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Couverture du roman Ma domestique veut mon mari

Ma domestique veut mon mari

Faut-il vraiment accorder sa confiance aux inconnus qui pénètrent dans notre intimité ? Derrière les portes closes d'un foyer en apparence paisible, les apparences s'avèrent trompeuses et les intentions cachées de certains employés menacent l'équilibre conjugal. Plongez au cœur de l'intrigue captivante de « Ma domestique veut mon mari » pour découvrir les sombres secrets et les convoitises qui s'invitent chez vous. Une exploration troublante de la trahison domestique.
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Chapitre 2

J’essaie de lui faire un bref résumé de ce que sera son travail chez moi. J’insiste beaucoup sur le fait qu’elle doit bien s’occuper de mon petit garçon. Elle fera sa toilette et s’occupera de sa lessive et tout ce qui entre dans son entretien.

-J’espère que jusque là tout va bien.

-Oui tantie ça va.

-D’accord. Pour ce qui est de la cuisine je vais prendre une autre qui va s’en occuper. Mais contrairement à toi elle ne dormira pas avec nous. Donc ta tâche majeur comme je le disais tantôt c’est le bien être de Orphée. Je peux avoir ta prétention salariale ?

C’est vrai que je devais demander ça avant de rentrer dans le vif du sujet, mais je préfère qu’elle juge par elle-même le prix qu’elle peut donner à son travail.

-50.000 F CFA (100$ dit-elle sans hésitation.

-OOkkk c’est compris.

Elle semble surprise que je ne négocie pas.

Je ne suis pas le genre à faire des chichis pour payer mon personnel. Mon seul souci est qu’elle s’occupe bien de mon bébé.

-Bon Fatou, voici un peu la situation, qu’est ce que tu en dis ?

-C’est bien que vous ayez trouvé une base de cohabitation. Prions Dieu que tout se passe bien.

-Ok, elle a dit son prix et tout ; mais ce que je voudrais ajouter, c’est que c’est moi la patronne et on fera selon comme je le sens. Tu es ici chez toi et si jamais tu as des choses à modifier à mes règles, tu m’en parle au préalable. Par ailleurs, je t’embauche pour une période d’essaie de trois mois. Et si au bout de ce temps je ne suis pas satisfaite, je me verrai dans l’obligation de me séparer de toi.

Sommes-nous d’accord ?

Elle acquiesce après m’avoir lancé un regard assez étrange. Mais je ne sais pas pourquoi je me suis sentis un peu mal à l’aise. Cette fille m’a l’air bien, mais comme je le sens, c’est juste un AIR. Comme si elle feint d’être ce qu’elle n’est pas.

Je chasse rapidement cette idée de ma tête et entreprends de lui montrer sa chambre.

-Il ya quatre chambres en tout. Voici la tienne, dis j’en ouvrant la porte. Mais tu dormiras avec le bébé dans la sienne. Vue qu’il est encore petit on ne peut le laisser tout seul, et si tu veux après tu reste dans ta chambre pour que tu ais ton intimité.

-D’accord tantie.

-Appelle moi madame je préfère ça à tantie.

-C’est compris.

Je la laisse s’installer et part discuter avec mon amie.

Après le départ de cette dernière, je me retrouve avec Akabla ; j’entreprends de lui montrer les taches qui seront siennes avant le réveil de l’autre là.

Mon esprit part vers mon mari, où peut-il bien être depuis hier ? Je me fais violence pour ne pas l’appeler car je sais qu’il ne va pas décrocher. Qu’est ce qui ne va pas avec mon couple ? Suis-je une aussi mauvaise épouse à vouloir m’occuper de mon bébé ?

Pourquoi ne veut-il pas me comprendre ? Si au bout de cinq ans de vie commune je n’ai pas eu d’enfant et que j’en ais maintenant, en quoi cela est il mauvais d’être attentionné envers ce dernier ? À moins qu’il n’y ais autre chose, je trouve sa réaction infondée.

Au fond je le soupçonne d’avoir une maitresse. Mais pour l’instant, j’attends de me rétablit avant de faire quoique ce soit.

Moctar

Depuis hier je ne suis pas rentrée à la maison, et je sais que ma femme est plus qu’énervée. Mais au fond je m’en moque. Elle m’a relégué au second plan, et je vais en faire de même avec elle. Je ne vais pas la supplier pour avoir ce qui me revient de droit. Elle pense être la seule femme de ce pays à donner naissance. Ma mère a fait plus de cinq enfants, mais cela ne l’a jamais empêché de bien prendre soin de mon père. Alors pourquoi elle ne peut en faire de même ?

Je me suis retranchée dans ma garçonnière.

J’ai acquis ce petit bijou à ma deuxième année de mariage avec Martine. J’ai fais une bonne affaire, mais mon épouse ne sais pas que je possède cette maison. Elle se dit surement que je suis entre les cuisses d’une femme ; et à la vérité ce n’est pas l’envie qui me manque. C’est difficile de le croire mais cela remonte à longtemps que je n’ai pas eu de relation intime avec ma femme, et je n’ai pas cherché à satisfaire cette envie charnelle ailleurs. Car en dépit de tout j’aime beaucoup ma femme pour la tromper.

Par ailleurs elle ne mérite pas ça. C’est vrai que nous sommes en froid actuellement, mais cela ne m’empêche pas de lui rester fidele. Il faut vraiment que nous parlons. Sinon je sens que notre couple va à la dérive.

Akabla

Ma première journée de travail s’est bien passée. Je n’aime pas beaucoup les enfants, mais il faut avouer que celui-là a un charme fou. Il ne pleure pas beaucoup et passe son temps à rire et faire de petites grimaces de bébé. Il ne ressemble pas beaucoup à sa mère. Je pari que c’est à son père qu’il ressemble. En tout cas, je suppose que ce dernier ne doit pas être vilain à regarder.

Ma patronne est une bonne femme. Il n’ya qu’à voir la façon dont elle me parle ; elle ne se donne pas des airs de boss et semble ouverte. Dans tous les cas, je ne suis pas là pour faire amie amie avec elle. Je dois juste gagner sa confiance. Ensuite je pourrai voir ce qu’il ya lieu de faire. En plus ils m’ont l’air riche.

Seigneur tu vas enfin exaucer mes prières, me dis-je la joie au cœur. Sophie verra qu’elle n’est pas la seule à pouvoir se faire épouser par un grand type. En plus le sien est vieux et même pas beau. Je sais que le mari de ma patronne est joli, il n’ya qu’à voir son enfant.

Je rêve de ma vie future avec ce dernier quand j’entends sonner à la porte.

Je cours ouvrir en priant pour que ce soit là

Moctar

Lorsque la porte s’ouvre, je vois deux yeux d’un blanc éclatant me fixer étrangement.

Me suis-je trompé de maison ou quoi ?

-Bonjour madame. Euh suis-je chez le couple Asseu ?

Elle me sourit. En plus elle a un joli sourire.

-Bonjour monsieur, bonne arrivée.

Elle prend mon sac et me laisse passer.

Hum quel bel accueil ; ça fait des lustres que je n’ai pas été accueilli ainsi à la maison. Et j’avoue que ce n’est pas pour me déplaire.

-Je suis la nouvelle nounou et je m’appelle Akabla. Continua-t-elle toujours avec son joli

sourire.

Elle dépose mon sac sur le canapé et disparait dans la cuisine pour revenir avec un plateau et des jus de fruit ; Hum êtes-vous sûr que c’est dans ma maison que je suis traité ainsi ?

Elle me sert et patiente le temps que j’avale le contenu de mon verre, et ce qui me marque le plus, c’est qu’elle a toujours son joli sourire qui ne la quitte pas. J’adore voir les femmes sourire ; elles sont si belles quand elles le font. Mais il Ya des années-lumière de cela que Martine ne m’a pas souri, j’ai donc perdu l’habitude.

-Merci pour le verre, c’est gentil.

-A votre service monsieur. Répondit-elle en s’inclinant légèrement.

Lorsqu’elle me donne dos, je ne pus m’empêcher d’admirer sa croupe. Elle a des fesses à faire changer de vocation à un prête.

Qu’est-ce que tu fais Moctar ? Me gronde ma conscience. Tu regardes la nounou de ton fils avec un œil de convoitise, en plus sous le même toit que ta femme ! Revoit toi mon gars, ce n’est pas bon ça.

Lorsque je rentre dans la chambre, je trouve ma femme profondément endormie. Je m’assois prêt d’elle et lui caresse doucement la tempe. Elle se réveille et me fixe avec les yeux ensommeillés.

-Quelle heure est-il ? demande-t-elle d’une voix pâteuse.

-Il est 18 heures chérie.

-Tu rentre tôt aujourd’hui ; je peux savoir où tu as passé la nuit ?

-Chez mes parents mentis-je.

-Hum ! réponds t’elle septique.

Je sais qu’elle ne me croit pas, mais je n’ai aucunement envie de me disputer avec elle car je suis très fatigué et la seule chose dont j’ai besoin à l’instant, c’est d’un bon sommeil réparateur.

-Tu vas manger ?

-Peut-être après. Je vais prendre un bain et me coucher.

-D’accord.

-Dis-moi, tu as une nouvelle nounou ?

-Oui elle est venue aujourd’hui avec Fatou ! Elle s’appelle Akabla et je compte l’essayer pendant trois mois avant de pouvoir bien l’engager. Par ailleurs elle est payée à 50.000fcfa.

-C’est pas mal. J’espère que tout se passera bien. Dis-je en rentrant dans la douche, j’ai omis de dire à ma femme que la nounou m’a très bien reçue et qu’elle m’a fait de l’effet avec son immense derrière.

Je ressors de la douche propre et frais.

Je trouve Martine manipulant son téléphone.

Elle a le visage fermé.

-Où as-tu passé la nuit d’hier ?

Ah mais c’est quoi encore cette question ? J’y aie répondu tout à l’heure non ?

-Je pense avoir déjà donné une réponse.

-Je sais, mais je veux te donner l’occasion de me dire la vérité.

-Mais quelle vérité veux-tu Martine ?

-Dis-moi juste où tu as dormi ? Ou si tu préfères avec quelle femme as-tu dormie ?

Quoi ? Donc c’est ce qu’elle pense ? Que je la trompe ; j’éclate de rire malgré moi-même ! C’est fou comme ma femme est suspicieuse. Je me demande comment elle peut penser un seul instant que je puisse la tromper ; elle n’a pas confiance en moi, de ça au moins je suis sûr.

-Je n’ai dormie avec aucune femme ; et tu devrais me croire ! Et puis pourquoi doutes-tu de ce que je te dis ?

-J’ai appelé ta sœur et c’est elle qui m’a infirmer ce que tu as dit.

-Mais de quel droit te permets-tu de vérifier mes dires ? Je ne suis pas un enfant Martine ; alors je t’en prie ne mets pas ce genre de choses entre nous. Et même si moi Moctar je te trompe, sache que tu n’en sauras jamais rien. Je ne suis pas né de la dernière pluie et je sais comment gérer mes affaires.

-Ah bon ? C’est tout ce que tu trouves à dire ?

-Martine tu me saoule ! Laisse-moi me reposer ! Sinon je retourne là d’où je viens. Et là-bas je n’aurai pas à supporter tes incessantes prises de tête.

Ce que je viens de dire la calme un instant. Car elle se laisse tomber sur le lit le visage entre les mains.

-Que t’ais je fais pour que tu me traite ainsi ? Je ne mérite pas ce que tu me fais. Je ne suis certes pas un ange, mais je ne suis pas non plus un monstre sur lequel tu dois t’acharner.

Mais de quoi parle-t-elle ? Je déteste la voir dans cet état.

-Ecoute chérie, je ne te reproche rien. N’en fait pas une affaire personnelle ; OK ? Nous sommes tous les deux surmenés ces derniers temps c’est tout. Mais tout rentrera bientôt dans l’ordre.

Elle ne me répond pas.

-Martine ?

-Oui.

-Je t’aime.

-Moi aussi je t’aime ! Répond-t-elle après une pause.

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