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Couverture du roman  Les contraintes s'attirent

Les contraintes s'attirent

Lily Parks incarne la perfection : entre ses bonnes notes et ses manières irréprochables, elle honore la tradition d'excellence de sa famille. Pour cette rentrée, tout est orchestré avec soin, de son uniforme à son discours de présentation. Dans son lycée aux rôles sociaux bien définis, elle compte rester cette jeune fille modèle que tout le monde admire. Pourtant, son organisation millimétrée vole en éclats face à l'imprévu. Cet obstacle porte un nom : Matthew Carter.
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Chapitre 3

Point de vue de Matt.

Je sortis dehors, content. Non mais quelle conne cette fille sérieux. Qui donnerait son code de cadena à une personne qu'elle viendrait de rencontrer? Apparemment, seule cette Lily Parks en était capable. N'empêche, il fallait avouer qu'elle était pas mal du tout. Mais rien à faire avec les filles que je fréquentais juste avant de déménager. Ma sonnerie de téléphone retentit et je me mis à l'écart des autres élèves pour répondre.

-Mmm?, dis-je en décrochant la ligne.

-Matthew. Dieu soit loué.

-Qui est à l'appareil?

-...Laurelle, dit-elle avec émotion.

-Laurelle? Putain je t'ai dit combien de fois de ne plus jamais m'appeler?! Je ne veux plus de tes nouvelles, ni des autres d'ailleurs!

Ça m'apprendra à ne pas regarder mon afficheur.

-Écoute, reprit Laurelle, j'ai essayer de te joindre depuis deux jours, c'est vraiment mais vraiiiiment important! On est en dan...

-LAURELLE! Je veux plus jamais entendre ta foutue voix de merde! Plus jamais! Tu feras le message aux autres. Ne m'appelle plus jamais!

-Mais, Matt...

Je lui raccrochai au nez et bloquai immédiatement son numéro. Qu'elle aille au diable, cette fille! J'étais vraiment en colère, maintenant. Plus question de plaisanter. Je me dirigeai vers un coin de la cours pour m'assoir et me détendre, quand un garçon, du genre intello, fonça dans moi et son déjeuner se répandit sur mon gilet et mes pantalons. Le pire c'est que c'était de la soupe. Le connard! J'étais déjà énervé, et j'avais qu'une envie, le frapper. Je le pris par le col de sa chemise quand quelques personnes se retournèrent vers nous. Bah tant pis! Ça leur ferait un petit spectacle à voir dans cette école de merde.

-Non mais à quoi tu pensais l'intello?! T'as vu se que t'as fait?

-Euh, je m'excuse, c'était vraiment pas voulu, je suis désolé...

Il se confondait en excuse et le voir ainsi me fit rire: quel idiot! Je lui assénai un coup de poing à la mâchoire.

-Oups, dis-je. C'était vraiment pas voulu.

~Point de vue de Lily.~

Je repris mes esprits après que Matthew ait envoyé valser un coup de poing du garçon. Mais il se prenait pour qui, sérieusement? Soudain, une idée me venut: la voilà l'occasion de prouver que j'étais vraiment une bonne fille! En plus, je ne voulais pas manquer une occasion de remettre ce Matt à sa place. Je me dirigeai dans le milieu du cercle, où les deux gars se trouvaient.

-Éh!, criais-je. Non mais Matthew! Lâche-le, il t'as rien fait!

-T'aurais dû arriver plus tôt, petit cœur, dit Matt. Tu aurais vu toute la scène.

Au moins, il avait lâché le garçon. Tous les élèves qui s'étaient regroupés autour de nous nous fixaient.

-C'est pas une raison pour frapper ce pauvre garçon!

Je pris l'intello pas la bras, le soulevai et tandis que je me rendais à l'infirmerie avec le garçon, j'entendis Matt crier aux gens "Qu'est-ce que vous avez à regarder? Dégagez!" Un sourire apparut sur ma bouche. J'avais réussi à sortir un garçon d'un pétrin et je venais de confirmer mon titre de bonne fille encore une année. Parfait.

" Lily: 1. Matt: 0. "

-Eum... Merci, me dit le gars. Mais c'est quand même très gênant de s'être fait secourir par une fille. Ça te dérange de me laisser entrer dans l'infirmerie seul?

Je le croyais pas. Les garçons et leurs égos! Je levai les yeux au ciel sans qu'il ne le remarque et laissai le garçon seul. J'empruntai un couloir vide: tout le monde, à cette heure, était dehors en train de déjeuner. Alors que je m'apprêtais à prendre un escalier, une main se refermit sur mon poignet, et m'attira à la personne. C'était Matt. Il me regardait, les yeux remplient de haine. Il me poussa par l'arrière et me plaqua contre un casier. Il serrait fort mes poignets et je ne pouvais rien faire pour me libérer.

-Tu veux jouer à ce jeu, Lily?, dit-il. Okay. Mais pour jouer à un jeu comme celui-la, on a besoin de deux joueurs. Tu te mets encore dans mon chemin et je t'écrase.

-Matt?

-Quoi?

-Tu sens la soupe.

Je pouffai de rire et pendant une fraction de seconde, Matt fut déconcentré par se que j'avais dit et j'en profitai pour m'échapper de son emprise. Pourtant, je n'étais pas assez rapide: il me rattrapa et m'attira vers lui. Je déglutis: cette situation me gênait. Il avait les mains posées sur mes hanches et je n'avais autre choix que de regarder ses beaux yeux noisettes. Parce que, oui, on devait l'avouer, ses yeux étaient magnifiques. Nous étions si près que je sentais son souffle sur ma peau et j'eus quelques frissons. Sûrement d'horreur. Je réalisai malheureusement trop tard qu'il ne fallait pas provoquer ce genre de garçons comme Matt. Mais je n'allais pas lui montrer que j'avais peur. Pas question!

-Écoute, Lily. C'est très sérieux. Tu me lâches. Je veux pas plus de merde que j'ai déjà.

-Toi?! De la merde? Ta vie est presque parfaite!, dis-je en serrant des dents. T'as juste à te la couler douce, en draguant les filles et en étant impoli avec tout le monde! Quelle merde. Ça a tellement l'air de pas te déranger en plus. Essaye de prendre ma place pour voir. De jouer la putain de fille parfaite à longueur de journée, y'en a marre.

-Éh, petit sainte, surveille ton language! Toi t'as pas besoin de jouer de rôle car t'es déjà une bonne fille! Tu penses que j'ai déménager ici pourquoi? Parce que je le voulais?

Je ne voulais pas trop le dire, mais Matt avait raison. Presque personne ne voulait déménager ici, dans un trou perdu, loin des centres villes.

-Pourquoi tu es venu ici alors?, demandais-je.

Un éclair passa dans ses yeux. Je ne sus dire se qu'il ressentait, mais ses mains se ressèrrerent sur mes hanches, me rappelant soudain dans quelle position nous étions. Pourtant, Matt ne me lâcha pas.

-C'est pas de tes affaires, petit cœur.

Voilà qu'il avait reprit son air arrogant. Ce type était bipolaire ou quoi?

-Enfin bref, reprit Matt. Pour en revenir au début, on peut jouer à ton jeu à deux. Je me ferai bien un plaisir de te faire endurer la misère cette année.

Je le jugeai avec méfiance avant de hocher la tête.

-D'accord, murmurais-je d'une voix étonnamment rauque. Alors le jeu peut commencer.

Il se rapprocha si près de moi que nos nez se touchaient.

-Y'a des règles à ton jeu, petit cœur?, souffla Matt.

Je ne répondis pas tout de suite.

-...On les mettra en place au fur et à mesure.

-D'accord.

Il me sourit, mais pas d'un sourire charmant et mignon. Plus celui qu'on adressait à une personne qu'on détestait.

-En passant, Lily, moi je sens peut-être la soupe, mais toi t'es rouge comme une tomate.

Je rougissais. Et je ne le sentais même pas.

-Je te fais de l'effet?, demanda Matt en souriant de plus belle.

-Dans tes rêves, Matthew Carter!

Je le repoussai et il me lâcha enfin. Matthew me sourit et me salua de la main.

-On se voit en colle, chérie. Ou peut-être avant. Qui sait, les règles ne l'interdisent pas.

Tandis qu'il s'éloignait, je secouai la tête. Merde. Dans quoi est-ce que je venais de m'embarquer dès le premier jour de classe?

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