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Couverture du roman Parcours du combattant

Parcours du combattant

Toutes les histoires ne s'achèvent pas par un dénouement heureux. Pour Najma et Saeada, l'existence fut un affrontement quotidien dicté par les lois impitoyables de la rue. Dans ce monde incertain où chaque acquis peut s'évanouir en un instant, la survie est une lutte de chaque instant. Seule rescapée de ce duo, Najma brise le silence. Elle s'empare du micro pour témoigner et retracer la réalité brutale de leur parcours du combattant, entre espoir et désillusion.
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Chapitre 3

Sae: désolée, je m'étais endormie ! Ta journée a été ?

Najma: oui on va dire! Il y'a juste le petit qui avait une fièvre et la tienne?

Sae: ah toujours la routine, je te laisse imaginer comment je vis la nausée avec les cours! Je ne vais pas cacher longtemps que je suis enceinte c'est sûr !

Najma: tu ne devais pas passer ton écho aujourd'hui ?

Sae: si! Quatre mois de grossesse, tout semble aller, on m'a prescrit des vitamines et certains compléments alimentaires !

Najma: c'est bien! Surtout fais attention au palu!

Sae: compte sur moi pupuce! J'ai lu une partie de ton histoire. Je suis vraiment désolée, ça m'a fait pleurer j'avoue. Tu as raison que nous n'avons pas toute les même chances ! Quand moi je me plaignais de ne pas avoir de père, toi tu vivais pire! Je suis tellement désolée !

Najma: ce n'est pas de ta faute! Hier tu t'es endormie où ?

Sae: au salon!

Sae était entrain de chauffer le repas car Kenan allait bientôt arriver.

Najma: je t'ai pourtant dit de rester dans la chambre !

Sae: je ne voulais pas réveiller Kenan, il a le sommeil léger !

Najma: il faut rester dans la chambre madame!

Sae: compris chef! Tu fais quoi?

Najma: ah heu... Je fais les devoirs avec Armed. Il boude parceque je l'ai enlevé devant la télévision.

Sae éclata de rire. Elle aimait bien ce petit même sans jamais l'avoir rencontré et sa mère aussi!

Sae: alors cette suite ?

Najma: bon alors...

" La famille de mon père m'a réclamé à ma tante Safi, pour eux, ma seule place était avec eux pas avec une inconnue. C'est le petit frère de mon père cette fois qui m'a pris avec lui. Il était tout autant gentil avec moi et doux, mais on ne dira pas que c'était le cas de sa femme quand il n'était pas là.

Tata Shelly: encore une bouche de plus dans cette maison on dirait que nous n'étions pas assez nombreux comme ça! En tout cas, viens je vais te montrer ta chambre.

Elle me montra la chambre où je devais dormir, je devais la partager avec sa fille qui avait mon âge. Celle-ci pissait au lit et le lit était superposé donc ma cousine René dormait en haut et moi en bas! J'avais juste accepté sans broncher! 9 ans, c'est l'âge que j'avais à cette époque ! La famille était composée de 5 personnes hors mis moi! Mon oncle Oumarou, sa femme Shelly, mon cousin Simba, ma cousine Liana et la dernière René ! Ils restaient en province, pas en capitale mais étaient quand même aisée car vivant de l'élevage de bovin!

Mon premier jour dans la maison, je l'avais passé dans la chambre ! J'avais peur de sortir car je ne connaissais personne. Je m'étais juste couchée en forme fœtale sur le lit avant de commencer à pleurer ! Je pleurais la mort de mon oncle, je pleurais la mort de mon père. Je pleurais le départ de ma mère qui n'a plus jamais voulu rien savoir de moi, je pleurais la séparation avec ma tante Safi !

René : pourquoi tu n'arrêtes pas de pleurer? On dirait un bébé ish! Je n'aime pas les pleureuses !

Je n'avais même pas répondu, j'avais juste diminué le volume et j'avais fini par m'endormir. On m'avait laissé dormir, personne ne m'avait réveillé pour venir manger et à mon réveil, il était 22h passé je devais alors attendre le lendemain. Un jour tata Safi avait demandé ce que je voulais faire, ce que je voulais être plus tard et je n'avais qu'un rêve : devenir médecin, sauver des vies, soigner des gens ! Je m'y étais accrochée et elle m'offrait souvent des jouets en rapport avec la médecine et me regardait jouer au docteur. Des fois, elle jouait ma patiente et c'est moi qui devait l'ausculter! On en riait tellement qu'on avait du mal à respirer après ! Elle m'offrait le meilleur avec peu, et son mari aussi, je me sentais heureuse. Parfois le bonheur c'est pas juste le matériel oui, c'est vrai que le bonheur ne remplit pas le plat, il faut avoir assez pour subvenir aux besoins nécessaire mais ce n'était pas le plus important. Le bonheur c'est être entrain de rire avec des personnes qu'on aime et dire : oui, c'est ici ma place. Peu importe combien on a en banque. J'étais heureuse avec eux, je ne voulais pas qu'in m'arrache à tata Safi, elle m'avait déjà certifié qu'elle se battrait bec et ongle pour que je réussisse, pour que je réalise mes rêves et j'y avais cru en oubliant que le destin était une pute.

Très vite ma tante me montra que je serais différemment traitée. C'était les vacances quand je suis arrivée donc nous étions tous à la maison ! Mon oncle voyageait beaucoup. Quand il n'était pas là, c'était moi qui faisait toutes les taches ménagères de la maison pour juste un bout de pain. Je ne pouvais plus regarder la télévision à ma guise, je ne le faisais d'ailleurs pas. Nous étions dans une zone où l'eau courante était difficile d'accès alors fallait aller en puiser au forage qui était à 1km de la maison! Donc je remplissais au moins quatre fut de 200 litres chacun par jour! Mais je ne me plaignais pas vraiment. Ma cousine avait pris tout mes jouets et sa mère avait dit à son mari que je les lui avait offert, j'ai pas pu nier!

Oumarou : tu es très gentille c'est bien ma grande

Quand il était là néanmoins, il me prenait pour me parler en bien de mon père. Des fois on faisait des sorties avec les autres, il nous achetait alors une nouvelle chaussure, un nouveau vêtement et c'était dans ces moments là que je souriais un peu!

L'école repris et je m'y rendis moi aussi! C'est mon oncle qui nous avait pris nos tenues donc, le premier jour je m'y mis dans ma tenue pour y aller. Je me sentais belle! Oui j'étais belle de figure, de teint claire, avec de grand yeux! Certes j'étais très mince, pas très grande de taille non plus mais tata Safi m'avait appris à avoir confiance en moi!

Je pu me faire des amis. Je n'étais pas dans la même classe que René, elle me dépassait en classe et sa mère me traitait tout le temps d'idiote après ça mais je ne parlais pas. Rentrer de l'école et faire le ménage était ma meilleure offre sinon, je remplissais les fus et je faisais la cuisine ! Oui, je faisais la cuisine et si un repas était trop salé, ou brûlait un peu, la moindre imperfection et je passais à tabat! Le pire est qu'elle disait à son mari que c'était elle qui faisait la cuisine.

Oumarou: tu prépares de plus en plus bien mon amour! C'est tellement bon!

Tous savaient que c'était moi mais personne ne me défendait, la seule personne à m'aimer était mon oncle dans cette maison ! Lui même ne savait pas ce que j'endurais. Des fois sa femme me tapait tellement que j'avais les traces partout sur le dos mais ça, il ne pouvait pas savoir! J'étais très intelligente, mes résultats parlaient d'eux même, toujours classée meilleure de la classe et pas que, meilleure de l'établissement ! Il arrivait souvent que tata Safi vienne me voir avec beaucoup de cadeaux avant de repartir. Des fois je tirais son pieds pour qu'elle m'amène avec elle ce qui me valait des coups après de ma tante Shelly! Tante Safi se remaria et alla s'installer à l'étranger, c'est là que toute visite cessa, j'avais déjà 13ans.

Je venais aussi de voir mes règles, les toutes premières ! Malgré la douleur, je faisais toujours toutes les tâches de la maison. Pour obtenir des serviettes hygiéniques de ma tante, je devais la supplier pendant longtemps et quand elle me donnait, c'était un paquet de dix pour trois mois! Donc j'utilisais la même serviette hygiénique toute la journée ! J'ai commencé à utuliser ma tête et ce sont des tissu maintenant qui me servaient mais je faisais ça discrètement de peur d'attirer l'attention de ma tante ! La vie était tellement rude avec moi! 14, 15...17ans et rien n'avait changé sauf que je m'étais habituée encore plus et je ne m'en plaignais plus, je prenais même plaisir aux tâches ménagères. Avec ma tante la relation n'était plus trop tendue parceque avant qu'elle ne demande, j'avais déjà fait. Je pouvais regarder la télévision sans néanmoins prendre la télécommande s'il y avait une personne. La lecture était ma passion secrète et la bibliothèque à l'école me donnait gratuitement des livres à lire avant de remettre ! J'avais 17ans et j'étais en 3ème! Je composais cette année là, mon brevet de fin d'études de première cycle. J'étais prête, j'avais la niaque comme on le dit souvent!

J'avais un ami garçon avec qui je m'entendais bien! Il était un peu plus âgée mais je crois que j'en étais amoureuse et lui aussi ! Je portais toujours mon voile! Il avait promis de m'épouser à la fin de nos études et je lui avait dit que c'était la seule condition pour qu'on se prenne ne serait-ce que la main et accepta cela. J'eu mon diplôme haut la main et c'est pendant les vacances que tout avait basculé !"

Najma: c'est bon pour aujourd'hui, je dois y aller!

Sae: d'accord ! Prend soin de toi!

Najma venait de recevoir un sms de son mari qui lui disait avoir envie d'elle. C'est ainsi qu'il procédait, ils avaient des chambres séparées et quand il avait envie d'elle, il lui faisait un message et elle allait le rejoindre, envie ou pas dans la chambre.

Armed s'était assoupi et elle le porta dans la chambre ! Quand elle fini, elle alla dans la chambre d'Omer!

Omer: tu en as mis du temps !

Najma: désolée !

Elle se déshabilla et s'allongea sur le lit, toute triste! Aucunes caresses, rien du tout. Si son membre était prêt, il montait c'était tout. Ce fut pareil ce soir comme tout les autres ! De ce qu'elle lisait, les rapports sexuels au 21eme siècle n'étaient plus comme cela mais il faut croire que tout le monde ne pensait pas pareil!

Omer qui d'abord avait un membre énorme, entra en elle sans qu'elle ne soit lubrifiée, c'était juste de la torture pour elle! Il était enplus de cela bien plus costaud qu'elle et parfois, s'écrasait de tout son poids sur elle. Elle devait supporter de l'entendre gémir et grogner seule, elle devait supporter de l'entrendre sur elle! Quand il vint, il se déversa en elle avant de tomber sur le côté !

Omer: ah! La délivrance ! En sortant tu refermes!

Comme elle avait mal de l'entendre ! Il était cruel! Elle rentra dans sa chambre après s'être habillée et tomba sur son lit pour étouffer ses larmes! Armed dormait dans sa chambre ce jour! Elle pleura tellement qu'elle ne trouva pas un autre moyen de se consoler que de prendre son tapis et prier. Combien de temps encore allait-elle supporter cela? Combien se temps ?

Kenan ne savait pas où donner la tête tellement sa femme lui faisait du bien avec sa bouche !

Kenan: tu es dangereuse bébé !

Elle lui faisait du bien avec des glaçons va savoir où elle avait cherché l'autre là, mais elle était créative il devait l'avouer et c'est un truc chez elle qui ajoutait à son charme.

Kenan: tu vas me tu*er Ada!

Sae: alors me*urs!

Elle glissa ses testicules dans sa bouche et tire dessus, elle les lécha, les suça comme si c'était une glace, toujours un glaçon dans la bouche. Elle revint à son membre et fit le tour de sa bouche avant de le reprendre pour une gorge profonde! Kenan fut au bord de l'extase !

Kenan: Sae! Sae...

Il ne respirait pas, il haletait, il manquait de souffle. Il mis ses deux mains sur la tête de celle-ci avant de se mettre à faire des vas et viens très lents au début mais de plus en plus brute. Elle le stoppa à un moment et grimpa sur lui et il attrapa ses hanches en la regardant dans les yeux.

Kenan: tu es bonne bébé ! Oui!

Sae se mit à y faire de lents vas et viens sur son membre

Kenan: Sae! Mon amour...

Sae: je t'aime Ké!

Kenan: moi aussi je t'aime bébé !

Il replia ses jambes et elle s'y adossa pour être plus comfortable et continua à bouger de plus en plus vite!

Sae: Ké? Humm!

Kenan: oui bb?

Sae: j'aimerais que tu me prenne en levrette !

Kenan: mais dans ton état...

Sae: je t'en prie Ké!

Il ne pu qu'accepter ce qu'elle lui demandait mais il procéda avec précaution ! Cette position était son point faible. Les cris de plaisir et de douleur de Sae quand il entrait en elle lui donnait de la chair de poule !

Kenan: ah!

Il venait de glisser derrière elle et plongea dans son intimité plus qu'humide!

Kenan: putain.. qu'est-ce tu me fais!

Il avait du mal à se retenir surtout quand elle lui disait d'aller plus vite!

Kenan: Sae!

Il Attrapa son tissage et le roula sur sa main pour bien la tenir et lui donna deux claques sur les fesses qui rougirent! Là sans se retenir, il se mit à lui faire l'amour sauvagement. Elle criait, pleurait et suppliait mais s'il tentait d'arrêter, c'était la mort assurée pour lui. Elle jouit au moins trois fois et avant qu'il ne vienne à son tour. Il était mouillé, les draps aussi mais pas grave!

Sae: aïe! Tu voulais me tuer?

Kenan: comme si t'as pas aimé ! Pardon laisse moi changer les draps.

Elle s'assit et il la regarda qui avait déjà une banane en main !

Kenan: Sae ..

Sae: oui, je sais on ne mange pas dans la chambre ! Mais c'est ton enfant ! Quand il va sortir tu vas lui dire ça !

Kenan soupira avant de vite changer les draps. Ensuite, ils partirent prendre un bain avant qu'il ne vienne allumer un siège pour prier avec sa femme et dormir.

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