Couverture du roman L'idéal

L'idéal

8.4 / 10.0
Traquée et épuisée, une mère s'abrite dans un hangar désert avec sa fille à bout de forces. Après avoir échappé à un homme, elle fuit sans relâche depuis l'hôpital. Sans argent pour nourrir son enfant et terrifiée à l'idée d'être signalée à la police, elle refuse de risquer un retour sous l'emprise de Jason. Enlacée contre son bébé, elle endure cet enfer avec culpabilité, mais lui fait la promesse solennelle de regagner bientôt leur liberté et leur sécurité.

L'idéal Chapitre 1

Encore une journée de merde . Une journée où j’ai passé mon temps à courir dans tout les sens de peur d’être repérer . Depuis que j’ai semé cet homme , je n’ai fait que ça , courir encore et encore . Sentant ma fille a bout de force , je me pose enfin dans un hangar abandonné . Je savais qu’elle avait faim car on avait pas eu le temps de manger un truc avec tout ses courses à l’hôpital . Et j’ai même pas un rond sur moi pour lui payer même à manger . Je ne peux même pas demander aux passants au risque de me faire conduire au poste de police , ce qui voudra dire dans les griffes de Jason . Et ça , ce n'était même pas envisageable . Alors tout ce que j’ai pu faire c’est de serrer mon bébé contre moi .

Moi : Je suis tellement désolé de te faire vivre cet enfer . Tellement désolé . Mais je te promets tout faire pour mettre fin à tout ça et retrouver notre liberté .

C’est vrai , je le pense mais je n’ai aucune idée de ce qui va suivre . J’ai tellement peur pour ma fille , la voir pleuré de faim me détruire l’âme . C’est en ce moment que j’aperçois un homme jeter le reste de son pain dans la poubelle. J’ai attendu qu’il disparaît pour courir le chercher . J’ai enlevé les résidus pour ensuite le donner à ma fille , sa façon de croquer le pain dans ma main montrait à quelle point, elle se retenait . Une mère ne doit pas faire endurer une telle souffrance à ses enfants . Encore moins être témoin d’une telle douleur. Bien que j’essaie de faire de mon mieux , je n’ai absolument pas d’issue . J’ai ni mes pièces d’identité ni de l’argent pour quitter ce pays . Et quand sera-t-il des médicaments de Précieuse ? De mon père . . Je dois vraiment trouver un issue à ma situation . Je recouvert de mes bras ma fille qui s’est endormie après avoir fini de manger son pain . Et nous avons passé la nuit sous ce hangar entre le froid , les moustiques et tout les risques qui va avec . Après avoir demandé un peu d’eau à une bonne dame pour rincer le visage , je suis partit ma fille en main à la recherche de n'importe quelle travaille , si cela peux nous permettre de manger et tenir ma fille en bonne santé . J’ai supplié plusieurs bonne dame et c’est une seule qui m’a finalement donné la possibilité de laver les assiettes , au moins grâce à ça , on a eu droit à la nourriture et à 10 dollars . J’aurais aimé passer plus de temps dans ce restaurant mais les clients se sont pleins de l’état de ma fille et la bonne dame a dû prendre congé de moi . Je n’ai pas fait non plus d’histoire pour ne pas tirer plus d’attention sur nous . À force de me promener, je suis tombé sur un autre endroit où nous avons dû passer la nuit mais en plein nuit , une grande pluie s’est éclaté , nous laissant dans un désarroi total . Je ne me suis jamais sentit aussi impuissante face aux pleures et aux cris de déstresse de ma fille . Ça ne pouvait plus continuer , c’est mon devoir de la protéger et je ne peux plus mettre sa vie en danger comme ça . La pluie nous a bien battue jusqu'au petit matin .

Moi : Mon amour ? Précieuse ?

Elle venait de faire un semi coma . Désespéré , impuissance, je l’ai amené à la première clinique sur laquelle, je suis tombé . Je m’en fou si je dois être arrêter , conduire en prison ou à Jason . J’ai attendu dans le couloir jusqu’à ce que son état soit stable.

<< Vous devriez vous procurer ses produits immédiatement et payez à la caisse ce que vous devez >>

Moi : Ok d’accord .

<< C’est bizarre mais votre visage me dit un truc , on se serait déjà vu ? >>

Moi : Je ne crois pas

J’ai détourné rapidement mes yeux en faisant semblant de couvrir ma fille , j’ai soupiré lorsqu’il est partit . La fièvre a baissée mais le plus dure serait de payer ses médicaments . Et je n’ai personne pour m’aider . Mes parents à l’autre bout du pays , ma marraine introuvable , Melvine qui m’a rayé de sa vie . La seule personne qui me reste c’est Audrey . Si j’ai une chance de m’en sortir , de sauver ma fille , c’est de la contacter . Elle pourra m’aider à quitter ce pays plus facilement .

Moi : Désolé Esther de trahir la promesse que je t’ai faites mais la vie de ma fille est danger .

Je pars jeter des coups d’œil dans le couloir avant de revenir soulever mon bébé pour sortir discrètement de l’hôpital . Je poursuivrai le traitement une fois j’aurai trouvé un endroit et de l’argent . Les 10 dollars , , je nous ai payé un truc à manger et le reste j'ai payé d'unité avec . Je dois trouver une personne de bonne foi pour me prêter un téléphone . Je suis resté sur la route à demander d’aider à qui veux bien jusqu’à ce qu’une dame finis par répondre à ma détresse .

Après avoir hésiter une dizaine minutes , je finis par composer son numéro . Ça sonne dans le vide et c’est au bout de la quatrième sonneries qu’elle finis par décrocher .

Audrey :« Bonsoir ! »

Moi : …….

Audrey : « Qui est à l’appareil ? »

Moi : C’est moi

Audrey : « Renée ? Non de Dieu . Où est-ce que tu es ? »

Moi : Je n’en ai aucune idée .

Audrey : « Comment tu as pu partir sans rien me le dire ?»

Moi : Je n’ai pas suffisamment d’unité pour t’expliquer là maintenant mais pas contre , j’ai besoin d’argent . J’ai besoin que tu m’aides s’il te plaît

Audrey : « Bien sûre que je vais t’aider . Tu es la sœur que je n’ai jamais eu . Et c’est grâce à toi si j’ai pu finir mes études . Dis moi , c’est à qui le téléphone ? >>

Moi : C’est pour un passant .

Audrey : « Passe moi la personne . »

Je décolle l’appareil de l’oreille et part la lui remettre .

Moi : Mon amie voudrait vous parler …

Elle le prends et les deux se mettent à discuter de je ne sais quoi . Au bout de dix minutes après , elle raccroche .

Moi : Qu’est-ce qu’elle vous a dit ?

<< Elle va envoyer de l’argent sur le numéro , une fois que je l’aurais récupéré , je vous donnerai une partie et le téléphone . Et elle pourra communiquer plus facilement avec vous >>

Moi : Ok ! Merci beaucoup.

Cinq minutes après , elle reçoit la confirmation de la somme et nous sommes partis toutes les deux à une cabine pour qu’elle puisse faire le retrait . Après avoir perçu ma part et le téléphone portable , ma première initiative c’est d’aller me procurer des médicaments de ma fille , au moins ça va m’aider à tenir jusqu’en fin semaine , le temps pour moi de trouver une autre solution . Après ce qui reste , j’ai pris quelques linge de recharge et je suis partit me prendre un motel . Je prie sincèrement pour ne pas tomber dans le même piège qu’avant . On a pris un bon bain et avons commandé un bon repas . J’ai l’impression que ça faisait des années tout ça . J’ai injecté Précieuse avant qu’elle ne s’en dort . J’ai attendu d’être complètement au calme avant de rallumer le téléphone et d’appeler Audrey .

Audrey : « J’ai crû que cette femme m’avait dupé ? »

Moi : J’ai préféré être au calme avant de t’appeler .

Audrey : « Dis moi où tu es ? »

Moi : Dans un quartier miteux , je ne connais pas son nom

Audrey : « Sort et demande aux gens , j’ai besoin de savoir , il faut qu’on se voit »

Moi : Je suis consciente de tout ça mais là toute suite , je ne pourrais pas sortir . Ma fille dort et je dois éviter le contact avec l’extérieur . Tu n’ai pas sans savoir que Jason a mis ma tête à prix .

Audrey : « Moi , je sais que tu n’as rien fait . Mais tu as raison , le mieux c’est que tu partes définitivement et je ferai n’importe quoi pour t’aider à réaliser ce rêve »

Moi : Pour le moment , la seule chose que je veux c’est des médicaments pour ma fille et de l’argent pour nous tenir aux chauds . Tu imagines pas par quoi on a dû passer , j’ai dormis dans la rue , j’ai pioché dans les poubelles , c’est encore plus dure en ayant un enfant sous les bras . Elle ne mérite pas ça .

Audrey : « Toi non plus , tu ne mérites pas ça . J’aurais aimé d’aider dès le départ . »

Moi : Je te l’ai demandé et tu n’as jamais rien fait .

Audrey : « Jason m’avait menacé et il était tellement convaincant que j’ai eu peur . Suis désolé »

Moi : C’est pas grave , l’essentiel c’est d’avoir réussir à quitter cet enfer .

Audrey : « Et qui a réussi à te sortir de là ? »

Moi : Je préfère ne pas parler de ça

Audrey : « Je le demande pour pouvoir la remercier . C’est une employée de la maison ?

La promesse que j’ai faites à Esther avant qu’elle ne se coupe avec son couteau me revienne . J’ai déjà faillit à cette promesse mais donner son nom , serait de la trahir encore plus alors qu’elle a tant faire pour moi . Je ne suis plus dans les griffes de Jason aujourd’hui grâce à elle . Elle n'a pas seulement mis sa vie en danger mais également ceux de sa famille .

Audrey : « C’est juste pour lui venir en aide au cas où »

Moi : Je tiens à toi , tout comme à cette personne . Donc désolé mais je préfère taire son nom . N’insiste pas s’il te plaît .

Audrey : « Je voulais juste d’aider »

Moi : Je sais mais Jason n’a aucune limite . Il a tué ses pauvres femmes sous mes yeux . Je n’aimerais pas être responsable d’autres morts . Essaie de comprendre .

Audrey : « D’accord , on s’en fou de qui t’a aidé , je suis là maintenant et dis moi ce que tu as l’intention de faire »

Moi : Aller au Nigeria retrouver mes parents

Audrey : « Ils sont toujours là-bas ? »

Moi : Je leurs ai envoyé de quoi se trouver une planque , j’ignore où ils sont actuellement mais avec cet portable , je crois que je pourrais les appeler . »

Audrey : « Très bien , fais ça , appelle les et rassure les . Demain à la première heure , je t’appellerai pour que tu m’indiques l’endroit où tu es et je pourrais venir »

Moi : Merci infiniment pour ce que tu fais pour moi Audrey .

Audrey : « Je ne te rends que ce que tu mérites . Passe une bonne nuit et à demain »

J’ai raccroché . J’ai voulut téléphoner à mes parents mais j’avais plus de méga . Bien que j’avais les yeux lourds , je n’arrivais pas à fermer les yeux . J’ai incessamment une peur qui me paralyse et je suis resté debout jusqu’à la tombé du jour .. Après qu’on se soit doucher et changer nos nouvelles habits , je suis descendu avec ma fille , pour demander le nom du quartier et le communiquer à Audrey .

Moi : Bonjour Madame .

<< Bonjour ! >>

Moi : C’est quoi le nom de ce quartier ?

Elle lève la tête pour me fixer .

<< Mais c’est pas vous à la télé ? >>

Je n’ai pas attendu qu’elle en place une avant de soulever ma fille et nous sortons du Motel en courant .

<< C’est la femme à la télé , celle qui a tué ses pauvres femmes , c’est elle , arrêtez là >>

Elle s’est mise à hurle en me suivant . J’ai traversé sans regarder la route et manque de me faire renverser . C’est avec la peur au ventre que j’ai poursuivi ma route en continuant à courir . Au loin , j’ai trouvé un taxi pour qu’il m’amène à l’hôtel les délices . Après plus d’une heure de route , il finis par s’arrêter devant l’hôtel .

J’ai acheté un foulard et une lunette pour camoufler mon apparence. J’ai rappelé Audrey pour lui indiquer cette fois-ci l’endroit où j’étais . Elle me dit avoir trouver une personne pour m’aider à disparaitre définitivement. Elle m’a demandé de m’arrêter devant l’hôtel en question et qu’elle viendra me chercher . Après ce qui a fallut une éternité , une voiture vient se garer à coter de moi .

<< C’est vous Renée ? >>

Moi : Oui

<< Montez >>

Moi : C’est Audrey qui vous envoie ?

<< Oui , montez >>

J’hésite un instant avant de finalement monter . De toute façon , il n’y a qu’elle qui sache que je suis ici . Et c’était mieux d’envoyer quelqu’un pour me conduire à elle qu’elle-même vienne à moi . Je serre mon bébé très fort dans mes bras en priant fortement pour que cela ne soit pas une ruse . Après des contours , la voiture finit par s’arrêter . Une autre voiture nous attendait déjà .

<< Descendez >>

Je sors en traînant ma fille par le bras . Je n’ai pas eu le temps d’avancer plus loin que je vois le fils de la gentille femme qui m’a invité à dormir chez elle , descendre du véhicule . Mon instinct a été de reculer de deux pas .

Moi : Qu’est-ce que vous me voulez ?

<< Je viens de vous sauver la vie >>

Moi : Quoi ?

<< C’est rien , je vous en prie . Maintenant montez dans la voiture >>

Moi : Je ne vais nulle part avec vous . Je ne vous dois rien .

<< Si , vous me devez la vie , si j’avais pas demandé à mon ami d’aller vous chercher , à l’heure actuelle, les asticots seront bien heureux de pouvoir vous décortiquer morceau par morceau >>

Moi : Je veux que vous me ramener d’où vous m’avez pris toute suite .

Il sors un portefeuille de sa porche et me le tends .

<< Jetez s’y un coup d’œil >>

Moi : Non …

<< C’est juste un portefeuille , ça ne mords aucunement pas >>

Moi : ……

<< Allez , prenez le >>

Je finis par le prends , il y a quelques billets , des cartes bancaires au nom de Stéfano et une pièce d’identité appartenant à Audrey .

<< Qui est cette femme sur la pièce d’identité >>

Moi : C’est Audrey ? Mais que faites vous avec sa pièce d’identité ?

<< C’est quoi le lien entre vous ? >>

Moi : Qu’est-ce que ça peux vous faire ?

<< Ça vous arrive de répondre sans détour à une question ?

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Table des matières de L'idéal

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
Ch. 6
Ch. 7
Ch. 8
Ch. 9
Ch. 10
Ch. 11
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