
Pourquoi souffrir d'amour toute la vie
Chapitre 7
La maison était enfin réglée, et Claire a poussé un soupir de soulagement.
La pression sur ses épaules s'est allégée instantanément.
Lors de la signature du contrat, Claire a remarqué que le jour où les formalités immobilières seraient finalisées correspondait exactement au jour de son départ.
C'était parfait, elle n'aurait pas à s'expliquer auprès de Paul et Yann.
Au moment où elle a signé son nom, tout son corps s'est détendu.
Bientôt, tout serait terminé.
Maintenant, il ne restait qu'une dernière chose à faire.
Elle est allée au centre commercial, a soigneusement choisi un appareil de massage et une paire de bracelets en jade, puis s'est rendue chez sa tante.
À peine entrée, Estère l'a immédiatement prise dans ses bras.
« Claire, j'ai vraiment du mal à te laisser partir. Tu as vécu dans la ville H pendant tant d'années, je t'ai considérée comme ma propre fille. Ton départ va me manquer terriblement. »
Estère a essuyé ses larmes, serrant fermement la main de Claire sans vouloir la lâcher.
Claire n'a pas pu retenir l'amertume qui montait en elle. Elle a esquissé un sourire pour réconforter sa tante : « Tante, tu vas me manquer aussi, mais nous sommes une famille. Les avions et les trains à grande vitesse sont très pratiques, nous nous reverrons. »
Estère savait que c'était vrai, et a progressivement mis de côté sa tristesse. Elle a fait asseoir Claire sur le canapé.
« Assieds-toi confortablement. Je savais que tu allais partir, alors j'ai pris quelques jours de congé. Tu dois rester chez moi pendant ces quelques jours, je vais te préparer tes plats préférés ! »
Elle n'a pas laissé à Claire la possibilité de refuser et s'est précipitée dans la cuisine. Elle a préparé plusieurs plats que Claire aimait et les a servis avec un sourire.
En voyant sa tante s'affairer, Claire ne peut s'empêcher de sourire.
Elle n'a pas pu résister à sa tante et a accepté de rester quelques jours, ne serait-ce que pour lui tenir compagnie.
Ce n'est que lorsqu'elle ne pouvait plus retarder son départ, presque au moment de partir, que Claire a fait ses adieux à sa tante à contrecœur.
« Tante, je dois vraiment partir. Dans trois jours, je me marie dans la ville J. »
Estère, retenant ses larmes et son chagrin, a acquiescé à plusieurs reprises, glissant dans la main de Claire l'enveloppe de mariage qu'elle avait préparée. « J'ai trois opérations ce jour-là, des vies en dépendent, je ne pourrai pas venir. C'est mon cadeau pour toi. Claire, tu dois être heureuse. »
Les yeux de Claire se sont emplis de larmes. Elle a accepté le cadeau avec respect : « Je le serai, tante. Grand-père a choisi quelqu'un de bien pour moi, tu ne devrais pas t'inquiéter. »
À ce moment-là, les portes de l'ascenseur se sont ouvertes. Paul et Yann en sont sortis, l'un à droite, l'autre à gauche, avec Magali entre eux.
En voyant Claire les yeux rouges faire ses adieux à sa tante, leurs cœurs se sont mystérieusement serrés, et ils ont spontanément demandé : « Claire, Estère, pourquoi pleurez-vous ? »
En les voyant, Claire a essuyé ses larmes et a répondu calmement : « Rien de spécial. Ça fait longtemps que je n'ai pas vu ma tante, et maintenant que je dois partir, c'est difficile de se séparer. »
En entendant cela, Paul et Yann ont finalement soupiré de soulagement.
Leurs cœurs, qui s'étaient serrés, se sont instantanément détendus.
« De toute façon, vous êtes toutes les deux dans la ville H, si proches l'une de l'autre. Si vous voulez vous voir, vous pouvez le faire à tout moment. »
Estère, voyant que les deux hommes étaient encore dans l'ignorance, se demandait dans quel état ils seraient quand ils découvriraient la vérité.
Elle avait l'air de vouloir dire quelque chose mais hésitait. Juste au moment où elle allait céder et parler, Claire a immédiatement changé de sujet, tournant son regard vers Magali.
« Vous êtes... ? »
Paul et Yann ont alors repris leurs esprits, leurs expressions trahissant une certaine nervosité, et se sont empressés d'expliquer.
« C'est la fête de la mi-automne aujourd'hui, Magali était seule et se sentait isolée, alors nous l'avons invitée à célébrer avec nous. »
« Oui, ne te méprends pas, nous t'avons appelée aussi, mais tu n'as jamais répondu. »
Leur nervosité venait du fait qu'auparavant, pendant la fête de la mi-automne, ils se disputaient tous les deux pour emmener Claire chez eux.
Parce que lors d'une fête qui symbolise la réunion familiale, la fille qu'ils ramenaient à la maison représentait celle qu'ils considéraient comme leur future épouse.
Claire ne pouvait que se résigner, allant d'abord chez la famille Xavier, puis chez les Baudet.
Cependant, cette année, pour la fête de la mi-automne, ils avaient ramené Magali.
La signification de ce geste était évidente.
Claire n'a pas relevé et a simplement dit : « D'accord, je comprends. C'est bien, profitez de votre soirée. Je dois rentrer préparer mes bagages. »
En disant cela, elle s'apprêtait à sortir pour prendre un taxi.
C'est alors que Paul et Yann l'ont appelée simultanément.
« Claire ! »
« Claire ! »
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