Suivre
Chapitres
Partager
Couverture du roman Les femmes de ménage s'en mêlent

Les femmes de ménage s'en mêlent

Au cœur d'un univers moderne empreint de mystères, une question cruciale se pose : comment réagiriez-vous si les femmes de ménage décidaient d'intervenir dans vos affaires ? Ces travailleuses de l'ombre sortent de leur discrétion habituelle pour s'immiscer dans des intrigues complexes. Entre secrets bien gardés et révélations inattendues, découvrez ce qui se produit lorsque celles que l'on ne remarque jamais prennent soudainement le contrôle de la situation.
Chapitres
Partager

Chapitre 3

Partie3

Il est treize heures à Dakar, toutes les familles s’apprêtent à déjeuner afin que les jeunes écoliers puissent retourner à l’école l’après-midi. Dioussi terminait de mettre la table avant d’appeler les enfants pour prendre le repas. Adja la plus jeune ne tarde pas à arriver sur les lieux, alors qu’Issa est encore dans sa chambre où il surfe sur sa tablette, ne faisant pas attention aux appels de Dioussi qui finit par le retrouver à l’étage.

-Issa, c’est toi qu’on attend pour déjeuner, descend s’il te plait.

- Depuis quand manger est une obligation ? Si tu ne me vois pas descendre, sache que c’est parce que je n’ai pas envie, pas la peine de venir m’embêter !

- Issa ! Depuis quand utilises-tu un langage aussi arrogant ?

- Depuis que je passe ma vie à obéir aux ordres d’une bonne ! Maintenant dégage et ne viens plus me déranger dans ma chambre sans y être invité d’accord !

Dioussi n’en revenait pas d’entendre ce garçon qu’elle a vu naître et à qui elle a consacré toute sa vie lui parler ainsi. Elle travaille depuis dix-huit ans pour cette famille et Issa s’attache d’ailleurs plus à elle qu’à sa mère qui est très fréquemment en déplacement. En effet, travaillant dans les affaires étrangères, Dina passe plus de temps à l’extérieur qu’au Sénégal. Omar (son ex-mari) qui au début supportait bien les absences de sa femme, finit par lui imposer d’arrêter son travail car il ne pouvait plus supporter tous ses déplacements. Les problèmes avaient ainsi commencé entre ces deux jeunes mariés, dont leur fils n’avait que cinq ans à l’époque. Ils n’étaient plus ce qu’on appelait un couple, Dina faisait ses voyages comme son emploie le lui préconisait, et son mari également ne se privait pas de ramener ses maîtresse à la maison pendant les déplacements de sa femme.

Issa alors très jeune, ne pouvait savoir ce qui se passait entre ses parents, mais cette situation mettait la pauvre Dioussi dans une position assez inconfortable. Elle qui était devenue membre à part entière de cette famille, ne pouvait dire à sa patronne ce que son époux faisait derrière son dos par peur d’être la responsable de la séparation définitive de ce couple, et elle ne pouvait non plus parlait à son patron, par peur qu’il lui remette à sa place, elle avait donc décidé d’entamer une discussion avec sa patronne, qui aurait pour but de l’aider à sauver son foyer.

*** Souvenirs

-Madame, j’aimerais bien m’entretenir avec vous au sujet de votre mariage si vous me le permettez bien sûr.

- Tu peux tout me dire Dioussi. Tu sais que j’ai perdu mes parents et que j’étais fille unique. Donc s’il y’a une personne perdu sur cette terre c’est bien moi. Mon mariage s’est envolé en éclat il y’a bien longtemps et je n’ai personne à qui en parler. Tu es ma sœur, mon amie et la seule personne sur qui je peux avoir confiance, alors dis-moi.

- Madame, votre mari a besoin de vous à ses côtés. Je ne dis pas que vous devriez arrêter votre travail, mais prenez au moins une disponibilité afin de reconstruire votre foyer. En cinq ans, je ne vous ai jamais vu prendre un seul jour de congé, votre entreprise vous doit bien ça alors. Essayez de reconquérir votre mari, faites-le pour votre fils et pour votre propre bonheur également, car vous n’avez plus de vie. Avant votre fils ne pouvait pas comprendre ce qui se passait, mais il a dix ans aujourd’hui et il souffre de l’atmosphère de votre famille.

*** Fin souvenirs

Les mots de Dioussi eurent l’effet escompté pour Dina qui appliqua ces conseils à la lettre en prenant six mois de disponibilité qu’elle passa entièrement aux côté de son homme et de son fils. Son mari fut un peu retissant au début, mais son amour fut plus fort que sa colère contre sa femme et ils finirent par se retrouver, allant jusqu’à faire leur second enfant Adja. C’est pour cette raison qu’il y’a cette grande différence d’âge entre Adja et Issa. Cependant après la naissance de cette dernière, les disputes reprirent de plus belles. La communication était devenue impossible dans ce couple, à chaque fois qu’ils essayaient de se parler, ça finissait en disputes houleux où toutes sortes d’animosités se disaient.

Leur fils qui n’était plus l’enfant d’avant commençait à en souffrir énormément et cela se répercutait sur ses notes d’écoles. Lui qu’on nommé le « surdoué », se retrouvait avec des notes catastrophique, ce qui exaspérait ses professeurs qui avaient fini par convoquer ses parents pour leur en parler. Ils décidèrent ainsi de se séparer à l’amiable, afin de ne plus se faire mal, ainsi qu’à leurs enfants qui ne supportaient plus cette situation et ne méritaient pas cette vie que leurs parents allaient leurs imposer. C’est ainsi qu’ils avaient divorcé à l’amiable, pour leur bien et celui de leurs enfants. Dina en a bien sûr souffert plus que son mari, mais leurs enfants n’avaient pas semblés être trop affecté par la situation encore qu’Adja n’avait alors que trois mois.

Dioussi fixa encore un moment cet adolescent qui était visiblement en manque de présence masculine dans sa vie, avant de refermer la porte. Elle retrouva la petite Adja dans la salle à manger où elle l’attendait gaiment, avant d’entamer ce déjeuner qui commençait à refroidir, alors que Bineta et sa patronne étaient au terme de leur déjeuner, dans cette boutique de tissus que la dernière nommée venait d’ouvrir. Mme Sow, du nom de jeune fille Kadia Diallo, est une dame d’une beauté et d’une finesse remarquable. Ses quarante-six ans passés dans ce monde, n’ont en rien vieilli son corps et son dur commerce qui l’oblige à voyager partout à travers le monde pour trouver une bonne marchandise pour sa clientèle, n’a également pas épuisé son visage.

Son joli teint clair et ses traits fins de « pular », mélangé à sa belle taille de guêpe, lui fournissent un charme qui ferait chavirer tout homme. Bien que très belle avec ses jolies rondeurs, Bineta n’a pas le quart de la beauté de cette ravissante femme. Malgré les sommes vertigineuses qu’elle dépense sur les produits éclaircissants, Bineta n’est toujours pas parvenu à avoir ce teint de Kadia qui l’a rend aussi jalouse d’elle.

-Ah Merci pour ce vers de jus Bineta. Tu t’occupes si bien de moi, je ne sais vraiment pas quoi faire pour te rendre tout ce que tu fais pour moi.

- Que devrais-je dire alors madame ? Depuis que je travaille chez toi, tu t’es montrée si gentille avec moi. Je n’ai pas de sens interdit dans ta maison et vous me considérez comme un membre de votre famille, sans compter tous ce que vous faites pour moi, franchement c’est moi qui devrais vous remercier.

- Tu es ma sœur Bineta, tu es jeune, belle, travailleuse et très courageuse, rien qu’à voir ce que tu fais pour tes parents au village, on pourrait savoir à quel point tu es une fille bien. J’attends avec impatience le jour de ton mariage, tu sauras à quel point je tiens à toi. Mais avant tâche de trouver un homme bien et prépare-toi à m’accompagner pour mon prochain voyage.

- Quoi ? Vous… Vous voulez que je vous accompagne où ?

- A Dubaï ma chérie. Je veux te montrer la voie à suivre pour mener ton propre commerce. Tu vas gérer ensuite la boutique pour mieux connaitre le marché, après tu pourras te lancer dans ton propre affaire.

- Mais tu sais bien qu’il me faut beaucoup de moyens financier pour accomplir ce projet ambitieux que vous avez pour moi.

- Si tu me prouves que tu es assez courageuse pour faire des économies avec le salaire que tu gagnes ici, je n’hésiterais pas à y mettre une petite somme pour t’aider à démarrer.

Bineta fit couler des larmes de bonheur. Elle, une fille du village voyager à Dubaï et finir par avoir sa propre boutique, elle ne pouvait tout simplement pas y croire. Elle se mit à remercier Kadia avant de la serrer très fort dans ses bras. « Je vous rendrez cela un jour, je vous le promets. » Dit-elle entre les bras de sa patronne, lorsque son portable se mis à sonner, affichant « MS ». Elle s’empressa pour décrocher, avant de se réfugier à l’arrière de la boutique.

« Hey mon cœur comment tu vas ? J’ai une bonne nouvelle, figure-toi que « l’innocente » à proposer de m’emmener à Dubaï et de m’aider à mener mon propre commerce. Faudra fêter ça à notre lieu habituel pas vrai ? » Elle discuta encore quelques minutes avec Mr Sow, avant de rejoindre la femme de ce dernier à l’accueil de la boutique. « Apparemment c’est l’heureux élu qui appelait, vu la course de vitesse que tu as fait pour t’éloigner. » Lui dit Kadia d’une voix amicale. « Hum espérons que ça soit lui madame. » Dit-elle un petit sourire aux lèvres, alors que moi je sors à peine de mon dernier cours de la journée dans cette amphithéâtre où une grande partie d’étudiants n’ont pas suivis le cours par faute de place dans la salle.

Je faisais la queue pour prendre le bus qui passait par grand Dakar quand soudain j’aperçue Diagne qui faisait un gros câlin à une jeune fille dans sa voiture, avant que cette dernière n’y descende toute souriante, marchand fièrement vers le pavillon des filles. J’observe encore Diagne qui roule en toute allure vers la corniche au volant de sa luxueuse voiture, la bouche entre-ouverte, ne comprenant pas ce qui venait de se passer, quand Habib vain me dire par dernière : « referme ta bouche, c’est une autre des intouchables qu’il vient de déposer. » Je me retourne, le visage serré, avant de lui lancer : « Ne me parlez pas monsieur, je n’ai pas besoin de votre amitié encore moins de vos blagues idiotes, alors s’il vous plait veuillez m’en épargner. » J’avance en même temps pour pénétrer dans le bus où les passagers entraient un à un pour trouver une place où se mettre pendant le trajet. Je réussis enfin à me poser derrière le chauffeur, pensant que je me suis enfin débarrassé d’Habib, quand je l’entends me dire à nouveau : « Moi Habib alias BIB, je suis au courant de tout ce qui se passe à l’UCAD (université Cheikh Anta Diop de Dakar), je connais tout le monde et je peux te sortir de toutes les situations, donc tu peux m’ignorer tout de suite, mais ça ne va pas durer jeune fille. » Je prends le temps de le défigurer un long moment puis je me mets à sourire comme si on m’avait chatouillé. Sentant qu’il commence à s’énerver, je lui dis : « Mr le recteur de l’UCAD, merci pour ta gentillesse et ta disponibilité, mais tu peux te la garder. »

Il ne répondit plus alors que les questions commençaient à défiler dans ma tête. Etait-ce l’une de ses filles qu’il déposait ainsi ? Ou alors c’est une fille qu’il souhaitait aider tout comme il le fait pour moi ? Non en fait, c’est un coureur de jupon qui ne fait que jouer avec les filles de l’université. J’ai entendu dire qu’il y’en avait beaucoup à l’université et je pris donc ma dernière supposition en compte. Cet homme va m’entendre, s’il pense pouvoir jouer avec ma personne, c’est parce qu’il me connait mal. J’arrive à la maison où je m’allonge directement sur le lit des filles, avant de tomber dans les bras de Morphée qui avait été très dur avec moi la nuit dernière. Quelques heures plus tard, j’entendis Bineta qui me réveille de sa voix aigüe, criant dans toute la chambre.

-Non mais tu vas me laisser dormir, que me-veux-tu Bineta ?

- Lève-toi petite villageoise ! A quelle heure comptais-tu te préparer pour ton dîné ? Il est dix-neuf heurs je te signale.

- Quel dîner ? Je ne sortirais pas avec ce goujat, laisse-moi tranquille s’il te plait.

- La tranquillité ? C’est hors de ce taudis où tu pourras l’avoir jeune fille, allez lève-toi, fait le au moins pour Sow qui vous a mis en rapport et pour moi aussi. Allez vite, il t’attend dehors.

Elle parla encore quelques minutes, avant de me convaincre à y aller, bien que je me dise que je ne devrais pas faire cela. Je finis de me préparer quand j’aperçois les regards horrifiés de Bineta, Amy et Diarra, qui parcourent le long de ma tenue.

-Tu comptes y aller comme ça ?

- Euh… Oui bien sûr, c’est quoi le problème ? Mes habits son sales ?

- Très sincèrement, j’aurais préféré que tu portes un ensemble sale, plutôt qu’un ensemble jogging pour aller à un dîner.

- Oh les filles, ce n’est pas comme si j’allais au palais aussi, c’est juste un repas.

- D’accord, nous allons bien t’apprendre à te foutre de la mode.

Elles me jetèrent aussitôt sur le lit et prirent le soin de me déshabiller en un temps record sous mon fou rire et mes cries. Ensuite, elles prirent une robe de Dioussi qui faisait la même taille que moi, qu’elles m’avaient obligés à mettre, avant de me donner des chaussures à talon compensé, et me filer un jolie sac à main. Bineta se chargea ensuite de me faire un maquillage speed, avant que je ne sois fin prête à partir.

-Eh ! Où comptes-tu emmener ces tresses de grand-mère ? Je te promets que les clients du restaurant te prendront pour une folle. Allez enfile cette perruque et prend ces Bijoux, Diagne t’aidera à les enfiler dans la voiture, il va adorer sentir d’aussi près ce parfum venu tout droit de l’Italie que j’ai vaporisé sur toi.

Je ne fis pas trop attention aux paroles de Bineta qui pensait que tout tournait au tour de l’amour, alors que moi j’allais tout simplement dire ces quatre vérités à cet homme. J’avais pour intension de lui dire dans la voiture que je n’étais pas son toutou, mais après ce changement de look que les filles m’ont fait, j’ai bien envie de sortir, afin de profiter un peu de cette belle tenue. De toute façon, je lui dirais ce que j’ai sur le cœur après le dîner. Je pénètre dans la voiture, m’éloignant ainsi avec Diagne, vers un monde nouveau.

Continuez à regarder !
L'histoire devient intense ! Passez sur l'application pour continuer la lecture
Débloquer tous les épisodes
Ouvrir le site officiel

Vous aimerez aussi

Couverture du roman Adieu, mon amour perdu
8.2
Mariée à Pierre pour satisfaire une dernière volonté, j'espérais gagner son cœur malgré un divorce déjà planifié. Mais le retour de son ex-amante, Chloé, a tout brisé. Trahie par des images d'infidélité et humiliée alors que j'attendais notre enfant, j'ai tout perdu dans une chute orchestrée par ma rivale. Face à l'aveuglement de Pierre, mon amour s'est changé en glace. Après avoir rétabli la vérité, je rejette ses regrets tardifs pour embrasser ma liberté retrouvée.
Couverture du roman Agents secret
8.0
Plongez dans l'univers périlleux des services de renseignement avec ce récit d'action et de mystère. Au cœur de notre époque moderne, des agents secrets d'élite opèrent dans l'ombre pour déjouer des menaces invisibles. Entre trahisons inattendues et missions à haut risque, chaque décision peut s'avérer fatale. Suivez ces professionnels du terrain dont l'identité reste un mystère, alors qu'ils naviguent dans un labyrinthe d'intrigues internationales.
Couverture du roman Kid Love
8.0
Pour beaucoup, l'amour évoque la douceur et le bonheur. Pourtant, ma vision personnelle est radicalement différente : pour moi, ce sentiment n'est que synonyme de souffrance et d'amertume. Convaincu que l'affection est une source de haine, j'ai fermé mon cœur à toute rencontre, persuadé que l'amour était mort à jamais. C'était du moins ma certitude absolue, jusqu'à ce que mes convictions vacillent face à l'imprévisible réalité des émotions humaines.
Couverture du roman LE CŒUR DE LA PRINCESSE
8.9
La princesse Ciara al Qadar subit des fiançailles sans passion tandis que son cœur bat pour le cheikh Falk bin Alon. Une tempête de neige forcée les réunit, libérant une attirance irrépressible. Après une nuit intense, Falk exige qu’elle rompe son engagement, mais Ciara, marquée par son passé, refuse de se soumettre. Alors qu'un agresseur la traque, Falk se mue en protecteur dévoué. Face au péril, il doit apprivoiser l'esprit rebelle de celle qu'il aime pour la sauver.
Couverture du roman Le retour : Code familial
8.3
Découvrez une intrigue inédite où les figures emblématiques du passé font leur grand retour. Le récit propose une expérience singulière et audacieuse : l'échange d'identités. Plongez au cœur d'une situation où l'une se retrouve projetée dans l'existence de l'autre. Comment évolueront les relations face à ce bouleversement imprévu ? Cette œuvre explore les complexités des liens familiaux et amoureux à travers un prisme narratif original et captivant.
Couverture du roman Les malheurs de Rosalía Noor
9.2
Après un baiser d'une intensité troublante, Lucas s'approche de Rosalía pour lui murmurer une menace glaçante. D'un ton glacial, il lui promet les pires sévices et une violence absolue si elle ose fréquenter un autre homme. Rosalía, saisie d'un tremblement incontrôlable, est plongée dans la confusion la plus totale. Comment peut-il agir avec une telle possessivité alors qu'il prétend ne pas l'aimer ? Face à ce chantage brutal, elle réalise que son cauchemar ne fait que commencer.