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Couverture du roman QUI M'A TUÉ ?

QUI M'A TUÉ ?

Fidèle aux préceptes de sa mère, une jeune femme a toujours agi avec amour et minutie, persuadée de la sincérité de son entourage. Pourtant, les avertissements maternels sur la noirceur humaine résonnent désormais avec une amertume tragique. Devenue une ombre impuissante, elle observe sa mère pleurer sans pouvoir la consoler. Perdue entre deux mondes, elle ignore ce qui l'a frappée. Un mystère plane sur son trépas : qui a mis fin à ses jours et comment en est-elle arrivée là ?
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Chapitre 1

QUI M’A TUÉE?

Épisode 1.

<< Ma maman avait coutume de me dire qu'une âme bienveillante ne saurait manquer de rien.

Elle me répétait que si je souhaitais devenir une femme remarquable dans le futur, je devais

accomplir chaque tâche avec minutie et y insuffler tout mon amour. Mais elle insistait

particulièrement, et je me souviens encore comme si c'était hier, sur le fait que je devrais me

méfier de mes fréquentations. À chaque fois, je lui rétorquais que je n'avais que peu d'amis et

que ceux-ci étaient sincères. Oh, ma chère maman, avait-je seulement conscience que tes yeux

percevaient au-delà de mon horizon. Je te vois devant moi, mais aujourd'hui je ne peux te

toucher. Je contemple tes larmes qui s'échappent, impuissante à les effacer. Qu'est-il donc

arrivé ? Où suis-je ?>>

Nous sommes le vendredi 12 Mai 2009, et je me réveille brusquement perturbée par les

échos tumultueux qui émanent de la maison de mon père. Mais pourquoi tout ce tumulte ? Me

questionnai-je dans un tourbillon de perplexité. Je jette un coup d'œil à ma montre et constate

l'immobilité des aiguilles, suspendues dans le temps. Quelle heure est-t-il donc? Pourquoi cette

foule s'est-il rassemblée en notre demeure? Je m'approche vers un jeune homme, sa silhouette

se dressant près d'un mètre quatre-vingts, son visage orné d'une barbe soignée, vêtu d'un

manteau d'ébène qui semble absorber la lumière, et son regard persiste à me fixer d'une

distance respectueuse.

-Bonsoir monsieur.

-Bonjour ma belle. Répondit-il d'une voix envoûtante.

-Pouvez-vous me renseigner sur l'heure qu'il est, s'il vous plaît ?

-IL est exactement une heure et quart. Répondit-il.

Une heure et quart ? Murmurais-je, surprise de voir autant de monde qui régnait dans la cour

de mon père à une heure aussi tardive. Je remerciai le jeune homme avec courtoisie avant de

m'éloigner. Mes yeux se posèrent sur la scène qui se déployait devant moi : une symphonie de

musique, une multitude d'hommes et de femmes du quartier, des visages familiers et inconnus

qui envahissaient notre demeure. Mais que se tramait-t-il ? Il y avait tellement du monde que je

pensai avoir du mal à me frayer un chemin, jusqu'à ce que je réalise que je passais à travers

eux. Une étrange sensation de légèreté m'envahit. Que se passait-t-il donc? M'écriai-je. Et où

était ma mère ? Je me mis à la chercher frénétiquement au milieu de cette foule tumultueuse.

Ah! La voilà. Je me hâtai de m'approcher d’elle.

« Maman, pourquoi y a-t-il tant de monde à la maison ? » demandai-je d'une voix empreinte

d'inquiétude. Mais elle semblait indifférente à ma question. Je remarquai alors que des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues. Mais maman, pourquoi pleures-tu ? Répétai-je,

tendant la main pour la toucher. Mais à ma grande stupeur, ma main traversa son corps. Elle ne

pouvait pas me voir. Je me posai encore et encore la question de savoir ce qui m'était arrivée.

Pourquoi étais-je incapable de toucher ma mère ? Pourquoi était-elle aveugle à ma présence ?

Les interrogations se bousculaient dans mon esprit tourmenté. Je me tournai vers les autres

personnes qui nous entouraient et constatai une atmosphère remplies de tristesse. J'essayai

d'aborder les premières personnes qui se trouvaient à ma portée, mais nul ne pouvait me voir,

m’entendre ou me ressentir. C'est à ce moment-là que me revins en mémoire le jeune homme

qui m'avait donné l'heure un peu plus tôt. Comment pouvait-t-il me voir alors que les autres

semblaient m'ignorer ? Me questionnai-je. Je m'empressai de le retrouver et l'aperçus dans la

même position, savourant les belles musiques religieuse qui émanait des baffles.

-Re-bonsoir monsieur

-Bonsoir ma belle. Répondit-il avec un sourire énigmatique.

-Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous êtes le seul à me voir ? Personne ici ne semble

capable de percevoir ma présence, alors que je les vois tous et les attends. Je n'arrive

pas non plus à les toucher. Que se passe-t-il ?

-Pourquoi me posez-vous cette question ? Demanda-t-il d'une voix envoûtante.

-Parce que vous êtes le seul à me voir. Rétorqua-je, scrutant ses yeux perçants.

-N'as-tu pas remarqué où tu gisais il y a un instant ? Demanda-t-il, énigmatique.

Je jetai un regard à l'endroit où je m'étais réveillée il y a un instant et fus stupéfaite de

constater qu'il s'agissait d'un cercueil. «Un cercueil ? » M'écriai-je, effarée.

-Oui. Répondit le jeune homme d'une voix calme, semblant connaître les secrets les plus

sombres.

-Mais je suis en train de rêver! N'est-ce pas ? M'exclamai-je, espérant que ce cauchemar

prenne fin

-Tu ne rêves pas, ma belle. Tu es bel et bien morte.

-Morte ? Mais quand ? Où ? Mais qui m'a tuée?

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