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Couverture du roman Red temptation

Red temptation

Au cœur d'une passion dévorante, il représentait l'unique pilier de mon existence. Nous nous étions juré une loyauté éternelle, unis par un pacte sacré pour affronter ensemble les joies éclatantes comme les épreuves les plus sombres de la vie. Il incarnait mon univers tout entier, l'alpha et l'oméga de mes sentiments. Red Temptation retrace cette idylle absolue où chaque promesse scelle un destin partagé, entre dévotion totale et tentation irrésistible.
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Chapitre 2

#RedTemptation

Chapitre 2 : Du jazz pour un mois et demi…

*Nicanor*

-Dégagez d’ici tout de suite sinon… Dis-je en pointant mon index dans sa direction comme s’il s’agissait d’un couteau

Dans son regard et dans son attitude, il n’y a aucun signe de peur ou même peut-être de colère. Il y a juste cet homme grand comme un basketteur, musclé comme un bodybuilder me fixant avec amusement :

-Sinon quoi Princesse Rebelle ? Tu vas me poignarder ?

-Peut-être bien. Dis-je avec sérieux

-Ou simplement me cribler de balles ?

-Cela semble meilleur…Plus sérieusement Tarzan, foutez-moi la paix. Nous sommes dans un Etat de droit et je suis loin d’être mineur. C’est mon droit le plus légitime de vivre ma vie comme je l’entends et sans avoir un putain de garde du corps dans mes pattes. Dis-je vraiment agacée

-Ce n’est pas toi ma patronne beauté. Dit-il en passant sa langue sur ses lèvres

-Justement, ce deal ne peut pas marcher. Sa majesté mon père, ne peut pas sortir de nulle part, s’acheter les services de quelqu’un qui a raté l’armée pour venir me baby-sitter MOI Nicanor. Au cas où vous ne le sauriez pas Tarzan, c’est MON argent, pas un penny de l’argent de mon père, c’est MON business…bref c’est MA vie. Je ne fais rien d’illégal. Crachai-je épuisée

-Encore une fois ce n’est pas toi ma patronne.

-Mais putain de merde, vous trouvez ça normal de simplement envahir mon territoire sous prétexte que vous bossez pour mon père ? Ici, c’est mon monde, c’est ma vie, c’est mon espace, c’est mon air…bref, vous devez partir. Explosai-je

-Désolé Miss Nic.An’.Or

Je reste un moment subjugué par la façon dont il a prononcé mon prénom quand Super Nicky me souffle « Nicanor, tu es la plus forte. Ne l’oublie pas ».

-Bien très bien. En fait, vous avez raison. Je devrais vous inviter. Vous avez l’air d’un vieux grincheux qui passe sa vie à ne pas s’amuser quand la vie est trop courte.

-Je…

-Ne me remerciez pas. Je comprends que passer de la forêt à la civilisation peut quelque peu être…perturbant. Détendez-vous Tarzan. Découvrez les joies de la vie sans soucis. Il y a plein de belles meufs ici. Allez ciao Tarzan.

Je souris en voyant sa mâchoire se serrer et m’éloigne informant ma pote à l’autre bout du fil de la dernière trouvaille de mon père.

Décidée à profiter de ma soirée, je vais me changer, troquant ma robe pour un maillot de bain super hot et doux à la fois d’un blanc immaculé avec une petite chaine de pied doré, un foulard transparent autour de la taille et mon inséparable coupe de champagne.

A mon arrivée dans la cour, comme toujours il y avait deux catégories de regard :

les hommes qui n’avaient qu’une envie : me déshabiller, là tout de suite

les femmes qui me lançaient des regards mi- envieux, mi- jaloux

Mais comme toujours, j’étais juste moi : Nicanor, la fille qui se fiche de tout.

Curieusement, je cherchai du regard le garde du corps.

Il n’avait pas bougé d’un pouce.

Il était...là.

Debout, buvant son champagne, avec un regard non pas amusé mais sombre…sombre de…désir ? De désir pour moi ?

La provocatrice en moi faisant surface, je posai mon verre sur un plateau, défit mon foulard et entrai dans la piscine de champagne.

A l’instant même, la voix de Rihanna dominait les lieux :

"Work, work, work,work,work,work

He said me haffi,

Work, work, work,work,work,work

He see me do mi,

Dirt, dirt, dirt, dirt…”

Et là, je me courbai et me mis à bouger, à vraiment bouger, à bouger mes grosses fesses dans le liquide.

Il y avait des « huh », des applaudissements mais tout ce que j’avais en tête, c’était son regard sur moi…non sur mes grosses fesses dans le champagne.

***

*Jazz*

Merde.

Qu’est-ce qui m’a pris d’accepter ce travail ?

J’aurais dû simplement dire « Cher monsieur le Ministre, je vous remercie pour votre offre d’emploi mais je ne peux accepter. »

Maintenant, je suis debout à 4 heures du matin, à une putain de soirée avec des gosses de riches, des chanteurs, des fêtards (es) et une femme, non, une petite capricieuse de 25 ans en train de remuer son foutu cul bien modelé dans une piscine de champagne.

Et merde…Tout ce temps sans sexe...

Jazz Jr faisait des siennes dans mon pantalon pendant que moi je fixais cette fille avec des envies tout sauf catholiques.

Respire. Respire Jazz. Respire mon grand.

Tu dois rester professionnel. Et puis…tu ne peux même pas y penser. Tu ne peux pas. Me répétai-je mentalement

-Hey les gars, et si on lançait un jeu ? Qui peut bai*** Nicanor dans cette piscine ! Annonça un type, visiblement bourré

Mais la fille gâtée ne bougea pas d’un poil. Elle continuait à faire ce qu’elle faisait : Twerker comme si sa vie en dépendait.

Là, un type lui toucha les fesses.

Elle retira la main du gars mais il récidiva :

-Bah quoi Nicanor, tu ne vas pas twerker seule. C’est plus fun avec un mâle derrière toi.

Elle se retourna brièvement et jeta un regard bien noir au connard mais loin de se décourager, cela semblait le motiver davantage.

Il posa ses mains sur les hanches parfaitement bien dessinées de cette fille et se colla à elle.

La colère monta automatiquement en moi.

Là, en deux temps trois mouvements, je me retrouvai près de la piscine et sans grand effort retirai les mains de ce type et lui flanquai une baffe qui le fit trébucher dans le liquide.

Quand il se releva, je le saisis par les mains en disant :

-Le non d’une dame se respecte.

Je tendis ma main à Mlle la capricieuse qui la saisit sans hésitation. Là, je serai bien fort sa main et l’entraînai à l’intérieur.

J’optai pour une chambre à l’étage et lui tendit une serviette :

-A présent, dehors. Dit-elle non hurla-t-elle

-Quoi ? Ça ne va pas chez toi ? Je viens d’empêcher un type complètement bourré de te faire du mal et tout ce que tu trouves à me dire c’est dehors ? Dis-je, choqué

-Oui, va-t’en. Je n’ai pas besoin de quelqu’un pour me faire respecter.

-Bien sûr, parce qu’en te déhanchant à moitié nue dans un liquide qui appelle au sexe devant une vingtaine de types bourrés désireux de te posséder, c’est te faire respecter ?

-Je ne te permets pas de me juger. Tu ne me connais pas. Et oui, je sais me respecter Pasteur Tarzan.

-Tu le faisais très bien tout à l’heure n’est-ce pas ? Quand quelqu’un nous sauve d’une situation qu’on n’arrive pas à gérer, on lui dit merci. C’est ce que les personnes correctes font.

Oh merde.

Je n’aurais pas dû lui dire ça.

Elle se tut pendant cinq bonnes minutes pendant lesquelles les fameux mots d’excuses ne franchirent guère mes lèvres puis rit. Un rit fort et transparent avec un regard lumineux à travers lequel une sorte d’obscurité se cachait.

Oh Seigneur.

-Bonne nuit Tarzan.

Et là, elle s’allongea sur le lit et ferma les yeux sans même se soucier de dormir dans un maillot de bain complètement trempé de champagne.

Très vite, je vis sa poitrine se soulever et s’abaisser signe qu’elle dormait.

Je soupirai et mis la couverture sur elle, et m’assit à quelques mètres d’elle la regardant dormir.

Comme un de ses gars stupides, je sortis ma tablette et tapai Nicanor Adjibi.

La petite dernière.

Bien sûr ! Encore une de ses benjamines capricieuses qui aime mettre tout plein de piment dans la sauce. Puis je continuai ma lecture et découvrit un personnage étrange…

Reposant ma tablette, je me levai et fit le tour de l’immense chambre.

En revenant vers ma chaise, je tombai sur un petit quelque chose qui attira mon attention :

des perles, des perles d’un brillant aussi fort que la peau noire de cette fille. Un string en perles avec une espèce de soutien ultrafin dont la seule partie épaisse est une petite fleur en perles qui visiblement servait à couvrir le bout des tétons.

Incapable de résister à la tentation, je pris délicatement l’ensemble et fermant les yeux, caressai les fleurs comme si je pouvais sentir le bout de ses seins sous mes doigts puis, fit courir mes doigts sur le triangle de perles.

Je pressai les perles comme si par ce seul geste, je pouvais les presser contre son clit*** humide jusqu’à lui arracher un cri de douleur que je me dépêcherais de transformer en cri d’excitation par ma langue.

Non…Non…Non Jazz

Je soupirai et au moment où je reposai le « vêtement », je l’entendis gémir dans mon dos :

« Oui, c’est ça. Prends-moi. Prends-moi comme ça. Oh oui ! Oui ! Ouiii ».

Je fis volte-face et tombai sur une femme aux courbes affolantes, se tordant de plaisir dans son sommeil et putain par tous les saints, je me sentis tout étroit dans mon pantalon.

Comme si j’avais perdu ma foutue raison, je marchai comme un être hypnotisé jusqu’au lit avant de me reprendre au contact du bois : Attend Jazz, tu ne vas pas abuser d’une femme, non de la fille de ton…’’patron’’ pendant son sommeil vieux ?

-Putain de gosse de riche ! Lançai-je en m’affalant dans le fauteuil

***

*Le jour levé*

*Nicanor*

Ah fichus maux de tête. J’ai à peine bu que je me sens fatiguée.

Je déteste le dire mais Mélissa avait raison. Hier, c’était la merde.

J’espère seulement qu’il n’y a pas trop de dommages et que j’aurai mes sous.

Me levant difficilement du lit, j’aperçu une silhouette masculine à côté du lit.

Dieu m’a-t-il envoyé un ange sexy pour me tenir compagnie ? Pensai-je en souriant comme une idiote devant les grandes mains de l’homme

Ce n’est qu’en sentant l’humidité du matelas sur mes genoux que mes idées se restructurèrent dans ma tête.

Même pas capable de rester éveillé qu’il prétend être un garde du corps.

Je soupirai et me dirigeai vers la douche : je fis un brin de toilette et me saisit du seau d’eau.

Sourire carnassier aux lèvres, j’avançai doucement jusqu’à lui et lui balançai le liquide froid en pleine gueule.

-La conna…

Il se leva d’un bond et marcha tel un fou furieux jusqu’à moi :

-Le seau d’eau c’était nécessaire ?

-Quand je me réveille et que je vois un homme que je n’ai pas invité à ma soirée, dormant à quelques mètres de moi, violant mon intimité, OUI, c’est nécessaire. Répondis-je honnêtement

-Je ne fais que mon travail Mlle. Dit-il pour la millième fois

-Je vous ai dit que je m’en battais les couilles.

-Les ovaires. Vous n’avez pas de couilles.

-Ah oui ? Vous pensez ?...Peu importe. Partez maintenant. Dis-je en respirant nerveusement

-Non.

-D’accord. J’accepte, je suis une petite fille rebelle, capricieuse, gâtée, frivole. Touuut ce que l’univers ou vous pensez. D’accord je ne suis pas une bonne fille. Mais sérieusement, mettez-vous une seconde à ma place : Vous bossez comme une dingue, vous épargnez, vous trouvez une façon originale et honnête de vous faire de l’argent. Et maintenant, parce que votre paternel l’a décidé vous devez vous tapez un Tarzan en jean tout le temps ? Je me réveille et je tombe sur vous. Mais sérieusement, on est où là ? Crachai-je

-OK. Un, c’est Jazz pas Tarzan.

-Parce qu’en plus il s’appelle Jazz. Non mais qui s’appelle Jazz sur cette planète ? Dis-je partagée entre l’envie de rire et de crier

-Parce qu’une fille qui s’appelle Nicanor on entend ça tous les jours ? Rétorqua-t-il

Touché…Merde.

-Va-t’en. Dis-je doucement comme à chaque fois que quelqu’un faisait une remarque sur mon prénom

Il me regarda droit dans les yeux pendant plusieurs minutes puis dit :

-Bon. Je l’admets. Tu as raison. Je ne voudrais pas que quelqu’un vienne de nulle part et empiète sur mon territoire. Je me sentirais comme un lion en cage. Je suis désolé pour ça. Et ce que je vais vous dire ne changera sans doute rien pour toi : Mais j’ai VRAIMENT besoin de ce job Nicanor.

-Tu veux me faire croire qu’avec ce corps et la force que j’ai vu tout à l’heure, tu ne peux pas trouver mieux que lèche-cul de la fille rebelle d’un ministre ?

Ce serait comment s’il te léchait le cul ? Pas mal inh. Me souffla Super Nicky

Je frissonnai puis me repris quand il dit :

-Non. Je ne peux pas trouver mieux.

-Pourquoi ? Demandai-je en lisant de la sincérité dans son regard

-Je ne peux pas vous dire pourquoi mais vous êtes ma seule option Nicanor. Dit-il en me fixant le regard mêlé d’une sorte de mélancolie et de rage.

Un frisson parcoure mon corps mais je me dépêche de le réprimer :

-Et si je te donnais 1 million de francs là tout de suite, tu partiras ?

-Non, je ne partirai pas. Dit-il avec une assurance déroutante en me couvant de ce regard ténébreux que je n’avais jamais vu avant

Je fais un point rapide dans ma tête.

Je suis au Bénin pour 4 à 6 semaines. S’il est mon garde du corps alors il est à mon service ? Puis, ça me fera une belle vue pendant mon séjour. Alright !

Un sourire coquin aux lèvres, je réponds :

-Alors comme ça vous voulez être mon garde du corps ? Me suivre parrrtout et tout le temps ? Me regarder faire la fête comme une folle tous les soirs ? D’accord. Ça marche. Ce n’est pas tous les jours qu’on a du « Jazz » dans la caisse.

Il secoue la tête, un sourire discret mais vraiment discret au coin des lèvres et répond :

-Je survivrai.

-Alors pour l’heure Mr Jazz, j’ai besoin que tu me protèges pendant que je prends mon bain. Dis-je en me mordant la lèvre et en lorgnant son corps avec appétit

Il fronce les sourcils et me fixe avec tout plein d’émotions du désir, à la colère en passant par l’envie de rire puis capitule :

-Très bien Mlle Nicanor.

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