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Couverture du roman Les confessions de Nahima

Les confessions de Nahima

Nahima se retrouve prise au piège d'émotions bouleversantes qui laissent une empreinte indélébile sur son existence. Cette romance moderne explore la profondeur de sentiments si intenses qu'ils marquent une vie à jamais. À travers ses confessions, on découvre le poids des souvenirs et la persistance d'un attachement gravé dans son âme. C'est l'histoire d'une empreinte sentimentale que le temps ne peut effacer, transformant son destin de manière irréversible.
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Chapitre 2

Chapitre 2

Cela faisait maintenant plus d’une minute que je me tenais figée derrière la porte, ils étaient tellement concentrés dans leur causerie que personnes n’avaient remarqué ma présence, jusqu’au moment ou le jeune-homme s’est décidé à changer la position dans laquelle il se tenait et là, c’était l’électrochoc.

Un regard qui m’a instantanément troublé au point ou je perdais en quelque sorte mes moyens, je ne pouvais pas détourner mes yeux de cette cible mais lui à peine m’avait-il vu qu’il se raclait délicatement la gorge en disant à mon amie Rokia :

- Je crois que tu as de la visite…

Etant allongée sur le ventre elle se retournait pour faire le constat et dès qu’elle s’apercevait qu’il s’agissait de moi elle se mettait à hurler comme une folle.

- Aaaaaaaaaaaaah Nahima, comment est ce possible ? tu es déjà de retour ? han, donc tu es venue me surprendre comme ça à la maison dans mon ‘ça fait rien’. (une façon de dire qu’elle se trouvait banale)

Elle se précipitait néanmoins pour me prendre dans ses bras, je souriais, j’étais heureuse de cet accueil, vas y, vient ne reste pas devant la porte comme ça voyant entre.

Je ne sais pas pourquoi je trouvais que le garçon n’était pas satisfait de ma présence, il montrait maintenant une mine un peu grisonnante comme si j’avais interrompue quelque chose qui semblait très important pour lui alors je me sentais tout d’un coup gênée.

- Je ne veux surtout pas vous déranger, je suis peu être arrivée au mauvais moment mais je peux repasser après tu sais ? ou Rokia tu pourras me rejoindre à la maison quand tu auras fini j’étais juste impatiente de te dire que je suis de retour. Disais-je

- Non mais qu’est ce que tu raconte encore toi, ramène tes fesses ici ouais, vite. C’est à cause de celui là que tu veux partir quoi ? Non, tu n’as rien gâté, viens plutôt me dire ce que tu m’as ramené de Paris.

En allant m’asseoir sur le lit à côté d’eux, je tentais un petit ‘Bonjour’ timide au garçon mais celui-ci en me répondant avec une voix très agréable semblait très courtois.

- C’est mon cousin hein, il s’appelle Franck, le fils de la petite sœur à maman, il est venue faire quelques jours à la maison. Et elle c’est Nahima, une de mes amies ‘beinguiste’, elle vient d’arriver au quartier( et comme si elle venait de se souvenir d'un détail important elle rajoutait ) voilà, c’est la petite sœur d’Arnaud et de Fabrice. ( Beinguiste = Française)

- Je suis ravie de faire ta connaissance Franck. Disais-je avec un bref sourire.

- Ah, ok, je connais bien tes frères Nahima. Jolie prénom en tout cas. Sortait-il en effleurant délicatement ma main.

Au fur et à mesure que nous évoluions dans la conversation je le trouvais de plus en plus charmant. Il n’était pas très grand de taille, c’était plutôt un bout d’homme, mais avec un jolie petit visage ovale très splendide dessiné sur une peau lisse et claire, des yeux fins et étirés, et ce qui me faisait le plus fondre c’était ses lèvres sensuellement en rosées et charnues à point, juste ce qu’il fallait pour paraître impeccable.

Après cette rencontre je rentrais à la maison pas du tout la même, il y avait quelque chose qui avait changé en moi mais j’étais toujours incapable de dire quoi exactement.

Cependant, je ne cessais pas de penser à Franck, de tous les garçons que j’avais pu voir ici, c’était le premier qui avait retenue mon attention.

Depuis ce jour, on ne cessait pas de se croiser lui et moi, soit quand je partais voir Rokia ou lorsqu’il venait à la maison passer du temps avec mes frères mais entre lui et moi il n’y avait rien de plus que le ‘simple bonjour’ car il y avait quand même 6 ans d’écart entre nous, j’en avais 17 et lui 23, cela n’arrangeait pas trop les choses car rien n’était parti pour nous lier.

Ce rapport un peu distant et fuyant entre nous ne me convenait pas alors chaque fois posée sur mon lit je ne cessais pas de me demander comment j’aurais pu l’aborder en profondeur avant la fin des vacances scolaires.

Après plusieurs répétitions solos devant le miroir, un mercredi après-midi, maman m’avait envoyé à la boutique pas très loin de la maison pour aller lui acheter quelque chose rapidement, j’étais mécontente car il faisait un soleil de plomb et je n’aimais pas trop me faire envoyer tandis que je m'évertuais à faire une bonne sieste.

Malgré mon mécontentement je m’en allais tout doucement et là, qui voyais je de dos posté devant la fenêtre du boutiquier, Franck.

Cette occasion me paraissait une aubaine, qu’il fallait que je saisisse à tout prix car c’était l’une des rares fois que lui et moi nous retrouvions seul. Alors instantanément je lui faisais du rentre dedans.

- Coucou !! (en touchant son épaule avec quelques doigts)

Ne sachant pas à qui il avait affaire, un peu surpris, il basculait légèrement sa tête dans ma direction sans rien dire :

- Ah tient Nahima tu vas bien ? demandait-il

- Oui, oui et toi ?

- Et bien impeccable… répondait-il

Il venait de finir sa course alors que moi je n’avais même pas encore commencé la mienne. Pour me montrer qu’il ne faisait absolument rien avec moi, il récupérait son présent et était sur le point de s’en aller en me disant :

- Tu passeras le bonjour à tes frères et à ta maman…

Non, je prenais cela limite presque comme une injure, ça ne pouvait pas se passer comme ça, il fallait impérativement que je fasse quelque chose, c’est ainsi donc que je me jetais à l’eau sans même réfléchir en disant.

- Attend Franck, excuse-moi, j’ai une petite question !!

- Oui bien sûr, je t’écoute … se retournait-il

N’ayant pas pris la peine de penser avant à ce que j’aurais bien pu lui dire je me trouvais subitement embarrassée, il attendait ma question alors que moi je ne savais pratiquement plus quoi dire, le temps passait et il fallait faire vite, alors tout bêtement je sortais :

- Tu ne connaîtrais pas des coins qui bougent un peu au pays, où il y a une bonne ambiance quoi ?

Au moment ou j’avais sorti cette phrase je me sentais au fond de moi tellement ridicule que j’avais envie d’une seule chose c’était de disparaître, en dépit de ça, il essayait tout de même de se montrer réceptif alors il poursuivait un peu embêté :

- Euh, je ne sais trop ça dépend le jour ou la nuit ?

Bien évidemment je répondais la nuit …

Étonné, il me regardait avec un petit sourire en coin …

- Tu as quel âge, si ce n’est pas trop indiscret ?

Tout bonnement sans jamais soupçonner le mal, je dirais même fièrement, je répondais :

- Bah, j’ai 17 piges…

- Ce qui veut dire que tu es encore mineure, donc à priori tu ne peux pas sortir le soir sans autorisation parentale.

J’en rigolais presque …

- Et bien si ce n’est que ça, considère que c’est chose faite, il n’y aucun obstacle sur ma route.

- Ah bon, ce qui veut dire que tes parents te laissent aller en boite de nuit seule ?

Je saisissais l’occasion pour me rapprocher de lui d’un air un peu aguicheuse, je passais ma langue délicatement sur mes lèvres, je le regardais droit dans les yeux.

- Tu sais, je n’aime pas trop traîner avec les gens de mon âge, je les trouve ennuyeux. Du coup je suis attirée par les activités qui ont l’apparence un peu plus mature et ça, tous ceux qui me connaissent bien, ne peuvent pas le nier ou l’ignorer.

Cette phrase que je venais de si bien prononcer avec une allure de tigresse semblait le déconcerter totalement, ne pouvant pas faire marche arrière, une main dans la poche, l’autre soutenant la mienne, il craquait des doigts sur ma paume et s’aventurait :

- Tu m’étonnes !! et bien ça tombe bien alors, ce qu’on va faire tu passes à la maison tout à l’heure (il regardait sa montre et se rectifiait ensuite) non, non, demain, si ça ne te dérange pas, et on va discuter de tout ça au calme et voir éventuellement un petit programme qu’on pourra mettre en place.

Et à moi de répondre ensuite :

- Demain sans faute, ça me va ….

C’est sur ces mots qu’il s’en allait, je respirais profondément car j’étais totalement abasourdie.

Contrairement à ce que j’aurais pu laisser paraitre durant ce premier pas, j’étais une fille totalement réservée alors j’étais très contente de moi, je marchais à sa suite tout en le contemplant et peu à peu je voyais ainsi sa silhouette disparaitre.

D’un air un peu bête je me ramenais à la maison, lorsque maman se postait devant moi et me sortais :

- Depuis là, ou est ce que je t’ai demandé ?

- Aie …. C’est tout ce que j’avais pu dire, j’étais tellement dans mes émotions que j’avais complètement oublié la raison pour laquelle je m’étais retrouvée dehors……………………………………………………………………………………………………

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