
Maïa et ses amis - Tome 1: La face cachée de la Lune
Chapitre 2
Les jeunes du village
Contrairement aux apparences, les jeunes du village avaient besoin d’un lieu à part pour sortir de ce quotidien maussade
Ce coin de fantaisie, ils l’avaient trouvé à quelques pas de leurs habitats respectifs. Un très joli endroit où coulait une rivière sous un pont, qu’on empruntait pour accéder à des grottes camouflées par de grands arbres centenaires. C’était dans ce bosquet que Maïa Van Maanen, une adolescente de quinze ans, leader née, avait l’habitude d’entraîner ses trois amis d’enfance, Aurore Dupuis, Charlie Pépin et Bénin Alcaraz dans des aventures.
Maltraitée durant son enfance, Aurore avait pris de sa mère le sens du sacrifice au sens premier du terme. C’est-à-dire qu’elle était capable de se mettre en péril pour sauver une personne qui lui était chère. Ses amis lui avaient déjà interdit de faire ça avec eux. C’était son pire défaut. Outre ce fait, elle était très maternelle notamment et surtout avec Charlie puisqu’elle était secrètement amoureuse de lui. Brillante, aussi, elle était capable de suggérer des idées pour que ses amis et elles sortent le mieux possible de certains ennuis qu’ils s’étaient très souvent créés eux-mêmes.
Blonde aux yeux bleus, ayant un corps fin et mesurant un mètre cinquante-cinq, elle aimait toujours porter des jupes vichy, des collants en laine s’il faisait froid, des mocassins vernis et des gilets sans manche qu’elle portait par-dessus ses chemises.
Bénin était l’âme sœur de Maïa, à qui elle n’avait jamais pu avouer ses sentiments. Il était grand, fort, têtu, et son obstination pouvait s’avérer parfois bénéfique notamment quand il s’agissait de garder ses positions. Seulement quand l’affaire était juste. Il était fou amoureux de Maïa.
Pour un adolescent de quinze ans, Bénin avait une corpulence plutôt remarquable : un mètre soixante-dix-sept, les épaules larges, un buste fort et des cuisses assez épaisses. Il aimait porter des vêtements sportifs de marque (des survêtements et des baskets) qu’il achetait avec l’argent qu’il gagnait via son job extrascolaire.
Charlie était, comme les deux précédents, un des amis d’enfance de Maïa. Orphelin et élevé par sa grand-mère paternelle, il avait toujours eu des réactions psychosomatiques quand il avait peur. Notamment des allergies, dues au fait qu’il culpabilisait de ne pas avoir été dans la voiture de ses parents avec eux le jour de leur accident. Outre son côté peureux, la grande force de Charlie était son intuition.
Blond foncé et cheveux bouclés, un mètre soixante-sept, les bras musclés et le corps trapu, Charlie avait le physique requis pour pratiquer son sport favori : le rugby. Sur le plan vestimentaire, Charlie aimait, comme son meilleur ami, porter des vestes de survêtement. Malheureusement, ses habits étaient usés et abîmés car sa grand-mère n’avait pas les moyens de lui en acheter des neufs.
En plus de son côté lead, Maïa était une amie bienveillante. Elle savait être une épaule sur laquelle ses amis pouvaient se reposer. C’était pour cette raison que chacun d’entre eux, ayant des caractères aussi différents les uns des autres, n’hésitait jamais plus d’une seconde quant à l’accompagner dans ses excursions.
Grande chevelure brune, yeux noisette, un mètre soixante-cinq, voilà à quoi ressemblait Maïa. Son style vestimentaire était simple et décontracté : elle aimait porter des tennis blanches, un jeans, et un sweat-shirt.
Indépendante, Maïa avait souvent été livrée à elle-même. En effet, sa mère, commerciale de profession, était souvent en déplacement, et son père, à la tête d’une entreprise de paysagiste. Ayant la tête sur les épaules et faisant preuve d’une grande maturité pour son âge, ses parents lui faisaient entièrement confiance.
Cependant, Maïa était en quête constante de l’affection de sa mère depuis son plus jeune âge. L’activité de Marianne étant chronophage, elles étaient passées à côté de moments importants, notamment des anniversaires. Maïa souffrait alors d’une carence affective maternelle.
Elle était également sujette à des changements d’humeur réguliers et pour l’instant inexpliqués, elle avait régulièrement tenté de prendre sur elle. Ce trouble n’avait pas encore été reconnu par les spécialistes qu’elle avait autrefois rencontrés, alors elle n’avait encore aucun traitement approprié.
Son espoir le plus profond était de pouvoir nommer ce problème qui empiétait bien trop sur sa vie.
Dans l’association Les Audacieux de Naec, elle était Éclaireuse. Grâce à cette fonction chez les scouts, aucun recoin de Noath n’avait de secret pour elle. Tout du moins, c’est ce qu’elle pensait…
Vous aimerez aussi





