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Couverture du roman Soumises à Monsieur

Soumises à Monsieur

Adepte du SM depuis longtemps, Scott multiplie les liaisons intenses. Pour lui, chaque femme est unique et précieuse, liée par un contrat charnel éphémère. Bien qu’il chérisse leurs prénoms et les souvenirs qu’ils évoquent, l’idée de s’attacher à une seule partenaire lui semble impossible. Pourtant, l’existence réserve des surprises de taille. Ses protégées s'apprêtent à bousculer ses certitudes, et l'une d'elles pourrait bien transformer radicalement sa vision du plaisir.
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Chapitre 3

Le mardi était arrivé plus rapidement qu'il ne l'aurait pensé. Mais lui-même devait reconnaitre, qu'il attendait avec impatience leur prochaine rencontre. Il était noyé sous le boulot de cet abruti de comptable depuis le début de la semaine, ce qui le rendait de plus en plus facilement irritable. La soirée du samedi, n'avait pas arrangé sa situation. Il se rendit compte que cela faisait plus d'un mois, qu'il n'avait eu de rapport sexuel. La chose en elle-même ne le dérangeait, il n'était pas addictif au sexe et savait se maîtriser. Mais l'envie devenait de plus en plus forte et il n'aimait pas l'idée que quelque chose de la sorte ait un quelconque impact sur ses journées et ses humeurs. Il espérait donc vraiment que sa proie vienne ce soir.

À mesure que le temps passait, il se l'imaginait dans des positions plus suggestives les unes que les autres. Son membre à sa façon de réagir, semblait approuver tout à fait ses projets. Elle lui faisait penser à une jeune pousse, qui s'était épanouie moins vite que les autres. Elle semblait chercher de l'aide... Il n'allait pas jusqu'à s'imaginer qu'elle était en danger de mort. Mais pour la première fois depuis très longtemps, sa détresse l'avait touché. Elle semblait si réelle, si étouffante, qu'il s'était senti des envies de venir à sa rescousse. Il n'était pas sûr de l'implication ou du degré, qu'il voulait jouer dans sa vie. Mais une chose était sûre, cette femme l'avait troublé et il voulait en savoir plus sur elle.

Pas d'après des infos, qu'il aurait pu facilement se procurer. Il voulait l'entendre de sa bouche, lui permettre de s'en libérer et par la suite peut être finir dans sa salle. Il ne se mentait pas, elle avait cette attitude si docile, si enclin à la soumission et lorsqu'elle l'avait appelé monsieur... Un sourire s'était imposé sur son visage, signe de sa satisfaction. Ce qui n'était pas forcément une bonne idée, ni pour lui qui n'avançait point dans son travail et ni pour elle...

- Sonia, il appela depuis le fixe de son bureau, avant de commencer à ramasser mes affaires pour rentrer se préparer.

- Oui mon chou, lui répondit une voix féminine, avant de rentrer dans le bureau.

Son regard se posa avec tendresse sur l'une des femmes qu'il respectait le plus au monde : Sonia. La cinquantaine, avec 2 enfants, elle représentait parfois beaucoup plus une figure maternelle pour lui que sa propre mère. Ils se portaient une confiance totale et mutuelle. Le temps n'avait que plus solidifier leur relation. À la fête des mères, il n'oubliait jamais de lui faire livrer à temps, un bouquet de ses fleurs préférées. Autant, celui de sa mère pouvait arriver avec une semaine voire deux de retard. Elle ne s'en était jamais offusquée, lui renvoyant proprement la pareil. Il expira bruyamment, avant de revenir sur sa secrétaire qui attendait qu'il dise quoique ce soit.

Elle le connaissait assez bien pour savoir que quand son regard se voilait, il y avait 80% de chance, qu'il pense à sa famille et à toutes leurs crasses. Si son père encensait l'aîné, sa mère était rarement présente pour lui. Ils lui avaient tous ri au nez quand, il avait parlé de son projet de créer un cabinet d'architecte. Elle n'avait jamais douté de lui et des capacités. Elle ne voulait pas lui dire pour le rendre un peu plus orgueilleux, mais il était brillantissime et son acharnement avait payé. Après leur ouverture, il y avait 2 ans, ils faisaient aujourd'hui parti des meilleurs dans leur domaine.

Mais là il semblait pour l'instant très pressé de rentrer, voir même un peu trop. Il y avait anguille sous roche, elle le connaissait assez bien pour le pressentir.

-Je dois annuler tous vos rendez-vous, lui demanda-t-elle, avec un rictus amusé sur le visage.

- Oui, annule les et reporte les plus importants. La question de Sonia l'avait ramené sur terre après son moment d'égarement. Il vit tout de suite dans son regard briller la flamme de la curiosité. Et non, je ne répondrai à aucune de tes questions.

- Bad boy..., lui répondit-elle en faisant claquer sa langue contre son palais. Ses habitudes de dominante reprenaient le dessus. Pas vraiment au goût de son patron, mais il laissa couler, ne voulant pas entrer en conflit avec sa merveilleuse secrétaire. Quand allez-vous commencer à passer des entretiens pour le poste de comptable ? Ou envoyez votre comptabilité à une société pour qu'elle s'en charge...

- Tu sais très bien, que j'aime avoir confiance en les gens avec qui je travaille. Mais c'est clair, que c'est devenu une situation urgente. Je m'en occuperai d'ici la fin de la semaine. Peux-tu passer...

- Une annonce ? Déjà fait depuis hier matin et on a commencé à recevoir des Cv, que j'étais en train de trier pour mon plus grand plaisir, lui dit-elle cyniquement. C'est clair, que vous semblez vous en sortir merveilleusement bien, ajoute-t-elle, en se moquant du bureau surchargé de paperasse.

- C'est pour cela que je t'adore Sonia, lui dit-elle en récupérant son cartable et en lui faisant la bise.

S'il y avait bien une chose, qu'il adorait chez elle, c'était bien sa capacité à toujours lui être utile et à prendre les devants sur ses potentiels demandes ou besoins. Il l'avait dit plutôt, merveilleuse cette femme.

- Ouais ouais, vous ne dites cela que dans ces cas-là...

Il rigola franchement, avant de quitter son bureau, avec un regard malicieux. C'est à ce moment, que Sonia capta. Il était bizarrement tendu depuis 2 semaines et il s'énervait assez facilement, lui qui veillait à toujours garder son sang-froid. Il était en manque. Elle l'aurait bien charrié, mais ils étaient au bureau et ce n'était pas un comportement acceptable. Du coup, s'il était si content, ce qui voulait dire que son patron allait se divertir de la manière qu'il préférait.

- Passez une bonne soirée au club, lui dit-elle.

Dès fois, la capacité à déduire certaine chose et à le connaître de Sonia lui ferait presque peur. Il ne se retourna pas, elle qui n'attendait que cela. Il l'estimait fortement, mais son égo est une chose qu'il ne souhaitait pas plus enfler qu'il ne l'était déjà. Aussi bien, qu'il avait un certain égo, Sonia était dominante et le sien n'en était pas moins énorme. Mais un sourire fleurit sur son visage, en réponse à la déclaration de Sonia. Même si cette dernière ne put le voir.

Il quitta finalement son étage pour se rendre aux inférieurs. En descendant à l'accueil, il fut arrêté pour signer une décharge par l'une de ses employés. Il n'aimait pas vraiment qu'on l'ait mis sur le fait comme cela et qu'il n'ait pas reçu le document plutôt. Il prit quand-même le temps de lire et de lui faire des remarques. La jeune femme devant lui, se déhanchait de manière très peu subtil pour recevoir son attention. Scott se rendait bien compte du petit manège qui se déroulait devant lui. Mais il ne fit aucune remarque, se concentrant sur le papier qu'elle lui avait tendu. Il aurait pu se montrer désagréable, surtout qu'elle l’interrompait alors qu'il se rendait à un rendez-vous dès plus agréable. Néanmoins il fit preuve d'un grand calme et la congédia le plus rapidement que possible. Il sortit des locaux de son entreprise, au moment où arriva Coris et sa berline à l'entrée pour le récupérer.

- Bonjour monsieur, c'est le grand jour, lui répondit Coris, dès que son patron fut installé.

- Vous avez tous décidé de vous y mettre ? Premièrement Sonia et maintenant toi...

- Elle s'en est donc aussi rendue compte... C'est clair que votre bonne humeur fait plaisir à voir depuis samedi. Dois-je vous attendre ou revenir vous prendre pour la soirée ?

- Dépose moi et reviens me prendre à 20 heures pour la soirée. J'ai besoin que tu ailles déposer un paquet chez ma mère.

- Très bien.

Sa mère n'avait jamais apprécié, ni Coris, ni Sonia, ni Clarisse. Selon elle, ils n'avaient pas les qualifications requises pour travailler avec lui et pour lui. Ce qui le faisait toujours marrer. Il était bien entouré et tous les gens de son cercle proche, avaient une qualité indispensable : ils étaient discrets.

Suite à la mise au point au sujet du déroulement de la soirée, le silence se fit dans le véhicule. Scott appréciait ses moments de tranquillité et Coris l'avait tout de suite compris. Le regard et l'attention de Scott se plongèrent dans un roman. Il avait de moins en moins de temps pour s'adonner à l'une de ses grandes passions, la lecture. De ce fait, il en profitait dès qu'il pouvait et les embouteillages à Paris en fin de soirée, le permettaient grandement. Il pouvait pendant ce temps se relaxer calmement et laisser son cerveau fourmiller de questions. Et si elle ne venait pas ? Aurait-il dû lui laisser son numéro ? À mesure que le début de la soirée approchait, il commençait à stresser. Il ne savait pas encore ce qu'il comptait réellement lui faire quand elle viendrait. Mais il voulait déjà qu'elle vienne, il voulait absolument la revoir....

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