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Couverture du roman One boy

One boy

Dans ce récit captivant appartenant au genre young-adult, nous suivons le parcours singulier d'un jeune garçon. À travers son regard, le lecteur découvre les défis, les émotions et les étapes cruciales qui marquent son existence. Ce portrait intime explore les nuances de son identité alors qu'il navigue dans les complexités de sa propre vie. Une œuvre centrée sur l'expérience humaine, illustrant avec simplicité la trajectoire d'un adolescent face à son destin.
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Chapitre 2

— Ton beau brun aux yeux bleus a l'air ravi de te voir, me chuchota Angèle.

Je ne disais rien et me contentais donc d'avancer jusqu'à eux. Mais à peine étais-je arrivée à leur niveau que déjà, le fameux garçon aux cheveux bruns s'avança jusqu'à moi, toujours ce fameux sourire scotché aux lèvres. En moins de deux je le stoppai dans son grand élan d'amour, sachant pertinemment ce qu'il s'apprêtait à faire. Je posai donc une main sur son torse.

— Salut Brice, dis-je simplement, avant de l'entendre pousser un long râle.

— Allez, quoi. Tu sais ce que je veux. Un bisou du matin, sérieusement, répliqua-t-il ce qui provoquait quelques rires des autres garçons.

— Une poignée de main est plus correcte, repris-je, en la tendant donc devant la sienne.

Aussitôt Brice me lança un nouveau regard, puis attrapa ma main dans la sienne. Il la porta à ses lèvres pour l'embrasser. Cet habituel frisson que je connaissais très bien, glissa naturellement sur toute ma peau. Pourtant je décidais de me reprendre. En moins de deux je retirai ma main pour lui donner une légère tape sur le torse. Brice laissa échapper un léger rire grave, avant de se pencher tout près de mon visage

— Si tu savais à quel point je suis heureux de t'avoir à mes côtés. Dans cette université. Près de toi. Pour encore de jolies années, me murmura-t-il d'une voix très séductrice.

J'avoue que je me retenais de le frapper. Hélas, je ne pouvais pas. Après tout, cet imbécile d'homme devait encore se servir de son corps pour jouer au football. N'allons donc pas compromettre sa carrière de futur joueur professionnel. De plus, ses groupies m'en voudraient certainement.

— Sais-tu à quel point cela me désole de te voir tous les jours ? annonçai-je finalement en me décalant de quelques pas.

Toujours garder une certaine distance avec lui. Brice Wilson peut avoir des gestes spontanés. Je l'avais bien appris au fil des années.

Évidement ma remarque l'amusa vu le sourire évident que creusait une de ses fossettes. Il s'amusait désormais à me caresser les cheveux, tandis que je lui tapais de nouveau sa main. Je repris ensuite ma marche et Angèle arrêta de discuter pour me rejoindre.

— À plus tard, ma puce adorée ! s'exclama soudainement Brice, tandis que je levai ma main en l'air pour juste lui faire un signe.

**

Le premier cours venait de se terminer. On nous avait présenté le programme que nous étudierons cette année, ainsi que nos emplois du temps plutôt bien aménagés. Nous avions pas mal de temps libre les après-midi et ça c'était plutôt chouette, avouons nous le. La matinée désormais finie, avec Angèle nous décidions d'aller visiter un peu plus les alentours, décidant ainsi de se familiariser avec ce nouveau lieu.

— As-tu choisi une activité ? Il y a pas mal d'options ici ; j'ai vu ça tout à l'heure, déclara soudainement Angèle, en me montrant du doigt plusieurs stands.

— Je ne sais pas. Ça pourrait être pas mal en effet, mais je n'ai pas encore décidé.

C'est vrai que dans cette université, on nous proposait plusieurs activités qui étaient comptées et notées dans notre dossier.

— Je pense me diriger vers le club d'art plastique, continua Angèle. Ça m'a l'air pas mal et en plus, le gars qui propose les tracts est plutôt mignon...

Je levai les yeux au ciel, mais néanmoins un mince sourire venait gagner mes lèvres. Angèle décida donc de me quitter pour aller s'inscrire, visiblement très intéressée par le gérant du stand. Je continuais ma petite balade, qui aurait pu être plus calme si un bras ne s'était pas posé sur mes épaules. Cette odeur si spéciale revenait déjà flotter autour moi.

— Mais qui vois-je ? N'est-ce pas ma petite chérie adorée, me souffla une voix masculine contre mes cheveux, alors que je m'arrêtais net.

— Brice. Laisse moi et lâche moi, s'il te plaît, rouspétai-je, en dégageant son bras beaucoup trop proche.

— Je me suis vraiment ennuyé sans toi à mes côtés, ce matin. Les autres blondes n'étaient pas aussi belles que toi. Ah les années lycées me manquent déjà.

C'est vrai que durant ces deux années passées au lycée, nous nous étions beaucoup rapprochés. En classe nous étions pratiquement tout le temps à côté -sûrement un coup de nos professeurs-. Brice avait donc tout naturellement commencé à me parler et voilà comment notre relation avait débutée.

— Je commence à douter sur une chose, annonçai-je.  Est-ce que j'ai encore le temps de déménager et d'aller dans une autre université, ou bien est-ce trop tard ?

Brice me répondit négativement, précisant bien qu'il comptait me suivre jusqu'à la Lune. Un sourire en coin, je lui pinçai le bras, pendant qu'il riait.

— Au fait, il faut que tu le saches, reprit le beau brun. Il faut que j'exprime mon opinion sur cela. Je suis quand même extrêmement et fortement dégoûté que la dernière place qui se trouvait dans ton immeuble, ait été prise par Angèle. Cela me déçoit.

Ce garçon est définitivement un pot de colle.

— J'ai vraiment eu de la chance alors.

Immédiatement mon cher Brice commençait à me faire une moue d'enfant avec ses lèvres. Et même si je ne disais rien, je ne pouvais mentir sur le fait que je trouvais cela adorable.

Il pouvait être mignon. Parfois.

— Sinon vu qu'on parle de ça, tu habites où ? demandai-je quelques minutes plus tard.

— À quinze minutes de l'université. Vers l'hôpital, juste dans la rue derrière, Feovia.

— Ah mais dis-moi... C'est que tu t'intéresses à moi, continua-t-il.

— Pas le moins du monde, idiot.

Il laissa échapper un rire grave et son corps se rapprocha davantage du mien. En moins de deux, son bras se replaça derrière mes épaules, fier de lui.

— Je t'adore aussi, Roxy chérie, dit-il, en ébouriffant mes cheveux blonds à l'aide de sa main.

Oui. Moi aussi Brice. Moi aussi...

**

( Retrouvailles entre le pot de colle favori et Roxanne ; comme vous le verrez et comprendrez, ils ont déjà entamé une bonne relation amicale. Mais qui sait, peut-être qu'un des deux voudrait plus que cela... Bonne lecture et un grand merci pour tous vos adorables commentaires !) ♥️

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