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Couverture du roman Les Caprices du Destin

Les Caprices du Destin

Jonathan, portrait craché de son père, menait une vie paisible entre ses études et ses amis. Tout bascule le jour de son anniversaire : Sébastien, son père marin, meurt dans un accident tragique en rejoignant son frère. Face à ce deuil brutal, l'équilibre familial explose. Sa mère, dévastée, projette l'image du défunt sur son fils, tandis que Jonathan peine à trouver sa place dans cette réalité brisée. Suivez ce récit poignant aux multiples rebondissements imprévus.
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Chapitre 2

Une nouvelle basée sur des faits réels

Lyna s’habilla rapidement. Elle me présenta ses excuses puis prit ses jambes à son cou. J’étais à présent en face à face avec mon père. Il s'habillait.

- Mon fils tu m’excuses. Tu vois, des fois ce sont des tentations. Nous avons besoin de jeunesse pour nous sentir encore viril. Tu ne vas pas m’en vouloir pour cela. En plus, elle m’a dit que vous n’êtes pas véritablement en couple. Elle est encore libre de choisir ses partenaires.

- Mais néanmoins tu sais combien de fois je tiens à elle.

- Je le sais. Je t’ai aussi fait un cadeau non? Elle refusait de s’offrir à toi. J’ai joué de mes relations afin qu’elle t’accorde son intimidité en ce jour d’anniversaire. Tu ne vas pas pour autant le dire à ta mère. Mon pote, stp…

- J’ai compris papa. Que cela soit la première et dernière fois que j’apprends que tu as eu à coucher avec Lyna. Je ne te pardonnerai pas une seconde fois.

- Mon fils, tu es mon complice et confident. Je te promets que cela n’arrivera plus jamais.

- D'accord papa. Changeons de sujet. Au fait, il ya maman qui aimerait que tu partes chercher tonton Kwame. Il est présent avec sa petite famille à l'arrêt du bus. Ils sont perdus.

- Ils sont deja arrivés? J’y vais de ce pas.

- Je pars rejoindre mes invités.

- Il n'y a pas de soucis.

J’abandonnai la mission d’aller récupérer mon oncle. Mon père avait du temps. Je courus rejoindre mon cercle d’amis. La musique était à son comble. Je cherchais dans la foule Lyna. Elle était absente. Mon intuition m’envoyait sur une eventuelle sortie avec mon père. Je guettais son arrivée. Je regardai ma montre. Je notai l’heure à laquelle papa était sorti. Deux longues heures venaient de s’écouler. Notre demeure était en feu. La discothèque du jour distillait les sonorités en vogue tant du Ghana que de la Centrafrique. Mon père n’était toujours pas de retour. J’avais prévenu maman qu’il s’était porté volontaire. Je trouvais cela étrange, l’absence de mon père. Le quartier n’était pas aussi grand. Je me fis une raison qu’il avait bien décidé de prendre un pot dans un maquis. Tonton Kwame et son épouse aimaient bien une boisson locale qui se vendait dans l’un des bistros près du quartier. J’étais conscient que mon père pouvait profiter d’un petit moment d’attention pour courir au plaisir de la chair. Toutes mes tentatives pour le joindre tombaient sur sa messagerie. Je jugeai qu’il était mon père et non un gamin que je devais vigiler. Je l’oubliai pour me consacrer à ma fête. De toute façon, papa était un grand homme. Il n’allait pas se perdre dans son propre quartier.

(Pendant ce temps de l’autre côté du quartier)

- Hélène, tu vois le comportement de mon frère Sébastien?

- Je vais dire quoi Kwame dans vos histoires de famille? Ta belle soeur t’a dit qu’une personne viendra nous chercher. Attendons. Sinon je suis aussi épuisée. Regarde mes talons. C’est fatiguant de marcher avec. En plus, je n’ai pas cuisiné. Je comptais sur la nourriture de l’anniversaire.

- Mon frère ne changera pas. Cela fait plus d’une heure que j’ai eu son épouse. Mon neveu devait venir nous chercher. Nous sommes toujours à l’arrêt du bus. J’ai horreur des foutaises. S’il ne désirait pas de nous à cet événement pourquoi nous inviter? Vraiment l’argent. Je suis son ainé. Un ainé, on le respecte peu importe sa situation financière.

- Kwame, arrête de te plaindre. Toi aussi tu es fautif.

- Quelle est ma faute?

- C’est toujours toi qui te perds en chemin. Ce n’est pas la première fois. Tous les jours, c’est pareil. Les autres aussi ont de quoi à faire. Tu n’es pas un aveugle.

- Hélène, ne me provoque pas s’il te plait.

- Donc en ce moment, arrête de te plaindre.

- Je ne me plains pas, je suis juste inquiet.

- Tu t’inquiète pourquoi? Dis moi?

- Mais attends, tu trouves que cela est normal ? Le numéro de mon frère ne passe pas. Et personne ne se soucit de notre présence.

- Papa, les jumelles et moi sommes fatigués de nous arrêter. Depuis là, le tonton ne vient pas nous chercher. La fête va finir. Nous voulons danser, s’exprima mon premier fils.

- Moi je commence à avoir sommeil, renchérit une des jumelles.

- Papa, promenons-nous de porte en porte pour demander. C’est sûr qu’une personne dans le quartier saura où il habite. Il suffit que nous disons la maison où il y a l’anniversaire. C’est comme cela une fois j’ai fait pour trouver la maison de mon ami Jacques. Il fêtait son anniversaire. Je ne connaissais pas sa maison.

- Tu as raison mon fils. Si nous voulons attendre ton oncle, nous risquons de veiller ici. Je suis fier de toi. Tu as dix ans mais tu réfléchis mieux que des adolescents. Je peux compter sur toi pour veiller sur les jumelles.

- Papa, nous-même sommes aussi intelligentes. Tu ne vois pas que nous sommes toujours premières de notre classe. La maitresse dit que de nombreux enfants de sept ans comme nous sont encore au CP1. Et pourtant nous sommes au CM1.

- Bon en route. Chérie Hélène, prends les mains des fillettes. Je prendrai celle de Teremoto.

- Nous allons nous diriger dans quel sens ?

- Prenons le chemin tout droit sur la grande voie.

- Tu as raison, en plus il y a une foule. Nous pourrons demander aux personnes.

- Tu vois une foule où?

- Je dis Kwame, est-ce que tu n’as pas un problème de vue?

- Pourquoi?

- Mais regarde la question et pourtant plus loin il y a une foule immense. Tu ne vois pas?

- Je n’avais pas fait attention. C’est vrai. Tu sais vous les femmes, vous êtes beaucoup observatrices.

- Ce n’est pas une question d’observatrice. La foule est juste dans notre direction. C’est normal que je la détecte.

- Pour une fois que tu as raison, tu vas abuser.

Mon épouse et mes enfants hâtaient leurs pas. La foule était de plus en plus proche de nous. Elle regardait sûrement un accident. Il avait tellement de mauvais conducteurs parmi les hommes aisés. Je décidai de jeter un coup d’oeil.

- Mes bouts d'chou, soyez sages. Papa part voir ce qui se passe. Un instant, je reviens. Hélène, veille sur eux. Je vais aller voir ce qui se passe.

- Tu es obligé d’aller voir? Tu es médecin? Nous sommes ici pour un but. Déjà que ton frère tarde. C’est maintenant tu juges opportun de te jouer les médecins. Tu sais énerver.

- Chérie, on ne sait jamais. Laisse-moi aller voir. C’est une question de seconde.

- Papa, ne dure pas là-bas s’il te plait.

- J’ai compris. Je reviens de suite.

- D’accord papa. Nous t’attendons.

Je laissai ma femme et mes enfants. Ils étaient à quelques mètres. La foule faisait assez de bruit. La désolation se lisait sur les différents visages. Je remarquai un vehicule Volvo XC60 semblable à celui de mon petit frère Sébastien. Je doutai un instant. La voiture pour le choc de l’accident était dans un état catastrophique. En plus des Volvo XC60 comme celui de mon frère, il y en avait des centaines. Mon coeur battait avec cadence. Je tremblais sur moi. Je me frayais un chemin au milieu de la foule. J’hurlai de toute mes forces. J’étais en larmes. Mon frère était couché, méconnaisable devant mes yeux. L’accident l’avait complètement défiguré.

Tous ses os étaient broyés. J’avais l’impression d’être en face d’une personne qui fut avalée par un anaconda. Une colère s’empara de mon être face à la foule qui filmait. Je trouvais irrespecteux de tels agissements. Cela servirait à quoi de se promener avec la vidéo d’un cadavre dans son téléphone?

- Sebastieeeeeeeeeennnnnnn. Vous êtes là à le regarder sans rien faire? Mais dans quel monde sommes nous. Vous préférez filmer que de chercher des secours à la personne en détresse? Mon frère Sébastien, réponds-moi. Je deviendrai quoi sans toi ? Ô mon Dieu, je t’en supplie, ne me prends pas mon frère maintenant. Sébastien, réponds-moi. Doux Jésus, j’ai besoin de votre puissance.

Je coulais des larmes. Je ne savais pas si Sébastien était encore en vie ou juste dans un coma. J’étais dépassé par les événements. Je venais à un événement joyeux et non à la célébration d’un funéraille.

Je n'étais plus maître de mes émotions. Je sentis une main sur mon épaule. Je me retournai dans la direction. J’aperçus un viellard.

- Mon fils, ne vous affollez pas si vite. Gardez votre calme.

- Papa, comment je peux garder mon calme? C’est mon espoir qui est au sol en ce moment.

- Mon fils, je vous comprends. J’ai des enfants de votre génération. En plus, l’accident a eu lieu en ma présence. C’est une citerne qui par inattention s’est heurtée à son vehicule. Le chauffeur était en pleine communication. L’impact du choc fut tellement mortel que ton frère resta pris entre les parois de sa voiture. C’est avec l’aide des jeunes du quartier que nous avons pu le faire sortir de la voiture. Malheureusement, c’était déja trop tard. J’ai touché son corps. J’ai constaté que c’était déjà trop tard. Ton frère est malheureusement mort sur le coup. Je suis vraiment désolé. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas jugé bon de joindre une ambulance. C’est une chance que vous soyez là. Les jeunes cherchaient un moyen pour entrer en contact avec sa famille.

J’étais abasourdi. Je n’arrivais pas encore à assimiler la mort brusque de mon petit-frère. Pire, lorsque je pensais qu’il venait à ma rencontre. Je me sentais coupable. J’étais responsable de la mort de mon petit-frère. Nous étions tous les deux au Ghana loin de notre famille. Ma mère n’arrêtait pas de me conseiller de veiller sur lui. Que dirais-je à nos parents ? Pourquoi la mort frappait maintenant dans de telles conditions? Comment annoncer une telle nouvelle à mon neveu Jonathan? Son épouse? Mes enfants? J’avais envie d’uriner. Je ne ressentais plus mes membres. J’étais mort vivant. J’étais à genoux. Le corps de mon frère baignait dans son sang. Je le tenais tout contre moi. Mes vêtements étaient rougeâtre. Je pleurais chaudement.

La sirène de la police annonça l’arrivée de ceux-ci. Je revins à moi. La foule prise de peur se dispersa. Chacun regagnait sa maison avec une partie de la scène en mémoire ou dans son smartphone. Le vieil homme resta à mes cotés. Il relata les faits tels qu’il me les avait cités aux forces de l’ordre. La police avait immédiatemeent besoin de son épouse pour un constat. Quelques agents restaient sur place pour veiller sur la voiture de mon frère. Une ambulance envoya le corps de mon frère à la morgue. Je remplis quelques formulaires après présentation de ma pièce d’identité. Il me fallait joindre Jacqueline au téléphone. Comment annoncer une telle nouvelle au téléphone? Les événements s’enchaînaient dans ma tête.

Je retournai vers ma famille. Mon épouse comprit dans mon regard ce qui se passait. Hélène était très intelligente. Les enfants dormaient enroulés à ses pieds. Je lui signe de ne pas hurler. Mon apparence n’était pas une image que je voulais laisser à mes enfants en ce jour. Mes larmes coulaient silencieusement. Je m’écartais de quelques pas de ma femme pour joindre Jacqueline, l’épouse de mon frère. Je lançais tout tremblant son numéro. Je ne savais pas comment lui parler. Son numéro se mit à sonner. Ma belle-soeur décrocha mon appel. La forte musique m’empêchait de l’entendre convenablement. J’entendis des rires. L’atmosphère de joie qui régnait dans la maison de mon frère me fendait le cœur.

- Allô, bonsoir ma belle.

- Mais Kwamé, vous avez quel soucis? Depuis que vous m’avez annoncé votre arrivée, je ne vous vois pas. La fête pour laquelle vous venez tire à sa fin. Tu es encore dans les bistrots avec ton petit frère, non? Vos causeries qui ne finissent pas. Tu peux pas venir déposer ma belle-soeur avec mes enfants ? Les hommes, vous ne changerez jamais. Je suis sûre que ma belle-soeur Hélène et les enfants sont épuisés. Ce soir que vous le voulez ou pas, vous allez dormir chez nous. Ai-je été claire?

- Ma belle, calme-toi et écoute-moi.

- Un instant mon beau. Jonathan, vas me prendre du champagne dans la caverne, cela manque sur les tables. Regarde dans notre chambre sur la table de papa. Tu verras la clé de la caverne. Mon beau, pardonne-moi, je suis à toi. Je t’écoute maintenant. Je suis au four et au moulin avec l’anniversaire de ton fils. Les servantes en congés.

- En fait, je ne sais pas par où commencer.

- Tu me racontes quoi même, mon beau ? Je suis fatiguée. Kwame, passe à la maison vite, c’est le show. D’ailleurs, passe-moi Sébastien. Je vais le charger d’une course.

- Il n’est pas à mes cotés.

- Comment, il n’est pas à tes cotés ? Cela fait des heures qu’il est sortir à votre rencontre. En plus, il est vehiculé. Sébastien ira où à cette heure? Il est dix neuf heures. Il ne sort jamais du quartier à partir de cette heure. Votre complicité me surprend toujours. Le grand-frère protecteur. C’est bien. Passe-le-moi à present, mon beau. Je vais pas lui faire palabre.

- Ma belle, mon frère n’est pas à mes côtés. Je suis au serieux. Nous me sommes pas loin de l'arrêt du bus.

- Depuis là? Tu parles au sérieux? Mais qu’est-ce qui se passe au juste? Parce que ton frère reste injoignable. Sébastien, toujours ses portables sont déchargés. C’est ainsi il commence quand il veut reprendre ses conquêtes avec les jeunes filles. En plus, le jour de l’anniversaire de notre fils. Sébastien me trouvera à la maison. Je l’aime mais il doit changer ses habitudes. Il prend de l’âge. Notre fils à aujourd’hui vingt ans. Nous ne sommes plus des jeunes.

- Tu as raison ma belle. Mais calme-toi et écoute-moi un instant ,je dois te parler.

- Me parler de quoi ? Mon beau vient à la maison nous allons discuter.

- Je suis sérieux, ma belle. Je dois te parler.

- Mon beau, tu vas commencer à m’énerver. Soit tu me dis ce que tu as à me dire, soit tu passes à la maison. C’est aussi simple. D’habitude, tu prends une audience pour me parler ? Depuis des minutes, nous tournons en rond. Je suis épuisée. J’ai tellement d’invités.

- C’est-à-dire que…

- C’est à dire que quoi, Kwame?

- Au fait, Sébastien a fait…

- Mais tu pleures au téléphone pourquoi? Je ne te comprends pas ce soir. Nous sommes en joie. Ou bien tu pleures de joie?

- Je pleure parce que Sébastien a eu un grave accident. Il vient de nous quitter.

- Quoiiiiiiiiiiiii? Sébastien vient de quoiiii ?

- Allô Jacqueline tu es là? Allô ?

(La scène du côté de Johnatan)

La fête continuait. Notre Dj du jour avait baissé le volume de la musique. Cependant elle résonnait dans la résidence. Je courais dans tous les sens avec mes amis. Nous étions sur le point d’organiser une piscine partie. Les hurlements de maman depuis le salon attirèrent l’attention. Elle y était avec ses amies de la haute société. Je me hâtais dans le salon. Ma mère était au sol. Elle avait perdu la raison. Son téléphone était sous sa chaise. Je m’avançai vers elle, la peur au ventre. Ses amies essayaient de la ranimer.

- Maman, qu’est-ce qui se passe? Ouvre les yeux, maman. c’est moi, Jonathan. Qui peut bien m’expliquer ce qui se passe au juste ?

- Ta maman était au téléphone. Elle causait puis soudainement le cri. Elle s’est effondrée. Nous ne comprenons rien, répondit la meilleure amie de maman.

Je pris le téléphone de maman. J’étais bien curieux de savoir la personne avec laquelle elle échangeait. C’est très étrange de voir maman ainsi. Il devait y avoir un truc d’anormal. Je constatai que l’appel était toujours en marche. Le nom du frère de mon père s’affichait sur l’écran.

- Bonsoir Tonton.

- Mon fils, tu vas bien?

- Oui, je vais bien. Mais qu’est-ce qui se passe, tonton?

- Mon fils, franchement je suis très peiné par les événements.

- Tonton, tu me parles de quels événements au juste ? Jusqu’à preuve du contraire, c’est mon anniversaire. Je ne suis pas faché de ton retard.

- Ta mère ne t’a pas encore informé ?

- De quoi devrait elle m’informer? En ce moment, elle est dans les fauteuils.

Ses amies tentent de la ramener parmis nous. J’ai l’impression qu’elle a perdu la raison.

- Tu peux te rendre à l’arrêt du bus?

- Mais depuis tonton vous êtes encore à l’arrêt du bus? Papa devait aller vous chercher.

- On en reparlera. Viens vite nous prendre. Tes cousins sont endormis debout depuis quelques minutes. Ils ont si mal aux pieds.

- J’ai compris. Donne-moi quelques minutes. J’arrive de suite

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