
Tourbillon d'Amour à la Ville des Lumières
Chapitre 3
*** Nicola ***
Je suis déjà en route pour me rendre au lieu du rendez-vous. Il est 12h35 lorsque je quitte ma demeure pour rejoindre Carlos. Une fois devant le restaurant, je gare ma voiture et franchis ses portes.
Comme je l'ai mentionné précédemment, c'est un endroit très agréable, propice à la détente et à la gastronomie. De loin, je repère Carlos et me dirige vers sa table. Son sourire ne semble pas se dissiper, comme s'il peine à croire que je suis réellement devant lui, ou peut-être est-il tout simplement ravi de me voir.
Après quelques échanges de mots et de salutations, nous replongeons rapidement dans nos plaisanteries et nos taquineries.
Nous rions aux éclats lorsque soudainement mon téléphone sonne. Je prends le téléphone et il s'agit d'un message de ma bien-aimée, Isabelle. Étant donné que nous avons déjà discuté le matin et qu'elle est au courant de mon emploi du temps, je dépose simplement le téléphone en prévoyant de répondre plus tard. Son message se contente d'un simple "Coucou," mais connaissant son tempérament, une réponse immédiate risquerait de la laisser penser que je suis disponible et elle ne me laisserait pas tranquille avec mon ami.
Cependant, à ma grande surprise, quelques minutes plus tard, Isabelle commence à m'appeler en vidéo. Manifestement, elle veut s'assurer que je suis bien en compagnie de mon ami. "Cette fille est vraiment jalouse," me dis-je en entrant dans notre conversation WhatsApp pour écouter les notes vocales qu'elle m'a laissées.
Je commence par écouter sa voix enchanteresse, une voix qui m'emporte, mélodieuse et apaisante, une voix qui peut faire oublier les mots...
À ce moment-là, mon ami Carlos commence à passer commande. Après avoir écouté les messages vocaux d'Isabelle et déposé mon téléphone, je n'en reviens pas devant la beauté qui se tient devant nous. Je suis absorbé par l'observation de cette personne, par l'écoute de sa voix, et surtout par les sourires qu'elle esquisse de temps à autre. Elle se tourne vers moi et, d'une voix envoûtante, elle me demande :
— Monsieur ? Et vous, que désirez-vous ?
Face à cette question posée par la jeune femme qui se tient devant moi, les mots m'échappent. Je perds mes repères, plongé dans mes pensées. Dans mon esprit, il existe de nombreuses femmes magnifiques, mais aucune n'égale Isabelle. Cependant, aujourd'hui, j'ai confirmation qu'au-delà des princesses, il existe des reines et des déesses. Celle qui se trouve devant moi surpasse une reine, elle est tout simplement une déesse de la beauté.
Au lieu de répondre à sa question, je ne fais que la contempler, subjugué par le visage radieux de cette jeune femme qui sourit en attendant une réponse… Sans savoir qu'elle m'envoûte avec sa beauté divine.
Carlos prend alors la parole et dit :
— Ma belle, je prends la même chose que mon ami, merci.
— D'accord, monsieur.
Elle se retourne gracieusement, nous offrant une vue tout simplement magnifique. Carlos me lance un regard amusé et me taquine en pinçant légèrement mon doigt.
— Mon pote, reprends-toi, tu risques de baver sur la table.
— Dis-moi, Carlos, c'est qui cette demoiselle ?
— Ah, cette demoiselle t'a tapé dans l'œil, à ce que je vois...
— Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas être frappé par sa beauté. Waouh, elle est vraiment splendide.
— La voilà qui s'approche, c'est l'occasion de lui demander.
— Quoi ? Frérot, tu sais bien que je suis timide dans ce genre de situations, prends-en charge ça...
La jeune femme s'approche de nous avec nos plats et nous sert tour à tour. Je continue de l'admirer tandis que Carlos engage la conversation.
— Es-tu nouvelle par ici ? Je ne t'avais jamais remarquée auparavant.
— Je ne suis pas vraiment nouvelle. C'est le restaurant de ma mère, donc de temps en temps, je viens l'aider si je n'ai rien d'autre à faire.
— Ah, je vois. Et comment t'appelles-tu, ma belle ?
—Je m'appelle Émilie, monsieur.
— Enchanté, Émilie. Tu as un prénom charmant. Moi, c'est Carlos, et mon ami ici s'appelle Nicolas.
— Le plaisir est partagé.
Sur ces mots, elle nous sourit à nouveau avant de s'éloigner en nous souhaitant bon appétit.
Alors qu'elle s'en va, au lieu de commencer à manger, je reste plongé dans ses pensées, écoutant en boucle sa belle voix prononçant son nom. Mes rêveries sont brisées par la voix de mon ami qui me rappelle à la réalité.
— Mec, es-tu sûr que tout va bien ? Veux-tu que nous partions ? Depuis notre arrivée, tu es tout bizarre. Qu'est-ce qui ne va pas ?
— T'inquiète pas, mon pote. On dirait que la flèche de Cupidon m'a touché.
— Hum, d'accord, mange alors...
Sur ces mots, nous recommençons à savourer nos plats tout en discutant de tout et de rien, mais de temps à autre, mes pensées s'envolent vers Émilie, cette jeune demoiselle d'une beauté envoûtante, avec une silhouette tout simplement séduisante. Elle est tellement belle, avec des courbes à faire rêver.
Nous avons terminé notre repas, mais je me sens retenu, incapable de quitter ce restaurant parisien enchanteur. Mon ami Carlos commence à s'interroger, car il ne comprend pas du tout mon hésitation.
— Eh bien, mon pote ? Il est temps de partir. Nous avons encore beaucoup de choses à faire aujourd'hui. Pourquoi veux-tu rester ici ? Veux-tu que je récupère le numéro de la demoiselle avant de partir ?
— Non, détends-toi, je pensais juste à quelque chose. Ne t'inquiète pas. Nous pouvons partir.
Nous nous levons tous les deux et faisons un geste d'au revoir à Émilie, qui incline la tête avec ce sourire qui me trouble.
Le reste de la journée se déroule comme prévu, et vers dix-huit heures, mon ami et moi nous séparons. Je prends la route en direction de la résidence d'Isabelle. Paris est encore remplie de secrets et d'émotions à découvrir.
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