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Couverture du roman Son ex, mon lit : L'ultime trahison

Son ex, mon lit : L'ultime trahison

Neurochirurgienne à succès, je finance le train de vie luxueux de mon mari Maxime et de sa famille. Pour nos vacances à Saint-Barth, il offre mon billet première classe à son ex, Ambre, me reléguant à un vol low-cost dangereux. Sa famille soutient cette trahison, me traitant en simple banquière. Quand je découvre Ambre dans mon lit, l'humiliation cède la place à une vengeance glaciale. J'annule tout, bloque leurs comptes et lance un divorce pour récupérer mes millions.
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Chapitre 1

Je suis une neurochirurgienne qui gagne un salaire à sept chiffres. J'entretiens mon mari, Maxime, et toute sa famille. Pendant des mois, j'ai planifié des vacances de rêve à Saint-Barth pour nous tous, payant chaque détail jusqu'au dernier centime.

Deux jours avant le départ, Maxime m'a lâché une bombe. Il a donné mon billet en première classe à son ex, Ambre.

Mon nouvel itinéraire ? Une série de vols low-cost, se terminant par un coucou réputé pour s'écraser contre une falaise.

Sa famille, qui vit à mes crochets, était d'accord. « Toi, tu es forte », m'a-t-il dit. « Ambre, elle, est plus fragile. »

Ma propre belle-mère, dont les angoisses sur la sécurité lui ont valu un surclassement en première que j'ai payé, m'a dit qu'Ambre « en a plus besoin que toi ».

Je n'étais pas de la famille. J'étais juste leur distributeur de billets, et ma vie était un petit prix à payer pour leur confort.

Cette nuit-là, j'ai trouvé Ambre dormant dans mon lit. La rage était une lame de glace, pure et tranchante. J'ai annulé le voyage. J'ai gelé leurs comptes. Et j'ai appelé mon avocat.

« Lancez la procédure de divorce. Et préparez-vous à recouvrer le prêt de plusieurs millions d'euros qu'ils me doivent. »

Chapitre 1

Jamais je n'aurais cru que le jour viendrait où mon mari, Maxime, échangerait mon siège en première classe contre le billet miteux de son ex-petite amie, surtout quand c'était moi qui payais tout. Maxime était coach personnel. Pas n'importe quel coach, mais un spécialiste du « bien-être de luxe », ce qui signifiait qu'il travaillait avec une poignée de clients qui payaient une fortune pour pas grand-chose. Ces vacances à Saint-Barth, c'était mon idée. Mon cadeau. En tant que neurochirurgienne, mes semaines se mesuraient en vies sauvées et en factures à six chiffres. Mes mains, stables et précises, gagnaient plus en une seule consultation que Maxime en un mois de ses séances de « bien-être ». L'écart n'était pas seulement frappant ; il était astronomique. Mon salaire à sept chiffres éclipsait ses modestes revenus, un fait dont nous parlions rarement mais qui vibrait sous chaque conversation comme un bourdonnement de fond.

J'avais passé des mois à planifier ce voyage. Des mois. Chaque détail, de la villa privée aux excursions sur mesure, avait été méticuleusement organisé par mes soins. Saint-Barth, ce n'est pas une petite escapade. Ça demande plusieurs vols, des charters privés, des autorisations. C'est un endroit où le luxe rencontre des cauchemars logistiques si on ne sait pas ce qu'on fait. Visas, transferts, déclarations sanitaires – je me suis occupée de toute la paperasse. Pour six personnes. Y compris les parents de Maxime, Gérard et Colette, et sa sœur de vingt ans, Manon. Pas une seule fois l'un d'eux n'a proposé son aide. Leur seule contribution était de se pointer avec leurs bagages de marque, remplis de vêtements que je leur avais achetés.

Gérard et Colette vivaient dans la dépendance de ma propriété. Une immense maison d'amis rénovée dans mon hôtel particulier de Neuilly, qu'ils appelaient leur « annexe ». La fortune de leur « vieille famille » s'était évaporée il y a des années, ne leur laissant rien d'autre qu'un sentiment de droit et mes comptes en banque. Manon, encore en école de commerce, n'avait jamais connu une vie sans mon soutien financier. Ses frais de BDE, sa Porsche Cayenne, sa garde-robe sans fin – tout était à mes frais. Et ça ne me dérangeait pas. Pas vraiment. J'aimais Maxime. J'aimais sa famille, ou du moins l'idée que je m'en faisais. J'aimais être celle qui pourvoyait, celle qui pouvait réaliser leurs rêves de vie luxueuse.

Mon travail était ma passion. Mon nom, Dr Chloé Dubois, résonnait dans le milieu médical. Je voyageais pour des conférences, présentais des avancées, sauvais des vies. J'étais douée dans ce que je faisais, et ça se voyait. Prendre des vacances était une opération en soi, nécessitant des mois pour reprogrammer des chirurgies et déléguer des cas critiques. Mes patients dépendaient de moi. Quand Colette a exprimé des « inquiétudes » sur la sécurité du vol charter, j'ai surclassé tout le monde en première sur des vols commerciaux, malgré le coût exorbitant. « Pour la tranquillité d'esprit », avait-elle dit en hochant la tête d'un air pincé.

Deux jours avant le départ, Maxime a lâché la bombe. « Chloé », a-t-il commencé, tripotant sa montre, « Ambre vient avec nous. »

Ambre ? Son ex ? Celle qui l'avait abandonné quand sa famille avait fait faillite ?

« Ouais. Elle traverse une période difficile, et Maman et Papa voulaient vraiment qu'elle soit là. Alors, euh, on a échangé ton billet de première contre le sien. Tu prendras l'itinéraire low-cost avec les autres, euh, correspondances. »

Mon téléphone a vibré. Une pièce jointe en PDF. « Itinéraire Low-Cost Saint-Barth – Chloé Dubois. » Il détaillait une série de vols sur des coucous, des escales sur des îles paumées, et un dernier, terrifiant, atterrissage en avion à hélice sur une piste notoirement courte et à flanc de falaise. J'ai cherché la dernière étape sur Google. « L'un des aéroports les plus dangereux du monde. » Des morts chaque année. Mon sang s'est glacé.

Ma voix n'était qu'un murmure, chargé de glace. « Maxime, qu'est-ce que tu viens de dire, bon sang ? Pourquoi Ambre vient-elle ? Et pourquoi est-ce que je prends ce piège mortel ? »

Il a haussé les épaules, évitant mon regard. « Elle a besoin de vacances, Chloé. Et la famille... ils s'entendent si bien avec elle, tu sais ? Ça fait longtemps qu'elle ne s'est pas sentie comme l'une des nôtres. »

Un nœud dur et froid s'est formé dans mon estomac. Ce n'était pas juste de la colère. C'était une rage primale, bouillonnant d'un endroit que j'ignorais exister. Mon cerveau a rejoué les « inquiétudes de sécurité » de Colette pour son siège en première. Ma propre sécurité, apparemment, était négociable. Ma vie, sacrifiable.

« Maxime, es-tu en train de me dire qu'Ambre, ton ex qui t'a laissé tomber, est plus importante pour cette famille que ta femme ? Celle qui a tout payé ? » Ma voix montait, un tremblement la secouait. Mes mains ont commencé à trembler. Ma mâchoire s'est serrée si fort que j'ai senti une douleur fulgurante dans mes tempes. Ma vision s'est rétrécie. « Donc, je dois risquer ma vie dans un avion qui se jette pratiquement dans une montagne, pendant que ton ex sirote du champagne à ma place ? La place que j'ai payée ? »

« Ben, il fallait bien que quelqu'un cède sa place, Chloé », a-t-il marmonné, toujours sans me regarder. « Et toi, tu es... forte. Tu peux le supporter. Ambre est plus fragile. »

« Fragile ? Maxime, ce n'est pas juste inconfortable. Des gens meurent sur cette ligne. C'est un fait connu. »

« Chloé, ne fais pas ta tragédienne. C'est juste un vol. Vois ça comme une aventure ! En plus, c'est pour la famille. Tu dis toujours que tu ferais n'importe quoi pour nous. » Ses mots étaient un baume écœurant, incapable d'apaiser le feu dans mes veines.

Je me suis tournée vers Gérard et Colette, qui étaient opportunément absorbés par un magazine. « Maman ? Papa ? Vous entendez ça ? » Gérard s'est raclé la gorge, sans lever les yeux. Colette a ajusté ses lunettes.

« Chloé, ma chérie », a finalement dit Colette. « Ce n'est qu'un petit désagrément. Ambre a tellement souffert. Elle a perdu son portefeuille d'actions, tu sais. Elle en a plus besoin que toi. Tu es si forte, tout ira bien. » Son ton était méprisant, condescendant.

Manon, qui scrollait sur son nouveau téléphone (un cadeau de ma part), a ajouté : « Ouais, Chloé. Arrête de faire ton cinéma. Ambre est super sympa. Tu finiras bien par arriver. »

Un rire amer m'a échappé. Un son creux, vide. « Finir par arriver. C'est ça. »

« Alors, si je comprends bien », ai-je dit, ma voix dangereusement basse. « J'organise le voyage, je paie tout, je subviens à vos besoins à tous, et en retour, ma sécurité est compromise, mon confort est sacrifié, et mon siège en première est donné à une ex qui n'en a rien à faire de vous, pendant que vous êtes tous assis là à trouver ça parfaitement acceptable ? »

Le visage de Maxime s'est empourpré. « Chloé ! Arrête de faire toute une histoire pour rien ! Ambre fait partie de la famille pour nous, elle l'a toujours été ! »

« Elle était là avant toi, Chloé. Elle nous comprend. On a une histoire ensemble », a-t-il insisté, comme si l'histoire était une monnaie d'échange valable pour la trahison. « Une bonne épouse, une bonne personne, comprendrait. Elle ferait le sacrifice pour le bien supérieur des vacances en famille », a-t-il terminé, ses yeux me défiant de le contredire.

Juste à ce moment-là, la porte d'entrée s'est ouverte. Une vision dans une tenue de voyage parfaitement coupée, un bagage cabine de créateur à la main, est entrée. Ambre de la Fontaine. Manon a pratiquement bondi du canapé. « Ambre ! Tu es là ! Oh mon dieu, tu m'as tellement manqué ! » Elle a serré Ambre dans une étreinte plus forte que toutes celles qu'elle m'avait jamais données.

Le collier de perles d'Ambre brillait sous les lumières du hall. Son carré de soie, une édition limitée d'Hermès, drapé élégamment sur son épaule. Chaque détail criait « luxe », un contraste saisissant avec la « période difficile » que Maxime prétendait qu'elle traversait. « Ça fait une éternité ! » s'est exclamée Manon. « C'est trop nul que tu aies raté tous nos bons moments ces dernières années. » Le sous-entendu flottait lourdement dans l'air : nos bons moments, c'est-à-dire les bons moments que j'avais payés. Colette s'est levée, un sourire sincère sur les lèvres, une chaleur que je n'avais pas vue dirigée vers moi depuis des années. « Ambre, ma chérie ! Bienvenue à la maison ! Ce n'était plus pareil sans toi. » Ils se sont rassemblés autour d'elle, un cercle soudé, riant et bavardant, m'ignorant complètement, moi, la femme debout au milieu de son propre salon, celle qui avait rendu tout cela possible. Ils célébraient son retour, pas ma présence.

La glace dans mon estomac s'est propagée, enrobant tout mon être. Ce n'était plus seulement de la colère. C'était un vide profond et glacial. Une lucidité. Je n'étais pas leur femme. Je n'étais pas leur belle-fille. J'étais juste leur distributeur de billets, et ils venaient de vider ma dernière goutte de patience.

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