Couverture du roman Son vœu, mon cœur qui se meurt

Son vœu, mon cœur qui se meurt

9.7 / 10.0
Condamnée par la maladie, l'héroïne de Son vœu, mon cœur qui se meurt fait face au mépris d'Adrien. Pour sauver son premier amour et clore cette romance modern, elle choisit le sacrifice ultime. Découvrez ce web novel poignant où loyauté et secrets bouleversent le destin de chacun.
Résumé de Son vœu, mon cœur qui se meurt
Condamnée par la maladie, j'affronte le mépris d'Adrien, mon époux. Persuadé que je l'ai jadis trahi pour l'argent, il ignore que mon sacrifice a sauvé les siens. Alors que je souffre, il m'abandonne pour rejoindre Chloé, mon amie et son grand amour, dont le cœur faiblit. Puisqu'il souhaite ma mort, je décide d'exaucer son vœu le plus cruel. Par amour, je choisis de lui offrir mon ultime souffle en léguant mon propre cœur à la femme qu'il chérit tant.
Lire plus

Son vœu, mon cœur qui se meurt Chapitre 1

Je mourais d'une maladie en phase terminale, mais mon mari, Adrien, pensait que ce n'était qu'un de mes caprices pour attirer son attention. Il me haïssait, convaincu que je l'avais trahi des années plus tôt pour de l'argent.

Alors que je m'effondrais, hurlant de douleur, le suppliant de m'emmener à l'hôpital, il m'a attrapé le menton. Et il a murmuré les mots qui ont fait voler mon monde en éclats.

« Je ne te pardonnerai jamais. J'espère juste que tu vas... crever. »

Puis il m'a laissée sur le sol glacial et s'est précipité à l'hôpital pour être avec son véritable amour, Chloé, ma meilleure amie. C'était elle qui l'inquiétait, elle dont le cœur était aussi en train de lâcher.

Il n'a jamais su que la « trahison » qu'il méprisait tant était en réalité mon sacrifice pour sauver sa famille de la ruine. Il n'a jamais connu la profondeur de mon amour, un amour si absolu que même sa cruauté ne pouvait l'éteindre.

Alors, quand les médecins m'ont annoncé que j'étais parfaitement compatible, j'ai fait mon dernier choix. J'allais exaucer son vœu et donner mon cœur à la femme qu'il aimait.

Chapitre 1

Chaque muscle de mon corps hurlait alors que je me forçais à sortir du lit. Le parquet était glacial sous mes pieds nus. Une douleur aiguë et lancinante dans mon abdomen me fit suffoquer. Je me pliai en deux un instant avant de me redresser, m'agrippant au bord de la table de nuit.

La lumière du matin, crue et impitoyable, filtrait par la fenêtre, dessinant mon reflet sur la vitre. Mon visage était d'une blancheur spectrale, assombri par les cernes sous mes yeux. J'avais l'air fragile, à un souffle de me briser.

Puis, je l'ai entendu.

Des pas lourds, délibérés, qui descendaient l'escalier.

Adrien.

Un nœud familier se serra dans ma poitrine, un mélange de peur et d'un espoir désespéré et insensé. Je pris une inspiration tremblante, rassemblant le peu de force qu'il me restait. Ma main tremblait en attrapant la poignée de la porte. C'était maintenant ou jamais.

« Adrien ? » Ma voix n'était qu'un faible murmure, à peine audible, comme si prononcer son nom consumait ma dernière once d'énergie.

Il s'arrêta net, au pied de l'escalier. Son regard, plus froid qu'un matin d'hiver à Lyon, me balaya. Aucune chaleur, aucune lueur de reconnaissance pour la femme qu'il avait épousée. Seulement une évaluation clinique, perçante. J'avais l'impression qu'il regardait à travers moi, pas vers moi.

« Tu... tu veux un petit-déjeuner ? » demandai-je, ma voix fluette, presque suppliante.

Pendant une seconde fugace, une minuscule étincelle d'espoir s'alluma en moi. Peut-être, juste peut-être, allait-il s'adoucir. Peut-être allait-il me voir.

Mais la lueur dans ses yeux s'éteignit rapidement, remplacée par ce masque familier et impénétrable. Il se tourna, sans un mot, et se dirigea vers la porte d'entrée. Le son de ses pas résonnait dans la maison silencieuse, chacun de ses pas était un coup de marteau sur mon cœur déjà meurtri.

Son rejet me frappa comme un coup de poing. Ma poitrine se contracta, une douleur familière et atroce se propageant en moi. Juste au moment où il atteignait la porte, une impulsion désespérée me submergea.

« Attends ! » m'écriai-je en me précipitant vers lui. Mes doigts se refermèrent sur la manche de sa veste de costume griffée.

La douleur aiguë dans mon ventre s'intensifia, et je me mordis violemment la lèvre pour retenir un cri. Le goût métallique du sang inonda ma bouche, mais je le remarquai à peine.

« Lâche-moi, Célia ! » Sa voix était un grognement sourd, chargé de venin. Il tira brusquement sur son bras, essayant de me secouer.

Ma prise faiblit, mais je ne pouvais pas le lâcher complètement. Mes doigts s'accrochaient au bord même de sa veste, un dernier effort désespéré. Je ne tenais plus qu'à un fil, tout comme notre mariage.

« S'il te plaît, Adrien, » murmurai-je, ma voix tremblante, chaque mot une lutte. « Je... je crois que je dois aller à l'hôpital. »

Les mots sortirent avec difficulté. Je détestais demander quoi que ce soit, surtout à lui. Il me savait autonome, farouchement indépendante. Ce n'était pas un piège. Ce n'était pas une supplique manipulatrice pour attirer l'attention. Si je demandais, c'est que quelque chose n'allait vraiment pas.

Il se tourna, ses yeux se plissant. « Où est-ce que ça fait mal ? »

Un filet de soulagement, rapidement suivi d'une nouvelle vague de nausée. Je désignai vaguement le bas de mon abdomen, des perles de sueur perlant sur mon front.

Il ricana, un son dur et sans humour. « Tu joues encore la comédie, Célia ? Toujours à mendier de la pitié ? » Ses mots furent comme un seau d'eau glacée déversé sur ma tête, me figeant sur place.

Avant que je puisse réagir, sa main jaillit, attrapant mon menton, me forçant à lever le visage pour affronter son regard méprisant. Sa poigne était brutale.

« Tu sais quoi ? » Sa voix était dangereusement basse, un murmure glaçant qui promettait des dégâts irréversibles. « Je ne te pardonnerai jamais. Pour rien de ce que tu as fait. J'espère juste que tu vas... crever. »

Le monde tourna. Mon sang se glaça, chaque cellule de mon corps hurlant de protestation. Je ne pouvais pas m'arrêter de trembler, un tremblement violent qui partait de mon ventre et secouait tous mes membres.

Il lâcha mon menton, ses yeux vides d'émotion. Sans un autre regard, il entra dans son bureau et la lourde porte en chêne claqua, coupant court au dernier filet d'espoir, me laissant seule dans le vaste hall silencieux.

La douleur dans mon abdomen explosa, me jetant à genoux. Je suffoquai, luttant pour respirer, serrant mon ventre comme pour me maintenir physiquement en un seul morceau. Ma vision se brouilla, les larmes se mêlant à la sueur.

D'une main tremblante, je cherchai mon téléphone dans ma poche. Mes doigts, gourds et maladroits, réussirent somehow à composer le numéro du SAMU.

Plus tard ce matin-là, Adrien entendit la faible sirène d'une ambulance s'éloigner. C'était un son lointain, presque imperceptible, facile à ignorer. Il se tenait près de la fenêtre de son bureau, le téléphone collé à l'oreille, le visage impassible. Il supposa que ce n'était qu'une autre des mises en scène de Célia, une tentative désespérée de le manipuler, peut-être pour mettre la main sur son argent maintenant que la famille de celle-ci sombrait vers la faillite.

Il se souvint de sa « trahison » passée, lorsque sa propre famille avait frôlé la ruine. Il était convaincu qu'elle l'avait abandonné à ce moment-là, cherchant des pâturages plus verts. Ce n'était que la suite logique. C'était une croqueuse de diamants, une opportuniste.

J'étais assise sur un banc stérile de l'hôpital, les néons bourdonnant au-dessus de moi, jetant une lueur crue sur l'enveloppe blanche que je tenais à la main. Mon nom, Célia Moreau, était imprimé nettement sur le devant. Je savais ce qu'elle contenait avant même de l'ouvrir.

Les mots du médecin résonnaient dans ma tête : « Maladie en phase terminale. Stade avancé. »

Le monde bascula. C'était un cauchemar. Ça devait l'être. J'ai déchiré l'enveloppe, mes yeux parcourant le rapport, cherchant une erreur, une faute de frappe, n'importe quoi pour contredire l'horrible vérité. Mais c'était là, noir sur blanc, indéniable.

« Non, » murmurai-je, ma voix se brisant.

Je me suis levée du banc, la douleur dans mon ventre n'étant plus qu'un élancement sourd comparé à l'agonie dans ma poitrine. Je me suis précipitée vers un autre médecin, un spécialiste dont j'avais entendu le nom. Je l'ai supplié de me réexaminer, de me donner un second avis. Il a accepté, ses yeux remplis d'une pitié que je ne pouvais supporter.

Les résultats furent les mêmes. Une maladie en phase terminale. Confirmée.

« Combien... combien de temps me reste-t-il ? » demandai-je, les mots à peine un souffle. Ma gorge était nouée, mes yeux me brûlaient.

Le spécialiste, un homme bon aux yeux doux, s'agenouilla devant moi. Il prit ma main, son contact étonnamment chaud. « Nous ferons tout notre possible, Célia. Nous n'abandonnerons pas. »

Ses mots étaient un baume, mais ils ne pouvaient effacer la froide et dure réalité. Je m'effondrai, de nouvelles larmes coulant sur mon visage. « Tout votre possible ? » sanglotai-je, le son rauque et brisé. « C'est en phase terminale. C'est... c'est fini. »

Ma maladie ne tuait pas seulement mon corps ; c'était une métaphore cruelle de mon mariage, de tout ce à quoi je m'étais accrochée. C'était un échec auquel je ne pouvais échapper, une fin que je ne pouvais empêcher. Tout comme lui, elle me détruisait lentement, douloureusement.

Continuer la lecture

Table des matières de Son vœu, mon cœur qui se meurt

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
Ch. 8
Ch. 9
Ch. 10
Ch. 11
all

Vous aimerez aussi

Romans Nouvellement Sortis

Couverture du roman Combattre le destin
8.9
Tereza est une jeune femme d'une beauté captivante dont la vie est marquée par d'incessants défis. Malgré les pertes et les déceptions, sa résilience reste inébranlable. Soutenue par des mentors et un grand amour, elle affronte ses batailles personnelles avec un courage croissant. Ce voyage initiatique la pousse vers une profonde transformation intérieure et l'acceptation de soi. En apprenant à se pardonner, elle prouve que l'espoir et la détermination permettent de changer son destin.
Couverture du roman Distraction Sensuelle
8.1
Liés par des secrets, un groupe d'amis fait face à ses démons. Jull, avocate redoutable, voit son monde s'écrouler quand Will, son amant et meilleur ami, annonce son mariage par intérêt. Tandis qu'elle cherche du réconfort auprès d'une mystérieuse PDG, Will poursuit une vengeance ancienne, tiraillé entre son passé et sa jeune épouse vulnérable. Parallèlement, Rogers tente de fuir une relation toxique dans les bras d'une star persistante. Entre trahisons et désirs, leur loyauté sera leur salut ou leur perte.
Couverture du roman Droguée, plaquée, et maintenant femme de milliardaire
8.0
Trahie après vingt ans de relation, mon fiancé m'a délaissée le jour de nos noces pour une manipulatrice feignant une agonie. Cruel, il m'a droguée pour m'ôter toute chance de maternité avant d'exiger le divorce. Pour fuir ce cauchemar tandis qu'il célébrait sa nouvelle union, j'ai épousé par procuration un milliardaire plongé dans le coma. Contre toute attente, mon mystérieux nouvel époux vient de reprendre connaissance, bouleversant ainsi mon destin.
Couverture du roman L'amour empoisonné : La fin fatale d'une amitié
8.5
Clara a tout sacrifié pour Alex, allant jusqu'à demander à son père de financer ses études. Pourtant, à Paris, elle découvre son amant dans les bras d'Inès, sa meilleure amie. Cette trahison déclenche un drame : son père meurt déshonoré après une fausse accusation et Clara tombe gravement malade. Condamnée par un cancer, elle revient chez elle et affronte la cruauté d'Inès. Cette dernière lui révèle alors avoir orchestré la chute de son père par pur mépris.
Couverture du roman LE LOUP ET LA FUGITIVE
9.7
Lyra s'enfuit dans la nuit pour échapper à une union forcée. Sa route croise celle de Kael, l'héritier d'une meute puissante, qui la protège par pure passion plutôt que par devoir. Si leur attirance est immédiate, elle menace l'équilibre du clan. L'Alpha, père de Kael, s'oppose farouchement à ce lien interdit avec une étrangère. Prêts à tout pour leur liberté, les deux amants devront défier les lois ancestrales. Leur amour survivra-t-il à la tempête qui se prépare ?
Couverture du roman Le secret de mon épouse parfaite
8.3
Yigol Novak, modeste livreur sans ressources, voit son destin basculer après avoir secouru la riche et énigmatique Suri Drew. Contre toute attente, elle l'épouse et transforme sa vie par un pouvoir singulier : chaque mensonge qu'elle prononce sur la grandeur de son mari se réalise instantanément. Devenu puissant malgré lui, Yigol doit naviguer entre sa nouvelle fortune et les secrets de son épouse. Mais l'origine de ce don et le passé de Suri menacent de tout anéantir.
Chapitres
Lire
Partager