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Couverture du roman Mariage arrangé, Séduction arrangée

Mariage arrangé, Séduction arrangée

Lizzie, jeune femme méfiante, pensait avoir trouvé l'amour auprès de Mike. Elle ignore que son mariage n'est qu'une vaste machination orchestrée par son époux, sa belle-mère et un complice pour s'emparer de sa fortune. Mike, ambitieux directeur, a usé de faux-semblants et d'une fausse identité pour la séduire et manipuler ses sentiments. Alors qu'elle s'apprêtait à lui ouvrir son cœur, la trahison éclate. Pourtant, l'arroseur pourrait bien finir par être pris à son propre piège.
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Chapitre 2

Lizzie

L'habit ne fait pas le moine. Mais j'aurais dû me fringuer chez les bonnes sœurs.

Chapitre 2 :

Jour J. Ça y est, je suis la nouvelle stagiaire. Je saute dans moins de deux heures dans le zoo qu'a créé mes ancêtres. Oui, parce que ce n'est absolument pas mon père qui a créé DEBARRA mais mon arrière-grand-père. Mon père n'a fait qu'hériter et l'agrandir comme chaque génération.

Je suis devant mon dressing et mon miroir et j'essaye de me trouver un vêtement qui pourrait convenir pour ce premier jour. Franchement, je devrais stresser, mais ce n'est pas le cas, étant donné que ce n'est pas un travail qui m'intéresse. Bon du coup, j'opte pour ma combinaison noire.

Je me prépare en vitesse, vu l'heure qui passe, c'est vrai que DEBARRA n'est pas la porte d'à côté et que je dois traverser toute la ville. J'enfile mes talons de la même couleur que ma combinaison et me coiffe en une queue de cheval. Je me maquille un peu et je suis prête enfin à sortir de mon appartement après avoir pris mon sac à main et ma veste.

J'appelle un taxi et une fois monté à l'intérieur, celui-ci démarre. Il y a énormément de bouchon mais j'arrive à l'entreprise avec vingt minutes d'avance. Juste le temps de me présenter à l'accueil et à la secrétaire du directeur de l'entreprise. J'ai de la chance pour ce premier jour. Je suis maintenant assise dans la salle d'attente attendant patiemment que la secrétaire du directeur vienne me chercher.

Ce dernier a dû entendre parler de moi. Enfin de la fille du PDG de DEBARRA qui va faire un stage de remise à niveau pour succéder ce dernier. En tout cas, vu l'accueil, personne ne m'a reconnu. Il y a juste les hommes qui se sont mis à baver quand je suis passé. Je crois qu'ils pensent que je suis une simple stagiaire sans importance. Ou, mon père lui a demandé de rester dans la confidence, ce qui m'étonnerait. On sait tous que mon père, s'il pouvait faire de l'argent avec sa propre fille, il le ferait.

- Mademoiselle Foster. M'interpelle une voix féminine.

Je me lève et regarde dans la direction de la porte. La secrétaire qui, j'ai oublié de vous dire me regarde de haut depuis tout à l'heure, se tient devant moi à présent.

- Oui. Je dis simplement avec un peu de courtoisie dans ma voix, et ça, même si j'ai envie de la frapper avec mon sac à main.

- Monsieur Welsh vous attend dans son bureau.

J'acquiesce et la suis jusqu'à une double porte. Elle tape deux coups, puis on entend un "entrée" d'une voix grave et extrêmement sexy d'un homme derrière la porte.

- La stagiaire et là.

Elle me laisse entré puis referme la porte derrière moi en sortant de la pièce. Je me retrouve devant un homme qui a la tête baissée dans un document. Je ne vois pas très bien sa tête, juste sa chevelure noir coiffé à la perfection. Je peux simplement dire qu'il porte une paire de lunette qui le rend très sérieux.

- Prenez place, mademoiselle Foster. Me dit-il.

J'obéis et m'assoies donc sur l'un des deux sièges en face de moi. J'attends qu'il me prête attention, laissant ainsi finir ce qu'il a à faire. Une fois terminé, il lève sa tête dans ma direction et enlève ses lunettes. Je me fige d'un seul coup. Il est canon. Il est sexy. Il est trop beau. Je pensais avoir à faire à un homme intello avec ses lunettes sur les yeux, il y a encore cinq minutes et apparemment, je ne le laisse pas non plus indifférente.

- Je suis vraiment désolé. Me dit-il. Je n'ai su que ce matin qu'on allait avoir une nouvelle stagiaire.

Je lui fais mon plus beau sourire en signe de réponse. J'ai bien le droit de fantasmer sur un mec, je sais très bien que je ne l'aurais jamais. D'ailleurs, je n'arrive pas à parler, sa beauté m'a éblouie. Vous connaissez tous, les romances où le gars et super canon, brun, yeux verts, des fringues qui dessine bien les abdos, baraque et tout le bataclan ? Et bah moi là, c'est en train de m'arriver. Bien entendu, je ne suis pas dans un de ses livres à l'eau de rose, mais si un mec comme ça se présente à moi et dit qu'il veut construire quelque chose avec moi, je ne dis pas non, je tente ma chance.

Mais mes rêves restent des rêves, ma réalité n'est pas un conte de fée. Je peux que fantasmer. On sait très bien que personne ne peut réellement m'aimer.

- Ce n'est pas grave. Je dis simplement. Je n'ai su que samedi que j'étais prise en stage.

Il me lance un sourire. Il n'a pas l'air si méchant comme directeur, monsieur Welsh. Pas comme certain qui ne se prenne pas pour une merde parce qu'ils sont plus haut placé. Je parle bien en évidence de mon père. Ou peut-être il essaye d'être gentil parce que je suis nouvelle et qu'il ne veut pas me faire peur dès mon premier jour.

Ou pour autre chose qui sait.

Je me lance une claque monumentale dans mon cerveau. Je pense à n'importe quoi. Je sais que je suis loin d'être laide, que je suis plutôt jolie, mais de là à qu'il me lance un traitement de faveur pour me faire de la drague, je divague complètement.

- Bien. Dit-il. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de moi, je suis Mike Welsh, je suis le neveu par alliance du PDG de DEBARRA, Eliott Foster. Enfin le neveu de sa femme.

Je vois rouge, blanc et noir dans mon cerveau. Oh my gad ! Et avec l'accent choqué s'il vous plait. Le neveu de la greluche de mon père. Pourquoi je n'ai pas fait le rapprochement plus tôt Mariah Welsh, Mike Welsh. C'est un... C'est une abomination ! Le bon dieu fait de la discrimination ou quoi ? Comment a-t-il fait pour faire descendre un ange sur terre avec le diable ?

J'essaie de paraître indifférente face à cette annonce. Même si j'ai les yeux qui sont à deux doigts de sortir de ma tête. Et si je me faisais copine, copine avec cette garce pour en savoir plus sur cette magnifique beauté. On n'est pas obligé de s'aimer pour être deux copines qui partagent juste les tatouages de ce bel Appolon, non.

- Élisabeth Foster, appelez-moi Lizzie.

Je ne sais pas s'il sait qui je suis. Il n'a pas l'air, je préfère qu'il le sache un peu plus tard. Il me jette un simple sourire comme le précédent, ensuite il enchaîne.

- Vu que j'ai été pris au dépourvu par mon oncle, je n'ai pas eu votre CV. Est-ce que vous l'aurez ?

- Oui bien sûr.

Je sors mon porte document de mon sac et lui tend mon CV. Il jette un coup d'œil et moi pendant ce temps-là, je regarde son bureau. Trop de blanc, tue le blanc. Quand je vous dis que cet homme c'est un ange. Son bureau c'est le paradis.

- Pourquoi avoir fait des études de marketing pour ensuite travailler dans un café ? Me sort-il de mes pensées.

Je tourne ma tête vers lui.

- Mon père voulait que je fasse des études dans ce qu'il voulait. En vrai, je n'ai jamais voulu travailler dans une grande boîte, j'ai toujours voulu faire ma vie comme bon me semble, mais ça ne lui convient pas. C'est lui d'ailleurs qui m'a trouvé ce poste.

Il hoche de la tête sans dire un mot me reluquant ouvertement et quand il a vu que je l'avais pris en flague, il lâche un simple petit sourire. Pour le moment, il m'a tout l'air d'un gentil gars, pas l'un de ses gars qui se trouvent une proie pour une nuit.

Après avoir passé la journée la plus ennuyante qui existe, à part ce matin. Je suis à présent chez moi, en train de me préparer pour la soirée de ce soir. Vous souvenez vous de ce rendez-vous arrangé par mon père avec le PDG d'ELIOSS. J'ai reçu l'adresse d'un restaurant sur mon portable en fin de journée, ainsi que l'heure exact.

Comme vous avez bien pu le voir, je ne suis pas couleur du tout. Mais j'aime m'habiller vulgairement. Ce soir, j'ai troqué ma combinaison noire pour une robe assez courte noir, avec un décolleté en V qui montre bien la naissance de ma poitrine extrêmement généreuse. Et aussi ouverte dans le dos. Cette robe est trop sexy et j'aime énormément. Je lâche mes cheveux. J'ai les cheveux légèrement bouclés au naturel, ce qui est facile à coiffer. Je mets d'autre escarpins noirs et prend ma pochette grise pour casser le noir. Je me maquille légèrement un trait d'eye liner et un peu de mascara. J'ai appelé un taxi qui devrait maintenant m'attendre en bas de l'immeuble.

En route pour ce rendez-vous à l'aveugle. Bah oui, je ne sais même pas comment il est. Je ne connais même pas son nom. J'arrive sur place, cinq minutes à l'avance et à peine entrée dans le restaurant tout le monde me regarde. Je sais, je fais très tape à l'œil avec mes fringues sans avoir besoin de mettre des couleurs qui flash. J'arrive à l'accueil du restaurant et un homme s'y trouve derrière le comptoir. Comme tout le monde ici présent, il n'arrête pas de me reluquer.

- Bonjour. Je dis quand même, le faisant revenir à la réalité. Je cherche quelqu'un.

Cette fois-ci, il enlève ses yeux de ma poitrine et me regarde droit dans les yeux, faisant style qu'il n'a rien vu.

- Oui, vous avez réservé ? Vous avez le nom de la personne qui a réservé ?

- Aucun des deux. J'ai simplement le nom de la boîte pour lequel il travaille. ELIOSS.

Il lève les yeux comme s'il venait de se souvenir de quelque chose puis il me regarde une nouvelle fois.

- Oh oui, suivez-moi.

Il marche en direction de ledit table et je le suis de près. J'ai hâte de voir la tronche de ce PDG. Je l'ai juré. S'il ne me plait pas, je partirais. S'il est intéressant, je resterai. Comme l'émission "next".

- Votre table. Me dit-il une fois devant ma table.

Je lève les yeux et regarde la personne déjà assis à cette table. Un homme tout ce qui a de plus charmant. Pas aussi charmant que le neveu de ma belle-mère. Mais il est aussi sexy. Je lâche un sourire en sa direction et m'assis en face de lui.

- Désolé pour le retard. Je dis à l'homme en face de moi.

Il ne m'a pas lâché du regard et moi non plus. Il porte un costume gris et une cravate noire qui lui va comme un gant. Ses cheveux sont bruns et ses yeux sont noirs.

- Ce n'est pas grave, j'imagine qu'il y avait des bouchons sur la route.

Non pas du tout. Je me suis simplement préparé pas assez rapidement. Mais je ne vais pas lui dire. Je me contente de lui sourire pour toute réponse. Lui non plus ne me lâche pas du regard comme toute personne ici présente.

- Je me présente finalement, je m'appelle Élisabeth Foster, mais vous pouvez m'appeler Lizzie. Je suppose que mon père vous a parlé de moi, enfin de ce qu'il sait sur moi. Je dis avec désinvolte et en faisant une mini grimace.

- Oui. Me dit-il. Je suis Steve Queen, PDG d'ELIOSS.

Quand il m'a dit ça, j'avais l'impression que ça ne sonnait pas comme j'espérais. Déjà au ton de sa voix, mais en apparence aussi. Je ne fais pas gaffe, c'est peut-être moi qui me fais des idées. Je lui souris brièvement et le serveur arrive vers nous pour nous demander ce qu'on voudrait manger.

- Revenez plus tard, je n'ai pas encore vérifié la carte. Je lui dis.

Il acquiesce et par d'où il vient. Mais pendant plus de dix minutes, j'ai remarqué que Steve n'était pas présent et il regardait souvent autour de lui, ou son portable.

- Vous attendez un appel important ? Ou vous attendez quelqu'un peut-être ? Je demande ne quittant pas la carte des yeux.

Il pose à nouveau ses yeux sur moi, puis sur la carte des menus.

- Non, non. Me dit-il simplement. Avez-vous choisi ce que vous voulez manger ?

Il n'est pas avec moi et ça, je l'ai senti. Je ne dis rien pour ne pas casser l'ambiance et fait un effort surhumain pour ne pas partir sans dire un mot. J'ai dit à mon paternel que je resterais jusqu'au bout mais que s'il ne me plait pas, ce n'était pas la peine qu'il me revoit pour un autre rendez-vous.

- Toujours pas, mais je pense que je vais simplement me prendre une salade composée.

Ou c'est peut-être parce qu'il ne m'aime pas. Je sais qu'il vient à peine de me rencontrer. Je ne demande pas de l'amour, mais au moins qu'il me parle. À la place, il ne fait que regarder autour de lui comme si j'étais transparente. Je réprime un maximum mon envie de prendre mes jambes à mon coup.

Le serveur repasse et cette fois-ci, je prends ma commande. Il fait pareil.

- Parlez-moi de vous. Me dit-il me regardant droit dans les yeux et cette fois-ci, il se concentre sur moi et non sur les alentours du restaurant, ce qui me ravis.

- Que voulez-vous que je vous dise, ma vie est banale.

- Banale ? Personne n'a une vie banale. Surtout pas la fille du PDG de DEBARRA. Si un jour vous et moi, on se mari, ce qui sera peut-être probable, il faudra bien que j'en connaisse un peu plus sur ma femme, non.

Il dit ça sans être gêné. C'est moi qui suis gêné et je me maudis de ne pas avoir mis de fond de teint pour cacher mes rougeurs. J'espère simplement qu'il n'a pas vue que je suis à présent rouge tomate. Moi, je l'ai senti, le feu sur mes joues.

- Et bah... Qu'est-ce ce que vous voulez savoir sur moi ? Je demande intéressé par la discussion tout à coup.

Pour une fois que quelqu'un s'intéresse à moi, ce n'est pas tout le temps comme ça. J'en profite un maximum. Et ça même si le feu sur mes joues est présent et que j'ai envie de prendre mes jambes à mon coup.

- Je ne sais pas, à vous de me dire, vos couleurs préférés, ce que vous faites de vos journées...

- Je n'ai pas de couleurs préférés. Je dis en lâchant un petit rire. J'aime toutes les couleurs, tend qu'elles sont sombres, comme mes journées.

Franchement la conversation est devenue intéressante au fil de la soirée. Je ne m'attendais pas à ce changement de situation. Il m'a l'air intéressant. Pourtant, je suis de nature très timide, je me fonds dans la masse, même si je sais que tout le monde me regarde à cause de mes fringues osées. Je ne m'attendais pas à discuter avec lui ouvertement, comme si on se connaissait depuis toujours, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, comme si nous étions un vrai couple. Pourtant, si moi je le veux, il sera prochainement mon futur mari. Si je l'apprécie assez.

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