Couverture du roman Les pleurs de mon enfant

Les pleurs de mon enfant

9.2 / 10.0
On dit souvent que l'amour rend aveugle. Cette œuvre, inspirée de faits réels, plonge au cœur de la vie d'une famille déchirée. Après une rencontre passionnelle, l'héroïne tombe enceinte, mais son destin bascule dans le chaos. Prise au piège d'un complot ourdi par ses propres proches, elle entame une lutte acharnée. Entre mystères et trahisons, elle devra surmonter d'immenses obstacles pour protéger son enfant, prouver son innocence et retrouver l'amour perdu.

Les pleurs de mon enfant Chapitre 1

LES PLEURS DE MON ENFANT

PARTIE 1

Auteure : Les écrits de WBS

Il est quinze heures dans la commune de Yopougon à Abidjan. C’est dans cette commune surnommée cité de la joie que vivent Awa, ses frères et sœurs ainsi que ces parents. Famille heureuse par apparence

Awa est la deuxième de ses parents. Jeune, belle et ambitieuse elle a l’avenir devant elle. Cependant, il s’agit d’une famille très modeste alors, elle est dans l’obligation d’aider sa mère au marché. Son père se bat avec des petits boulots par si, par là.

Sa grande sœur Karidja a dix-neuf ans et va bientôt aller en mariage. Son petit frère Adama vit le plus souvent chez sa tante par manque de moyens de ses parents.

Kouadio le père de ceux-ci est très sévère. C’est un homme fier qui prête beaucoup attention à ce que son entourage raconte.

Kouadio rejoint souvent ses amis comme tous les dimanches à quinze heures à Niangon autour d’une table.

Kouadio : mais, elle va nous servir notre porc à quelle heure ?

Seydou : tchiéee ! mon frère ça arrive tu sais bien qu’à cette heure nous sommes toujours nombreux

Kouadio : aïe mon frère ! en tout cas quand il y a déjà Tchapalo (bière traditionnelle autochtone fabriquée en Afrique de l’Ouest) tout va bien

Seydou : sinon on viendra boire un verre avant le mariage de ta fille hein

Konan : hum toi là tu n’oublies rien dhè

Kouadio : elle va enfin quitter la maison. Ah notre porc est là. Tu as mis piment et moutarde comme d’habitude

Sita : on ne change pas l’équipe qui gagne

Ils commencèrent à manger. Kouadio discutait avec ses amis comme d’habitude jusqu’à la soirée.

A LA MAISON

Mariame la mère des trois enfants préparaient avec ses filles.

Mariame : il faut bien tourner ça Karidja. Tu as deux mains pourquoi ? C’est comme ça que tu feras dans ton mariage

Karidja : mais maman je tourne

Mariame : réponds encore c’est avec ta bouche que je vais tourner ça

Karidja : eh maman !

Mariame : tu ouvres encore ? Awa, criait-elle.

Awa : oui maman

Mariame : va écraser ça

Awa : d’accord maman

Awa obéissait au doigt et à l’œil. Quand elles finissaient souvent la cuisine, les deux sœurs discutaient souvent dans leur chambre.

Karidja : qui t’a donné ce téléphone ?

Awa : chut ne parle pas fort

Karidja : dis-moi, en chuchotant.

Awa : c’est Moussa

Karidja : maman a dit qu’elle ne veut plus entendre parler de lui

Awa : oui mais elle ne sait pas

Karidja : tu sais que si quelque chose arrive elle ne pourra pas te défendre fasse à papa

Awa : n’exagère pas

Karidja : de plus ils veulent manger une bonne dote

Awa : je vais me marier avec celui que je vais aimer

Karidja : auras-tu le choix ?

Awa : oui

Karidja : on verra. Je te rappelle que moi je vais en mariage bientôt

Awa : mais ils nous ont accouchés pourquoi ? Si c’est pour vivre dans la misère et nous arranger des mariages

Karidja : je ne sais pas. Mais ils veulent le meilleur pour nous. Toi tu as même de la chance tu vas à l’école

Awa : Karidja tu es triste ?

Karidja : non mon mari vient d’une bonne famille et la vie sera meilleure pour papa et maman

Awa : c’est tout ? Tu l’aimes ?

Karidja : maintenant qu’on a appris à se connaître je l’apprécie énormément

Awa : pourquoi ne pas t’enfuir ?

Karidja : tu veux que papa me tue ? De plus je vais m’enfuir pour aller où ?

Awa : où tu ne seras pas forcée à agir de la sorte

Karidja : je vais apprendre à aimer mon mari

Awa : tu crois ?

Karidja : oui en plus il me fait du charme et ne me laisse pas indifférente

Awa : je te souhaite d’être heureuse. Tu pourras toujours compter sur moi

Karidja : je ne serais plus là pour te conseiller. Fais attention avec ce Moussa

Awa : ne t’inquiète pas

Les deux sœurs étaient très proches. Comme les doigts de la main. Karidja n’avait pas la chance de s’instruire, d’aller à l’école. Elle avait été formée pour être une bonne femme au foyer. L’homme qu’elle allait épouser dans quelques ours venait d’une famille riche. Celui-ci avait vingt-cinq ans. Il avait toujours apprécié Karidja et l’arrangement du mariage avec les parents de celle-ci ne fût pas difficile.

Venant d’une famille assez influente il a juste fallu proposer une bonne dote. Les parents de Karidja avaient sauté sur l’occasion. Son père aimait quand on parlait de lui en bien et se dire qu’il allait désormais être lié à une telle famille n’était qu’une occasion en or.

Pour Awa, ils visaient mieux. C’est pourquoi ils finançaient ses études. Mais, elle n’était pas comme sa sœur. Quand elle avait une idée en tête, elle allait jusqu’au bout. De plus, elle était amoureuse de Moussa. Un jeune garçon de son lycée.

LE SOIR

Kouadio : bon Mariame demain mes amis seront là pour un bon verre à l’honneur de ta fille Karidja

Mariame : tu sais que je travaille demain au marché

Kouadio : les filles t’aideront pour la cuisine. Demain l’après midi tout doit être prêt

Kouadio était un mari et un père exigeant. Seule Mariame s’occupait de l’éducation des enfants. Il travaillait à temps partiel où il pouvait trouver du job. Mais, il ne ratait aucune occasion pour sortir avec ses amis et boire.

C’est lui qui décidait de tout dans la maison. Sa femme et les enfants n’avaient qu’une mission, exécuter.

Kouadio : on mange quoi ce soir ?

Karidja : avec maman on a fait de l’attiéké avec poisson frit

Kouadio : tiens-toi bien. Et parle bien ne va pas me souiller dans ta belle-famille

Karidja : désolé papa

Kouadio : et ferme ça. C’est comme ça que ta mère t’apprend

Mariame : bon allez chauffer ce qu’il y a dans la marmite on va manger

Kouadio alluma la télévision sur la chaîne nationale afin de regarder le journal.

C’était un article sur les enfants désobéissants. Il profita de l’occasion pour dire tout ce qu’il en pense.

Kouadio : je ne comprends pas comment un enfant de quinze ans peut avoir un téléphone. Toutes ces technologies détournement les enfants surtout les filles

Quand Awa avait entendu cela, elle fixa sa sœur dans les yeux et elle avait le cœur qui battait mille à l’heure.

Elles posaient le plat de leurs parents et se précipitèrent à la cuisine.

Kouadio : quand on les parle, ils n’écoutent jamais ils savent mieux que nous

Mariame : mais les générations changent

Kouadio : elles changent en mal

Mariame : tu sais, un téléphone n’est pas forcément signe d’une mauvaise éducation

Kouadio : si c’est un signe. En tout cas, de mon vivant, aucun de mes enfants n’aura un téléphone à cet âge

Awa qui mangeait à la cuisine avec sa sœur se sentait mal. Elle chercha à avaler sa boule d’attiéké qui était callé à la gorge et elle s’étouffa

Elle toussait

Karidja : prends de l’eau

Awa : merci, avec les yeux rouges et remplis de larmes.

Karidja : ça va mieux ?

Awa : oui, en toussant.

Karidja : tu as entendu papa

Awa : il exagère

Karidja : si tu ne veux pas d’ennuis évite ce Moussa

Awa : j’ai déjà la boule au ventre

Quand elles avaient fini, elles débarrassèrent.

Le lendemain comme prévu, Mariame avait cuisiné avec sa fille Karidja.

Awa était à l’école.

Moussa : Awa aujourd’hui tu es jolie la mort seulement

Awa : hum toi aussi c’est ça tu veux me flatter

Moussa : je ne te flatte pas c’est la vérité

Awa : tu veux quoi encore

Il posa la main sur sa tête

Moussa : mon invitation de l’autre jour là

Awa : il faut que j’arrive à m’éclipser de la maison

Moussa : mais dis que tu vas étudier

Awa : je n’avais pas pensé à ça

Moussa : viens je serais seul à la maison

Awa : hum Moussa

Moussa : mais c’est vrai. Mes parents vont à une réunion

Awa : bon je te dirai ça par message je retourne en classe

Awa n’avait que seize ans. Elle était avec moussa depuis déjà un an et elle avait caché cela à sa famille. Malgré les conseils de sa grande sœur, elle restait avec lui. Comme on le dit souvent, l’amour rend aveugle. Elle était vraiment aveuglée par lui, sa beauté et ses cadeaux pour elle.

Une fois à la maison, elle aidait sa mère et sa sœur pour finir la cuisine. Comme prévu son père était là avec ses amis.

Son père avait pour habitude de se prendre la tête quand il y avait une telle occasion chez lui. A présent, il voulait montrer à tous que sa fille allait épouser un homme riche. La seule raison pour laquelle ces amis connaissant Awa, c’est parce qu’elle réussit bien à l’école.

Son père ne voulait en aucun cas être la source de moqueries.

Il était prêt à tout pour toujours avoir une image propre aux yeux de toutes les personnes qui l’entourent.

Sa femme cuisinait très bien et il ne manquait jamais d’occasion pour le montrer aux autres hommes. Pendant tout le repas Mariame et ses filles étaient restées à la cuisine. Il n’y avait que son jeune fils qui partageait le repas des hommes.

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Table des matières de Les pleurs de mon enfant

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