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Couverture du roman Sœurs de sang

Sœurs de sang

Au cœur d'un univers où le fantastique côtoie les ombres, l'existence des vampires est régie par des lois ancestrales. Pourtant, au-delà de la soif et de l'immortalité, une vérité demeure immuable : la puissance des racines familiales surpasse toute autre force. Ce récit explore la loyauté indéfectible qui unit des êtres liés par la naissance. Dans ce monde de ténèbres, découvrez comment les attaches gémellaires deviennent l'ultime rempart face aux épreuves.
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Chapitre 3

Il est 6h15 quand j’ouvre les yeux. Lorsque je me tourne je ne vois pas Felix.

Je bondis du lit, je tire mon téléphone et je vais prendre ma douche.

Tzs Tzs

Je sors de la cabine lorsque j’entends la sonnerie de mon téléphone.

Moi : allô ?

Felix : je te réveille ?

Moi : non, je suis debout depuis 10 minutes.

Lui : si tu me cherches je suis au siège.

Moi : je te rejoins dans moins d’une heure.

Lui : ok je t’attends.

Je raccroche et je vais continuer de me doucher.

Après ma douche je vais m’habiller. J’enfile cette tenue ordinaire devenue mon uniforme (chemise de campagne, un jean et je mets chaussures à talons moyens du type Rozalia Heeled).

Lorsque je suis fin prête je me parfume, je prends mon ordi, mon sac et je descends.

Moi (sortant de la maison) : il est où celui-là.

Je regarde de gauche à droite jusqu’à ce que je le voie.

Mon chauffeur : bonjour madame.

Moi (regardant le col de sa chemise) : bonjour.

Je monte dans la voiture et on fonce au siège.

J’arrive au siège à 7h10.

En descendant de la voiture je trace vers le bureau de Felix.

Moi (ouvrant la porte) : bonjour, tu es là depuis quelle heure ?

Lui : 5h.

Je vais me faire du café en écoutant ce qu’il a à me dire.

Moi (parlant du vote) : on s’en va à quelle heure ?

Lui : 10h30

Moi : ok.

Lui : je sens que la journée sera longue.

Moi : en effet, elle le sera.

Je le laisse dans son bureau lorsque quelques membres de l’équipe viennent.

Moi (allant vers Tiss) : il faut doubler la sécurité.

Lui : cela a été fait.

Moi : je ne me sens pourtant pas en sécurité.

Lui : je vais voir ce que je peux faire.

Moi : Tiss ce n’est pas une blague. Il faut une bonne sécurité.

Lui : je vais voir ce que je peux faire.

Moi : au moins pour aujourd’hui.

Je reste dans mon bureau jusqu’à 10h. J’avais beaucoup de choses à régler avant d’aller voter.

Lorsque j’entends la voix de Felix dans le couloir je prends mon sac et je sors.

Lui : on y va.

Moi : ok.

20 minutes plus tard nous sommes devant les lieux.

Les journalistes et tous types de médias nationaux/internationaux sont présents.

Moi (avant de descendre) : ils vont peut-être évoquer l’interview de Monique.

Lui : je sais quoi dire.

Moi : ok.

Il descend de la voiture et vient m’ouvrir la portière.

Je mets à peine le visage hors de la voiture que je sens tous les flashs sur nous. Je tâche de rester la plus naturelle possible jusqu’à la salle de vote.

Lorsque nous y sommes je prends les enveloppes.

Je vais près de l’urne, je dépose la bonne enveloppe et je reviens vers tout le monde.

J’attends que Felix fasse de même puis on sort pour répondre à quelques questions.

L’équipe n’accepte pas qu’il réponde à plus de 5 questions et alors que je vois une question sur Monique arriver je fais un sourire à Felix.

Felix (aux journalistes) : je suis pour la liberté d’expression. Je pense que tout un chacun est libre de dire ce qu’il pense. Je pense également que la vidéo de Monique Ania est la preuve que dans une même famille chacun peut défendre son point de vue. La manière n’a pas été la plus belle qui existe mais disons qu’elle voulait se faire entendre.

Il prend ma main et on retourne vers la voiture.

Lui (consultant quelque chose sur son téléphone) : je pense qu’il aura une bonne partie de la diaspora.

Moi : je ne pense pas.

Lui : on en saura plus dans quelques heures.

La journée la plus longue de ma vie. L’attente des résultats demande une patience insoutenable.

Personne ne veut manger ce midi. Je reste en alerte dans mon bureau. Je sais que quelque chose peut se passer. Je ne lâche pas mon téléphone.

Je sens de la préoccupation sur les visages.

Moi, je suis confiante. Je connais les raisons de ma bataille. Celles-ci me permettent de ne pas baisser les bras aussi près du but.

A 15h je décide d’allumer la télé qui est dans mon bureau.

La vidéo de Monique est partout. Les journalistes ne se fatiguent pas de commenter en cherchant à savoir les motivations de cette dernière.

Je sais qu’elle veut l’argent. Une crevarde cette femme !

Ce qu’elle fait ne me surprend pas.

Il est 17h quand je sors de mon bureau.

Je suis au couloir lorsque j’entends plusieurs personnes applaudirent.

Moi (allant vers ces personnes) : pas mal !

Je vois la retransmission de certains bureaux.

Pour l’instant Felix est second mais je compte sur les votes du Gabon.

Quand je réalise que je n’ai pas mon téléphone sur moi je panique et je retourne dans mon bureau.

À peine je rentre dans la pièce que mon téléphone sonne.

Moi (lisant le numéro masqué) : 12 h de l’aéroport en position du nord bien évidemment.

Je ne réponds pas et raccroche.

Je regarde l’heure, il est 18h. Je quitte mon bureau et je demande au chauffeur de me passer la voiture.

Lui : madame je ne peux pas vous laisser conduire.

Moi (montant dans la voiture) : …

Je le regarde en lui faisant un sourire forcé avant de quitter le siège en direction de chez Mr Katanda.

Lorsque je suis à 900 m je descends de la voiture. Je regarde qui il a envoyé pour me prendre. Très vite je vois une voiture de l’autre côté de la route.

Je baisse ma tête afin que personne ne puisse me reconnaître et j’attends que le chauffeur fasse le tour.

Lorsqu’il est de mon côté je monte et on se rend chez Mr Katanda.

Lorsque j’arrive je sens les armes sur moi.

Moi (calme) : où est-il ?

Je vois deux membres de sa garde qui viennent me prendre. Ils me conduisent à lui et lorsque j’arrive dans la pièce ils nous laissent.

Lui (derrière son bureau) : Patricia Ania !

Moi : Patricia BIAM !

Lui : vous préférez que je vous appelle par le nom de votre époux, je vois.

Moi : ce n’est rien.

Lui : veuillez prendre place.

Moi (marchant vers lui) : je n’ai pas de temps.

Lui : ça va faire moins de 10 minutes que vous êtes là et je me sens bien.

Moi : Il vous reste moins de 20 minutes. Je vous répète que je n’ai pas beaucoup de temps.

Lui (sourire en coin) : vous comprenez que vous n’êtes pas ici pour rien. Je dois vous avouer que je suis surpris. Agréablement surpris ! Je ne vous savais pas à même de comprendre mon langage.

Moi : 18 minutes !

Lui : ok. Je vais faire simple.

Il se lève, tire une manette, la dépose sur la table et l’ouvre.

Lui : cette mannette est pour Mr BIAM.

Moi (sourire en coin) : vous devez vous estimer heureux de me voir ici.

Lui : je le suis, je vous rassure, je le suis.

Moi (allant près de lui) : je vous croyais plus intelligent !

Lui (serrant son visage) : un poste de Premier ministre tout le long de mon mandat pour lui et je vous prends dans mon cabinet.

Moi (sourire en coin) : je suppose que si je suis ici et à cette heure c’est parce que vous avez des doutes ? Vous avez peur de perdre ?

Lui : c’est pour Mr BIAM que je fais ça.

Moi : votre comportement dit le contraire. Je vais être précise. Je m’attendais à votre appel, pourquoi ? Vous le saurez un jour. Alors vous allez tranquillement attendre l’heure et appeler mon époux pour le féliciter. Vous savez pourquoi je suis dans votre bureau !

Lui : mon offre est valable jusqu’à 21h

Moi : il vous restait exactement une phrase.

Je vois sa garde qui rentre dans la pièce et les hommes armés cherchent à m’intimider.

Moi (me tournant) : l’offre, celle que tu viens de me faire. Je peux te proposer mieux.

Je sors de la pièce en contenant ma joie.

Il pensait être plus malin mais le pauvre !

Il m’a fait venir pour m’éloigner de Felix. Je suppose qu’il sait que je suis une grosse tête. Il veut éloigner les grosses têtes avant l’heure de la délibération.

Je savais qu’il allait me contacter. Je savais qu’il avait peur de Felix. Maintenant que j’ai la confirmation de son état d’esprit je sais de quoi il est capable.

Je monte dans la voiture de son chauffeur et je croise les doigts pour qu’il roule vite.

Après 13 minutes je suis dans ma voiture en direction du siège.

Lorsque j’arrive il est 20h.

Je vais directement dans le bureau de Felix.

Lui : où étais-tu ?

Moi : à la maison.

Lui : comment ça ?

Moi : Felix tu me fais confiance ?

Lui : oui, pourquoi ?

Moi : après les résultats il faut que tu sois loin de Tiss.

Lui (surpris) : pourquoi ?

Moi : il faut que tu sois loin de Tiss.

Lui : il me faut des raisons.

Moi : j’ai besoin que tu m’écoutes.

Lui : je veux des raisons.

Il me regarde sans rien dire et lorsque Tiss entre dans son bureau il cligne deux fois des yeux.

Moi (sortant du bureau) : dans 45 minutes !

-Heure des résultats-

Je suis devant l’écran, debout près de Felix. Je le sens nerveux, il a de quoi l’être.

En l’espace de quelques secondes je le vois taper dans ses mains. Je le regarde et en regardant à mon tour la télé je vois son visage.

Ce n’est qu’à ce moment que j’entends l’équipe crier de joie.

Il me prend dans ses bras et :

Lui (content) : elle est pour toi celle-là !

Je le serre fort avant de rejoindre les autres en applaudissant.

Moi (parlant à haute voix) : Mr le président !

Il me fait un sourire timide et prend le téléphone que son assistant lui tend.

Au même moment mon téléphone sonne. Je profite qu’il soit au téléphone pour me retirer.

Moi (fermant la porte du bureau) : 15 % de plus !

Lui : je sais que tu étais derrière. Je dois l’avouer, beau coup !

Moi : mon offre ne tient plus. Je te conseille de plier tes bagages.

Lui : …

-Quelques heures plus tard-

Il est 23h et je sors de la douche quand j’entends la porte de la chambre s’ouvrir.

Felix rentre et vient me retrouver dans le dressing.

Lui (me volant un bisou) : merci.

Moi (lui faisant un câlin) : félicitations !

Il lève ma tête et m’embrasse. Avant même que j’ai le temps de reprendre ma respiration, il me soulève.

Moi : Mr BIAM !

Lui (souriant) : combien de jours sans te toucher ? Je ne peux plus supporter.

Moi : hum

Il m’allonge sur le lit, enlève sa cravate, son costume, sa chemise et se baisse pour m’embrasser.

Alors que je me laisse emporter quelque chose me revient à l’esprit.

Moi (essayant de me redresser) : il faut qu’on se repose.

Lui (souhaitant continuer) : on a le temps.

Moi (insistant) : je suis fatiguée.

Il se redresse et ne dit rien. Il ramasse ses affaires et se dirige dans la salle de bain pour prendre sa douche.

Lorsqu’il revient j’attends qu’il s’allonge pour lui demander quelque chose :

Moi : qu’est-ce que tu vas faire de Tiss ?

Lui (arrangeant la couette) : rien.

Moi : tu vas continuer de travailler avec lui ?

Lui : normalement.

Moi : hum.

Lui : je ne comprends pas ce qui se passe. Jusqu’ici tu n’avais rien contre lui.

Moi : bonne nuit.

Je m’allonge et j’arrête la veilleuse.

Aux environs de 3h du matin un bruit attire mon attention. Je peine à ouvrir les yeux mais je le fais quand même.

Le bruit ne s’arrête pas. J’allume la veilleuse de mon côté et je me redresse.

Je me lève et je me rapproche de ce bruit.

Je tire les rideaux et je vois un oiseau qui cogne. Il ressemble à celui des nuits dernières.

Je vais prendre une babouche et j’ouvre légèrement la fenêtre. Rien, il ne bouge pas ! Je le tape mais il ne bouge pas.

Je me tourne et malgré le bruit Felix dort.

Après plusieurs tentatives je réussis à le chasser.

Je reviens vers le lit et plutôt que dormir, je prends mon ordi et je mets des écouteurs.

*Dans la tête de Felix BIAM*

Je suis dans cette grande pièce, autour de cette longue table. Nous ne sommes que deux et pourtant j’ai l’impression d’avoir plusieurs personnes qui me regardent.

Il s’agit d’une « réunion » avec mon père avant la réunion officielle.

Dans quelques jours aura lieu mon intronisation et par la suite il faudra que je présente ma partenaire (hors cérémonie officielle). En tant que président, je suis le représentant des maçons du pays.

Papa : elle doit te suivre !

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