
L'Histoire d'une vie
Chapitre 2
Après une journée entière assise dans le car de transport commun qui mène à la ville , j’arrive enfin à la capitale munie d’un grand sachet noir qui contenait trois robes , un grand drap pour couvrir mon matelas , une paire de ballerine , une éponge et un savon . Je portais également avec moi un sac contenant des ignames , du maïs , un peu de viande de brousse et du miel que m’avait donné ma mère . Une dizaine de minute après j’aperçois Audile dans sa luxueuse voiture qui cherche à garer son véhicule en vain mais pas de place vide . Trop d’embouteillage en ville , s’exprima une femme assise juste à côté de moi .
J’accourus vers Audile afin de lui permettre de ne plus garer et jetant mon sachet à l’arrière du véhicule , je sautai sur le siège à côté d’Audile .. immédiatement une conversation se s’en suit .
Audile : ma sœur laya mais dis donc que ça fait longtemps , comment c’est passé ton voyage ?
Moi : très épuisant oh ma sœur , j’ai très mal au dos en ce moment tellement je me suis assise longtemps .
Audile : oui tu as raison de dire ça , le voyage du village à la ville est très épuisant . bref tu m’as trop manqué !
Moi : moi aussi tu m’as manqué .
Audile : je sais que tu es fatiguée , nous allons continuer la discussion en chemin , je ne dois pas rester garé ici pendant longtemps , il y’a trop d’embouteillages .
Je commençai par lui raconter la vie au village , son développement lent et les opportunités d’investissement qu’il regorge . Audile et moi avions échangé longuement sur les opportunités d’investissement au village parce que comme moi , elle adore entreprendre et n’a pas peur de miser son argent . Après des heures à être dans les embouteillages , nous sommes tapés par une faim horrible alors Audile me conduisit dans un fast Food marocain où nous nous régalâmes tout en poursuivant la discussion . Emballé dans la discussion nous ne vîmes pas le temps passer . Après deux heures passé dans le restaurant , nous embarquâmes pour la maison et je fis le constat de ce que la capitale est très peuplée et la circulation est lente . Audile et moi mîmes une heure environ pour rentrer mais nous n’étions guère dérangées par ce ralentissement qui nous permettait de poursuivre notre causerie . Arrivée à l’immeuble sur lequel habite Audile , je fis frappé par un halo de lumière . Impressionnée par la beauté de ce que je voyais , je ne pouvais m’empêcher de le fixer la bouche grande ouverte ; tout était très différent du village et je compris que les choses ne seraient pas facile pour une villageoise mais c’est déterminée et plein de rêve que je pris la route pour la capitale et rien ni personne ne pouvais m’en dissuader .
Il était vingt une heure quand nous sommes rentrées chez mon amie et vraiment pas la peine de vous décrire l’intérieur somptueux avec des moquettes et des fauteuils importés . Bref , Audile me montra la chambre que je devais occuper . Je posai mon sachet , pris mon bain et m’endormi alors même que mon intention était initialement de m’ étendre juste un peu et rejoindre ensuite Audile dans le salon . Le lendemain , je me suis réveillée tôt comme à mon habitude , une habitude que m’aurait laissé le village . Après avoir pris mon bain , j’ai nettoyé la maison et rangé les choses le temps que mon amie se réveille . Quand elle s’est réveillé , elle prépara le petit déjeuné et on se mit à table pendant qu’elle me parlait du fonctionnement de la ville et de ses intentions pour moi maintenant que je suis avec elle en ville .
Après le petit déjeuné , nous sommes allées faire les boutiques parce que mon amie jugeait mes habits vieux pour une quête d’emploi et voulait également que je change mon style vestimentaire pour faire plus fille de la ville déjà qu’avec mon peu de niveau , je m’exprimais assez bien . Elle m’acheta de belles robes , de beaux pantalons jeans , avec des chemises et des tee-shirts . Elle y ajouta des chaussures de tout model . J’étais grave gênée dans les pantalons avec ma forme très généreuse qui serrait de part et d’autre dans le pantalon mais mon amie et les autres filles présentent dans le magasin m’inondaient de compliment et j’entendais même certaines dire qu’elles apprécieraient énormément que la nature soit aussi généreuse avec elles qu’elle l’a été avec moi .
Une des filles présente dans le magasin du nom de Nelly a dit :
Nelly : en plus d’être belle , tu as une belle forme avec les rondeurs d’une vraie femme africaine . Sincèrement dit , tu es parfaite .
Audile : oui j’ai la chance d’avoir une amie aussi belle , ce n’est pas permis à tout le monde .
Moi : merci beaucoup les filles mais je crois que vous exagérez un peu , je ne suis pas aussi si belle que ça .
Nelly : arrête de te négliger et regarde la belle femme que tu es , tu es topissime .
Ce fût la toute première fois que j’entendis des compliments à mon sujet , j’étais honnêtement flattée parce que je n’avais pas l’habitude des compliments . Elle m’amena ensuite dans un magasin de vente d’appareils où elle m’offrit un beau téléphone portable qu’elle acheta comptant et par la suite ajouta une puce et enregistra son numéro pendant qu’elle prenais le mien . J’étais très ému au point de ne pas savoir quoi dire , elle a toujours été gentille avec moi et depuis mon arrivée elle ne manque aucune occasion de me remplir de joie . Je la regardai et avec presque des larmes aux yeux je lui dis :
Moi : Merci ma prunelle !!
Audile : de rien ma sœur , j’ai toujours voulu t’offrir un téléphone mais je ne l’ai jamais fait à cause de ta mère qui s’en opposerait sûrement si elle savait la provenance mais je comprends sa réaction et elle est une mère aussi pour moi donc je ne veux pas la frustrer .
Moi j’étais rempli de joie car je pouvais maintenant joindre ma famille en appelant Djibril , le boutiquier du quartier qui a sa boutique située juste à côté du restaurant de ma mère . Après cette viré en boutique , elle m’amena visiter la ville , les endroits chics ainsi que quelques amies à elle et à chaque fois elle me présentait comme sa sœur . Après cette viré , nous sommes rentrées à la maison et nous nous mîmes à la cuisine et ensuite la routine à bavarder , manger regarder la télé et ensuite dormir . Le lendemain , Audile reprit ses activités pendant que moi je parcourais le quartier dans un double objectif de connaissance du quartier et de quête d’emploi . Je rencontrais dans mes balades des femmes que j’abordais sans hésiter pour faire la discussion en leur demandant si elle pouvait avoir un emploi pour moi ou comment pourrais-je faire pour en trouver rapidement .
Certaines m’accordaient leur temps et même lorsqu’elles n’avaient rien à me proposer m’encourageaient et me donnaient des conseils et des astuces d’approche dans ma quête d’emploi . J’eus comme ça des contacts de femmes et de jeunes filles comme moi qui devinrent par la suite pour quelques-unes familières à moi . Audile quant à elle , cherchait de son côté un emploi pour moi de sorte qu’au bout de deux semaines , tout le voisinage et les amis de mon amie étaient informés de ma quête d’emploi . Ce fût la première difficulté à laquelle j’ai dû faire face mais ce n’était rien pour moi parce que j’étais trop déterminée surtout lorsque je pensais à ma famille , eux qui comptent tellement sur moi . J’eus dans cette quête d’emploi quelques propositions indécentes mais bien que voulant absolument obtenir un emploi je ne me fis pas prier pour refuser ces offres indécentes jusqu’au bout du deuxième mois de ma quête .
un soir , alors que je faisais le ménage chez mon amie , mon téléphone sonna et c’était une femme que j’avais rencontré lors de ma quête d’emploi et avec qui j’avais échangé pendant longtemps bénéficiant de ses conseils et de ses astuces . C’était pour m’annoncer qu’elle avait trouvé un emploi de gérante pour moi dans une structure de transfert d’argent .
…. : bonjour ma fille .
Moi : bonjour tata , comment tu vas ?
La dame : ça va ma fille , je vois que tu sais qui t’appelle .
Moi : oui tata .
La dame : rien de grave ma fille , c’était juste pour t’informer que j’ai eu un petit boulot pour toi . mon amie recherche une employée et j’ai immédiatement pensé à toi .
Moi : ah bon tata ? mais c’est génial , c’est quel type de travail ?
La dame : rien de compliqué , mon amie recherche une gérante pour une structure de transfert d’argent . ce n’est pas un grand truc mais j’ai pensé que ça pourrait t’aider .
Moi : eh tata , ça va trop m’aider . j’accepte ce boulot sans hésitation . je te remercie beaucoup pour ce que tu as fais pour moi . vraiment mille merci à toi .
La dame : j’aime les filles qui veulent s’en sortir de cette vie misérable de manière noble , j’admire vraiment ton courage et j’espère du plus profond de mon cœur que tu puisse réussir dans cette vie et subvenir à tes besoins .
Moi : merci tata pour tes conseils , je ne manquerais de rester toujours noble .
La dame : ne me remercie pas , si tu as le temps appelle moi pour qu’on puisse allé voir mon amie et discuter de ton contrat de travail .
Moi : ok tata , demain je t’appellerais …. .
La dame : ok à demain ma puce .
J’étais très heureuse et c’est sans hésiter que j’ai répondu par l’affirmatif . Elle me demandant alors de passer à sa boutique le lendemain pour qu’elle me conduise vers le propriétaire afin de discuter des clauses et conclure le contrat . J’ai automatiquement appelé Audile pour lui en parler mais mon amie était moins enthousiaste que moi , une réaction que je n’ai pas comprise , elle qui voulait tant que j’obtienne un emploi . Elle m’a dit de l’autre bout du téléphone que c’était très bien et qu’elle était contente pour moi , même si sa réaction ne le montrait pas du tout je n’hésitai pas une seule seconde de ce qu’elle était vraiment contente pour moi . Le truc , je me suis demandé ce qu’elle avait , peut-être qu’elle avait quelque chose mais je crois que si c’était le cas , elle m’aurait informé . Elle poursuivit en me demandant de m’y rendre demain afin de voir les clauses du contrat avant de m’éclater en joie parce qu’il y’a beaucoup de personnes qui aiment exploiter les autres surtout lorsqu’ils sentent un cas d’urgence chez la personne qui demande . Sur ces mots , je redescendis un instant sur terre et réalisa effectivement la véracité de ces propos . Lorsqu’elle fût rentrée le soir , nous eûmes une longue échange sur cet offre et m’expliqua les termes que devrait remplir ce contrat pour que je l’accepte .
Le lendemain je me rendis à la boutique de madame Djus , celle qui m’avait appelé pour l’emploi . Elle me conduisit chez la propriétaire , une certaine madame Tano .
Après quarante minute d’échange , je refusai le contrat parce qu’il ne contenait pas les termes dont m’avait parlé Audile la veille et pendant près de trente minutes madame Tano et madame Djus essayèrent de me convaincre à accepter le contrat mais je restai ferme sur ma décision . Pffff pas grave , c’est un bon début , me souffla cela à l’intérieur de moi . A ma sortie j’appela Audile pour la lui expliquer et elle soutînt ma décision . Deux jours après madame Tano me rappela pour la même offre mais avec des termes différentes et avec l’accord d’Audile j’accepta cette fois et je commençai ainsi un emploi en tant que gérante dans une structure de transfert d’argent . L’emploi était rémunéré au Smig et ne demandait pas grand-chose seulement savoir lire et écrire . J’ai débuté le lundi de la semaine suivante avec un apprentissage d’une journée et pour le reste j’étais la seule gérante et je travaillais dix heures par jour avec un seul jour de repos , le dimanche . Je descendais tous les soirs après le couché du soleil et montait tous les matins après le levé du soleil . Quoique insuffisant , mon salaire me permettrait maintenant d’aider ma mère et mes frères parce que j’avais une amie qui prenait déjà soin de moi et je n’avais pas vraiment de dépense à faire me concernant . Ma mère fût la deuxième personne à être informée de l’obtention de mon travail après mon amie Audile , ensuite vinrent mes frères et peut être mon père , de toutes les façons il n’en a rien à cirer . Au fil des jours que j’allais au travail , je faisais des rencontres pas toujours heureuse mais je m’y accoutumais . Le magasin juste à côté du mien était géré par Alice , une jeune fille un peu plus âgé que moi , très gentille qui m’appréciait énormément . Au bout d’un mois , je prenais grand plaisir à exercer cet emploi au point d’y être souvent tôt et d’en descendre un peu tard . En fait , le travail me permettait d’oublier mes soucis et de me concentrer sur l’essentiel alors je saisissais toutes les opportunités de travailler pour le faire comme cela ce devait . << Tout ce qui mérite d’être fait , doit être bien fait ? >> Ma mère ne cessait pas de me le répéter chaque jour alors j’ai fini par l’inclure dans mes principes et je fonctionnais dans mon travail selon ce principe . Mon employeur madame Tano félicitait régulièrement mon travail et m’encourageait quelque fois avec des cadeaux et des pourboires . Après cinq mois , mes économies ajoutées aux recettes des cinq derniers mois de ma mère , lui ont permis d’aménager la maison du village , en y intégrant les commodités essentielles telles que l’eau , l’électricité et des toilettes , et de payer les frais d’inscription de mes frères afin de leur permettre de poursuivre les cours de façon normale dans l’école du village . J’étais heureuse de savoir qu’il y’avait une évolution dans les conditions de vie de ma famille , j’ai même réussi à offrir un téléphone portable à ma mère , quoique simple sans beaucoup de fonctions , afin de pouvoir échanger avec elle chaque jour sans passer par Djibril le boutiquier et avoir constamment les nouvelles du village . C’était ça ma routine , me réveiller tôt le matin , nettoyer la maison , faire la vaisselle et le petit déjeuner , quelque fois une sauce ou deux , prévues pour être mangé en semaine , que nous mettions dans le réfrigérateur . Je prenais grand plaisir à me rendre utile à la maison même si Audile me demandait à chaque fois de ne pas me fatiguer à faire ces choses . Après le travail matinale de la maison , je me rendais au travail avec généralement une heure ou souvent une heure et demie d’avance . Une fois au travail , je nettoyais de fond en comble tout le local et disposait correctement les fauteuils avant l’ouverture . Le soir , au couché du soleil , je fermais le local et me dirigeais ensuite à la gare de bus et empruntais le bus numéro 1230 qui passait non loin de l’immeuble que nous habitions Audile et moi . Il faut dire que l’attente du bus était le plus difficile car les bus étaient très irréguliers et lorsqu’ils se décidaient finalement d’arriver , le trajet pour la destination pouvait durer plus de deux heures . C’était une réalité à laquelle je devais m’y faire et c’est ce que j’ai fini par faire deux mois après . En réalité j’aimais la vie en ville , elle était bien plus facile que celle du village . Une fois à la maison , je n’avais plus qu’à prendre mon bain , manger et me reposer pour le lendemain .Telle était ma routine et je m’y plaisais bien . Audile , mon amie voyageait beaucoup pour ses affaires et quelque fois pour répondre à des invitations donc j’étais le plus souvent seule dans la maison avec toutes les commodités , sincèrement je ne manquais de rien .
Un jour , alors que je faisais le point de la journée afin de fermer le local pour y retourner le lendemain , je reçu un dernier client qui gara dans une grosse voiture climatisée , les vitres teintée en noir avec de grosses roues impressionnantes . L’homme descendu de cette voiture était vertu d’un costume bleu de trois pièces , un grand chapeau blanc couvrait sa tête avec une senteur orientale pure nature . Il était très décontracté , souriant , courtois et donnait vraiment l’air d’avoir réussi . Après les civilités et un petit échange très respectueux , il me fit savoir qu’il était là pour une transaction importante de plusieurs millions . Pour ce genre de transaction , nous avions une salle spéciale où nous recevions les clients dit VIP . Cependant , au moment où je m’apprêtais à ouvrir la salle VIP afin de recevoir mon client , j’entendis un coup violent frapper la vitre qui me séparait de mon client . Un coup tellement violent que la vitre éclatât en mille morceaux . Des résidus de cet éclat de vitre me traça légèrement le visage de l’œil droit jusqu’au menton . A la suite de cet éclat de vitre , j’entendis un lourd bruit comme une explosion de bombe artisanale qui boucha à l’instant même du retentissement mes oreilles et me fit me retrouver sur mon dos , couchée sur la grosse imprimante qui me sert à imprimer les reçus des clients lors de leurs différentes transactions de retrait et dépôt d’argent , je venais de tomber violemment sur ma nuque . Pour le reste de ce qui s’est passé ce jour là, j’aurais énormément aimé vous en dire plus mais je ne sais moi-même plus ce qui est arrivé par la suite . Tout ce que je sais , c’est que je me suis retrouvée apparemment une heure après inondée d’eau et entourée d’une foule bruyante qui semblait commentée ce qui venait d’arriver . Subitement , quelqu’un me serra dans ses bras en me faisant beaucoup de câlins . C’est deux jours après que je compris qu’il s’agissait de mon amie Audile qui avait été alerté grâce au dernier appel émis trouvé dans mon téléphone par les premiers secours sur place et qui était heureuse de retrouver son amie saine et sauve . A vrai dire , j’eus besoin de quelques jours pour retrouver mes esprits et comprendre que j’avais été victime de braquage , non pas moi directement mais mon client , qui lui avait eu moins de chance que moi . En effet , en plus d’avoir été dépouillé de tout son argent , il avait reçu une balle dans l’abdomen et avait baigné près d’une heure dans son sang avant l’arrivée des secours . L’explosion que j’avais entendu était en réalité le tire d’arme à feu qui logea sa balle dans l’abdomen de mon client . J’eus eu l’occasion de passer rendre quelques visites à mon client qui par l’immense grâce de Dieu fût tiré d’affaire après avoir passé quatre jours dans le coma et faire deux semaines d’hospitalisation . Quant à moi , j’étais physiquement bien portante mais c’est moralement que j’avais été la plus atteinte . En effet , je fus tombée dans une psychose profonde une semaine après l’incident qui me réduisit à rester cachée dans ma chambre en longueur de journée . Je semblais pendant plus de deux mois , être constamment victime d’agression ou de braquage surtout lorsque je voyais un inconnu venir vers moi . Je vivais dans une peur constante et j’avais totalement perdu toute confiance en moi . Ma mère et mes frères n’avaient pas été informé de cette situation afin de ne pas les inquiéter . Deux jours après cet incident , j’appelai ma mère qui était inquiète à cause des nombreux appelles restés sans réponse .
Moi : bonjour maman .
Maman : eh sabou , cela fait 2 jours que j’essaye de te joindre mais rien , qu’est ce qui c’est passé ? ou était tu ?
Moi : rien maman , juste un peu occupé , ne t’inquiète pas je vais bien .
Maman : sabou ne me laisse plus ainsi sans nouvelle hein , tu sais que je m’inquiète trop pour toi .
Moi : ne t’inquiète pas maman , je vais te joindre tout les jours .
Maman : ok ma fille , j’espère seulement que tu vas bien ….
Nous avons discuté un peu longtemps ce jour et c’est ainsi qu’elle et moi échangions régulièrement et ne faisions jamais une journée sans se parler . Cependant , après l’incident , traumatisée que j’étais , je ne répondais ni aux appelles , ni aux messages et je crois que par la suite , mon numéro ne passait carrément plus du fait du manque de batterie parce que je ne pensais même pas à le recharger .
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