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Couverture du roman Sous Contrat avec l'Alpha

Sous Contrat avec l'Alpha

Elena Bellucci voit sa vie basculer quand son père, un ancien parrain, est pris en otage par le redoutable Dominic Valenti. Pour lui éviter une exécution, la jeune femme accepte un mariage forcé avec ce chef de clan impitoyable. Si cette union assure le pouvoir de Dominic, elle cache aussi une passion secrète. Elena découvre alors la part d'ombre d'un mari tourmenté. Entre loyauté familiale et désir interdit, pourra-t-elle survivre à cette alliance brûlante ?
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Chapitre 3

Je n'avais jamais imaginé que ma vie prendrait une tournure aussi radicale, aussi brutale. La maison était immense. Une véritable forteresse de verre et d'acier, où chaque pièce semblait conçue pour me rappeler que je n'étais qu'une invitée, une intrusion dans un monde qui ne m'appartenait pas. Mais je devais m'y faire, n'est-ce pas ? C'était ce que j'avais choisi, ce que j'avais accepté, du moins en apparence.

L'odeur de bois ciré et de marbre me frappait à chaque pas. L'air, frais, comme si chaque souffle ici était calibré, contrôlé, avait une odeur métallique, presque stérile. Les grandes fenêtres laissaient entrer une lumière crue, mais froide. Rien ici ne ressemblait à la chaleur d'un foyer. C'était un espace sans âme, où chaque détail avait été pensé pour détenir son propre pouvoir. Tout était parfait, soigné. Chaque objet, chaque meuble semblait avoir été placé là pour m'observer. C'était une maison d'apparence, mais pas de vie. Pas de vie, du moins, pour moi.

Je me tenais dans le hall d'entrée, mes mains posées sur le sac que j'avais emporté avec moi. La pièce était vaste, presque démesurée, avec un grand escalier qui serpentait au centre, comme une colonne vertébrale imposante, menant à un étage inconnu. La grande porte en bois massif, gravée de motifs raffinés, s'était refermée derrière moi, me coupant définitivement du monde d'avant. Un monde qui m'avait vu grandir, avec ses bruits familiers, ses odeurs rassurantes. Ici, tout était étranger.

Je me souviens de la dernière fois où j'avais posé mes pieds dans une maison si grande, si froide. C'était l'été. J'avais quinze ans. Une autre époque. Le jardin de ma grand-mère, les herbes hautes, le soleil brillant. C'était un endroit où j'avais l'impression de pouvoir respirer, m'étendre, et être... moi. Les murs de cette maison étaient remplis de rires, les fenêtres s'ouvraient sur un ciel d'azur, et la chaleur de la famille me réchauffait l'âme. Ces souvenirs, doux et lumineux, m'envahissaient maintenant avec une douleur sourde. Tout cela semblait être une vie étrangère, un autre temps. Le goût de la nostalgie était doux, mais sur ma langue, il était amer. Trop loin, trop révolu.

Je secouai la tête, tentant de chasser ces pensées. C'était de ma faute, après tout. Je n'avais qu'à pas signer ce contrat. Mais il fallait bien que je fasse face à la réalité.

Un bruit de pas m'éveilla de mes réflexions. Dominic. Il était là. Derrière moi, comme une ombre qui se déplace toujours silencieusement.

« Tu t'habitueras à cet endroit », dit-il, sa voix un peu plus douce que d'habitude, mais sans chaleur. « C'est plus que ce à quoi tu étais habituée, je suppose. »

Il n'avait pas tort. Jamais je n'aurais cru que je finirais ici. Mais il y était, me l'imposant. Une partie de moi, étrange et insensée, en ressentait presque une forme de... plaisir. Une attraction étrange pour cette froideur. Il m'intriguait d'une manière que je ne pouvais expliquer. Son pouvoir, sa présence, me déstabilisaient, mais m'attiraient aussi. C'était une contradiction de chaque instant. Il était tout ce que je détestais, et pourtant je n'arrivais pas à détourner les yeux.

Il se tenait dans l'embrasure de la porte, les bras croisés, me fixant. « Tu n'as pas l'air satisfaite », remarqua-t-il, un léger sourire en coin, qui ne semblait jamais vraiment atteindre ses yeux.

« Je ne m'attendais pas à ça », répondis-je, ma voix trahissant une faiblesse que je ne voulais pas révéler. J'avais toujours pensé que tout ça resterait un mauvais rêve. Mais c'était bien réel. Trop réel.

Il s'approcha de moi d'un pas mesuré. Il y avait quelque chose dans sa démarche, une sorte de contrôle parfait. Comme s'il savait exactement où il allait, même s'il n'avait aucune idée de ce que je ressentais. "Tu te feras à tout ça, Elena. Avec le temps, tu comprendras que la vie ici n'a rien à voir avec ce que tu connaissais avant. Ici, il faut simplement... obéir. »

Ses mots me frappèrent, comme une claque dans le visage. Je pouvais sentir ma mâchoire se tendre. Obéir ? Mais qui était-il pour me dire cela ? Qui se croyait-il pour m'imposer de telles règles ? C'était presque insupportable. Mais au fond, je savais qu'il avait raison. Dans ce monde, l'obéissance n'était pas seulement un choix, mais une nécessité. Le choix m'avait été enlevé dès que j'avais signé ce contrat.

Je tournai la tête vers lui, mes yeux cherchant à capter quelque chose, une faille, une hésitation, un fragment de son humanité, quelque chose de... réel. Mais il restait là, aussi indifférent qu'un bloc de glace. « Ce n'est pas juste, Dominic », murmurai-je presque pour moi-même. « C'est injuste. »

Un éclat d'amusement traversa brièvement ses yeux. « La vie est injuste. Il n'y a pas de place pour la pitié, Elena. » Il avança encore un pas, et sa proximité m'écrasa. « Tu apprendras vite que dans ce monde, tout se paye. »

Sa voix, douce mais pénétrante, me fit frissonner. Je détestais ce qu'il disait. Je le détestais pour m'avoir enfermée ici, dans cette cage dorée, mais en même temps, une partie de moi ne pouvait s'empêcher d'être attirée par lui, par cette froideur calculée, par cette distance. Chaque geste, chaque mot qu'il prononçait semblait calculé, comme une pièce de puzzle parfaite, comme un acteur jouant son rôle avec une maîtrise inquiétante. Et moi, je n'étais rien de plus qu'une spectatrice, à peine capable de comprendre le jeu dans lequel je m'étais engagée.

Dominic se tourna alors vers la grande porte-fenêtre qui donnait sur le jardin, un jardin impeccable, presque irréel. Les buissons taillés avec précision, les arbres parfaitement alignés. Tout était parfait. Trop parfait.

« Viens », dit-il, son ton plus ferme, une autorité calme qui ne souffrait aucune objection. « Il est temps que tu apprennes à comprendre comment fonctionne ce monde. Tu n'as plus de place dans ton ancien monde, Elena. Il est trop tard pour ça. »

Je le suivis sans un mot, mes pas lourds derrière lui. Chaque mouvement semblait plus difficile que le précédent. Était-ce la maison, cette atmosphère oppressante qui pesait sur moi, ou était-ce moi, moi qui devenais une prisonnière, m'enfermant chaque jour un peu plus dans cette situation que je haïssais ?

Il m'emmène à l'extérieur, et le contraste entre la chaleur du jardin et la froideur de la maison me frappe de plein fouet. L'air est plus doux ici, mais il y a une sensation étrange, comme si même ce jardin, si parfait soit-il, était un piège. Pas un coin de nature, mais un espace contrôlé, surveillé. Chaque plante, chaque arbre, chaque fleur est sous contrôle. Même la nature, ici, doit se soumettre à des règles.

Nous marchons dans le silence. Je suis perdue dans mes pensées, essayant de trouver un moyen de sortir de cette spirale, mais tout m'échappe. Je sens l'inconfort me saisir, un frisson glacial qui me traverse tout entier.

Soudain, un bruit, léger mais distinct, m'arrête dans mes pensées. Un chuchotement presque imperceptible. Une présence. Quelqu'un d'autre, là, juste derrière nous. Mais personne n'est visible. Le souffle coupé, je jette un coup d'œil furtif autour de moi, mais rien. Pourtant, quelque chose ne va pas. C'est comme si des yeux invisibles nous observaient, comme si l'air était chargé d'une tension palpable.

« Tout va bien ? » demanda Dominic, se tournant vers moi, une lueur de curiosité dans son regard froid.

Je hochai la tête, mais un frisson me secoua. Il y avait quelque chose de plus ici, dans cette maison, quelque chose que je n'arrivais pas encore à comprendre. Et ça me terrifiait autant que cela me fascinait.

Un événement était imminent, je le sentais au fond de moi, mais je n'avais aucune idée de ce qu'il serait.

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