peur pour sa 1ere rencontre avec son mari. Après tout, elle était vierge et savait que ce genre d’homme était tout sauf doux avec les femmes. Elle secoua la tête et décida de profiter des moments qu’elle passait avec son amie. Il fallait qu’elle s’amuse car c’était surement la dernière fois, pensait-elle.

Avec la détermination d’Henriette, elles avaient pu acheter beaucoup de chose. Mais quand son amie était entrée dans la boutique de lingerie fine, elle avait failli tomber dans les pommes. Bien sûr, Henriette était plus expérimentée car elle n’était pas vierge, mais Mayna elle, écarquillait toujours les yeux quand elle voyait certaines tenues.

Finalement, elles finirent par acheter juste quelques nuisettes après une longue dispute…

Depuis son mariage, les moments qu’elle passait avec Henriette étaient les seuls vrais moment en réalité. En effet, chez elle, son père la regardait comme un trophée et elle ne pouvait pas s’empêcher de lui en vouloir. Sa mère ne s’arrêtait plus à faire des plans soit pour transformer la maison, soit pour acheter des marchandises de Dubaï et cela fatiguait Mayna. Sans compter son grand frère sada qui lui en voulait d’avoir céder aux caprices de ses parents. En quelque sorte, elle ne se sentait pas à l’aise dans sa propre maison.

Quand elle rentra donc, elle s’était enfermée dans sa chambre. Comme sa petite sœur était toujours à l’école, elle sera tranquille pour cogiter un peu. C’est là que son telephone sonna. C’était baye….

Mayna : allo…

Baye : salut ma femme. Comment vas-tu ??

Elle avait du mal à s’habituer à sa nouvelle situation. Elle écoutait cet homme parler et elle avait du mal à se résoudre qu’il était son mari… mais elle décida d’être courtoise quand même…

Mayna : je vais bien et toi ?

Baye : ah tu sais avec les voyages en a plus finir, on finit par se dire si la richesse en vaut vraiment la peine. Je n’ai presque pas de vie de famille. Mais si Dieu le veut quand je rentrerai, je me reposerai pendant un mois avec toi… nous irons dans ma maison qui est à Mbour ça te dit ?

Mayna soupira de désespoir : oui bien sûr…

Baye : tu sais, tous mes amis me disent que je décoché le gros lot.

Mayna sourit légèrement, elle n’aimait pas baye mais elle appréciait à quel point cet homme pensait être chanceux de l’avoir comme femme. En réalité elle était très belle. Oui sa mère était mauritanienne de mère et son père était poulard. Elle était de teint clair avec de belles formes, des formes à damner un saint.

Baye continuait toujours de parler mais Mayna ne faisait plus attention à lui jusqu’au moment où il dit : d’ailleurs je compte être à Dakar demain soir…

Mayna : tu rentres demain ???

Baye : oui ma femme. Je rentre demain. Et je ne descendrai pas de la voiture. Je vais juste venir te chercher et on ira directement à Mbour.

Mayna : mais tu ne passes pas saluer tes femmes d’abord ?

Baye : non elles me verront à notre retour. Assure-toi de tout préparer. Je n’aime pas les retards. Allez bisou ma chérie et à demain. Sois sage surtout.

Il avait raccroché laissant une Mayna la peur au ventre. Elle redoutait tellement sa première fois avec cet homme qu’elle en avait juste mal au cœur. Elle commençait à regretter d’avoir céder aux caprices de sa mère comme le lui avait dit son frère. Mais maintenant que les dés sont jetés, elle n’avait plus d’autres choix que d’accepter son sort. Après tout, baye modou n’était pas si répugnant qu’elle le pensait. Il était propre, un peu cultivé et surtout très intelligent même s'il n'avait pas fait de longues etudes. Elle espérait toute fois que tout se passe bien…

Mayna avait ainsi finit de ranger ses affaires. Il était presque 19h30 et baye modou allait venir vers 20h. elle en profita pour appeler Henriette histoire de lui dire au revoir à elle, mais aussi à mère Fanta qui était toute excitée de voir sa fille partir en lune de miel. Pa Kane et elle, ne se souciait pas de la tête d’enterrement que faisait leur fille, mais sada oui… il en voulait à sa sœur mais la comprenait quand même. Elle était sous l’emprise de leur mère qui ne reculait devant rien quand il s’agissait de fortune.

Le telephone de Mayna sonna et c’était baye modou qui lui disait qu’il était devant la porte…

Sada : je t’accompagne vient…

Mère Fanta : bon vent ma fille. Revient nous fertile surtout…

Mayna faillit mourir de honte devant cette réflexion de sa mère mais se dit que ceci devait être le cadet de ses soucis….

Une fois à la porte, sada lui prit le bras : tu sais que tu peux tout arrêter, je te soutiendrai et t’aiderai à leur tenir tête, Mayna !

Mayna : rire sada non ne t’inquiète pas. Je vais finir par m’habituer à lui. Il n’est pas aussi horrible que ça quand même.

Sada soupira de désespoir : Mayna je sais que c’est trop tard, mais ce n’était pas ce que j’avais voulu pour toi. J’espère que tu seras heureuse dans ce mariage…

Elle se jeta dans les bras de son frère, incapable de retenir ses larmes. Elle n’avait pas l’habitude de pleurer mais cette fois ci, elle ne pouvait plus se retenir. Elle se détacha doucement de son frère et se dirigea vers la voiture, sans se retourner.

C’est finit….

.

.

.

Quand baye drame avait vu Mayna sortir de cette maison dans son jean moulant épousant toutes ses formes, il avait failli avaler sa langue. Elle était encore plus belle à ce moment que dans son souvenir. Il se sentait encore plus chanceux.

Elle entra dans la voiture et lui fit une bise sur la joue. Ses trois vielles ne connaissaient même pas la bise, pensait-il, souriant intérieurement…

Mayna : qu’est ce qu’il y a ?

Baye modou bégaya : euh rien… tu es très belle tu sais. J’ai hâte qu’on soit à Sally…

Mayna regardait ces yeux pleins de sous-entendu et soupira. Elle qui avait toujours vu baye modou comme un homme autoritaire et très stricte, était maintenant devant un mari qui bégaye en sa présence et qui n’arrive plus à ôter ses yeux d’elle.

Voulant détendre l’atmosphère elle se tourna vers lui : alors et ton voyage ?

Baye modou : fatiguant. Mais j’ai fini le travail d’un mois entier. Tu en valais la peine.

Mayna : ah… qu’est-ce que tu faisais la bas ?

Il fronça les sourcils, il n’avait pas l’habitude que ses femmes l’interrogent car elles ne s’y connaissent rien en terme de commerce ni de chiffre. Et puis, elle n’avait pas à s’occuper de ses affaires. Il se retourna et allait dire ça à Mayna quand il rencontra ses grands yeux, qui le fixaient… il était soudain intimidée par ce regard de biche… merde ! Jamais une femme ne m’a aussi intimidé, pensa-t-il….

Baye modou : bon je suis un peu partout, l’immobilier, le textile, les accessoires électroménager tout en fait…

Mayna fronça les sourcils : et comment tu fais pour gérer tout ça alors que tu n’as pas fait d’études poussées ?

Baye : bon je ne sais pas peut être que j’ai juste de la chance…

Mayna : tu ne penses pas que si tu avais un système de gestion fiable tes affaires n’en seraient pas plus développées ???

Il commençait à être agacé par cette conversation mais il voyait clairement que la jeune femme n’était pas prête d’arrêter. Il voulut changer de sujet mais toujours ce regard intimidant qu’il n’arrivait même pas à soutenir. Il soupira, se détestant, car il n'avait pas l’habitude d’être dominé de la sorte par une femme, sa femme. Mais il trouvait cela agréable et se prit au jeu. Après tout, elle avait raison pensait-il ; il lui fallait un système de gestion très fiable…

Mayna : si tu veux à notre retour, je te fais un croquis et tu diras à ton comptable de le suivre à la lettre. Tu verras tu seras beaucoup plus à l’aise avec mon système…

Baye sourit : et bien j’en ai de la chance moi. Ma femme est une intellectuelle, plus douée que ses rivales. J’ai hâte de voir leur réaction quand je leur dirais ça…

Mayna se retourna brusquement et le fixa : que les choses soient claires, je ne suis pas ta femme pour me rivaliser aux autres. et ce qui se passe entre toi et moi, ça reste entre toi et moi. Je ne sais pas comment tu as l’habitude de vivre avec les autres mais moi je ne fonctionne pas comme ça. Ce qu’on se dit reste entre nous j’espère que je me suis bien fait comprendre…

Baye hocha la tête comme un enfant. C’est à ce moment-là que son chauffeur risqua un coup d’œil vers lui, en réalité, son patron était toujours celui qui avait le dernier mot, et c’est donc avec surprise qu’il le voyait abdiquer à sa première rencontre avec cette fille. Les choses commencent bien, pensait-il.

.

A SUIVRE ...

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