
Mon Ex Mari Le Cheihk Est mon Nouveau Patron.
Chapitre 3
Nathalia.
Pour la énième fois, j’essaye de joindre Blanchard. Je vais à l’écart des invités et je laisse un message sur son répondeur.
- Blanchard je vous en prie, tous les invités sont déjà là, les journalistes aussi, nous avons vraiment besoin de ces échantillons pour les présenter aux invités. Je vous en supplie dépêchez vous !
Je raccroche et je me tiens par les hanches. Mon Dieu mais que se passe t’il ? Pourquoi Blanchard n'est il pas encore là ? Est-ce qu’il aurait eu un accident ? J’espère bien que non. Où sont les parfums que nous avons commandés ? Y'aurait-il eu un souci lors de la fabrication ? Si c’était le cas, il nous en aurait sûrement parlé n’est-ce pas ?
Je me surprends à me ronger les ongles, signe ultime que je suis en pleine panique totale. Amélie s’avance vers moi, un sourire de façade pour les caméras qui nous prennent en photos. Je vois bien sur leurs visages qu’ils commencent à se poser des questions. Des questions auxquelles nous ne pouvons pas répondre parce que nous non plus ne savons rien.
- Tu te ronges les ongles me murmure-t-elle ça veut dire c’est grave.
- Blanchard ne répond toujours pas.
- Comment ça il ne répond toujours pas ? Où est-il ?
- Tu crois que si je le savais, je resterais ici à me ronger les ongles ? J’irais le déterrer de son trou et je lui frapperais le crâne avec la pointe de cette chaussure.
- Calme-toi Nath.
- Comment peux-tu me demander ça ? Dans un moment pareil ? Tu sais que c’est notre avenir dans les affaires qui se joue à ce moment précis ?
- Oui je le sais et crois-moi que je suis autant inquiète que toi, mais nous disputer en ce moment n’est vraiment pas la solution.
Je baisse la tête, elle a tout à fait raison, nous disputer maintenant ne fera pas apparaître de solution face au problème que nous rencontrons.
- Tu as raison, je suis désolée, le plus important maintenant c’est de retrouver Blanchard et ces fichus échantillons de parfum.
- Là je te reconnais dit-elle en me tenant par les épaules.
Nous sommes rejoints par son mari quelques minutes plus tard, avec deux coupes de champagne.
- Tenez ça va vous faire du bien, on voit jusqu’au bout de la salle vos têtes angoissées. Que se passe t’il ? Demande Tom.
- Il se passe que notre conseiller financier.
- Blanchard ? Lui-même dis-je sarcastique, il doit nous apporter les échantillons de parfums que nous devons présenter aujourd’hui, mais il n’est toujours pas là.
- Et qu’allez-vous faire maintenant ?
- On en a aucune idée chéri, Nath essaye de le joindre depuis des heures mais il ne répond pas. Notre avenir dépend de cette collaboration vois-tu.
- Je sais mon cœur et crois-moi, moi aussi je commence vraiment à paniquer à l’idée qu’il ne vienne pas.
- Génial bienvenue au club dis-je en lui prenant une coupe de champagne des mains et en l’avalant cul sec.
Il met ses mains dans les poches et semble réfléchir.
- Donnez-moi son adresse que je puisse aller voir s’il est chez lui et ce qui ne va pas.
- Vraiment tu ferais ça ? Dis-je en sentant une lueur d’espoir se raviver en moi.
- Bien sûr, je vais juste avoir besoin de son adresse.
- Laisse-moi aller te chercher ça tout de suite.
Je passe devant les invités en souriant comme si tout allait bien. Alors que je suis loin de ressentir toute cette sérénité. Je suis morte de peur. Je monte les marchés une par une et je dois me faire violence pour ne pas les dévaler en courant.
J’arrive dans mon bureau et je m'assois sur mon fauteuil derrière l’ordinateur. J’ appuie sur les touchés du clavier, j’entre dans le dossier des employés et tape ensuite le nom de Blanchard dans la barre de recherche pour avoir accès à son dossier complet. Quelques secondes plus tard, j’ai le dossier complet de Blanchard devant moi. Nom, âge, date et lieu de naissance, adresse et toutes les autres informations relatives à Blanchard. Je prends un papier et un stylo et j’y note son adresse avant de me lever pour sortir.
Lorsque que je traverse le bureau de Blanchard, comme mû par une impulsion, je décide de l’ouvrir pour avoir un tout petit indice de l’endroit où il peut être. Lorsque je pose ma main sur le poignet de la porte et que celle-ci pousse, celle-ci ne s’ouvre pas. Je constate alors qu’elle est verrouillée. Mais depuis quand verrouille t-on les bureaux ici ? J’ai l’intention de retourner dans mon bureau pour chercher les clés, mais Amélie m’appelle.
- Nathie, dépêche toi dit-elle en me faisant un geste de la main.
- J’arrive dis-je en tournant la tête vers elle.
Je regarde une dernière fois la porte close du bureau avec un arrière goût amer dans la bouche, puis je décide de rejoindre mon amie. Nous descendons toutes les deux les escaliers et remettons l’adresse à Tom qui à son tour se dépêche de se rendre chez Blanchard pour voir quel est le problème.
Je regarde autour de moi, tous ces regards tournés sur Amélie et moi, je les entends chuchoter dans un coin.
- Ça va aller me dit mon amie en posant une main sur mon épaule. Tout ira bien.
- Non Amélie, rien n’ira bien, regarde les tous, ils parlent de nous, ils sont sans doute entrain de parler de notre manque de professionnalisme, il est presque vingt-trois heures, le buffet est bientôt vide et nous n’avons toujours pas ces fichus échantillons. Si t’écroules maintenant je fais comment moi ?
- J’ai besoin de toi sur ce coup plus que jamais. Je pose la main sur mon front sans rien rajouter, je vais finir par faire un infarctus. Je n’ai jamais eu autant peur de toute de ma vie. Si cette présentation ne fonctionne pas, nous perdons tout.
Notre investissement, nous devenons la risée de tous, ce serait un cauchemar, plus personne ne nous prendrait au sérieux. Pourquoi faut-il que ça nous arrive ? Pourquoi ? Je retourne me mettre au fond de la salle et je reprends encore un autre verre de champagne que je finis d’un trait comme je l’ai fait avec l’autre plutôt. Je déteste me sentir aussi vulnérable, je me suis tellement battue pour ne plus avoir à ressentir cette horrible sensation que ça me donne un arrière goût amer dans la bouche. Assise de l’autre côté de la salle, je la vois se vider petit à petit sous mes yeux.
Je suis assise impuissante, j’ai envie de les retenir, leur hurler dessus pour leur demander de revenir. Mais je sais intérieurement que ça ne va servir à rien. Vraiment à rien du tout. Notre soirée de présentation est tombée à l’eau, nous sommes totalement ruinées, humiliées, détruites.
La salle se vide petit à petit jusqu’à ce qu’il ne reste plus absolument personne. Amélie vient s'asseoir près de moi, elle a les larmes aux yeux. Moi je ne sais même pas comment réagir face à cette situation. J’ai tellement pleuré au cours de ma vie que les larmes ne veulent plus couler d’elles-mêmes.
- Qu’est-ce qui s’est passé Nathie ?
Je me contente de fixer un point devant moi sans pouvoir répondre.
- On avait tout bien préparé, tout était censé être parfait, alors qu’est-ce qui s’est passé ?
Sans lui répondre, je me lève d’un bond et je me dirige à l’étage.
- Nath ? Où est-ce que tu vas ?
Je ne lui réponds pas et je continue de marcher, j’entends ses chaussures claquer sur le parquet, signe qu’elle a commencé à me suivre. J’arrive dans mon bureau et j’ouvre le tiroir et je sors le trousseau de clés qui ouvre toutes les autres pièces, je sors ensuite pour me diriger dans le bureau de Blanchard, je tombe sur Amélia au couloir qui me regarde avec ses yeux inondés de larmes.
Mon Dieu, je déteste la voir dans cet état. Je déteste la savoir aussi triste.
- Qu’est-ce que tu fais ?
- Laisse-moi passer Amélie, s’il te plaît.
Au ton de ma voix, elle comprend tout de suite qu’elle n’a pas le choix, elle se pousse et me laisse passer, je marche tout droit devant la porte du bureau de Blanchard, ensuite j’insère la clé pour ouvrir la porte.
Lorsque j’ouvre la porte, je n’arrive pas à croire au spectacle que j’ai sous les yeux. Amélie entre ensuite derrière moi et j’entends un son etranglé sortir de sa bouche elle se rend compte de la même chose que moi, le bureau de Blanchard est totalement vide.
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