
Les pélandrons: Les bons à rien
Chapitre 3
C’est parti. Au petit matin, loin du tumulte des jours passés. Les kilomètres défilent vers un horizon de détente. Première halte aux environs de midi, dans un établissement extérieur à l’autoroute.
Le repas pris, ils repartent sereins et joyeux sur la nationale en direction de l’autoroute. Juste avant l’entrée du péage, deux auto-stoppeurs, d’environ une trentaine d’années, avec sacs à dos et une guitare. Bon prince, d’un commun accord, les deux touristes en goguette décident de les prendre en charge pour un bout de chemin.
Les deux gars sont des joyeux lurons, sympathiques, qui animent la route par leur bonne humeur, le guitariste joue quelques mélodies entraînantes et son compagnon à la voix harmonieuse l’accompagne agréablement.
Pendant le trajet, ces deux jeunes gens les informent qu’ils habitent du côté de Fréjus, mais qu’ils sont originaires du Portugal, où ils retournent quelque temps. Rires de notre couple, car ils ont également l’intention d’aller dans le sud du Portugal. Donc, ils décident de faire route ensemble jusqu’à la destination finale.
La première halte est trouvée en milieu d’après-midi, dans une ville festive espagnole. Le choix d’une suite, pour un court séjour dans un hôtel du secteur, est repérée rapidement. Elle comprend 2 chambres avec salle de bain, et dans le salon, un Jacuzzi très apprécié par les deux garçons, qui, en fait, sont en couple.
Le soir, après une balade en ville et un repas typique, retour à l’hôtel. Paco et son compagnon, pratiquants du naturisme, décident de se détendre dans le Jacuzzi, qu’ils occupent seuls, entièrement dénudés. Paco impressionne Magdeleine par son appendice exorbitant, Gus le surnomme le « Radis-Noir », les deux hommes font trempette, pendant que les deux retraités se retirent dans leur chambre.
Le lendemain après une copieuse collation, visite de la ville. Il fait beau et chaud, l’ambiance locale sympathique et avenante. Au cours de la flânerie dans la cité, Raoul et Paco remarquent devant la devanture d’un commerce, un panneau signalant la recherche de deux employés dans le métier de la restauration. Un serveur et un plongeur. Le commerce est fermé, mais un numéro de téléphone est affiché. Les deux compères sont intéressés,
Raoul s’empresse d’appeler le numéro de l’affiche.
En fait, le commerce pour l’emploi se trouve à l’entrée de la ville, à une dizaine de kilomètres. Un rendez-vous est pris pour l’après-midi à 17 h. Après un copieux repas bien arrosé, retour à l’hôtel à la fraîche, suivi d’une petite sieste digestive. Raoul demande à Gus, s’il peut l’emmener sur les lieux du futur emploi, Gus acquiesce à sa requête avec plaisir.
Magdeleine et Paco préfèrent profiter de la terrasse et de sa vue sur la cité, en lézardant au soleil.
Peu après leur départ, Paco décide de se détendre dans le Jacuzzi. Magdeleine, après une vingtaine de minutes de bronzette, retourne à l’intérieur en sueur. Et Paco l’invite à venir se relaxer dans le bain délassant. Elle hésite, mais sachant qu’il est homo, elle accepte de partager le bassin. En grimpant les deux marches humides, elle glisse et tombe dans l’eau, les mains en avant et au passage s’agrippe au « Radis-Noir », ce qui entraîne un cri de douleur de Paco. Après la reprise des esprits de chacun et les plates excuses de Magdeleine, la curiosité féminine l’anime sur cet auguste organe et elle profite de l’interlude accidentel sur son sexe, pour lui demander avec une voix mal assurée :
— Quand il est en érection, quelle taille, fait-il ?
Et Paco lui répond et naturellement, sans s’offusquer de la question :
— Peu de différence, mais j’ai du mal à le maintenir longtemps en érection. Cela ne me dérange pas, je prends plus de plaisir à me faire sodomiser et en même temps me caresser la queue.
Magdeleine maintenant s’enhardit et lui demande d’un trait :
— Je peux le toucher, pour le soupeser, car je suis impressionnée par la taille.
Et Paco, bien sûr, accepte la chose sans hésiter.
Elle s’approche, le manipule et sent une réaction, un changement, une raideur qui l’excite et continue avec frénésie, ce qui entraîne une forte rigidité de l’appareil.
Paco, excité par cette situation qui semble durer plus que d’habitude, certainement aidé par des mains expertes, la chaleur de l’eau et la poussée d’Archimède, le surprend à prendre maintenant l’initiative d’harponner vigoureusement sa partenaire qui, dans des soupirs de plaisir, selaisse aller à cette sensation d’un transport nouveau et profundus.
Les deux amants aujourd’hui, satisfaits par cette situation nouvelle, lui le mâle, qu’il ne se croyait pas capable, l’autre par la découverte d’un nouvel orgasme, une jouissance provenant du plus profond de son corps.
Ils se séparent désormais, surpris l’un et l’autre de cet événement et s’engagent à ne pas dévoiler à leur relation commune, ce moment de luxure.
Plus tard, retour des cocus, qui annoncent que les deux compères sont embauchés à partir du lendemain soir dans l’établissement postulé, et de plus, une chambre est offerte sur place par l’employeur.
La soirée se termine par une fête dans un établissement voisin. Le lendemain, le couple va continuer ses pérégrinations et laisser ses deux amis du voyage dans leur nouvelle aventure professionnelle.
Vous aimerez aussi





