
Myria, l'adolescente du Kwat
Chapitre 3
Partie 11
J'étais vraiment bouleversée par ces mots... Du moins, je ne sais pas vraiment si c'était les mots ou leur provenance. Ces mots je les ai entendu avant de la bouche de Yves, ils ne m'avaient pas fait le meme effet.
Que pouvait-il bien voir en moi? Je n'étais surement pas le genre de filles avec qui il entretenait des relations habituellement. En tout cas, à voir sa Anna, j'étais meme plutôt loin du compte. J'étais bien plus jeune et bien moins sophistiquée qu'Anna. Je n'avais aucune expérience en matière de sexe et elle je l'imaginais bien experte. Mon look était plutôt "garçonne" alors qu'elle était sexy. Je ne lui arrivais vraiment pas à la cheville.
Je repensais à toutes les mises en garde de Marlene. Je me disais qu'elle le connaissait sûrement mieux que moi et avait donc de bonnes raisons de me dire ces choses. D'autre part Mike a toujours montré un côté prévenant et mature à chaque fois qu'on s'est rencontré. J'avais le choix entre suivre mon instinct et mon cœur ou suivre ma tête. Le choix fut vite fait.
Moi: Ca me plairait bien de te connaitre un peu mieux mais je crois qu'il va falloir qu'on prenne vraiment notre temps...
Lui: je te promets d'être patient!
Il m'embrassa fougueusement et je descendis non sans lui avoir laissé mon numéro de téléphone.
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Les vacances de Noel et Nouvel an approchaient. Mike et moi apprenions à nous connaitre. J'appris de lui qu'il aimait le rap, les voitures, le basket, le tennis, les fringues et le billard. Il m’apprit meme à jouer un de nos samedis en tête-à-tête. Il était toujours aussi attentionné. J'ai fait la connaissance de sa bande de potes. Des gars complètement fous mais trop cool! Je ne les voyais que rarement mais à chaque fois, je les quittais avec le sourire. Isis, Gégé et eux s'entendaient bien aussi.
Le premier weekend des vacances, les filles et moi avions prévu d'aller en boite. Y avait une soirée White. Tout le monde était censé mettre des vêtements blancs. J'ai demandé la permission à maman comme la première fois prétextant la soirée culturelle/ bal du lycée, elle accepta sans rechigner. Il faut dire que malgré le basket et ma nouvelle relation, mes résultats restaient très satisfaisants.
Cette fois mon couvre-feu était à 3h. Je décidais de sortir plus tôt. Gégé a décidé de m'aider à choisir mes vêtements cette fois-ci, je ne voulais plus du tout faire le coup de la salopette.
A 20h tapante, le make-over commença. Je n'avais plus mes shabba, Gégé me fit donc des boucles au baby Liss, me choisit une belle jupe blanche fifille-de-Paris avec un haut qui tenait derrière avec juste trois petites ficelles et retombait légèrement sur ma poitrine laissant découvrir juste assez pour avoir envi de voir plus. Pour mon maquillage, elle me choisit des couleurs légères: des fards dorés sur les paupières et un petit peu de rose sous les sourcils. Une légère touche de crayon marron sur les sourcils et autour des yeux pour accentuer mon regard, du rouge à lèvres rose et le tour était joué.
Comme chaussure, elle me choisit des espadrilles blanches, elle disait que je ne pourrais surement pas porter des sandales à talons aiguilles, il fallait de l'entrainement selon elle. A vrai dire moi même je me suis souvent demandée comment ces mannequins faisaient pour ne pas tomber avec des chaussures pareilles.
Gégé, elle portait une longue robe blanche très près du corps, en bustier V et dos nu. Elle était simple et les petits fils dorés tout autour de sa robe la rendait tout simplement princière.
On était enfin prêtes. Je me regardais une dernière fois dans une glace, j'aimais beaucoup ce que je voyais. Je me sentais sexy, et cela me donnait beaucoup d'assurance. C'est fou ce qu'une touche de maquillage peut avoir comme impact sur le moral.
Mike se proposa de venir nous chercher mais je déclinais sur le conseil de Gégé qui disait qu'il devait me voir en meme temps que tout le monde. Il fallait créer l'effet de surprise.
Aux environs de 23h30 on arriva devant le SAF. La file devant l'entrée était longue et essentiellement constitue de jeunes huppés, pour la plupart habillés en blanc. Quelques rires en sortaient lorsque certains se voyaient refuser l'entrée. Le portier, Amiral était son nom, un géant d'au moins deux mètres, noir avec un fort accent congolais.
Amiral: Ooh! Vous là!? 4 mètres!!!
Un garçon de la bande en question: Mais grand on veut prendre 2 teilles...
Amiral: J'ai dit 4 mètres!!! Tu veux prendre la bouteille, ça me fait quoi? tu ne peux pas attendre dans la queue comme les autres?!
Voila le genre d'accueil que réservait Amiral a l'entrée du SAF. Notre tour arriva, il faut dire qu'Amiral était plus souple avec les filles. On était que toutes les trois. Etait-ce ma voix, ou mon regard peu soutenu, ou encore mon visage, je ne saurais vous dire, mais Amiral tendit sa main en guise de stop...
Amiral: Je dis hein, toi là, tu as quel âge même d'abord???
Yeuuuh! 0_0
Partie 12
Yeeeeuh! Le gars là me faisait les choses comme ça pourquoi? Je me suis mise sur mon 31 au carré, moi Myria Azizet j'avais mis la jupe, des chaussures hautes d'au moins 5 cms, j'avais peint mon visage et il vient me demander mon âge lá comme ça, devant tout le monde?
Moi: Pardon?
Amiral: Tu n’ comprends plus bien ou comment? Je te demande tu as quel âge???
Alors que je m'apprêtais à ouvrir la bouche pour répondre, j'entendis derrière moi:
- Elles sont avec moi, grand Amiral!!!
Amiral: Aaaah! Okay petit na ngayi! Quoi c'est madame?
C'est Mike qui venait d'intervenir. Là, je le voyais trop genre comme les enfants voit Superman ou Spiderman. Sur le coup, c'était mon héro...
Mike, arborant un petit sourire malicieux: Comme tu vois là, grand...
Amiral: Ok! Mais viens me voir avant de partir hein petit!
Mike: Pas de problème, grand
Mike nous devança et ouvrit les battants de l'entrée en tenant un pour nous ouvrir le passage. Il existait donc encore des jeunes hommes galants. On ne se fit pas prier et on entra en file indienne.
Tchieeee!!! On appelle ça "sauvées par le gong" Mais attendez, ça veut dire qu'il a assisté à toute la scène??? Oh Dieu! Je pensais que j'avais subi la honte y a deux minutes mais là je ne sais juste plus ou me mettre. En voyant les choses d'un autre angle, ca me fait quand meme un petit blaze en faux hein. Mais bon...
On s'installa dans un des salons VIP. La musique était superbe, l'ambiance chaude. L'intérieur de la boite était plus resplendissant que la dernière fois grâce au décor en accord avec le thème de la soirée. Les lumières étaient plus vives, surement soutenues par les vêtements blancs des gens.
Mike commanda du Jack Daniels et de la Vodka. On fut vite rejoint par sa bande de potes. Je pris quelques verres de Vodka orange non seulement pour suivre la vibe, mais aussi parce que j'avais vraiment besoin de me détendre.
Landry et ses potes, dont Gilles étaient également présents. De temps en temps, les filles et moi allions donc de leur côté. Il fut assez stupéfait de voir mon nouveau style mais à ma grande surprise n'y fit aucune allusion.
Ferla aussi nous retrouva. Elle n'était pas avec Bastien ce soir. Le type avec qui elle est, je suis sure que je le connais, mais je ne sais pas exactement d'ou. Bref...
On s'amusait bien... Mike ne me quittait pas des yeux quand j'étais dans son champ de vision. J'adorais savoir qu'il n'avait d'yeux que pour moi. Après tout, n'avais-je pas fait tous ces efforts pour lui?
Je remarquais que son regard était particulièrement poussé lorsque je dansais près de lui. Ce même regard qui me donnait des papillons dans le ventre. Je décidai de jouer, un peu aidée par la vodka...
Debout face à lui, je commence un déhanchement langoureux au rythme de la chanson qui passait, c'était This Luv de Donell Jones. Je sentais comme ses yeux allaient et venaient entre mon visage et mes reins.
Je décidai de pimenter le jeu en lui faisant dos. Je continuais mes déhanchements en descendant et remontant à tour de rôle. Lui qui jusque là ne faisait que regarder, déposait sa cigarette dans le cendrier et me tint par la taille, me poussant à m'asseoir sur lui. Je dansais encore plus sensuellement sur lui en me tournant de temps en temps vers lui, frôlant son visage de mes lèvres ou simplement le laissant sentir mon souffle chaud.
Il exécuta également quelques mouvements de ses reins en suivant les miens. C'est là que je sentis comme une petite montagne se former sous mes fesses. Ses mains parcouraient désormais mes cuisses et ses lèvres laissaient des petits bisous dans mon cou. J'avais chaud.... Je trépignais de plus en plus, comme possédée par ses gestes et son corps qui dégageait ce parfum boisé mêlé à la cigarette... A ce moment là, il n'y avait que lui, moi et cette chanson.
Ses mains se faisaient plus pressantes, elles remontaient le long de mes cuisses. Je me retournais encore une fois vers lui, cette fois pas pour l'effleurer simplement mais pour l'embrasser à pleine bouche.
Le baiser devint plus chaud, plus sauvage et ses mains s'enfonçaient sous ma jupe. Mon corps ne bougeait plus seulement au rythme de la musique mais au rythme de ses mains, nos bouches, mon pouls... Toute une symphonie...
Ses doigts effleuraient désormais mon pubis au travers de mon string. Je sentais mon corps trembler de désir.
Mike: Viens, suis moi...
Moi: Mais... et les autres???
Mike: Shuuut, suis moi, on va revenir.
0_0
Partie 13
On quitta le Saf sur ces mots. Mon homme, oui c'était désormais mon homme, me tenait par la main et me dirigeais vers l'extérieur comme il aimait à le faire. Il paraissait à la fois calme et pressé, tirant sèchement sur la cigarette qu'il venait d'enclencher.
On marcha jusqu'à Score ou sa voiture était garée, on monta et aussitôt, il démarra.
Le silence total régnait dans la voiture, il ne mit meme pas le lecteur CD en marche, c'est vraiment dommage, comme dirait Lila Penda, j'aurais voulu avoir de la musique maintenant, ça m'aurait moins stressé.
Stressée, je l'étais. J'ai d'ailleurs l'impression que l'alcool que j'avais bu pour me détendre s'était dissipé. Je me demandais ou on allait et j'appréhendais la fin du trajet. On roula quelques minutes et on arriva devant un grand mur jaunâtre et une belle barrière vert citron (lime green) qui servaient de rempart à une villa à deux niveaux. Il ronfla légèrement le moteur et mit les pleins phares. La minute suivante, un monsieur ouvrit le portail. Je supposai que c'était le gardien, et j'avais vu juste. Il avança à son niveau, baissa la vitre et parla pour la première fois depuis qu'on s'était assis dans la voiture.
Mike: Daouda, je vais ressortir hein
Daouda: Ok patron...
On descendit, il attendit que je vienne à son niveau et me chuchota:
- On va essayer de pas faire trop de bruit, d'accord?
Je hochai la tête en guise d'acquiescement.
Je ne pus m'empêcher de regarder autour de moi. Mike avait garé sur une des allées qui servaient de parking. Plusieurs autres voitures étaient garées devant et à côté de la sienne. De l'autre côté on pouvait apercevoir la terrasse joliment meublée et une partie du jardin sur lequel trônaient des fleurs de toutes sortes et de toutes les couleurs. Des galets étaient posés pour tracer le chemin sans abimer la pelouse bien taillée. Pour embellir le tout, des lampes de jardins étaient disposées et ravivaient les couleurs de cette magnifique toile naturelle.
On marcha vers une porte qui donnait sur une pièce ou étaient entreposé un porte-parapluies, un placard et des chaussures sur le sol. De là, on déboucha sur une autre salle qui ressemblait a une cuisine. Elle était juste meublée d'une table sur laquelle était posé un plateau de fruit, des chaises, une commode et un réfrigérateur a deux battants. J'en conclus que c'était une salle à manger ou juste une salle pour "chiller". Enfin, on arriva à un salon assez sobrement décoré, et on prit les escaliers qui menaient vers l'étage ou il y avait sa chambre.
Des qu'on franchit le seuil de sa chambre, j'eus l'impression que mon cœur s'arrêtait lentement de battre. Etait-ce vraiment une bonne idée d'être ici, maintenant, comme ca??? J'étais un peu perdue. Qu'est ce qui m'a pris de venir jusqu'ici avec lui, sans dire a personne en plus.
Mike arrêta la lumière non sans avoir pris le soin de mettre de la musique et une lumière très tamisée, rouge plus précisément. J'étais restée tout ce temps debout à côté du lit avec mes dix milles questions auxquelles je ne trouvaient aucune réponse.
Je sortis de mes pensées lorsque je sentis ses mains sur mes épaules. On avait quasiment la même taille donc nos visages étaient aisément l'un en face de l'autre.
Il fit glisser ses mains de mes épaules à mes coudes, puis de mes coudes à mes reins, me tint fermement et me tira vers lui pour un baiser passionné. Sans hésiter, je répondis à son baiser.
On s'embrassa comme ça un moment avant qu'il me guide vers son lit ou il m'allongea. Il fit le tour jusqu'à mes chaussures, les délaça et les enleva puis remonta sur le lit. La climatisation était forte et me rendait plus sensible au toucher. J'avais la chaire de poule.
Mike: Tu as froid bébé?
Moi: Oui...
Mike: Tu veux que j'éteigne?
Moi: Oui... stp...
Il éteint et revint prendre sa position initiale. Il me déposait de petits bisous sur le visage, descendît dans le cou, puis les épaules de part et d'autre en descendant en mm temps les fines bretelles qui reliaient le devant de mon haut aux "fils" qui le tenait derrière. Rien de bien compliqué vu qu'en deux temps trois mouvements ma poitrine était à l'air. Il continuait son exploration de mon corps en déposant des bisous sur mes seins puis s'attarda sur mes tétons, les suçant et les léchant à tour de rôle en les caressant simultanément. Il continuait son trajet en me déposant des bisous sur le ventre tout en continuant de taquiner mes tétons. J'ondulais du bassin, malgré moi je crois, j'avais tellement honte d'éprouver autant de plaisir. Je sentais mon sexe se contracter puis se dilater de temps en temps.
Il déboutonna ma jupe et la fit glisser, puis fit également glisser mon haut. Je me retrouvais à présent nue comme un ver devant lui. Il se mit debout devant moi et me regardai. Par un instinct, je cachai ma poitrine.
Mike: Pourquoi tu te caches bébé? Tu es belle tu sais? Tu as un corps magnifique et tes seins sont superbes.
Mes seins étaient tous durs. Je ressentais cette meme chaleur entre les cuisses que j'avais ressenti quelques semaines auparavant d'abord au tube et ensuite dans la voiture. Puis, contre toute attente, il se mit à genou, me tira sur le rebord du lit et plongea sa tête entre mes cuisses. Je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit bruit.
Il me léchait, me lapait, me suçait m'aspirait... Je trépignais de plaisir me surprenant en train de me caresser. J'avais honte mais j'aimais ça. Il me lécha de plus belle avant d'enlever son tee-shirt. Il me lécha encore et enleva son pantalon. Il remonta sur le lit, se mit au dessus de moi et mit ses mains sous ma taille pour m'entrainer avec lui au dessus du lit et m'embrassa encore.
Je sentais son python dressé sur moi. Lorsque je sentis sa main s'affairer au niveau de mon pubis, je me raidis totalement.
Moi: Mike... Arrête... Je ne suis pas prête...
Mike: Comment ça pas prête?
Moi: Je ne l'ai jamais fait avant...
Mike: 0_0
Partie 14
Mike avait paru surpris par ma déclaration. C'est vrai que comparée à sa cousine je paraissais plus "dingo" mais je ne pensais pas donner l'image d'une fille déjà sexuellement active. En même temps, c'est pas non plus écrit sur le front "pucelle" ou "plus pucelle", me dis-je pour me réconforter. Mike et moi avions décidé de prendre notre temps, et là moins d'un mois plus tard, il m'emmenait chez lui pour ça? Je suis un peu perdue. En meme temps je l'ai un peu cherché peut-être, non? Appelez moi naïve si vous voulez mais je pense qu'il a pris pour feu vert mon attitude en boite... Bref!
On est donc sorti de chez lui quelques temps après mon "aveu", direction le SAF. L'atmosphère était un peu lourde. Mon regard était un peu perdu, Je pensais à notre première rencontre, à la réaction de Malou, au "presqu'accident", à Anna et enfin à ce soir. Tout défilait dans ma tête comme dans un film.
Je revins à moi à l'écoute de mon prénom.
Lui: Myria!!!
Moi: Oui??!
Lui: Ca fait un moment que je te parle, ça va?
Moi: oui, tranquille...
Lui: euh, pour tout à l'heure, je suis désolé... Si je savais que tu... enfin... que tu ne... bref! Si tu m'avais dit, j'aurais fait les choses différemment...
Moi:...
Mike: Mais il faut que tu saches que je tiens à toi et à ce qu'on est en train de construire, et que je ne le gâcherais pas pour ca, ok?
Moi, timidement: ok
Lui: Je t'ai dit que je prendrais mon temps alors je tiendrais ma promesse.
Il lit surement dans mes pensées, me disais-je à ce moment. Tout ce dont j'avais besoin se résumait à ce qu'il venait de dire. Je voulais des paroles réconfortantes, je voulais qu'il me dise qu'il tient à moi, je voulais qu'il me dise que le sexe, ou devrais-je dire l'absence de sexe, ne changerait rien à notre relation.
On arriva enfin au SAF. Amiral était à son poste, toujours dans de grandes conversations avec son type Magloire. Il se contenta de nous lancer un rapide "Petit Na ngay, c'est le retour?" avec un sourire en coin. Tchip, retour de quoi? Qu’est ce qu'il voulait insinuer? Je lui lançais un regard de haut en bas et de bas en haut puis rentrais dans la boite.
Je me dirigeais vers notre table quand je fus aussitôt interpelée par Gégé.
Gégé: Tu étais ou? Ton frère te cherchait.
Moi: Il me cherchAIT??? Il est où?
Gégé: Il est parti, il ne se sentait pas très bien, je voulais l'accompagner mais vu comme il était mal, il a préféré rentrer seul.
Moi: Mam lui oh! Même pas m'attendre...
Gégé: Je te dis qu'il était mal... Et puis tu as vu l'heure???
Woyooooh! L'heure!!! J’avais complètement oublié mon couvre-feu... Je regarde ma montre, elle affiche 4h38mns. Je devais être rentrée il y a exactement 1h38mns. Good Lord!!! Mieux je me calme d'abord, y a forcement une solution.
Je m'assis, et essayai de réfléchir à un plan. Et si je rentrais avec Gégé chez elle et on appelait maman demain pour lui dire que j'avais fait un malaise et qu'elle avait préféré m'emmener chez elle? Ca me paraissait une bonne idée... De toute façon je devais forcement passer par chez Gégé avant de rentrer, parce qu'à l'heure là, rentrer chez moi dans cet accoutrement, c'est pour qu'Ida Remeno me fasse un nerveux covo limé hein... hum...
J'appelle donc Gégé et lui explique le plan: maman va au marche tous les dimanches à 8h, à ce moment là on va à la maison, on fait le ménage et on l'attend. Quand elle rentre, on lui explique que j'ai eu un malaise à cause de quelqu'un qui n'arrêtait pas de me balancer de la fumée et le tour est joué... Et puis, même vous-mêmes, meme si elle veut beaucoup crier là, le fait que le ménage soit déjà fait va la calmer un peu, ou bien?...
Le lendemain, ou plutôt quelques heures plus tard, on se levait pour mettre notre plan à exécution. Mike nous avait déposer à 5h, on n'avait pas dormi, heureusement d'ailleurs sinon on ne serait surement pas réveillé de si tôt. Gégé et moi avions passé le temps à refaire le monde avec des "si", et comme vous l'imaginez bien, l'un des sujets, si ce n'est LE sujet, était Mike.
Arrivés à la maison, première étape: faire l'état des lieux. Je me dirige vers le studio de Landry suivi de Gégé. Je dûs cogner assez longtemps et assez fort avant que monsieur daigne ouvrir.
L: Myria tu déconnes quand même! Ta mère est venue cogner chez moi à 7h pour me demander où tu étais.
Moi: Tu lui as dit quoi???
L: Mais qu'est ce que tu voulais que je lui dise?
Moi: Oh non... tu lui as dit que j'étais en boite donc?
L: Mais non, je ne suis pas aussi maboul gué... Je lui ai dit que je ne sais pas, que j'étais en boite, pas au bal.
Moi: Ahhh ok! Ouf! Elle était bien fâchée hein?
L: Tu as oublié ta mère hein? Ou bien comme elle te fait des largesses, tu penses qu'elle ne sait plus se fâcher???
Moi: Mais toi aussi, fallait m'attendre (d'un air désespéré)
L: Je suis parti du SAF à 4h pile Myria, pour moi t'étais rentrée, et j'étais meme un peu fâché parce que je pensais que t'étais partie sans dire au revoir... D'ailleurs tu étais même où?
Moi: Ah Landry, lekiza mieh kende kende, kokolo, (laisse moi tranquille stp) j'ai d'abord mes problèmes...
Tchiee! Anyambie Rera Ma diuwi... Mieux je vais mettre mon pagne et je commence le ménage, ou bien? Je me dirige donc vers ma chambre, laissant Gégé et son chéri faire leurs mamours. Je pousse la poignée, roooh!!!! Non, je rêve surement. Je réessaie avec plus de force, toujours rien... La femme là est sérieuse??? Elle a carrément fermé ma chambre!!! En tout cas, j'ai un short dans la salle de bain, je l'enfile et me met au boulot. Je fais le petit salon la cuisine et les petites terrasses et Gégé s'occupe de la grande terrasse. Je décide donc de m'occuper de Daisy, c'est alors que je constate que maman est partie avec elle.
Une heure plus tard, on a fini. On est à peine assises que j'entend le bruit du moteur de madame Remeno. Les battements de mon cœur accélèrent, je ne vais pas vous mentir, j'ai peeeeeur!!!! Ce n'est que maintenant que je réalise vraiment que la go là peut péter une nerveuse durite aujourd'hui là...
Gégé: Bonjour tantine Ida
Moi: Bonjour maman
Maman s'adressant a Gégé: Hum, bonjour ma fille. C'est comment?
Tchip, elle demande ça comme si rien était hein... Si c'est pas de la torture morale ça! En tout cas, là je suis déjà prête pour n'importe quelle sentence: la bastille, le covo, l'argent de poche coupé... La bastille, ca va passer, le covo, j'ai deux semaines avant la rentrée pour que ça pousse, je pourrais mentir que les cheveux à la Diana King c'est mon nouveau blase, l'argent de poche coupé, à la rentrée ça va reprendre, donc vraiment, advienne que pourra!!!
Gégé: Rien tantine, je t'attendais juste pour te dire que Myria a du passer la nuit chez moi parcqu...
Mum: Ah, elle était chez toi hein??? Ok! J'arrive!!!
Elle se dirige vers l'intérieur de la maison et revient quelques minutes après avec des valises. MES VALISES!!!
Mum: Puisqu'elle était chez toi, eh bien retournez-y!!! Elle fout le camp de chez moi!!! Je ne loge pas des dévergondées moi!!!
Yeeeeeuh!!! Quand j'ai dit je m'attend à tout là, y avait pas ça dedans ooh!!!
Moi: Mais maman je...
Mum: Qui est ta mère ici? QUI EST TA MERE??? Tu fais confiance à un enfant en te disant qu'elle est consciente, BEN NON!!! C'est pour aller se faire coucher debout debout, partout partout!!! Tu sors de chez moi!!!!
Moi: Je n'étais pas...
Mum: TU SORS!!!! J'AI DIT TU FOUS LE CAMP!!! DÉGAGE!!!
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Partie 15
Gégé et moi nous regardions, ne sachant plus trop quoi faire ou quoi dire. Je tentais de m'excuser à plusieurs reprises mais rien n'y fit. La femme là me fait quoi comme ca?
Mum: Et si je sors et je te trouve là, Myria, tu vas oublier mon nom...
Elle était tranquillement retournée dans la maison après m'avoir très clairement fait comprendre qu'elle ne voulait plus me voir chez elle.
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Brrrouaaaarrrrooooouiiiiiiiooou!!!! Akieeee!!! Le ventre là parle meme déjà chinois!!! Ca doit faire 10h que je suis dehors, assise sur mes valises. J'ai très faim, vu que je n'ai encore rien mangé depuis ce matin, en plus j'ai sommeil, les moustiques ont fait de moi leur méchoui et je n'ai pour vêtements qu'un short et un t-shirt. Franchement, je ne me vois pas ouvrir mes valises là en route comme ca devant les gens. Barré! Ca c'est la "pésade" comme dit Lyne.
Finalement maman ne nous a plus adressé la parole après ces derniers mots, et la connaissant, j'ai préféré demander a Gégé de s'en aller tranquillement, j'ai pris mes valises et j'ai élu domicile devant le portail. Ben oui, vous vouliez que j'aille où?
Les voisins n'ont pas arrêté de me regarder. Certains se moquaient, d'autres avaient pitié. Les gardiens des alentours là faisaient surement déjà le kongossa sur moi. Tchip! Y a meme un qui a osé venir me parler hein...
Lui c'est la star des gardiens de la cité. Il est plus jeunes que les autres et son patron est l'un des plus "tétés" de la cité, donc il a la télé et une caisse dans laquelle sont installés ses bonbons, cigarettes, et autres. Son nom à lui c'est Sissoko, mais vous savez que Unleash the Dragon vient de sortir non? Donc il a teint ses cheveux en blond et a décidé de se faire appeler Sisqo maintenant. Le gars est bien nooooir hein… En tout cas, qui va rester???
Sisqo: Zé dis, Myria, ti vayaz???
Moi: Pardon, Sisqo laisse moi le bruit, tu me vois partir où?
Sisqo: C'est ça k'ze dis zé va te demander keh, paské dépi midi la zé te vaye avec ton valiz la mais ti n'bouges pas koi...
Moi: Pardon Sisqo, mes problèmes ne te regardent pas, tch'entends non?
Sisqo: Faut pas ti fâche keh! Si tu veux do'mi là, ti faut (« peux », je sais pas pourquoi il n'a jamais su faire la différence entre pouvoir et falloir...) veni céh moi han...
Moi: Tchuuuuuurrrrr!!! Nklop!
Bon, soyons sincères, là quand même je pense à accepter sa proposition hein! Vous voyez comment? Parce que le concert que je subis là, hum... Vous-mêmes vous savez non? Et puis je suis quand même déjà fatiguée de me gifler de partout hein...
Il était tard et je n'en pouvais plus. Mon ventre n'arrêtait plus son charabia, mes paupières pesaient de plus en plus et ces satanés moustiques se faisaient un plaisir de se moquer de moi, leur viande de la soirée. Maman m'avait bel et bien jeté dehors. "Je ne veux pas héberger des dévergondées", avait elle dit. Donc MOI, Myria Azizet je suis une dévergondée??? Rien qu'à cette pensée, des larmes commencèrent à perler sur mon visage et j'éclatai en sanglots.
Alors que je pleurais maintenant à chaudes larmes, le bruit du portail me fit sursauter.
Landry: Myria, viens, entre...
Moi:...
Landry: N'aies pas peur, c'est elle meme qui m'a envoyé te récupérer...
A ces mots, je me lève, prend une valise, et entre suivie de Landry, qui lui porte l'autre valise.
Il m'emmene dans son studio, je sors des vêtements de chambre puis fonce prendre une douche. Je me regarde et constate qu'une bonne partie de mon corps est toute rouge avec plein de petits boutons créés par les piqures de moustiques.
Je m'habille et vais le retrouver.
Landry: Elle a dit que tu as intérêt de dormir parce que demain vous allez à St Pierre... Myria j'espère pour toi que tu es encore vierge, sinon... En tout cas, tu connais ta mère...
Moi: ...
L: Myria, tu sais que tu peux me faire confiance, n'est-ce pas?
Moi: ...
L: C'est mieux que tu me le dises à moi maintenant au lieu d'aller faire honte à maman demain devant le docteur...
Moi: ...
L: Tu ne veux pas parler? Je veux juste t'aider Mya... Tu peux toujours compter sur moi, je saurais comment lui annoncer sans que ça ne fasse trop de bruit. Tu crois que tu es rentrée là pourquoi? Je ne peux pas te voir dans la merde et ne pas t'aider ma puce, mais là c'est mieux qu'elle sache maintenant plutôt que la mettre sur le fait accompli a l'hôpital, tu comprends?
Moi: ...
Aka, tout le long discours là, il veut que je lui dise quoi? Peut-être même que là où je suis là je ne suis plus vierge depuis hier... Ah oui, on ne sait jamais! Peut-être que ce %&$# de Mike m'a même depucellée avec sa langue... Et pendant ce temps, monsieur est pénard chez lui, et moi je subis tout ça. Tchip! En tout cas mieux nous tous on attend la sentence de mon médecin préféré.
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Landry: Maman t'attend, fais vite!
Moi: Je suis déjà prête, je met seulement les chaussures...
En route pour la clinique avec Madame Remeno. Celle-là si elle détache un peu sa mine là, ça va lui faire quoi? Tchip! Apres c'est pour chercher toutes sortes de remèdes miracles contre les rides, alors que si tu souriais seulement plus souvent, ça retarderait leur apparition...
Mum, s'adressant a la réceptionniste: Mbolo Léontine! (Bonjour)
Leo: Intchango? Ca fait longtemps hein, vraiment! Ça c'est ta fille là? Alicia hein?
Mum: Non, ALEXIA c'est la grande, ma première fille, elle c'est la deuxième.
Leo: Aaaah çaaa! Tsouooh! Elle a grandi hein...
Mum: Ah, Léo, quand Dieu te donne les filles il faut attraper le cœur oh! J'ai même rendez-vous avec Dr Poly là pour elle non? Madame commence à découcher à son âge! Quand je pense que moi la première fois que papa m'avait laissé sortir après 18h j'avais viiiiiingt ans, Léo, viiiiingt ans!!!
(PAUSE: les mamans là, elles aiment souvent faire les choses comme si on ne savait pas calculer hein! Ou elle est debout, elle a oublie qu'elle a eu Ralph à 18ans hein? Plus précisément 18ans et 3mois, ce qui signifie que si on enlève les 9mois de grossesse, elle a conçu à à peu près 17 et demi. JDCJDR)
Léo, déjà pointue dans le kongossa: Me boulin'yo (je te dis), ces enfants là, on ne sait pas pourquoi ils sont pressés!
Mum: En tout cas, Dr Poly m'attend, ca va se savoir aujourd'hui là, je suis fatiguée des bordelles dans ma maison. Aujourd'hui tu iras en mariage comme ta sœur!!!
Leo: Vous avez Rdv à 9h30, c'est ça non?
Mum: Oui oui, dans 10minutes.
Leo: Ok, là il est encore avec un patient, des qu'il finit, je t'annonce.
Mum: Merci Léo...
On attendit patiemment (enfin, manière de dire hein, parce que façon la femme là "ronronne" déjà comme le chat là, je ne sais pas ce qu'elle se raconte à elle meme mais ça n'a pas l'air d'être à mon avantage deh) que le médecin finisse, puis quelques 15mns plus tard, on nous reçut finalement.
Dr Poly était non seulement le médecin familiale mais aussi et avant tout un ami de la famille. Je le connaissais donc depuis ma plus tendre enfance.
Maman lui expliqua qu'elle voulait savoir si j'étais encore pucelle.
Mum: Depuis un moment là, madame est debout debout dans la ville, on ne sait meme pas ce qu'elle cherche. Dr faut pas cacher hein, faut me dire! Si c'est gros, moyen, petit, tout, je veux tout savoir dans les moindres détails.
Le docteur l'invita à sortir, ce qu'elle fit un peu malgré elle. On se retrouva alors à deux, assis face à face.
Dr: Myria, tu es déjà une grande fille, je suis sur que tu as un petit copain, alors répond moi franchement, tu es vierge ou pas?
Moi: Je... Je... Je ne sais pas tonton...
Lui: Comment ca tu ne sais pas? Tu as déjà eu des rapports sexuels ou pas?
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous??? Je ne sais pas c'est a dire JE NE SAIS PAS!!! Aka!
Moi: ....
Dr: Mais tu as dormi où ce jour là?
Meme vous-mêmes, là je lui injecte la doc qu'on a créé Gégé et moi, sans omission aucune!!!
Dr: Mais pourquoi tu ne lui as rien dit?
Moi: J'ai essayé tonton...
Dr: Je vois...Bon, enlève tes chaussures, ton pantalon et ton sous-vêtement et allonge toi là (en me pointant l'espèce de table avec deux fers pour mettre les pieds)
Kiééééé! Ah Zame (Oh Dieu, en fang)! Maintenant si je ne suis plus pucelle, je fais comment le matin là? Est-ce qu'on peut même dépuceller quelqu'un avec la langue? Mmmh... Dieu aide moi oh, pardon!
Je m'exécute sans trop broncher, même si j'ai mal honte que tonton me voit nue. Ca c'est un casse feeling hein, faut pas suivre. Me voici maintenant les pieds écartés devant mon oncle. Il met ses gants, prends ses outils, et baisse sa tête au niveau de mon appareil génital.
Il commence à me tripoter le biz. J’émets de petits cris de douleurs. Le gars là me fait même quoi? En tout cas, y a aucune douceur dans ces gestes et ca me fait mal... snif!
Quelques temps après, il avait fini et me demande de me rhabiller.
Dr: Allo Léo, oui demandez à madame Remeno de nous rejoindre.
La porte s'ouvrit et maman revint prendre place à coté de moi.
Dr: Tout d'abord, Ida, je tiens à te dire qu'il n'y a pas besoin de s'affoler. Myria est encore jeune et quand on est jeune, on ne mesure pas nécessairement les conséquences des actes que l'on pose...
Mum, l'interrompant dans sa lancée: Je savais, Poly, j'en étais sure!!! 14ans seulement, mais qu'est ce que je vais en faire, Seigneur? Myria que vais-je faire de toi???
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