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Couverture du roman Les Colleurs de Roues

Les Colleurs de Roues

Dans un monde où chaque situation finit par atteindre son terme, la pérennité n'est qu'une illusion. Malgré les épreuves et les retournements de situation les plus rudes, l'espoir d'un compromis subsiste toujours. Plongez au cœur de Colleurs de Roues, un récit palpitant mêlant mystère et adrénaline. Cette œuvre vous transporte dans une aventure intense où le suspense et l'action se conjuguent pour révéler que même dans l'adversité, un terrain d'entente reste possible.
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Chapitre 3

Moi : Nico mon amour ce n'est pas le moment de succomber. Plus que quelques jours et je serai entièrement à toi.

Nos fiançailles m’avaient montré combien de fois il était difficile pour des personnes qui s’aiment de pratiquer l’abstinence. Il y avait des moments où j'avais besoin de Nicolas tout comme lui de moi.

Pour résoudre ce problème et tenant compte de notre engagement à rester chastes jusqu’à la bénédiction nuptiale, on évitait de s'isoler et quand l'un était faible, l’autre le soutenait.

Nicolas : j'ai vraiment envie de toi mais comme tu l'as dit il ne nous reste plus que 7 jours. Je vais encore supporter mais j'avoue que je perds patience.

Il me prit dans ses bras et dit

Nicolas : Mais en attendant ma princesse je t'ai fait une surprise (avec une voix rauque)

Moi : ah bon ?

Nicolas : oui princesse

Nico envoya sa main dans la poche de son pantalon et sorti un trousseau de clé qu'il me tendit.

Nous étions toujours devant une maison entourée d'une belle barrière de couleur grise.

Nicolas : voilà les clés de notre maison.

Moi : (bagayant) tu….quoi ?

Notre mai…son ? Nico com … comment tu as fait pour l'avoir.

Nicolas : c'est une longue histoire que je te raconterai un jour. Ouvre d'abord le portail et on va la visiter.

Moi : indique moi la clé qui l’ouvre.

Nicolas : nous allons seulement essayer car je ne la maîtrise pas aussi.

Il y a avait plusieurs clés identiques. Nicolas les testait les unes après les autres. Après plusieurs essais, nous avions réussi à ouvrir le portail, puis la porte Centrale. Ma plus grande surprise avait été de voir une maison bien meublée.

Il me fit voir 3 Centrale parmi lesquelles la notre qui était très spacieuse. La cuisine était impeccable.

Je me mis à pleurer de joie. Je n'en revenais pas. Quelle surprise !

Nicolas voyant mon état me prit dans ses bras.

Nicolas : arrête de pleurer.

Moi : je suis dépassée !

Nicolas : Nous servons un grand Dieu qui nous exauce toujours au-delà de nos attentes.

Moi : je suis émerveillée !

Je commençais à chanter ce chant : I didn't know you will answer me this way (chantant en première voix).

Il me suivit également dans la chanson.

Nicolas : i didn't know you will answer me this way ooo my God… (avec la basse).

Le cantique disait je ne savais pas que tu pouvais m’exaucer de cette manière mon Dieu…

Nous chantâmes ce cantique et après avoir visité les lieux, prîmes le chemin de retour.

J’étais surprise. Comment Nicolas avait-il réussi à acquérir cette maison. Me demandais-je.

Notre mariage fût célébré et béni par le pasteur. Nous avions reçu énormément de cadeaux . La plus grande surprise fût la présence de ma sœur qui avait fait un voyage du Canada pour le pays juste pour me satisfaire. Ah ! que c’était bon de vivre dans une famille harmonieuse.

Nous avions passé notre lune de miel à Limbe et je peux vous assurer que c’était formidable.

Notre première nuit d'amour fût magique. Au départ j'avais bien honte de me présenter devant Nico mais il a su se prendre et les choses s’étaient bien passées.

Nous avions passé 3 jours dans un hôtel de la place.

Nous nous sortions de celui-ci que pour aller visiter les lieux.

Un soir nous étions allés à la plage pour nager et en avions profité pour manger du poisson braisé sorti fraîchement de la mer.

Pendant notre lune de miel, Nicolas me couvrait de beaucoup d’amour et d’attention.

Nous avions eu notre première dispute de couple suite à un appel téléphonique de Sandrine.

Mon téléphone avait sonné ; c’était déjà le 2e jour de notre séjour à Limbe aux environs de 6h00 du matin.

*Conversation téléphonique*

Moi : oui Sandrine ca fait un bail.

Sandrine : comment se passe ta lune de miel ?

Nicolas nous suivait et n’était pas content de cet appel. Il me faisait signe de couper la communication.

Moi : ma copine j'ai trop de choses à te raconter.

Sandrine : hum j'imagine que le colleur de roues ne te laisse pas dormir.

Nicolas arracha le téléphone de ma main et l’éteignit sans piper un mot.

Moi : mon chéri pourquoi tu fais ça ?

Nicolas : parce que j'ai besoin de ton attention. Mais tu es là à t’occuper de ta copine.

Moi : ça ne me plait pas ce que tu fais.

Nicolas : je sais mais tu es bien naïve toi. Elle t’appelle pendant ta lune de miel pourquoi ?

Cette fille que tu aimes tant est très mal intentionnée.

D'ailleurs je ne veux pas que tu lui racontes ce qui se passe dans ton foyer.

Moi : c'est ma copine et on ne se cache rien.

Nicolas : souviens toi de l'anecdote sur le colatier. Sois discrète.

Moi : chéri Sandrine n'est pas une étrangère dans ma vie. Elle ne me fera aucun mal.

Nicolas : tu me donneras raison un jour.

L’atmosphère était restée tendue ce jour. Personne ne parlait à l'autre on se contentait de se guetter du coin de l'œil.

Depuis le matin personne n’avait déjeuné et je savais qu'il avait faim.

Il était couché sur le lit entrain de visionner un match. Je me rapprochais de lui tout doucement.

Ca faisait 3 heures de temps qu'on se boudait.

Moi : tu as besoin de quelque chose ?

Nicolas : non

Moi : je voulais que tu prennes ton petit déjeuner.

Nicolas : vraiment !

Moi : bien sûr !

Nicolas : à une condition.

Moi : laquelle ?

Il se leva du lit, me prit en mode princesse pour m’amener à la salle de bain.

Nous avions pris une bonne douche et ce qui devait arriver arriva (rire).

Nous étions sortis de là réconciliés

Nos deux téléphones étaient restés éteints toute cette journée. On ne s’ennuyait pas en présence de Nicolas. Je croyais que c'est mon père qui était comique mais Nicolas était un autre comédien.

Lorsque nous prenions notre déjeuner, il ne faisait que me taquiner.

Nicolas : tu ne trouves pas que je suis un gars très efficace ?

Moi : de quoi parles-tu ?

Nicolas : joue bien à la naïve mais d'ici quelques mois j'aurai un nouveau non.

Moi : je suis perdue là

Nicolas : avec le bombardement de tout a l'heure je serai Tagni (celui qui donne naissance au jumeaux).

Moi : ha ! ha ! ha ! Donc c'est où tu voulais en venir hein.

Niolas : fais moi confiance, c’est la parole de ton mari Nicolas.

Moi : ce serait même bien si je porte le triplets une fois et j’arrête les accouchements.

Nicolas : je veux au moins 5 ma chérie.

Nous causons de tout dans l'humour. Nicolas savait être fermé quand il le fallait.

Plus il me donnait les ordre plus je m'attachais à lui Curieusement.

Après ces moments de détente, il prit un air sérieux.

Nico : Je t'aime très fort ma chérie.

Moi : je t'aime aussi mon Nico.

Nicolas : je vais te parler à présent de notre maison.

Moi : je t’écoute mon chéri.

Nicolas : ma princesse. Nous vivions avant dans cette maison que nous allons habiter. Mon père avait construit sa maison actuelle et nous avait informé qu'il avait vendu celle-là.

Moi : waouh !

Nicolas : lorsque je lui ai annoncé que je vais louer une maison avant notre mariage, il m'a annoncé que la maison m’appartenait et que les locataires venaient de la libérer.

Moi : donc qu'il n'avait pas vendu ?

Nicolas : Exactement !

Moi : la discrétion !

Nicolas : même ma mère n’était au courant de rien. Il avait caché cette nouvelle selon lui pour m'amener à me battre.

Moi : Nos parents bamtous sont imprévisibles.

Nicolas : Il avait donc laissé la maison en location. Chaque moi, les locataires versaient 40 000 dans un compte qu'il avait créé en mon nom.

Il m'a dit qu'il comptait utiliser cet argent pour m'envoyer à l’étranger.

Moi : Quelle sagesse !

Nicolas : parle même plus de la discrétion. Ma mère était étonnée d'entendre ces révélations.

Moi : je suis très enseignée par cette manière de faire les choses.

Nicolas : tu vois pourquoi je ne veux pas que tu dises nos secrets à Sandrine noor ?

Moi : mon amour je m’excuse pour tout à l'heure tu as pleinement raison.

Nicolas : je t'aime et ne veux que ton bonheur. Fais-moi confiance.

Moi : si je comprends bien tu as accès à ton compte et c'est ce qui t'a permis de meubler la maison.

Nicolas : pas du tout mon père tient à ce que cet argent qui est à hauteur de 4 000 000 soit utilisé dans un projet porteur.

Moi : où as-tu donc trouvé de l’argent pour équiper notre belle maison ?

Nicolas : J'ai juste utilisé mes économies pour refaire la peinture et la meubler.

Moi : merci pour tout mon cœur. Tu es vraiment un trésor.

Nicolas : tu peux me remercier d'une autre manière.

Il se mit à m’embrasser et nous nous laissions emporter une fois de plus par nos désirs

Après 3 jours de Lune de miel nous étions rentrés dans notre maison pour commencer notre nouvelle vie.

Elise était restée au pays plus que prévu et nous avions passé du bon temps avec Nicolas.

Nicolas rentrait plus tôt que d'habitude pendant une période d'un mois pour ne pas me laisser seule.

Nous vivions dans l’harmonie et n’avions jamais manquer de quoi manger.

3 mois plus tard.

Je n'avais plus les nouvelles de Sandrine. Même sa mère ne vivait plus à Douala.

Nicolas rentrait chaque jour avec une recette plus élevée on aurait pu dire que le mariage avait déclenché un processus d’enrichissement dans nos vies.

Les portes s’ouvraient de gauche à droite.

Un matin, pendant nous étions entrain de chercher des stratégies pour développer l'aspect financier de notre couple, mon téléphone sonna.

*Conversation téléphonique *

Moi : Oui allô !

Inconnu : bonjour madame ! Flora c'est la secrétaire de l'ami du mari de Nina.

Moi : bonjour madame.

Secrétaire : vous êtes prié de passer de toute urgence dans notre banque pour un entretien d’embauche.

Moi : (avec une respiration accélérée) à quelle heure exactement madame ?

Secrétaire : à 10 heures. Soyez ponctuelle.

Je tombais sur Nicolas qui avait presque compris de quoi il était question.

Nicolas : cette banque s'est finalement souvenu de toi après presque 1 an ?

Moi : chéri oui c'est un miracle pour moi .

Nicolas : tu dois te présenter la-bas à quelle heure mon cœur ?

Moi : 10 h00

Regardant l'heure sur le téléphone

Nicolas : il est 8 H00 la banque est à 30 minutes d'ici. Tu as 30 minutes pour t'appreter. Je vais te faire rapidement des omelettes et apprêter ta tasse. Tu veux le pain au lait ou le pain simple ?

Moi : (en me dirigeant vers la sale de bain). Le pain au lait.

30 minutes après, j’étais déjà prête. Nicolas avait choisi un tenue qui lui plaisait.

Pendant que je déjeunais, il prit sa douche et me retrouva au salon.

Il se proposa de m'accompagner et c'est à l’entrée la banque que nous nous étions séparés.

Nicolas : sois relaxe mon amour et retrouve moi à l'atelier des que tu auras fini.

Moi : (en lui donnant une bise)

Merci d’être là pour moi.

Je pris les marches avec une telle assurance qu'on aurait dit que le contrat d’embauche était déjà signé.

Dès que j’avais franchi le seuil du secrétariat, le boss me reconnut et je n'eus donc pas besoin d’être annoncé par la secrétaire.

Le boss : prenez place. Je vais allez droit au but car j'ai rendez-vous avec certains partenaires d'affaires.

Moi : merci monsieur

Le boss : nous avons ouvert une nouvelle branche de la banque à Bepanda Tonnerre. Ayant parcouru votre CV, nous voulons que vous fassiez un essai de 3 mois au poste de Chef d’Agence.

Moi : Chef d'Agence monsieur ?

Boss : y trouvez -vous un inconvénient ?

Je ne voulais plus prononcer un mot. Je n'avais aucune expérience professionnelle. Toutes sortes de questions défilaient dans ma tête. Et si après 3 mois il s’avérait que je n’étais pas à la hauteur…

Moi : non monsieur !

Boss : Je vais mettre à votre disposition une dame qui va vous former pendant les trois mois d'essai.

Moi : merci beaucoup monsieur. Quand vais-je commencer.

Boss : dès demain. Sachez que je mets un cachet particulier à la ponctualité. Nous ouvrons a 8h00 et fermons à 16h00 de lundi à vendredi. Pour le salaire il sera déterminé après les 3 mois d'essais mais pour un début nous vous paieront 150 milles francs par mois.

Moi : c'est noté monsieur.

Je ne pouvais même pas tirailler avec lui pour le salaire. Pour moi le salaire était déjà très consistant.

J’étais sortie du bureau toute émue. La première chose qui me vint à l’esprit c’était d’appeler Nina pour l'en informer.

Au téléphone

Nina : bonjour madame le chef d’agence.

Moi : akieu ! Tu es déjà au Courant ?

Nina : Que croyais-tu ? Toutes mes félicitations ma chérie.

Moi : merci Nina que Dieu te rende au centuple ce bienfait.

Nina : Amen . Ma chérie on s'appelle plus tard

j’ai une pile de dossier à traiter avant 14h

Moi : bonne journée alors !

Fin de conversation téléphonique

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