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Couverture du roman Le sens d'une vie - Tome 1: Loyauté ou trahison

Le sens d'une vie - Tome 1: Loyauté ou trahison

Vaincre ses peurs est un défi universel pour évoluer. Pour Elena, ce chemin prend la forme d'un ouragan émotionnel quand une rencontre bouleverse son existence. Entre situations périlleuses et sentiments imprévus, elle doit naviguer dans un monde marqué par le mensonge et la trahison. Ce récit d'action et de romance témoigne de son accomplissement personnel. Déterminée, l'héroïne affronte une malchance injuste et des choix cruciaux pour protéger un amour inconditionnel.
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Chapitre 3

Au coucher du soleil, marcher sur le bord de l’eau est vraiment paisible, malgré le fait que je venais de voir un requin blanc essayer d’attraper sa proie directement sur la plage. Ma journée n’a pas réussi à briser la beauté de ce paysage, enfin pas encore. Je retirai mes sandales pour laisser mes pieds toucher le sable chaud et doux. Après quinze, vingt minutes de marche j’arrivai enfin à des marches de bois qui conduisait directement à ma maison. La semaine dernière j’avais décidé d’aménager un peut ce coin splendide et j’avais mis des fleurs tout le long des marches avec des petites lumières blanches. Afin de toujours voir où je mettais les pieds. Je me perdis dans cette vision nocturne et je ne remarquais pas la petite fille qui m’épiait d’entre les arbres qui séparait ma maison de celle de ma voisine. Rendue à ma porte je me retournai et aperçus son visage entre les branches.

— Hey toi ! C’est toi que j’ai renversé tout à l’heure en sortant du bureau de Lizy ?

Elle ne me répondu pas, je crois que je l’ai effrayé puisqu’elle disparut dans la nuit. J’essayai de l’interpeller mais en vain, elle était sûrement déjà très loin. Je me retournai et rentrai. La porte d’en arrière mène directement à la cuisine. Tout est en bois vieilli, les comptoirs en marbre beige pâle donnent une impression de richesse à cette pièce. Je n’ai pas de table de cuisine puisque je mange toujours dans le salon qui est situé à ma droite en rentrant. Lorsqu’on rentre dans cette pièce sa l’invoque plus là simplicité. Dos à la télévision du temps d’aujourd’hui On peut voir les baies vitrées qui reflète la mer dans toute sa splendeur. La télé symbolisait le seul point neuf de cette pièce et mon divan en cuir noir le côté rétro de mon ancienne vie, mon ancien côté très matérialiste. Pour le reste on saurait cru dans une maison de hippie. Je voulais vivre le plus simplement possible, alors j’ai acheté le strict minimum. J’avais remarqué que la vie ne se limitait pas à ce que nous avions mais consistait plus en ce que nous étions en tant qu’être humain. Donc les biens matériels n’étaient pas très nécessaires quand on décidait de vraiment profiter de la vie et d’aider son prochain. Comme la petite qui se promène seule un peu partout sur la plage. Je décidai pour ce soir de ne pas verrouiller la porte arrière, mon instinct me disait que la petite fille qui était entre les arbres un peu plutôt aurait sûrement envie de rentrer quand je dormirais pour manger quelque chose. Elle donnait l’impression d’être complètement seule. Ceci m’attristait énormément. Personne ne devrait être seul et surtout pas à cet âge, je me demande où étaient ses parents. Tout ce que je pressentais au sujet de cette gamine c’était qu’elle semblait être abandonnée à son sort.

Bon nous verrons bien ce qui arrivera, mais pour l’instant je vais prendre une douche, lire un bon livre et me coucher. Je suis à un point d’épuisement total. Une fois dans la salle de bain, je fis couler mon bain chaud et me départis de mes vêtements sales. Je mis le premier pied à l’intérieur de l’eau qui était à une température parfaite et me glissa jusqu’à ce que mon corps soit immergé entièrement sous l’eau pratiquement bouillante. Ce fut à ce moment que je pus enfin relaxer et me remémorer ma journée vraiment stressante. Je ne comprends pas comment j’ai pu passer par-dessus ma peur de ces bêtes pour aller sauver ce petit garçon, mais j’y suis arrivé. Saurais-je le refaire si jamais ça se reproduisait ? Sûrement, ou resterais-je figer sans pouvoir réagir ? Je crois que seuls le temps et les évènements à venir pourront me le dire. Maintenant à cause de cet incident je devrais toujours donner le meilleur de moi-même et j’aurais l’air faible aussitôt que je baisserai les bras ou je serais incapable de sauver quelqu’un. Mais sans moi ce petit ne serait probablement plus vivant à l’heure qu’il est. Aaaaaaahhh… Ma journée s’annonce pénible demain. J’abrégeai mon bain pour sauter directement dans mon lit. Pour ce soir on oublie la lecture je me contenterai de dormir, je suis exténuée. En rentrant dans ma chambre, je déposai mes pieds tout propres sur le tapis rayer noir, rouge et blanc qui recouvrait le sol. On pouvait apercevoir les murs vide et blanc partout où on regardait, puisque dans cette pièce, j’avais mis l’emphase sur le sommeil et le reste de la décoration m’importait peu. Je m’installai confortablement dans mes douillettes rouges en satin, avec mes multitudes d’oreillers recouvertes de duvet très doux et très blanc. Je les plaçais toujours en fonction qu’elles forment un mur autour de moi. Une fois bien installé je plongeai dans le monde des rêves avec un enthousiasme non feint.

« Je me trouve dans une chaloupe en plein milieu de l’océan, je ne me rappelle pas comment je m’y suis rendue, tout ce que je suis certaine c’est que je n’ai aucun souvenir. Perdu et seul au milieu de nulle part et en plus aucune mémoire. Il y a bien juste moi pour me retrouver pris au piège ainsi. Je me sens anéantie et je me rends compte que je cherche sens cesse quelque chose ou quelqu’un qui pourrait me venir en aide. Mais plus je cherche et plus le temps devient pluvieux et maussade. Le brouillard qui m’entoure devient de plus en plus opaque et étouffant. La seule chose que je peux apercevoir c’est moi au beau milieu d’une immensité d’eau qui doit être l’océan. Je dois absolument me sortir de ce guêpier et je me mis à la recherche d’une rame, mais sans pouvoir y accéder. Si je prends le risque de me lever, je pourrais à tout moment faire chavirer ma minuscule embarcation.

— Mais pourquoi me suis-je embarquée dans ça au beau milieu de la nuit, comme si j’ignorais tout ce qui concerne la mer ? Par exemple le danger et la difficulté à naviguer dans les eaux troubles que constituait l’océan la nuit. Mais à quoi j’ai pensé sérieux ! Maudite idiote ! Je pourrais peut-être nager jusqu’au bord ? Cependant de quel bord est la terre ferme ? Ah et si je criai à l’aide, quelqu’un pourrait m’entendre et venir m’aider ? Mais si ceux qui venaient m’aider étaient pires que rester seule ici ?

Mon monologue s’acheva lorsque j’entendis un bruit sourd sous la barque. Quelques secondes plus tard, l’embarquement se mit à tanguer légèrement. C’est à ce moment que tous mes sens se mirent en alerte rouge. Ah non, faites que ce soit pas un requin. Dans les films d’horreur sa l’arrive toujours à la fille qui est seule. Comme dans les bas-fonds, lorsque Nancy se réfugie sur un rocher pour se sauver du requin qui la pourchassait. Elle au moins voyait quelque chose. Quelque minute après cette pensée horrible qui ne fît qu’accentuer ma peur, un grand coup se fît sentir sous la chaloupe et si je ne m’étais pas penchée par en avant j’aurais probablement chaviré pour finir à la merci de ce prédateur qui se promenait sous moi. J’essayai de regarder sur les côtés pour apercevoir ce qui était sous l’eau, mais je n’y vois vraiment rien et cela failli me précipiter par-dessus bord. Là, c’est sur je vais finir manger par un requin, j’aurai vraiment dû rester au Québec au moins là-bas ça ne pouvait pas arriver ces choses-là. Tout ce qui avait de dangereux était les humains et avec eux on s’avait à peu près à quoi s’en tenir. Ce qui nous donnait une chance de nous défendre. Mais comment nous défende face à un être beaucoup plus gros et féroce que soit, cette bête est guidée par la faim et l’instinct de survie ? Plus le temps passait sur ce foutu bateau plus la terreur et le désespoir s’emparait de moi. Au moment où je capitulais et m’apprêtais à crier à l’aide, ma chaloupe se renversa sans crier gare. En moins de deux secondes je me retrouvai face à face avec le monstre que j’avais vu à la plage plutôt se matin. Il s’approcha de moi à une vitesse fulgurante et je me mis à crier de toutes mes forces. Cela servit à rien, mais je préfère me noyer qu’être dévoré. Lorsqu’il ouvrit la bouche pour m’avaler tout cru, tout devient noir. »

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