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Couverture du roman Leçon de Vie

Leçon de Vie

Héritière d'un puissant homme d'affaires, Lucia Obube brille par son arrogance. Capricieuse et hautaine, cette jeune bourgeoise méprise quiconque n'appartient pas à son rang. Cependant, sa certitude de l'impunité s'apprête à voler en éclats. Elle ignore que son existence dorée peut basculer brutalement. Sa rencontre avec Jordy, un homme issu d'un milieu prolétaire, pourrait tout bouleverser. Le destin réserve parfois des leçons cruelles à ceux qui se croient intouchables.
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Chapitre 3

_ Où est-ce qu'il est le chef même ? , Demanda la mère de Lucia

_ Qui êtes-vous madame ? demande l'infirmière méfiante

_ Madame OBUBE, dit-elle sèchement

L'infirmière se crispe et prend un air désolé en lui demandant poliment de l'excuser pour sa maladresse. Elle ne prend pas en compte ses explications et lui redemande où était son patron, le chef de l'hôpital.

_ Il est dans son bureau au troisième étage et il vous attend. C'est dans le bureau 60

_ Bien

Elle tourne les talons et prend l'ascenseur pour le troisième étage et recherche le bureau numéro soixante du regard. Elle le trouve puis toque. Elle entre à l'intérieur après avoir reçu l'autorisation. Un homme de la quarantaine en blouse blanche se tenait assis dans son bureau la tête plongé dans son ordinateur.

_ Bonsoir Docteur dit-elle

À l'écoute de cette voix, il relève la tête sur le champ et se lève immédiatement pour la saluer très poliment.

_ Madame OBUBE, Bonsoir. Je vous présente mes excuses. J'étais vraiment plongé dans le travail

_ J'ai remarqué et ne vous inquiété pas ça va

_ Merci. J'espère que vous vous portez bien et la famille ?

_ Tout va bien chez moi

_ Bien veuillez-vous assoir

Elle s'assoit devant lui et pose son sac sur la table du bureau. Elle prend une inspiration et commence à parler la première

_ Je ne vais pas tourner en rond, j'aimerais savoir ce que les résultats des analyses ont révélés.

Le docteur fouille dans les liasses de papier présent sur le bureau et y retire un document enveloppé dans une chemise dossier. Elle le lui tend en voulant parler mais elle le coupe dans son élan

_ J'aimerais que vous le lisiez-vous même.

_ Bien comme vous voudrez

Il scrute encore le document quand bien même qu'il sait déjà tout ce qui s'y trouve. Elle remarqua qu'il avait du mal à commencer alors elle lui dit

_ Je me suis déjà préparé à toute sorte de réponse. Dites-moi de quoi je souffre

_ D'un cancer à phase terminale

Elle tiqua de surprise mais se reprend assez tôt

_ Phase terminale vous dites ? Combien de temps me reste-il alors ?

_ À peine six mois mais vous savez il y a des traitements, des opérations à faire même si les chances de survie sont très minimes

_ Non

_ Pardon ? dit-il surpris

_ Non, je ne veux aucun traitement. Ce serait encore aggravé ma situation. Je n'ai pas le temps pour ça.

_ Je comprends. Si c'est votre choix alors je le respecte. Cependant, je vais vous prescrire quelques calmants que vous achèterez à la pharmacie. Tâchez de bien les prendre régulièrement

_ Bien je le ferai mais j'ai une faveur à vous demander. Que tout ceci reste secret. Même mon mari ne doit être au courant. J'espère que c'est bien clair ?

_ Bien si c'est ce que vous désirez

_ Merci à vous

Elle prend l'ordonnance et sort du bureau de la même manière qu'elle est rentrée. Elle sort complètement de l'hôpital et se dirige vers la pharmacie en face. Elle achète tous les médicaments prescrits puis entre dans sa voiture. Elle s'adosse contre le siège conducteur et soupire en laissant couler ses larmes.

« Six mois et je partirai, j'ai bien vécu jusqu'ici et même si je ne verrai pas mes petits-enfants, ce n'est pas bien grave. Je suis sûr que mon petit bébé sera dévasté et qu'elle ne pourra pas bien s'entendre avec son père sur quelques points. Les deux ne sont pas vraiment sur la même logique d'onde mais j'espère qu'un jour elle changera. Elle est encore jeune et immature malgré son âge. Je suis sûr qu'elle changera. Il faut juste que je vive mes derniers instants dans la joie et le bonheur» se dit-elle intérieurement

Elle démarre sa voiture après cela puis prend la direction de la maison avec pour objectif de rendre la famille heureuse avant sa mort.

*

Il est dix-sept heures et Lucie sort de la salle sans que le professeur ne donne l'autorisation. Elle se rend dans le parking pour prendre sa voiture. Elle démarre et prend la direction de la maison. Elle s'arrête devant le supermarché Mont Sinaï pour prendre quelques friandises afin de faire le plein dans le frigo de sa chambre. Elle y pénètre et prend tout le nécessaire avant de sortir. Deux sachets en mains, elle marche en direction de sa voiture quand soudain quelqu'un lui entre dedans et fait tomber tout ce qu'elle avait acheté. Elle glisse au passage sans s'en rendre compte et tombe sur ses fesses. Ses yeux rougis automatiquement

_ Aïe cri-t-elle

Elle relève sa tête après avoir vu une main tendue dans sa direction. C'était un homme dépassant la vingtaine d'âge, de teint noir et très sale. En effet il était sale de la tête au pied et ses habits n'arrangeaient pas les choses. Il ressemblait à ses hommes qui passent de marché en marché pour effectuer toutes sortes de corvées. Ses cheveux étaient pleins sur sa tête de plus c'était comme s'il ne s'était pas peigné depuis des lustres. Son visage était poussiéreux et ses lèvres toutes sèches. Ses pieds étaient tellement sales à cause de la poussière qu'on ne voyait plus la couleur de son épiderme. Ses ongles remplis de saleté et ses chaussures qui donnaient l'impression qu'il l'avait déjà porté depuis des siècles. Lucie le détail de la tête au pied avec dégoût puis dégage sa main d'une manière brusque ce qui choque ce dernier.

_ Ne me touche pas sale porc

_ Mademoiselle je suis désolé, je n'ai pas fait exprès de vous bousculer. Excusez-moi

_ Idiot tu ne vois pas ? Tu es aveugle ? Regarde comment tu m'as fait tomber ? Tu sais combien coûte mes habits ? Imbécile, non mais regardez-moi ça ? Espèce de fou

Pendant qu'elle commençait à crier de toutes ses forces, l'homme en question prend la main de Lucie pour essayer de la faire lever mais elle le gifle avec tellement de rage et se relève elle-même en le pointant du doigt.

_ Comment ose tu me toucher avec tes sales mains ? Regarde comment tu as renversé tout ce que j'ai acheté ? Tu sais combien ça coûte ? Idiot, tes ancêtres peuvent me l'acheter ?

_ Je suis désolé, je vais ramasser

_ Beurk, tu crois que je vais encore manger ce que tes sales mains ont touchés ? Regarde comment tu es sale ? Même ce petit biscuit vaut plus-que toi idiot. Il ose me toucher. Saleté !

Elle prend son sac et marche en direction de sa voiture toute énervé. Elle démarre en trombe et s'en alla à vive allure. L'homme la regarde partir en secouant la tête, dépassé par la scène qui venait de se produire. "Comment une fille aussi belle peut avoir ce genre de comportement" pensa-t-il. Il voit sa voiture disparaît de loin avant de regarder par terre

_ Mais elle a laissé tout ce qu'elle a acheté, ah je ne vais quand même pas laisser ça là hein.

Il hausse les épaules et ramasse tout ce qui était parterre avant de continuer sa route.

"Quand quelqu'un laisse, quelqu'un prend "pensa-t-il encore.

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