
Quand les brumes se dissipent
Chapitre 2
Une douleur intense est arrivée, elle a regardé la silhouette de Louis et a crié avec douleur : « Louis, ne pars pas, mon ventre… »
Louis s’est arrêté, mais il l’a regardée froidement, « Léa, je n’ai pas le temps pour tes jeux. Émilie est une célébrité, tu sais bien que sa main ne peut pas garder de cicatrice ! Comment peux-tu être aussi méchante ? »
Après avoir dit cela, Louis a pris Émilie dans ses bras et est parti sans se retourner.
En regardant son dos s’éloigner, Léa a fermé les yeux avec désespoir.
Une douleur aiguë l’a forcée à se tourner vers les autres pour demander de l’aide : « À l’aide, sauvez mon enfant… »
Un liquide brûlant a coulé entre ses jambes, une forte odeur de sang a envahi l’air. Léa a baissé les yeux et a vu une flaque de rouge vif.
« Non… »
Les larmes ont jailli, et la peur a atteint son paroxysme.
C’était son enfant, elle ne pouvait pas le perdre !
« Mademoiselle, ça va ? Vous allez bien ? Je vais appeler les secours ! »
Quelqu’un a vu Léa allongée dans une mare de sang et a immédiatement appelé les urgences.
Dans l’ambulance, Léa a eu si mal qu’elle a failli perdre connaissance, mais elle a quand même supplié le médecin.
« Monsieur, je vous en prie, sauvez mon enfant. Il n’a que trois mois. Je vous supplie, sauvez-le. »
« Ne vous inquiétez pas, madame, je vais faire de mon mieux. Je vais appeler votre mari pour qu’il vienne vous rejoindre ! »
Le médecin savait que l’enfant ne survivrait probablement pas, mais il n’a pas osé la brusquer.
« Allô ? Est-ce que je parle au mari de Léa Bernard ? »
L’appel a été pris, mais c’est la voix d’Émilie qui est arrivée à l’autre bout.
« Il y a un problème ? »
« Vous êtes qui ? Est-ce que son mari est là ? Dites-lui que Mlle Bernard fait une hémorragie, elle est en route vers l’hôpital. Il doit venir immédiatement ! »
Au moment de l’appel, Louis avait déjà amené Émilie à l’hôpital.
Louis est allé payer, et son téléphone est resté dans le sac d’Émilie.
« Hein, Léa, tu es vraiment forte. Tu fais même jouer des gens dans ta petite pièce ? Tu crois que Louis reviendra pour ton bébé ? Si je n’étais pas partie à l’étranger il y a trois ans, c’est moi qu’il aurait épousée ! Il m’aime toujours. Qu’est-ce que tu as de plus que moi ? »
« Mademoiselle, c’est une question de vie ! Je me fiche de qui vous êtes, passez le téléphone au mari de la patiente ! »
Après avoir entendu Émilie, Léa a parlé d’une voix faible : « Émilie, je ne veux pas me battre avec toi. Je te supplie, dis à Louis de venir. Mon enfant… est mourant. »
« Je ne te crois pas. Si tu ne veux pas abandonner, alors je vais te montrer aujourd’hui qui est la plus importante pour Louis : moi ou ton bébé. »
Léa a supplié avec difficulté, mais la voix d’Émilie a retenti : « Louis, c’est Léa. Elle dit que le bébé a un problème et qu’il faut que tu rentres. »
« Ne l’écoute pas. Elle essaie peut-être encore de me manipuler. Ce qui compte, c’est ta main. Le médecin arrive. N’aie pas peur. »
Les paroles de Louis ont transpercé son cœur comme une lame.
Un chagrin profond a traversé les yeux de Léa, et sa conscience est devenue floue.
Avant même que le médecin ne puisse parler, Louis avait déjà raccroché.
Le médecin a essayé de rappeler, mais Louis avait éteint son téléphone.
« C’est pas possible ! Mlle Bernard, n’ayez pas peur, on va tout faire pour vous aider ! »
Le médecin a serré sa main. La douleur l’a submergée, et Léa a senti que son enfant n’était plus là.
Lorsqu’elle s’est réveillée, l’air sentait fortement les désinfectants.
L’odeur était piquante, et elle lui a irrité le nez et les yeux.
Le médecin l’a regardée avec compassion et a dit : « Ce n’est rien, madame. Vous êtes jeune, vous aurez d’autres enfants. »
Elle a regardé le plafond, puis a posé la main sur son ventre déjà redevenu plat, et les larmes ont coulé de ses yeux.
Elle seule savait combien cet enfant avait été difficile à concevoir.
La famille des Leroy ne l’aimait jamais et l’avait toujours poussée à tomber enceinte.
Après qu’elle avait été enceinte, toute la famille était heureuse.
Mais maintenant, l’enfant n’était plus là, et c’était son propre père qui l’avait tué.
La famille des Leroy ne s’occuperait sûrement plus d’elle.
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