
Quantum Love et le secret de Mélusine
Chapitre 3
Pendant ce temps, alors que tout est tranquille à Paris, à 5 000 km de distance les choses ne sont pas aussi sereines.
Il est 16 heures de l’après-midi, pompiers et ambulanciers s’affairent dans toutes les directions. L’accident qui vient d’avoir lieu sur l’autoroute, en direction de l’aéroport JF Kennedy, est une terrible catastrophe : un véritable enchevêtrement de voitures.
Certaines se sont encastrées dans l’arrière des poids-lourds d’autres sont retournées et posées sur leur toit, d’autres encore sont pliées comme des accordéons.
Des personnes sortent de leurs véhicules, abasourdies par le choc, s’installent à même le sol, dans l’eau, l’orage s’est éloigné, le vent est calmé mais la pluie continue de tomber.
Les journalistes installés dans l’hélicoptère survolent l’autoroute, filmant un amoncellement de carrosseries entremêlées les unes dans les autres. Des véhicules sont passés par-dessus la séparation centrale et se sont retrouvés dans le sens contraire du trafic.
Les sauveteurs font leur maximum pour secourir les victimes, dans ce capharnaüm d’odeurs de brûlés, de bruits assourdissants dus aux réservoirs d’essence qui prennent feu.
Les infirmiers installent rapidement les blessés dans les ambulances afin qu’elles puissent repartir aussi vite que possible, sirènes hurlantes vers les hôpitaux les plus proches.
C’est un va-et-vient de véhicules d’urgence arrivant à toute allure et repartant aussi vite que possible sur le lieu de l’accident.
Le temps étant compté pour certains accidentés en urgence absolue.
Ceux qui peuvent marcher, juste légèrement blessés, sont pris en charge par les secouristes, sous une tente à l’abri de la pluie.
Les familles cherchent leurs enfants, leurs proches, leurs amis. Des enfants pleurent terrorisés.
Pour certains conducteurs, il faut les désincarcérer des amas de tôle pliée par les chocs.
Ted fait partie de ceux-là.
L’avant de sa voiture est complètement écrasé par la voiture coincée sous le camion qui a malgré tout permis d’arrêter sa course folle.
Sa jambe gauche est bloquée sous le tableau de bord et lui fait affreusement mal. Sa tête est coincée par le toit de sa voiture, il ne peut bouger.
Une douleur vive dans ses oreilles le fait réagir. Il entend des bruits stridents autour de lui. Les pompiers scient la ferraille pour découper la tôle afin de le libérer.
Il écoute, il est encore conscient. Sa jambe et son bras gauche sont douloureux, son cou également. Une odeur d’essence se répand autour de lui, il sent sur sa poitrine la chaleur de son sang. Une douleur indescriptible envahie sa tête, ses yeux se troublent et perd connaissance.
Le jeune homme est dirigé vers l’hôpital Bellevue, dans le service de traumatologie. C’est le centre de répartition des grandes catastrophes de la région new-yorkaise.
Pris en main par le personnel du service des urgences une IRM est immédiatement effectuée.
Après analyse des images, un chirurgien le dirige rapidement dans le bloc opératoire n° 2.
— Le choc a créé une hémorragie interne qu’il faut stopper aussi vite que possible. Nous devons l’opérer immédiatement, du sang se répand dans son crâne.
L’évacuation doit se faire rapidement afin de juguler les dégâts. Nous allons résorber immédiatement l’hémorragie mais qu’allons-nous trouver ? Le patient est dans le coma, ses constantes sont élevées, il faut faire baisser sa tension intracrânienne.
— Oui docteur ! l’infirmière injecte le produit dans la perfusion.
Quelques instants après, le monitoring montre une légère baisse de la tension, baisse suffisante pour opérer.
— Allons-y ne perdons pas de temps
Surveillez l’oxygénation du cerveau pendant l’opération et sa pression artérielle afin que la circulation ne nous pose pas de problème.
Nous allons le plonger dans un coma artificiel ainsi son cerveau demandera moins d’oxygène et donc moins de sang. En drainant le sang hors de la cavité. Cela devrait bien se passer. Allons-y !
L’opération dura 3 heures.
Ted fut installé dans une chambre individuelle, comme Jessica, relié également au monitoring afin que ses constantes soient à tout instant, surveillées.
Le chirurgien donna encore quelques directives à suivre, avant de partir vers d’autres opérations à effectuer. La journée et la nuit allaient être longues.
— Surveillez-le étroitement, toutes les demi-heures impérativement. Vous savez qu’il existe une période critique où la pression intracrânienne peut s’accroître malgré l’opération. Les deux semaines à venir seront cruciales.
Nous allons le garder dans le coma artificiel pendant ce laps de temps, après nous verrons.
Si tout se passe bien, dans quelques jours nous espacerons la surveillance pour la passer à toutes les heures.
Dans 3 semaines, nous le sortirons du coma.
En sortant de la chambre, il ajouta : dans ces circonstances exceptionnelles, vous me surveillez tous ces nouveaux arrivés. Bon courage à vous !
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