
Reprends Mon Cœur, Tu n'as Plus à Rester
Chapitre 7
Après que Claire avait proposé d'appeler la police, les réactions de Sophie et François étaient très intéressantes.
Sophie évitait le regard des autres, tandis que François explosait de colère : « Claire, tu penses vraiment que je n'oserais pas appeler la police par amour pour toi ? ! »
Non, François, je sais que tu en es capable, répondait Claire silencieusement dans son for intérieur : mais ton Amour Idéal ne te laissera pas appeler la police, car elle sait que ses petites ruses peuvent te tromper, mais pas les policiers.
Si la police découvrait que c'était elle qui avait répandu la poudre de cacahuètes, ce serait vraiment embarrassant, n'est-ce pas ?
En effet, aussitôt, Claire entendait Sophie dire d'une voix mielleuse : « François, ne fais pas ça. Claire est quand même ta femme, tu ne peux pas l'envoyer en prison à cause de moi. »
« De plus, je vais bien, non ? Et même dans le pire des cas, si tu ne voulais pas le fais pour Claire, pense à la réputation de la maison Martin. Si la jeune Madame Martin va en prison... une fois que cela éclatera au grand jour, les actions du Groupe Martin en pâtiront sûrement. »
Aux mots tendres de Sophie, la colère de François était apaisée.
Mais s'il ne pouvait pas appeler la police, une punition était tout de même nécessaire.
« Claire, Sophie a bon cœur et ne veut pas te poursuivre, mais cela ne signifie pas que tu n'auras pas à en payer le prix », François serrait le cou de Claire, chaque mot qu'il prononçait était poignant : « Toute la souffrance que Sophie a endurée ce soir, tu dois la subir aussi ! »
« Docteur Bernard, apportez le médicament que vous avez préparé ! »
François tenait le menton de Claire et lui a fait avaler de force une dose d'un liquide non identifié.
Le médicament a rapidement fait effet, Claire était en sueur, elle se tenait le ventre et se tordait de douleur sur le sol, plusieurs fois elle a failli perdre connaissance tant la douleur était intense.
François se tenait debout à côté d'elle, regardant froidement Claire qui se tordait de douleur sur le sol, sans même froncer les sourcils.
« Ça fait mal, n'est-ce pas ? Quand Sophie a consommé la velouté que tu as empoisonnée, elle a souffert exactement comme ça », a dit François froidement : « Souviens-toi bien de cette douleur, c'est en souffrant qu'on apprend. »
Claire mordait son dos de main jusqu'au sang, sans relâcher sa morsure, sans crier de douleur.
François, ne t'inquiète pas, comme tu le dis, je me souviendrai bien de cette douleur.
C'est donc ça, aimer quelqu'un comme toi, voilà où ça mène.
J'ai bien compris, je ne recommencerai plus jamais !
Claire a souffert toute la journée, ce n'est que tard dans la nuit que les effets du médicament se sont dissipés.
Elle était trempée de sueur froide, son visage était très pâle, presque transparent.
À ce moment-là, tante Bernadette a appelé, elle a rassemblé ses forces pour décrocher : « Allô... »
« Claire, c'est moi », la voix douce de sa tante résonnait à l'autre bout du fil : « J'ai fini de préparer tous tes documents pour partir à l'étranger. Quand veux-tu venir ? Je t'achèterai le billet d'avion. »
Claire était allongée sur le sol, ses cils tremblaient légèrement. Elle voulait partir dès l'aube, elle ne pouvait plus rester ici une minute de plus.
Mais après avoir souffert toute la journée, elle était comme une poupée dépourvue de toute énergie vitale, sans la moindre force, même bouger un doigt lui demandait un effort inimaginable.
Dans cet état, elle ne pourrait probablement pas prendre l'avion.
De plus, si sa tante la voyait dans cet état, elle serait certainement inquiète.
Alors Claire a dit : « Après-demain, le soir. Les papiers du divorce sont prêts, je n'ai plus qu'à faire mes bagages avant de partir. »
« D'accord, alors je te prends un billet pour après-demain à 19 heures. Prends ta carte d'identité et ton passeport, tu pourras récupérer ton billet à l'aéroport directement avec ces documents. »
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