
Quand Les Âmes S'emmêlent
Chapitre 2
-Repose toi bien hein, dis je à Léa.
-OK Tantie à lundi.
-Non mardi. Il faut vraiment qu'on se repose un peu.
Elle sourit de toute ses dents. Sûrement elle est contente. Je lui donne sa paye. Elle est une jeune fille vraiment travailleuse et très sociable. C'est la raison pour laquelle je l'aime bien. L'école et elle ça n'a pas marché. À 19 ans elle se prend déjà en charge. Chose que je trouve bien moi non plus l'école n'a été vraiment ça. Après mon BAC mes parents m'ont donné en mariage à Richard. Vraiment repenser à tout ça m'énerve et ça ne fait que augmente ma haine pour eux. J'en veux beaucoup à mes parents pour avoir foutu ma vie en l'air juste par plaisir.
-MAMAN, hurle Tenaya en me tirant la main droite
-Quoi ?
-Je veux une glace, fait elle en indexant un jeune homme de l'autre côté de la rue
-Très bien.Tu en veux aussi chéri ?
-Oui maman, répond Rayan souriant
-Ok n'y....
Je ne termine pas que Tenaya court déjà. C'est pas possible cette gamine vraiment.
-Tenaya attends...Tenaya
Je l'attrape au bout d'une minute de course.
-Tu cours pas, fais je en la prenant. Rayan dépêche toi.
Il court nous rejoindre et ensemble on va chez le marchand de glace.
(...)
On est rentré ça fait deux heures. J'ai donnée le bain aux enfants et j'ai fait un truc simple à manger. Après tout le tralala je les mets au lit.
-Bonne nuit mes amours.
Je les embrasse et ressort de leur chambre. La seule chose que je fais arriver dans ma chambre c'est prendre un bain et me glisser sous la couette. Richard n'est pas là et tant mieux. J'ai pas besoin de me prendre la tête ce soir... Peu à peu je sens le sommeil me gagner.
(.....)
Le lendemain
C'est dimanche aujourd'hui. Après mon réveil c'est le grand ménage dans la maison. Lessive, vaisselle, nettoyage et j'en passe. En plus de tout ça je dois me rendre chez mes parents avec les enfants. J'ai pas envie d'y aller mais y'a longtemps que je les ai pas vu, les enfants aussi. Donc j'irai après avoir finis,leur rendre une visite et prends de leurs nouvelles. Je les en veux peut être mais je continue de m'occuper d'eux. Je ne veux pas être maudite ou qu'on me traite de fille indigne.
-Bonjour !
Je ne me retourne pas. C'est Richard qui vient d'entrer dans la cuisine. Il n'est rentré qu'au petit matin.Quand j'avais regardé il était 3h du mat. Dieu seul sait ce qu'il fait à traîner les rues de Koumassi jusqu'à pareil heure au lieu de chercher un travail pour participer au frais de la maison.
-Tu me réponds pas, rajoute t'il. J'ai trouvé un travail, continue t'il.
Il a trouvé un travail Seigneur Dieu merci. Il continue de me parler.Je ne le réponds toujours pas.
-MARIANA JE TE PARLE ENFIN , finit il en criant.
Je continue toujours à faire ma vaisselle comme si de rien n'était. Je l'écoute m'insulter de tout les noms.
-C'est pourtant la chienne que je suis qui s'occupe de tout ici, finis je par répliqué à une insulte.
-C'est ce à quoi tu sers, dit il sèchement. Tu peux arrêter de faire la tête et me regarder quand je te parle
-C'est mes oreilles qui t'écoutent et non mes yeux.
-Retourne toi, m'ordonne t'il
-Parles, fais je en me retournant. Tu veux quoi ?
Il n'est que en short. Il se décolle du mur et s'approche de moi.
-Je te disais que j'ai eu un travail, répète t'il en me caressant la joue.
-OK ! dis je simplement
-OK répète t'il, c'est tout ce que tu as à dire ?
-Tu veux quoi ? Que je saute de joie dans tes bras parce que pour une fois depuis notre mariage tu me dis "j'ai trouvé un travail "?
-Pourquoi pas ? C'est ton devoir après tout. Être heureuse pour moi.
-OK je suis contente que t'aies trouvé un travail. Vraiment heureuse et j'espère que ça durera longtemps.
Il sourit. Je roule des yeux. J'espère sincèrement que son soit disant travail durera. Ainsi peut être il pourra participer au dépense aussi.
-Embrasse moi, fait il en caressant mes lèvres.
-J'en ai pas envie.
-C'est toujours ça mais après tu te laisse faire.
-Si tu n'as rien d'autre à dire merci de me laisser travailler.
-Embrasse moi et je te laisse tranquille
-Je ne f...
Comme à chaque fois il fout sa foutu langue dans ma bouche sans mon accord. Il passe son bras autour de ma taille et intensifie un baisé qu'il est seul à aimer. Si hier j'ai appréciée c'est pas le cas aujourd'hui.
-Assez, fais je en le poussant doucement.
-Non tu vas pas m'excité et me repousser.
-Tu racontes n'importe quoi enfin.
-Viens ici.
Il me tire par la main mais je me dégage automatiquement de lui quand il essaie de m'embrasser. Mais c'est mal connaître Richard, il me tire violemment par les cheveux.
-Richard mes cheveux tu me fais mal.
-Je ne t'ai pas tapé donc arrête de te plaindre.
-Richard si te plaît.
-Remplie juste ton devoir de femme.
Il m'a tiré par les cheveux jusqu'à dans notre chambre. Il m'a jeté sur lit. J'essaie de me relever mais il m'a tiré par le pied et la seconde qui suit il est sur moi.
-Richard je suis vraiment fatiguée...
-C'est pas grave je vais m'occuper de toi mon amour.
-Stp pas aujourd'hui, le suppliais je.
-Arrête moi ça. Hier c'était fabuleux peut être qu'aujourd'hui ça sera merveilleux.
Il m'a retiré mon pagne et mon débardeur de même que mes sous vêtements. Je n'ai pas bougé d'un poil. Je l'ai laissé fait comme à chaque fois. Si j'ai essayé de prendre du plaisir aujourd'hui je n'essaie pas. Comme à mon habitude.
(....)
-Ahhh....putain.......C'..... est gé.... nial
Il reste toujours en moi et se couche sur mon dos. Il reste comme ça quelques minutes avant de me relever pour que je sois sur mes genoux de même que lui.
-Tu as beau être comme une statue n'empêche que je prends sacrément mon pied.
Il me tire les cheveux de sorte à ce ma tête se retrouve sur son épaule et mon visage près du sien. Ses mouvements sont violents. Cette position est obscène. J'ai envie d'hurler, de pleurer mais fais ça le donnera plus de raison de me prendre pour acquise. Un jour je jure que je vais le tuer pour avoir le bonheur que je mérite. Je le tuerai.
Après m'avoir pris en levrette durant des minutes il se libère de moi dans un racle de plaisir. Il reste derrière moi des secondes qui me paraissent des heures avant de me donner un bisou sur l'épaule. Il se recouche paisiblement.
-Un jour je te tuerai. Je t'en fais la promesse.
-Tais toi stp j'ai besoin de me reposer un peu. Avec tout ce que j'ai fait je mérite un peu de repos.
Je me rhabille et sors. En passant devant la chambre des enfants j'entends Tenaya pleuré. J'ouvre la porte et la trouve à genoux devant son frère en pleure.
-Que se passe-t-il ici ?
Rayan se retourne et me regarde. Tenaya reste toujours à genoux.
-Elle a jeté mes billes dans le WC, répond Rayan en criant sur sa soeur
-Tenaya debout.
Elle se lève et essuie ses larmes.
-Pourquoi t'as jeté ses billes enfin ?
-Il a arraché la tête de ma poupée et m'a insulté d'idiote et m'a dit de lui demander pardon à genoux pour avoir jeté ces billes
-C'est toi qui a commencé, fais Rayan en retournant sa soeur. Tu n'as pas le droit de toucher à mes affaires encore moins de les jeter
-Bon assez vous deux. Toi Tenaya tu ne touche pas aux affaires de ton frère et toi Rayan plus jamais je dis plus jamais tu ne demande à ta soeur de se mettre à genoux et de demander pardon. Tu n'es pas Dieu. J'espère que c'est clair ?
-C'est toujours elle que tu défends même quand elle n'a pas raison.
-Ra.... Il sort en courant de la chambre. Attends mon coeur. Ray... Il est sorti de la maison maintenant il est au dehors à courir.
Je jure que si je l'attrape il va me sentir passer. Les gens du quartier me regarde comme une folle.
-Rayan attend stp, criais je
-ATTENTION TANTIE !
Je n'ai pas le temps de comprendre que je me sens projetée dans les airs.
J'ai... mal....... C'est insupportable la douleur. Je vois Léa courir vers moi c'était elle qui m'a demandé de faire attention. Ma vision se trouble. Je vois flou. Vais je mourir aujourd'hui ?
-Tantie ne ferme pas les yeux, fait elle en tapant légèrement la joue
J'entends des voix autour de moi. Puis une portière s'ouvrir et claquer.
-DEGAGEZ, entendus je dis alors que je me sens partir
-MAMAN !!!
-Rayan... Bébé.. Je veux pas mourir, murmuré je enfermant les yeux.
-Elle saigne. Tantie... Tu m'entends.
Je me sens porter...puis plus rien.
(...)
#Quelques jours#plus-tard
J'ouvre les yeux. La lumière du soleil est aveuglante.Je referme les yeux quelques instants puis les ouvrent. Je tourne la tête et vois Léa assise dans une chaise manipulant son téléphone.
-Léa, murmuré je.
Elle est trop concentré sur son portable.
-Léa, fais je en faisant tombée son sac à main qui était juste posé près de moi
Elle lève la tête me regarde étonnée et sort de la chambre en courant.Qu'est ce qui l'a prend ? J'essaie de me lever mais j'ai mal au ventre. Vraiment mal. Un docteur suivi de Léa entrent dans la chambre.
-Bonjour ! Il était temps de se réveiller, commence le docteur en m'approchant.
-Il est où Rayan ? Questionnais je à Léa
-Il va bien. Il est sorti avec tonton Richard et Tenaya mangé.
-Je veux sortir d'ici.
-Arrêtez de vous agitez ainsi, me stop le docteur, quand j'essaie encore de me lever. Ce n'est pas bon surtout que vous avez failli les perdre
-Les perdre ? qui ?
-Les bébés enfin, me fais savoir le docteur tout souriant.
-Les quoi ?
-Bébé, répète Léa. Tu es enceinte Tantie.
J'essaie d'assimiler la nouvelle jusqu'à mon cerveau. Quand j'y arrive enfin. J'éclate en pleure devant les yeux du docteur qui comprend pas ma réaction de même que Léa. Je suis maudite. C'est confirmé.
-Tantie... Ça va ? Je continue de pleurer. Docteur elle a quoi ? Questionne t'elle au docteur qui ne sait pas quoi répondre.
-Arrêtez de pleurer sinon je serais obliger de vous en dormir
-Je ne veux pas de ses bébé
-Quoi ?
-Je veux avorter. Je ne veux pas ces mômes.
-Calmez vous. Vous êtes sur perfusion ce n'est pas bon de vous agiter comme vous le faites.
-Tantie...
Je ne les écoute plus. Pourquoi ne comprennent ils pas que je veux pas de ses bébés ? Donner naissance à une troisième progéniture à ce bâtard m'écoeure. Il est hors de question que ses bébés naissent. Je ne comprends pas comment ça pu arriver. Pourtant je prends la pilule du lendemain spécialement pour éviter ce genre de truc mais je me souviens plus de la dernière que je l'ai prise......Seigneur pourquoi pourquoi pourquoi tu me fasses ça ?
J'essuie ravagément mes larmes. Pleurer va pas m'aider. Je dois trouver une solution pour m'en débarrasser.
-Tantie, m'appelle Léa pour la énième fois. Tu devrais...
Je m'arrache la perfusion. Je me sens de plus en plus faible. Je saigne.
-Madame, fais le doc en essayant de m'arracher la seringue des doigts
-Refaite ça et je vois crève les deux yeux.
Difficilement j'arrive à poser mes pieds à terre mais quand je réussis, je suis prise de tournis. Je m'assois pour ne pas tomber. Je ne sais ce qu'il y avait dans cette perfusion mais je sens vraiment mal.
-Je me sens pas bien.
-Recouchez vous, je vous en prie.
-Non ! Il faut que je me débarrasse de ses bébés.
-OK je vais le faire pour vous.
-Quoi vous êtes malade ?
-Ferme là Léa. Vous allez m'aider n'est-ce pas docteur ?
-Oui ne vous inquiétez pas.
-Vous mentez.
-Bien sûr que non.
Il veut pas m'aider ça se voit sur son visage, moi même je ferai ce qui doit être fait. Je me lève et les pointe la seringue. Pour les faire comprendre que si m'approche je n'hésiterai pas à les blesser. Je recule en avançant vers la porte. Dors la porte j'ouvre celle ci et sors.
-Vous allez où comme ça ? Dit une voix assez grave dans mon dos.
Je me retourne vivement en pointant la seringue vers l'interlocuteur. C'est un homme de la trentaine. Baraqué et vraiment imposant. C'est ce genre d'homme qui rentre dans une pièce sans avoir à réclamer le silence. Le silence se fera de lui même....... Il me dépasse d'au moins deux têtes...
-Mr William, dit le médecin en sortant en trompe de la chambre.
-Je peux savoir ce qu'elle fait habiller comme ça dans le couloir ?
Je suis dans une robe blanche.
-Enfaîte elle essaie de s'enfuir, dit le médecin hésitant.
-Ha oui ? Dans son état elle veut s'enfuir ?
-Dans mon état ? Que savez vous de mon état ? Demandais je à l'homme.
-Beaucoup.maintenant vous allez venir avec moi.
-Ne me touchez pas, fais je en reculant.
-Vraiment ? Croyez vous me faire peur jeune fille.
Je ne sais pas comment ça c'est passé mais il m'attrape. Je veux me libérer mais je me sens fatiguée et faible. Je vois flou les personnes qui m'entourent.
-Lâchez moi, murmuré je avant de perdre connaissance dans les bras de l'homme qui me tenait le bras.
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