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Couverture du roman Les maux Mêlés de ma vie

Les maux Mêlés de ma vie

Face à une existence qui semble s'acharner contre moi, j'ai le sentiment amer de sombrer inévitablement vers le bas. Dans cette spirale d'échecs, mon moral flanche et l'incertitude me ronge. Vers quelle âme charitable puis-je me tourner pour ne pas me noyer ? Je cherche désespérément un soutien sincère afin de transformer mon quotidien chaotique en une vie enfin digne et acceptable. Quel sera mon destin ? Sur qui puis-je réellement compter pour m'en sortir ?
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Chapitre 3

3-

Julien et moi sommes rentrés depuis dix minutes lorsque je vois l'oncle Alexandre qui sort de sa chambre. Il est vêtu d'un jean et d'un polo gris. Il sourit à Julien lui disant :

« Chef, les autres nous attendent pour cette partie de pêche. »

Julien et lui partent pour une journée de pêche au Cap Esterias. Je vais rester là, à la maison avec tantine et tante Bernadette ainsi que les filles. Je fais semblant de m’intéresser aux jumelles, comme me l'a demandé Julien. Je vais dans la chambre où elles dorment avec tante Bernadette. Je cogne avant d'entrer et je viens m'asoir sur le lit. Tante Bernadette a fait prendre leur bain aux petite, toujours secondé par Marine, Alexia et Angelline. Ces petites là aiment tellement les bébés que s'en est troublant. Moi j'ai vu Kaba mettre au monde les 7 enfant qu'elle a donné à Papa Jimmy. Jamais elle ne m'a fait participer eu rituel du bain. Jamais elle ne m'a imposée ou demandé de donner le biberon au petits. Jamais. Alors, voir ces trois là, actives derrière tante Bernadette pour habiller les petite ou leur donner le biberon, m’épatent toujours.

« Oh, ya Pupuce. T'as vu comment Jade a grossi. Et Ruby a maintenant 4 dents. Elle pressée de manger, celle-là », me fait la petite Alexia.

Je n'arrive pas à être émue. Je ne sais pas à quel âge les bébés sont supposés avoir leurs premières dents...donc, cela me laisse insensible.

Je touche les petites mains des jumelles. Je les trouve jolie. Leur peau à la couleur du caramel, comme souvent le sont les filles de 'ethnie de leur père. Bref, sortons cet imbécile de ma ma tête. Je les admire. Elles sont vêtues de jolie petite jupes que leur a acheté Urielle. Elles portent les jolies chaussures que leur a offert Tania. En somme, tout ce qu'elles ont sur le corps vient d'autres personnes que moi.

Je suis troublée. Elles sont sorites de mon corps, mais je ne ressens rien de ce qui devrait normalement m'attacher à elles.

« On a faire un tour dans la cité. On va les promener. », lance Marine.

Il est hors de question que j'aille où que ce soit avec elle. Il manquerait plus que quelqu'un s'arrête pour admirer les jumelles et que les petites vendent la mèche en disant à tout le monde dans la cité qu'elles sont de moi. Non ! Je ne sors pas avec elle.

« Tu y vas avec elles ? », me demande tante Bernadette .

« Non, je n'ai pas fini le ménage. », fais-je en sortant de la chambre.

Dix minutes plus tard, je vois tante Bernadette sortir de la maison en portant la petite jade alors que Ruby est soigneusement installée dans la vieille poussette d'Alexia. Elles partent faire un tour dans la cité. Tantine leur fait des bisous et vient me rejoindre dans la cuisine.

La femme de mon oncle Alexandre est particulière. Au début, je la trouvais dure car elle n'a pas hésité à me dressée pour que je comprenne certaines choses. Là, je trouve son attitude plutôt cool. Je pensais qu'elle irait directement me trahir à mon oncle en apprenant ma grossesse, histoire de lui faire voir que je suis un déchet contrairement à sa fille Urielle qui est récupérable.

Au lieu de ça, elle a fait profil bas.

Elle me regarde et me lance :

« Fais semblant de t’occuper de ces petites là ; sinon, tu les perdras irrémédiablement. Comment conçois-tu qu'Urielle et Tania appelle au moins deux fois dans la journée rien que pour demander de leurs nouvelles et toi tu ne fais pas cas ? »

« Je suppose qu'elles appliques l'adage qui dit chez nous : l’enfant de t-a sœur est ton enfant. »

« Sois pas sotte. Si tu rates le coche avec ces deux là, tu feras la même chose avec celui qui arrive. »

« Ah, bon ! », fais-je, juste pour lui donner l'impression que ce qu'elle dit m’intéresse.

« Pupuce, qu'est ce qui ne va pas. Nous sommes là toutes les deux, parle-moi ! Je sais que ta mère Agnès est difficile à vivre, mais je sais aussi que lorsqu'on lui parle, elle écoute. Qu'est ce qui fait qu'elle et toi êtes fâchées aujourd'hui ? Je veux bien comprendre qu'elle ait été déroutée par ta grossesse précoce, mais, c'est ta mère ? »

« Je ne comprends pas ce que tu veux que je te dis, tantine. Je ne comprends pas le sens de ta question. »

« Pupuce, j'ai toujours été très dure avec ta sœur Urielle, elle peut te le dire. Sa liberté, elle l'a eu un fois le bac décroché. Mais cela n'empêche que lorsqu'elle a un souci, elle m'appelle pour en parler. Quand elle sait que je vais craquer avec elle, elle appelle son père. Elle a fait les 400 coups au Ghana, j'en étais à m'arracher les cheveux ici, parce qu'elle m'envoyais des messages pour tout me raconter, histoire, comme elle disait, que je ne sois pas surprise en apprenant ses frasques. Peu importe ce qu'elle peut inventer comme bêtises pour me faire hérisser les cheveux sur la tête, c'est mon enfant et elle sait que je l'aime. Comment ce fait-il qu'Agnès et toi, vous n'arrivez même plus à vous dire autre chose au-delà de bonjour. »

« Qu'est ce que j'en sais, tantine. C'est toi qui la connais depuis plus longtemps que moi. J'ai vécu 17 ans avec elle et je ne sais toujours pas comment elle fonctionne. Je ne suis même pas sûre qu'elle m'aime. En fait, je ne suis pas sûre qu'elle soit capable d'amour. »

« Si elle n'est pas capable d'amour, toi tu prends la même direction qu'elle. »

« Pourquoi dis-tu cela, tantine ? »

« Vois comment tu te comportes avec tes filles. Tu reproduis le même schéma que tu as connu avec Agnès. »

« JAMAIS ! Je ne ressemble pas à cette dingue ! JAMAIS ! »

« Arrête de crier. Ma belle-sœur n'est pas dingue. Un peu plus de respect pour ta mère. Je suis sûre que tu me caches des choses. Si tu ne veux pas que j'appelle ta mère tout de suite pour lui dire ce qui t'arrive, tu as intérêt à cracher le morceau. Qu'est ce qui ne va pas entre vous. »

« Rien, tantine. Rien. Elle est froide comme un glaçon. Je me demande comment son mari arrive à la supporter. Je me demande même comment il arrive à lui faire des enfants. Je... »

« Je t'écoute. Parle ! »

« Je ne sais pas moi ! Elle s'y prend mal avec moi depuis le début. Elle était pas faite pour avoir des enfants, c'est tout ! La preuve en est que la petite Angelline a fuis la maison pour venir rester chez tante Bernadette. »

« Elle est venue chez Bernadette, non pour fuir sa mère, mais pour suivre les bébés. Dis-moi ce qui se passe entre Agnès et toi. Et dis-le moi maintenat. »

« Oyooo ! Qu'est ce que tu veux entendre ! Tout ce que je peux te dire c'est que depuis le début, en fait depuis que je comprends les choses, elle m'a toujours prise pour une rivale parce que papa Jimmy a toujours tout fait pour que je ne man,que de rien. »

« Y a rien d'autre ? »

« Ah, tantine. Toi même tu sais que maman est une dingue. C'est dans son tempérament de s'emporter. »

« Pupuce, les chiens ne font pas de chats. Si tu ne répare pas ta relation avec Agnès, ma chère, tu verras de toutes les couleurs avec tes filles. Elles t'infligeront un véritable calvaire car elles seront plus attachées à tes sœurs qu'à toi. Tu n'auras que tes yeux pour pleurer.3

« Pourquoi dis-tu ça, tantine ? », lui fais ahurie.

« Je le dis car aujourd'hui, au moment où je te parle, Agnès est entrain de pleurer. Et tu sais pourquoi ? »

« Oh ! Elle pleure. Bof ! Je n'ai pas envie de savoir pourquoi. En fait, je n'ai plus envie de parler d'elle. Elle me fout les boules. »

« Ma fille, tout ce que tu ne sais pas encore, la vie se chargera de te l'apprendre. », fait tantine.

« Oh ! Pourquoi dis-tu cela ? »

« Je le dis parce que à chaque fois que je te parles, j'ai l'impression que tu fermes intérieurement tes oreilles. Sinon, ce n'est pas possible que les conseils tu les entends mais ne les appliques jamais. »

« Quel conseil m'as-tu donné, tantine ? Quel conseil n'ai-je pas appliqué ? », lui fais-je.

« Je t'ai dit dès le premier jour où tu es arrivée ici, que tu devais changer ton comportement vis à vis de ta mère. Je t'ai dit de prendre la peine de l'appeler tous les jours pour prendre de ses nouvelles et lui parler de la pluie et du beau temps. Mais tu ne le fais pas. Comment veux-tu rétablir un lien entre vous. »

« Euh ! Je l'ai appelée 2 fois. À chaque fois elle est sèche au téléphone. Je préfère utiliser mes unités pour ppeler des gens qui me mettent de bonne humeur, c'est tout. »

« Ok ! Dis-moi, si Bernadette se retrouve là dans l'incapacité de garder les jumelles, qui s'en occupera ? »

« Grand-mère est là. Elle s'en occupera. »

« Tu as réponse à tout. N'est ce pas Pupuce ! »

« Euh ! Je...Bon, je sais que j'ai de la chance que tante Bernadette soit là. Mais bon, en même temps, maman et elle s'est le jour et la nuit. Comme j'ai peur la nuit, je préfère rester du coté du jour. Raison pour laquelle, je m'accroche à tante Bernadette, même si elle ne me supporte pas en ce moment. »

« Pupuce, tu ne connais vraiment pas le père de ton futur bébé ? »

« Non, tantine. Je...je ...Je suis désolée de vous causer autant de soucis. Si je pouvais, je me ferai avorter pour ne pas être un fardeau pour quiconque. »

« Arrête de dire des bêtises ! On ne parle pas d'avortement dans ma maison. Mais dis-moi, pourquoi as-tu arrêté la pilule qui t'a été prescrite après ton accouchement ? »

« J'avais peur de grossir. J'ai lu quelque part que la pilule contraceptive fait grossir. Je me suis tellement battue pour rester fine et perdre les kilos après ma grossesse. Il était hors de question que je prenne un gramme à cause d'une pilule. »

« Tu es tellement obnubilée par ton poids ! Voilà comment Dieu va te rappelle que l'apparence physique ne fait pas la femme. Tu est vraiment une enfant, Pupuce. Tu joue la grande fille, mais tu reste une enfant. »

« Oh ! Euh... ». Je ne trouve rien à rétorqué à ce qu'elle vient de dire.

« Ta mère a appelé ce matin à 6h. Elle pleurait au téléphone. », me fait tantine.

« Oh ! Elle sait pleurer, celle-là ! Ah, oui, je vois. C'était des larmes de crocodile. », fais-je avant de sortir de la cuisine pour ne pas entendre parler de Kaba et de ses humeurs.

Je ne sais pas comment font les autres avec leur mère, mais celle-là, je la changerais volontiers.

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